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31 mai 2019

Au coeur du cosmos

Le professeur Brian Cox révèle comment les principes scientifiques les plus fondamentaux et les lois expliquent non seulement l'histoire de l'univers, mais également notre histoire à tous. Il part à la recherche de l'essence même de l'humanité afin de répondre aux grandes questions de tous : que sommes-nous? D'où venons-nous? Le professeur raconte également l'histoire de la force qui sculpte l'univers tout entier : la gravité. Et dans les sables du plus vieux désert du monde, il montre comment la lumière est en fait la clé de la compréhension de l'univers tout entier, y compris celle de nos plus profondes origines.



Les étoiles et nébuleuses visibles à l’oeil nu n’occupent qu’une petite fraction d’un ensemble beaucoup plus grand : la Voie Lactée. Cet ensemble contient entre 200 et 400 milliards d’étoiles, il ressemble à un disque de 1000 AL d’épaisseur et de 100.000 AL de diamètre. La Terre et le Soleil se trouvent à 27.000 AL du centre de la Voie Lactée et orbitent autour de lui en une année galactique, soit 230 millions d’années.

30 mai 2019

FLASH - Gilets Jaunes, une répression d’État

Quand Macron tire sur son peuple et la police dérape ! Depuis six mois une répression inédite s’abat sur le mouvement des Gilets jaunes. À travers les témoignages de blessés, spécialistes et militants, le documentaire inédit hautement explosif décrypte les dérives du maintien de l’ordre.

La réponse policière et judiciaire au mouvement social des Gilets jaunes est un fait politique majeur. Rarement un mouvement social n’a été autant réprimé. Les chiffres officiels, forcément parcellaires, donnent le tournis : 3.830 blessés, 8.700 gardés à vue, 13.460 tirs de LBD 40 et 1.428 tirs de grenades lacrymogènes instantanées explosives selon le ministère de l’Intérieur.

Dans ce documentaire inédit, Street Press décrypte le tournant opéré dans la stratégie de maintien de l’ordre grâce aux témoignages de blessés, de militants, de sociologues, de journalistes, d’un avocat, d’un policier et d’un ancien ministre de l’Intérieur. Une politique de gestion des foules en gestation depuis près de 50 ans dans les quartiers populaires, les ZAD et aux abords des stades.
  • Nous accusons !

Depuis le 17 novembre 2018, plusieurs centaines de milliers de citoyen·ne·s expriment leur inquiétude face à un pouvoir sourd à leurs revendications. Ils trouvent la force et le courage de prendre la parole en disant haut et clair qu’ils en ont assez et ne subiront plus les effets des politiques néfastes qui depuis plusieurs décennies pillent impunément leur travail et les biens communs.

Les voix des gilets jaunes ont permis de mettre à nu les mensonges et les pseudo-justifications « scientifiques » données par le pouvoir et la meute de ses courtisans pour couvrir l’ampleur et l’importance de la prédation. Leur soulèvement a montré le vrai sens d’une politique qui a sciemment organisé le transfert des biens laborieusement accumulés par 95 % de la population vers les 5 % des couches les plus aisées. Leur force a été de faire prendre conscience de la duplicité d’un pouvoir, osant se féliciter d’avoir multiplié par quatre les énormes richesses détenues par une infime minorité.

Avec la grande majorité des Français.es, nous nous sommes reconnu.e.s dans la prise de conscience des gilets jaunes. Chacun.e de nous a pu constater que, dans tous les secteurs de la société, nous étions confronté.e.s aux effets des mêmes politiques qui tendent à aggraver constamment les inégalités sociales.

D’emblée, les demandes et les attentes de changement nées avec ce soulèvement populaire ont été clairement développées. Elles se sont aussitôt heurtées à un pouvoir qui n’a cessé d’en ignorer le contenu pour en affadir la portée déstabilisante. Ce fut d’abord le silence assourdissant d’un président et de sa cour, murés dans leur palais. Ce fut ensuite la tentative de duper la foule avec les fausses promesses et les petites aumônes concédées en faisant encore payer les moins aisés et les services publics. Ce fut aussi la mise en place d’un simulacre de consultation d'où l'on avait très savamment extirpé toute possibilité d’interaction et de débat. Ce fut, surtout, la décision claire et réfléchie d’empêcher par tous les moyens l’expression publique des demandes et des revendications.

Tout a été fait pour réduire au silence les manifestants. Dès les premiers actes, le pouvoir a choisi la violence en demandant aux forces de l’ordre de dégager les péages d’autoroutes, les ronds-points, de bloquer l’accès aux points de convergence des manifestations et, surtout, d’intervenir avec « fermeté ». Nous avons tous vu la traduction de ces ordres sur le terrain : nous avons constaté de nos yeux les filtrages et les arrestations arbitraires aux entrées des villes, empêchant les manifestations de se dérouler et la parole de s’exprimer. Nous avons vu les cabanes des ronds-points détruites et toujours courageusement reconstruites. Les techniques d’intervention policière consciemment choisies (nassage, lancement de gaz lacrymogène dès le début des manifestations, tirs de LBD sans sommation) provoquaient elles-mêmes les rares actes de violence en cherchant délibérément l’affrontement avec les manifestants.

Semaine après semaine, cette technique meurtrière et liberticide a été appliquée avec une intensité croissante. Protégées par le pouvoir et couvertes par l’omerta d’une grande partie des médias, des troupes policières épuisées par le travail se laissent aller aux pires exactions. Des centaines d’hommes et de femmes manifestant pacifiquement ont été attaqués.e.s sans aucune raison et très souvent avec un acharnement insensé. Depuis le mois de décembre, le nombre des blessés graves augmente sans cesse : les personnes ayant subi de graves traumatismes se comptent par centaines. Aucune parole n’a été prononcée par le président de la République ou son gouvernement à l‘égard des victimes, et en particulier de Zineb Redouane, tuée après avoir été atteinte alors même qu’elle fermait sa fenêtre. Rien ne semble plus pouvoir arrêter cette dramatique escalade et nous avons honte de devoir assister à la mise en scène des auto-félicitations du pouvoir censé contenir une « foule haineuse ».

Le choix de la répression violente contre toutes celles et ceux qui osent se lever pour prendre la parole contre ces agissements n’est certes pas nouveau, il a notamment été mis en pratique dans les quartiers populaires et contre des groupes vulnérables comme les migrant.e.s et les roms ou encore contre d’autres mouvements sociaux, mais depuis novembre 2018 un seuil a été franchi. Cette stratégie de la répression violente a trouvé son apogée lors de la manifestation du 1er mai 2019 : non seulement on a assisté au déploiement de tout l’éventail de l’arsenal répressif de l’Etat, mais le gouvernement s’est rendu coupable une fois de plus de mensonge avéré en criant au scandale d’une supposée « attaque » de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière par des manifestants venu.e.s trouver refuge. Ce mensonge d’État est le mensonge de trop. Il révèle l’état de fébrilité et de panique d’un pouvoir aux abois.

Il faut que s’arrête cette violence d’État !

Nous accusons le ministère de l’Intérieur de provoquer sciemment les réactions de violence dans nos villes, sur les ronds-points et les lieux de discussions publiques, afin de criminaliser toute personne qui s'oppose à ses lois et à ses politiques funestes.

Nous accusons le gouvernement d’employer contre des civils des armes de guerre bannies dans l’ensemble des pays occidentaux en ignorant les mises en garde répétées de plusieurs organismes internationaux.

Nous accusons la hiérarchie de la magistrature d’avoir accepté de couvrir cette politique néfaste en appliquant aveuglément et servilement les ordres donnés par le pouvoir exécutif.

Nous accusons l’Inspection Générale de la Police Nationale d’avoir diligenté des enquêtes de façade et qui, à notre connaissance, n’ont débouché sur l'interpellation d’aucun membre des forces de « maintien de l’ordre ».

Nous accusons celles et ceux de la presse et des médias télévisuels qui ont accepté de se transformer en porte-voix du ministère de l’intérieur et de la préfecture sans accomplir aucun contrôle sur leurs sources.

Nous appelons l’ensemble des citoyens à se joindre au mouvement social pour dénoncer la dérive autoritaire du gouvernement et nous exigeons la démission de M. Castaner ainsi que l’ouverture d’une commission d’enquête indépendante afin de faire la lumière sur les dérives des vrais responsables de sorte qu’ils soient traduits en justice



Source : Street Press et Framasoft

29 mai 2019

Immersion totale avec les unités de choc de la gendarmerie

Pour la première fois, série de documents exceptionnels, une immersion exclusive au cœur des unités de choc de la gendarmerie.Les équipes ont partagé le quotidien et les missions d’intervention des gendarmes de la compagnie de Rambouillet pendant 3 mois, 24H sur 24, au sein de plusieurs unités d’élite. A Rambouillet, les gendarmes sont constamment sur la brèche. Jonathan, gendarme du PSIG va devoir faire face à une situation explosive. Une course poursuite avec des cambrioleurs.Vous allez aussi découvrir, Sylvain, maréchal des logis chef de 37 ans. Fils de gendarme, il est toujours en première ligne sur les interventions. Il va devoir neutraliser un mari violent et surarmé qui aurait frappé sa femme avant de la menacer de mort. A l’unité anti-cambriolage, Alexandre lui traque les malfaiteurs souvent pendant des semaines. Cette fois, il va s’attaquer à un vaste trafic de voitures de luxe.

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27 mai 2019

Poids lourds : nos routes sont-elles saturées ?

La route : un espace social ou cohabitent des véhicules de toutes tailles. Depuis le début des années 2000, le nombre de poids lourds en circulation sur les routes de France a été quasiment triplé !

Notre région est particulièrement concernée, traversée notamment par de nombreux convois routiers en provenance de pays de l’union Européenne. Sécurité, dégradation accélérée des routes, échec du ferroutage, circulation de plus en plus difficile. Les rédactions de Nouvelle-Aquitaine ont enquêté.

• Nationale 10 : trop de camions - Bruno Pillet et Cécile Landais ont ausculté le bitume de la portion charentaise de la nationale 10. Trafic des poids lourds en constante augmentation, une chaussée qui se dégrade, baisse du niveau de sécurité au-delà d’une série de constats, ce document nous propose de découvrir celles et ceux (gendarmes, restaurateurs, agents d’entretien…) qui vivent et font vivre la Nationale 10.

• Chauffeur et transporteur - Franck Petit et Romain Bureau ont fait la route à bord du camion d’Éric. Avec quatre autres chauffeurs, ils ont fondé leur société de transport dans le Limousin. Enquête sur le quotidien de ces routiers-patrons qui font souvent la course contre le temps.

• L’école de la route - Former les futurs routiers aux bons comportements. Au-delà des enseignements théoriques, sensibiliser la nouvelle génération à travers des exercices de mise en situation. Jean-Claude Lacoste et Karim Jbali ont vécu deux journées de la vie d’apprentis chauffeurs.

• Lors de contrôles de police effectués sur la rocade de Bordeaux. Vitesses excessives, non respect des distances de sécurité, dépassements prohibés, surcharges sont traqués quotidiennement sur un axe de contournement particulièrement saturé, avec une forte proportion de camions étrangers.

26 mai 2019

FLASH - Une banque allemande à deux doigts de se casser la gueule !

Quand la Deutsche Bank se prendra une gamelle, cela entraînera une réaction en chaîne à travers l'Europe voire le monde entier alors vous voilà avertis ! En attendant, l'action en bourse de la banque a atteint son plus bas depuis plusieurs dizaines d'années et ce n'est que le début...

C'est une première : la Banque centrale européenne (BCE) demande à la Deutsche Bank de calculer l'impact d'une vente de ses positions de trading, alors qu’elle envisage un retrait de la banque d'investissement. Il s'agit de voir si la première banque allemande peut sortir de cette activité sans recourir à la garantie de l'État ou à l'argent des contribuables allemands. Ce sont en particulier les risques liés au débouclage des produits dérivés qui inquiètent le plus : nous en avons parlé dès 2013, la Deutsche Bank est la banque la plus exposée aux produits dérivés dans le monde, avec un montant estimé à 64.000 milliards de dollars, soit 16 fois le PIB de l’Allemagne…

Mais n’est-il pas déjà trop tard ? La Tribune cite un analyste reconnu, Stuart Graham d'Autonomous Research, qui estime que la banque allemande est probablement "au-delà du réparable". Selon la Süddeutsche Zeitung, "la Deutsche Bank est l'une des institutions financières les plus dangereuses du monde en raison de son activité complexe."

La banque de Francfort collectionne en outre les litiges et les procès : depuis 2012, elle a dépensé plus de 20 milliards d'euros en frais juridiques, soit bien plus que les capitaux apportés par les investisseurs sur la même durée... En janvier 2017, elle a payé une amende de 7,2 milliards de dollars aux autorités américaines pour solder la crise des subprimes. Avec des condamnations liées à la manipulation du LIBOR et des métaux précieux, la banque allemande se retrouve dans tous les mauvais coups.

L’accumulation de ces mauvaises nouvelles a amené Standard & Poor’s, le 13 avril, à placer la note à long terme (A-) sous "surveillance avec implication négative". Le cours de l’action marque une défiance massive des investisseurs : à environ 11 euros, il se situe à peine au-dessus de celui de septembre 2016, une époque où le spectre de Lehman Brothers planait au-dessus de l’institution financière. Déjà en 2015, la banque avait échoué aux stress tests de la Fed... décidément la Deutsche Bank ne parvient pas à se sortir de la crise.

Comment réagit la Deutsche Bank ? Comme une banque normale, c’est-à-dire sans rien céder à la structure oligarchique et aux détestables habitudes de la haute finance internationale : le patron, incapable de redresser la situation, le Britannique John Cryan, est licencié le 9 avril, mais avec une indemnité de départ de 9 millions d’euros, bien sûr. Il est remplacé par l’Allemand Christian Sewing, un pur produit de la banque, qui y a fait toute sa carrière... on peut donc compter sur lui pour révolutionner les comportements… Comme pour rajouter au grotesque de la situation, l’Américain John Thain, nommé au Conseil de surveillance ; est celui qui dirigeait et a coulé Merrill Lynch au moment de la crise des subprimes en 2008, avant d'être viré de Bank of America, l’acquéreur, pour sous-estimation des pertes et attribution de gros bonus. Un connaisseur, donc.

À la place des clients de la Deutsche Bank, on s’inquiéterait. De nombreuses banques européennes sont malades, notamment en Italie, en Grèce, en Espagne, mais la Deutsche Bank, qui se trouve au cœur de l’économie la plus importante et la plus compétitive d’Europe, est LA bombe atomique qui pourrait provoquer une crise financière mondiale, comme Lehman Brothers à son époque. Si même le placide et nonchalant Mario Draghi commence à s’inquiéter...

Source : Goldbroker




Voici que c'est passé en 2008, Lehman Brothers a sombré et a entraîné une belle réaction en chaîne à travers le monde entier faisant écrouler tous les marchés boursiers

25 mai 2019

Putains de camions - Les dégâts du transport routier et le ferroutage, c'est une option ?

En Europe, 80 % des marchandises sont transportées par voie routière. Mais à quel prix ? Enquête sur la folie des poids lourds.

Cela n’aura pas échappé aux automobilistes : les autoroutes européennes sont encombrées par des files de poids lourds toujours plus interminables. Alors que près de 80 % des marchandises transitent par voie routière, le nombre de camions en circulation devrait augmenter de 40 % dans cinq ans. Pourquoi ce choix de la route au détriment du rail ou du transport maritime, qui présentent pourtant de nombreux avantages, notamment écologiques ? Pour quelle raison les camions sont-ils aussi nombreux – un tiers d’entre eux, selon les estimations – à rouler à vide ? Diesel bon marché, chauffeurs payés au lance-pierres, explosion des commandes sur Internet, production et livraison à flux tendu : cette folie des poids lourds, qui résulte d’une série de décisions politiques, notamment un investissement massif dans les autoroutes, sert des intérêts économiques. Si les entreprises privées profitent de ce système, les citoyens en subissent les conséquences : embouteillages monstres, forte pollution, accidents spectaculaires, risques sanitaires et usure précoce des infrastructures publiques. À l’échelle du continent, la Suisse offre pourtant un modèle plus vertueux : le pays a su s’affranchir du lobby automobile pour miser sur le transport ferroviaire.


Raymond Caillaud, de Bressuire (Deux-Sèvres), a été sidéré par un reportage sur la flotte de camions qui sillonnent les autoroutes françaises. « Prenant régulièrement l’autoroute entre Nantes et Bordeaux, je ne vois pratiquement plus de camions français, mais, des chauffeurs lituaniens, polonais, tchèques, etc., qui passent leurs week-ends dans leurs cabines, en touchant la moitié du salaire des conducteurs français ! Je les plains ! J’oublie de dire qu’ils font le plein du camion à Sarrebrück, avec des réservoirs supplémentaires, afin d’atteindre Irun ! Résultat, pas un centime pour les taxes françaises ! »

La volonté politique a laissé les améliorations d’infrastructures régionales au stade de belles intentions écologistes. « Sous la présidence de François Mitterrand, une ministre, originaire de Franche-Comté, a fait mettre au panier, afin de préserver l’environnement de sa région, le canal à grand calibre Rhin-Rhône. Depuis, de Strasbourg (ou Francfort), à Marseille, passent 3.000 camions par jour, dont l’on aurait pu éviter les consommations de gas-oil ! »

Clients et patrons trop exigeants !!

Il pourrait être fait des économies sur les voyages des semi-remorques. « J’ai été, de 1991 à 2000, responsable des approvisionnements de trois très importantes plateformes de la grande distribution. Un an après mon arrivée, je me suis posé la question de savoir pourquoi nous affrétions des camions pour livrer et qu’ils revenaient, à vide. Nous avons contacté tous nos fournisseurs, afin de savoir s’ils seraient intéressés afin que nous organisions un enlèvement chez eux, plutôt que de les charger et de trouver des camions pour nous livrer. Nous y avons énormément gagné, nos fournisseurs et nos transporteurs aussi ! Je n’avais rien inventé… Un concurrent national (Intermarché) le faisait déjà ».

Néanmoins, le ferroutage n’a pas vraiment décollé ! « En 1980, 90 % du fret de brasserie et eaux minérales était réalisé par le rail. Dix ans après, pour 80 %, nous étions repassés, malgré des coûts bien plus élevés, par route (y compris pour des transports Strasbourg-Toulouse). En 1990, notre entrepôt recevait, chaque semaine minimum, un train de 22 wagons de 60 palettes de la Brasserie strasbourgeoise. En 2001, tout venait par camion ! »


C’est le marché des grandes surfaces, notamment, qui dicte les délais et induit les conditions de transport. Sans organisation efficiente, les plateformes multimodales ne s’imposent pas. Le Grenelle de l’environnement prévoyait d’augmenter la part du fret ferroviaire de 14 à 22 %…

  • FLASH 2 - Fermeture imminente de la ligne ferroviaire Perpignan-Rungis, le train des primeurs va bientôt s'arrêter pour laisser place aux camions.

Si cette ligne ferme, le nombre de camions va augmenter de façon significative (20 à 25000 véhicules de +) qui va favoriser : bouchons, pollution, accidents, usure rapide des routes,.... Selon RT, la ligne fermera malgré les promesses du gouvernement et une pétition circule pour le sauvetage de la ligne des primeurs

24 mai 2019

Flic de choc contre trafiquants

Carrefour entre l'Allemagne et la Suisse dans le Grand Est, Mulhouse est devenue la plaque tournante de la drogue en France. Le développement du marché de l'héroïne, qui ne cesse d'alimenter la ville alsacienne avec des prix cassés, inquiète au plus haut point les enquêteurs de la Brigade anti-criminalité. Pour démanteler ces réseaux et pour traquer ces narcotrafiquants, qui sont très organisés et arrivent tout droit des pays de l'Est, David et son équipe de la BAC vont devoir redoubler d'imagination.

Mulhouse, ville située dans l'est de la France, près des frontières suisse et allemande, est devenue la plaque tournante de la drogue en France. L'héroïne à un prix cassé ne cesse d'alimenter la cité alsacienne. Un phénomène qui inquiète les membres de la Brigade anti-criminalité (BAC), unité de la police nationale. David et son équipe doivent redoubler d'imagination pour démanteler les réseaux et traquer des narcotrafiquants très organisés, venus des pays de l'Est. Plongée dans un marché obscur en plein essor compromettant la sécurité des habitants.


22 mai 2019

EXPLOSIF - Bayer découvre une division de "Black-Ops" gérée par Monsanto et ouvre une enquête interne alors que la police prépare des poursuites pénales contre le géant de la chimie

Depuis plus de dix ans, Monsanto s’emploie à créer et à maintenir des listes de journalistes, de législateurs et de régulateurs s’ils s’opposent au programme diabolique des OGM et des produits chimiques toxiques responsables du glyphosate qui détruisent l’approvisionnement alimentaire mondial. Toute personne influente qui s’est opposée à l’agenda de Monsanto a été soumise à un ou plusieurs des éléments suivants:
  • Tentative de corruption
  • Menaces de mort et intimidation
  • Assassinat de personnes par le biais de campagnes de relations publiques négatives bien financées
  • Diffamation via des attaques coordonnées sur Wikipedia dirigées par des agents de Monsanto
  • Destruction de carrière, par exemple obtenir la liste noire de scientifiques dans des revues scientifiques
  • Faire un doxxing, faire connaître leurs adresses personnelles et menacer leurs familles et leurs collègues
En d'autres termes, Monsanto gère une division de "Black-Ops" tenue secrète depuis plus de dix ans, consacrant peut-être 100 millions de dollars ou plus aux efforts déployés pour réduire au silence, détruire ou assassiner quiconque s'immisce dans la domination du marché par le géant agricole.

L’ activité criminelle mafieuse que mène Monsanto depuis des années est enfin dévoilée au moment où les forces de l’ordre se rapprochent des crimes de ce méchant géant agricole détenu maintenant par Bayer, une entreprise qui semble vouloir faire le ménage et mettre fin aux crimes de Monsanto qui ont visé des journalistes, des législateurs et des régulateurs avec des campagnes d'intimidation et de corruption.

Les forces de l'ordre préparent des poursuites pénales contre les membres de la division de Monsanto

"Les procureurs français ont déclaré vendredi avoir ouvert une enquête après que le journal Le Monde ait déposé une plainte alléguant que Monsanto - acquis par Bayer pour 63 milliards de dollars l'année dernière - avait conservé un fichier de 200 noms, comprenant des journalistes et des législateurs, dans l'espoir d'influencer les positions en matière de pesticides," rapporte Reuters .

Cette liste noire de journalistes et de législateurs a été directement traduite en action visant à intimider, menacer ou corrompre ces personnes, comme cela se produit aux États-Unis. En fait, un porte-parole de Monsanto a confirmé que la mafia de Monsanto avait utilisé cette liste pour éliminer quiconque faisait obstacle à l'agenda de Monsanto. "Il y a eu un certain nombre de cas où - comme on dit dans le football - le ballon n'a pas été joué mais l'homme ou la femme a été abordé", a admis Matthias Berninger à Reuters. Berninger est le responsable des affaires publiques et de la durabilité de Monsanto.

Plus loin dans la déclaration, Berninger admet que Monsanto a collecté "des données non publiques sur les individus" et a ensuite présenté des excuses à Bayer pour cette activité. "Après un premier examen, nous comprenons que cette initiative a suscité des préoccupations et des critiques", a déclaré Bayer dans une déclaration publique le 12 mai . "Ce n’est pas ainsi que Bayer cherche à dialoguer avec la société et les parties prenantes. Nous nous excusons pour ce comportement."

Ce que Natural News peut révéler, c’est que Monsanto a embauché des équipes de black-ops et des enquêteurs privés pour découvrir les lieux où se trouvent des personnes et leurs familles, puis s’est engagé dans des activités visant à menacer et à intimider ces personnes tout en les publiant publiquement en ligne au moyen d’assassinats coordonnés et bien financés. campagnes.

Cet auteur pense que, au cours de la dernière décennie, j'ai été personnellement recherché par des équipes de black-ops financées par Monsanto qui voulaient détruire ma crédibilité et me blesser physiquement afin de faire taire mes critiques publiques de Monsanto et de mettre fin à la publication de MonsantoMafia.com, GMO.news, Glyphosate.news et les dizaines d’autres sites Web que Monsanto ne souhaitait pas voir publiés.

Je suis disposé à partager des détails avec l'équipe d'enquête de Bayer en échange d'excuses publiques et d'une rétractation des frottis.

Je suis disposé à envisager la possibilité que Bayer soit sincère dans ses tentatives pour nettoyer le gâchis de la «mafia de Monsanto» dont elle a hérité. Il est possible que la culture de Bayer soit loin d'être aussi perverse et corrompue que celle de Monsanto. C'est pourquoi je suis prêt à rencontrer les enquêteurs internes de Bayer et à détailler en privé les tactiques illégales utilisées contre moi-même et les autres qui ont parlé. contre les multiples activités criminelles menées par les équipes de black-ops de Monsanto.

Je ferai cela en échange des excuses publiques de Bayer, qui mentionnent moi-même, Food Babe, Jeffrey Smith et d’autres personnalités des médias indépendants (il y en a une vingtaine) qui ont été spécifiquement ciblées, diffamées et menacées par des agents de Monsanto au cours de la même période. années. Bayer peut contacter mon équipe juridique pour plus de détails sur ce que nous demandons.

C'est une occasion rare pour Bayer d'entendre directement des victimes de la division de "Black-Ops" de Monsanto qu'il n'était probablement pas au courant de son acquisition lors de l'acquisition de Monsanto, car toute la division opérait en secret et s'appuyait sur le blanchiment d'argent interne à une entreprise. obscurcir ses opérations.

Les avocats de Bayer peuvent contacter Natural News via notre page de contact publique. Nos avocats établissent également des contacts avec l'équipe juridique de Bayer afin d'entamer des discussions.

Bayer dit qu'il soutiendra les inculpations pénales des agents de Monsanto

Si vous lisez l'annonce faite par Bayer le 12 mai, vous constaterez que Bayer soutient ouvertement la mise en accusation des membres de Monsanto qui dirigeaient sa division d'opérations noires. "Bayer soutiendra pleinement le bureau du procureur en France dans son enquête", indique le communiqué.

Cette même déclaration explique également :
Dans l'immédiat, nous avons décidé de suspendre notre coopération avec les fournisseurs de services externes concernés pour le moment. Le responsable responsable de Monsanto a quitté la société peu de temps après l’acquisition.
Les "prestataires de services externes" étaient, a appris Natural News:

Des agences de relations publiques négatives embauchées pour se lancer dans l'assassinat de personnages en ligne.

Enquêteurs privés malhonnêtes chargés de la géolocalisation d'individus ciblés.
Des équipes d'intimidation / d'assassinat de type «travail humide» ont été mandatées pour menacer de commettre des actes de violence et / ou commettre des actes de violence directe contre des ennemis de Monsanto, notamment en prenant pour cible des membres innocents de la famille.

Bayer poursuit en expliquant : "Nous enquêtons également sur d’autres conséquences appropriées à la fois en interne et vis-à-vis de tiers. Bayer prône l'ouverture d'esprit et l'équité avec tous les groupes d'intérêts. Nous ne tolérons pas les comportements contraires à l'éthique dans notre entreprise."

Si cela est vrai, cela contraste avec Monsanto lui-même, qui est géré comme une organisation criminelle mafieuse, complétée par des bourreaux et des campagnes terroristes ciblant les détracteurs de l'entreprise de biotechnologie.

Peut-être que Bayer espère résoudre le cauchemar de Monsanto et entamer une nouvelle ère d'opérations où le débat public remplace les campagnes d'intimidation, de menaces et de meurtres dirigées par d'anciens agents de Monsanto. En tant que personne régulièrement ciblée, menacée et discréditée par Monsanto, je suis disposée à envisager la possibilité que Bayer cherche à redresser les torts causés par le passé. Même si je ne suis peut-être jamais d'accord avec l'utilisation généralisée des herbicides et des produits pharmaceutiques dans la société, je ne critique pas les entreprises à moins qu'elles ne soient impliquées dans les actes du mal extrême.

McDonald's, par exemple, vend toutes sortes de produits alimentaires vides qui sont malsains pour la société, mais McDonald's n’engage pas de personnel qualifié pour traquer et essayer d’assassiner des critiques, par exemple. McDonald's diffuse simplement des publicités et tente de faire en sorte que le public se concentre sur le bonheur social plutôt que sur les pesticides chimiques présents dans ses produits. Et pour la plupart, ça marche. Personne ne va chez McDonald's dans l'attente d'un régime entièrement organique. McDonald's est un «compromis volontaire» selon lequel un consommateur gagne en commodité et à faible coût en échange de l'abandon de sa santé à long terme. Mais personne de McDonald's ne se prend la tête et demande : "Venez manger ici et vous allez mourir", ce qui est essentiellement ainsi que Monsanto a été dirigé pendant plus de dix ans.

  • Enquête sur le projet commandé par Monsanto

Enfin, je voudrais attirer votre attention sur une dernière ligne du communiqué de presse de Bayer. Il fait référence au "projet commandé par Monsanto" et promet "d'évaluer les allégations".

Je peux vous dire que ce "projet" est l'unité de black-ops de Monsanto. Elle a été commandée par des dirigeants violents et méchants de Monsanto dont la haine et la violence personnelles ne sont dépassées que par la violence de la société Monsanto elle-même, qui a déchaîné l'agent Orange sur le monde, ainsi qu'une longue liste d'autres produits chimiques mortels utilisés contre des civils innocents. armes de guerre.

Monsanto était dirigé par certaines des personnes les plus perverses et les plus criminelles de l’histoire du monde. Je pense que ces personnes sont directement responsables d'actes de violence extrême - à la fois en ligne et hors ligne - visant spécifiquement les critiques de Monsanto comme moi. Ils appartiennent aux prisons et il semble que Bayer pourrait bien vouloir les aider.

Il est temps que Bayer termine le chapitre sur cette ère de désinformation, de destruction et de mort de Monsanto. Sinon, la colère contre Monsanto bien méritée et largement médiatisée au sein de la communauté activiste continuera de faire réfléchir sur Bayer et son cours de bourse. Monsanto a commis des actes d'une extrême perversité contre des personnes innocentes et bien intentionnées qui ne préconisaient qu'un approvisionnement alimentaire plus propre et un étiquetage honnête. Si Bayer n’ouvre pas de dialogue avec ces militants et n’aide pas à résoudre certains de ces problèmes, Bayer continuera de payer le prix des crimes dont elle a hérité lors de son acquisition de Monsanto, qui s’est déjà révélée désastreuse d’un point de vue financier.

Je pense que la seule façon pour Bayer de résoudre ce problème est de parler à ceux d'entre nous qui avons souffert de ces attaques malveillantes et qui ont réussi à s'en sortir vivants. Bayer doit s'excuser publiquement, mettre les choses au clair, reconnaître les crimes des responsables de la division de black-ops de Monsanto et retirer tous les articles sur la diffamation sur Wikipédia et les entrées qu'il a financés.

Il est temps que Bayer soit franc.

Article traduit sur Natural News

21 mai 2019

Petrole, cruel sera le réveil - Le crash pétrolier

Quel avenir pour le marché énergétique face à l'épuisement des réserves naturelles ?

Mieux que tout autre signal d'alarme, la flambée des prix de l'or noir a fait prendre conscience à la planète qu'elle vivait au-dessus de ses moyens. Et si cette redoutable crise s'avérait salutaire ?

En rassemblant des images d'archives, des documents de la NASA et des extraits de films, le réalisateur Ray McCormack et le journaliste Basil Gelpke prévoyaient déjà, il y a deux ans, la crise du pétrole dans laquelle nous sommes entrés. Dans un tour du monde d'experts, leur documentaire montre comment, en 150 ans, l'homme a presque épuisé des réserves qui ont mis plusieurs millions d'années à se constituer. Ce constat soulève des questions inquiétantes pour l'avenir proche : combien de pétrole reste-t-il ? Se pourrait-il qu'une guerre éclate entre des pays s'arrachant les dernières réserves ? La recherche se tourne vers de nouvelles sources d'énergie, pour que l'on puisse un jour pallier l'épuisement de ces ressources non renouvelables. Ainsi, au-delà de l'avenir du pétrole et de son histoire, le film s'interroge sur la question énergétique dans sa globalité, sans doute la plus importante et la plus complexe de notre époque, dont il expose avec clarté et rigueur les paramètres écologiques, économiques et politiques...

20 mai 2019

Pain, pétrole et corruption

Un grand documentaire d'investigation sur l'une des plus scandaleuses affaires de corruption de notre époque, perpétrée aux dépens d'un programme humanitaire mis en place par l'ONU. "Pétrole contre nourriture" est le nom d'un programme initié par l'ONU en 1996, qui visait à satisfaire les besoins humanitaires de la population irakienne soumise à un embargo depuis l'invasion du Koweït en 1990. Il devait permettre à l'Irak de vendre une quantité limitée de son pétrole, sous contrôle de l'ONU, et d'acheter en échange de la nourriture et des médicaments. Pendant près de sept ans, "Pétrole contre nourriture" va brasser près de 100 milliards de dollars. En janvier 2004, un quotidien irakien publie une liste de personnalités et d'entreprises ayant touché des pots-de-vin dans le cadre de cette opération humanitaire. Le scandale éclate. L'ONU constitue discrètement une commission d'enquête indépendante, présidée par Paul Volcker, qui rend un rapport édifiant en 2005, accusant près de 2 500 individus et sociétés internationales dans une trentaine de pays. Depuis, très peu de procès ont eu lieu et les mises en examen sont tout aussi rares...

19 mai 2019

Le pétrole dans tous ses états

Pourquoi le pétrole n'a pas d'avenir ? - Ce documentaire sur le pic pétrolier peut être assez déroutant pour les personnes non habituées à ce type de discours. Sans lendemain "There's no tomorrow" (version sous titrée en français) est une excellente animation retraçant l'histoire du pétrole et de son utilisation par l'espèce humaine. Elle montre comment l'humanité est devenue dépendante de cette énergie, et de l'impasse à laquelle elle conduit par l'intermédiaire du système économique en place : le capitalisme basé sur la croissance économique. Étant sur une planète finie, ce système ne pourra plus durer longtemps et les énergies renouvelables seront loin d'être "la solution miracle" car dépendante également du pétrole. Ce documentaire propose quelques solutions pour une approche locale de l'économie et d'atteindre l'autonomie en limitant les besoins en énergies, comme nos ancêtres, pour augmenter les chances de chacun de s'en sortir à l'avenir. Étant sur une planète finie, ce système ne pourra plus durer longtemps et les énergies renouvelables seront loin d'être "la solution miracle" car également dépendante du pétrole. Ce documentaire propose quelques solutions pour une approche locale de l'économie et d'atteindre l'autonomie en limitant les besoins en énergies, comme nos ancêtres, pour augmenter les chances de chacun de s'en sortir à l'avenir.



La malédiction du pétrole - Les intérêts des plus grandes puissances mondiales dans une région en proie à la piraterie, où les gisements de pétrole et de gaz excitent les convoitises. Depuis la découverte d'hydrocarbures dans la Corne de l'Afrique, la région, déjà mise à mal par les conflits «internes» aiguisés par les appétits extérieurs, est devenue plus stratégique encore. Les pays occidentaux n'y règnent plus en maîtres. Depuis la découverte d'hydrocarbures dans la Corne de l'Afrique, la région, déjà mise à mal par les conflits "internes" aiguisés par les appétits extérieurs, est devenue plus stratégique encore. Les pays occidentaux n'y règnent plus en maîtres. De nouvelles puissances mondiales, notamment la Chine, entrent dans le jeu, attirées par les ressources disponibles de la région. Sur le pourtour de l'océan Indien, des mouvements politiques d'opposition se réveillent, tandis que les bouleversements politiques dans le monde arabe modifient les alliances et les forces en présence. Et la "communauté internationale" vient de reconnaître son échec relatif dans la lutte contre la piraterie qui sévit dans le golfe d'Aden et l'océan Indien. Dans un contexte d'insécurité généralisé, les réalisateurs canadiens Alexandre Trudeau et Jonathan Pedneault ont interrogé politiques et experts internationaux pour comprendre comment la course aux ressources énergétiques a forgé de nouvelles règles du jeu.



Et si le pétrole venait à manquer - Le pétrole est le moteur du monde actuel. Jusqu'à maintenant, nous l'avons utilisé pour nous déplacer sur terre, sur mer et dans les airs, nous chauffer et pour entrer de plein fouet dans l'industrialisation du XXIe siècle. Qu'arriverait-il si nos ressources en pétrole s'épuisaient ? Scénarios catastrophes nous présente le monde comme nous ne pouvons l'imaginer, sans pétrole. Jusqu'à quel point devrions-nous changer nos habitudes de vie pour faire face à cette pénurie ?

17 mai 2019

Face à face tendu entre la Chine et les USA

L’activité économique mondiale a déjà considérablement ralenti et la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis ne fera qu’aggraver les choses. À bien des égards, ce à quoi nous assistons en 2019 rappelle tout à fait ce à quoi nous avons assisté au début de la dernière récession. Les exportations mondiales sont en chute libre, les ventes d'automobiles sont en baisse partout dans le monde, les impayés sont en hausse, et les détaillants ferment leurs magasins à un rythme record. Même si les États-Unis et la Chine s'entendaient bien, la situation économique mondiale serait difficile dans les mois à venir, mais une guerre commerciale de grande ampleur entre les deux plus grandes économies de la planète pourrait être catastrophique. Nous sommes vraiment dans des eaux inconnues et beaucoup pensent que les événements vont commencer à s'accélérer très rapidement maintenant.

Même si j'écris tous les jours sur ce sujet, j'ai été surpris par la pauvreté des chiffres de l'économie mondiale ces derniers temps.

Et rappelez-vous, plus tôt ce mois-ci, les médias mondiaux étaient convaincus que les États-Unis et la Chine étaient sur le point de finaliser un accord commercial. Maintenant que les négociations sont complètement rompues , il faut s’attendre à ce que ces chiffres s’aggravent encore plus rapidement.

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Les dirigeants des États-Unis et de la Chine essaient d'agir avec fermeté et de dire les bonnes choses, mais tout le monde sait que cette guerre commerciale va nuire aux deux pays.

Les chiffres économiques des deux pays ont été préoccupants ces derniers temps, et un expert qui vient d'être interviewé par CNBC a déclaré que la situation pourrait s'aggraver …

Aux États-Unis et en Chine, l'activité de consommation et industrielle a ralenti en avril, avant même que les deux plus grandes économies du monde entrent dans la dernière phase d'une guerre commerciale grandissante qui pourrait nuire à la croissance mondiale.

"Le vrai message aujourd'hui est que les données économiques des États-Unis et de la Chine ont été décevantes. Dans le bac à sable, ils ressemblent à deux garçons qui se crachent, et la situation pourrait empirer", a déclaré Marc Chandler, stratège des marchés mondiaux chez Bannockburn Global Forex.

À court terme, il serait très utile que les États-Unis et la Chine trouvent le moyen de s'entendre sur un accord commercial sinon c'est la réaction en chaîne garanti pour tout le monde.

Malheureusement, les événements des dernières 48 heures ont rendu cela beaucoup moins probable.

Comme je l'ai dit hier, le président Trump a essentiellement emmené une masse au géant chinois des télécommunications Huawei. Lorsque le département du Commerce a inscrit Huawei sur la liste des entités, il a essentiellement interdit à la société d’acheter des pièces et des composants indispensables à des sociétés américaines. Certains ont décrit cela comme l'option nucléaire, et je pense que cette description est assez précise. En fin de compte, cette décision sera absolument dévastatrice pour Huawei.

Bien sûr, les Chinois sont absolument furieux à ce sujet. Huawei est perçu avec une grande fierté nationale en Chine, et cette démarche est considérée comme une insulte directe à l'honneur national chinois. La plupart des Américains ne prêtent pas beaucoup d'attention aux détails de la guerre commerciale, mais en Chine, c'est un très gros problème et les gens sont extrêmement en colère. En fait, il semble que les "balais à chiottes et du PQ avec la tronche de Trump" ont été utilisées en Chine ces derniers jours, car les Chinois sont très en colère.

À la suite de mon récent article sur Huawei , un certain nombre de lecteurs se sont plaints de mon attitude trop douce envers la Chine. Bien sûr, ce n'est pas vrai du tout. Bien avant que Donald Trump ne se présente à la présidence, j'écrivais sur la façon dont la Chine mentait, trompait, volait notre technologie et nous volait aveugle. Je suppliais littéralement nos politiciens de se lever et de faire quelque chose, et j'étais ravi lorsque Trump a commencé à parler durement de la Chine, car je savais qu'il comprenait vraiment ces problèmes.

Mais je veux aussi que tout le monde comprenne qu'essayer de se dissocier de l'économie chinoise serait extrêmement pénible, même dans le scénario le plus optimiste. Nos deux économies sont devenues extrêmement intégrées et nous sommes devenus très dépendants de la Chine de nombreuses manières différentes. Ils achètent notre soja, ils nous fournissent des éléments de terres rares et possèdent plus de mille milliards de dollars de notre dette. Du point de vue de la Chine, ils ont d'innombrables façons de nous faire du mal et plus nous les rendons furieux, plus ils risquent de s'en prendre à nous.

Lorsque vous négociez avec la Chine, vous devez être dur, mais vous avez également besoin de beaucoup de finesse. Prendre une batte de baseball et la claquer dans les rotules ne va pas marcher.

Si nous détruisons notre relation avec la Chine, cela nous obligera à emprunter un chemin très sombre. Oui, la Chine est un empire diabolique qui ne respecte absolument pas les droits de l'homme. Il n'y a pas de liberté d'expression en Chine. Au cours de la dernière année, ils ont fermé beaucoup d'églises et brûlé beaucoup de Bibles, et ils ont systématiquement jeté des membres d'autres minorités religieuses dans des camps de concentration. Boycottez tout les produits chinois et "Made In China".

Donc, je n'ai aucune sympathie pour le gouvernement communiste chinois. Je veux juste que vous compreniez tous que c’est un adversaire très dangereux et qu’une guerre commerciale prolongée pourrait être véritablement désastreuse pour l’ensemble de l’économie mondiale.

Article traduit sur TEC

16 mai 2019

FLASH - L’Apocalypse de 2030 : Les raisons de s’inquiéter

« Dieu a dit, il faut partager : les riches auront la nourriture, les pauvres, l’appétit. » Coluche

Le monde actuel n’a jamais été aussi injuste et aussi inégal. 6 personnes ont une fortune égale à celle de 1, 8 milliard d’individus. Les inégalités sont devenues plus criardes sous l’effet de trois contraintes majeures : la raréfaction des ressources minières énergétiques, le coût élevé des matières premières dû notamment à la spéculation et, depuis une dizaine d’années, la crainte formelle des perturbations induites par les changements climatiques. Que l’on se rende compte du monde actuel ! 1 être humain sur 2 vit avec moins de deux dollars par jour, 1 être humain sur 3 n’a pas accès à l’électricité, 1 être humain sur 5 n’a pas accès à l’eau potable, 1 être humain sur 6 est analphabète, 1 être humain sur 7 souffre de malnutrition. Pour couronner le tout : l’équilibre écologique de la planète est en danger.

D’après le Rapport PNUD 2004 : « Au rythme actuel, l’Afrique sub-saharienne (600 millions d’habitants) respectera la scolarisation universelle dans le primaire en 2129, la réduction de la mortalité infantile de 2/3 en 2106. Pour la faim, la pauvreté et l’accès aux sanitaires, on ne peut pas fixer de date parce que la situation ne s’améliore pas, mais se dégrade. » Il peut sembler être une gageure que de prévoir l’avenir avec des paramètres aussi fluctuants et aussi peu linéaires. Il n’empêche que c’est justement cette incertitude des lendemains qui nous amène à échafauder des scénarii qui ont la particularité d’être démentis régulièrement par les grandes instances internationales et les centres de recherche sur l’énergie des Etats-Unis et de l’Europe.

Quels sont les défis prévisibles pour le futur ? Nous en distinguerons 5. La population augmentera à près de 8 milliards d’habitants (surtout dans les pays en voie de développement). La rareté de l’eau sera structurelle. Le déclin des énergies fossiles est daté. Le recours aux biocarburants participe à l’extension de la famine. Les changements climatiques sont annoncés. Les incertitudes du futur et les chocs civilisationnels qui sont latents. Ces défis, il en est qui sont de la responsabilité, à des degrés divers, des Etats. Un pays doit, pour « exister à cette échéance », tenir compte de tout ces défis et assurer son développement. Sur la base de toutes ces contraintes voire atouts, ils établissent des tendances d’approvisionnement et de consommation flexibles et constamment adaptables. Ce qu’on appelle, selon l’expression consacrée, « des bouquets énergétiques ».

On l’aura compris, les pays qui vivent au jour le jour n’ont aucune chance de survie dans la jungle annoncée, notamment à cause des nouveaux défis auxquels ils sont confrontés. Les émissions de CO2 ont atteint le seuil de 26 milliards de tonnes pour 15 milliards de tonnes équivalents pétrole. Le quart est dû aux Etats-Unis. Chaque Américain envoie dans l’atmosphère 20 tonnes de CO2, contre 10 tonnes pour l’Européen, 2,5 tonnes pour un Chinois ou un Algérien. Le cri d’alarme est lancé. Les émissions de CO2 ont atteint un niveau dangereux pour James Hansen, qui dirige l’Institut Goddard d’études spatiales de la Nasa. Il estime que le réchauffement climatique plonge la planète dans la crise et que le secteur énergétique tente d’en cacher l’ampleur au public. Les émissions de CO2 dans l’atmosphère ont d’ores et déjà atteint un niveau dangereux à 385 particules par million, ce qui représente un point critique, a expliqué le spécialiste du climat. Il ne se passe pas de semaines voire de jours sans que l’on nous annonce que la banquise dérive, que l’Arctique se dégèle, que l’ours blanc risque de devenir un SDF, ne pouvant nager indéfiniment, n’ayant plus de « glace ferme » pour se reposer. De plus, et alors que les effets sanitaires du changement climatique sont actuellement constatés, le Dr Nata Menadbe de l’Organisation mondiale de la santé s’explique : « Un certain nombre de conditions sanitaires seront aggravées par le changement climatique ». La famine au Sud, le 4x4 au Nord. Nous y voilà ! Il y aura en prime, une pénurie d’eau prévisible qui sera aggravée par la distraction de l’eau, source de vie, pour la production de biocarburant au détriment de la nourriture. Selon la FAO, la flambée des prix agricoles aura un impact dévastateur sur la sécurité d’au moins 37 pays. Face aux émeutes soulevées par la flambée des prix des denrées alimentaires, la FAO a tiré la sonnette d’alarme, vendredi. Son directeur général, Jacques Diouf, a lancé un appel le 11 avril 2008 aux chefs d’Etat et de gouvernement des 191 pays membres de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Son souhait est de les amener à tenir une Conférence sur la sécurité alimentaire mondiale.

Par ailleurs, les biocarburants dont on nous dit tant de bien dans les pays industrialisés, commencent à amener à des questionnements. Le nouveau marché des biocarburants a fait monter le prix des céréales. George Bush veut que 15% des voitures américaines roulent aux biocarburants d’ici à 2017. Peter Brabeck le P-DG de Nestlé multinationale qui ne fait pas dans le sentiment et pour cause, s’agissant de ces biocarburants s’inquiétait du fait qu’aujourd’hui on soit déjà obligé d’avoir recours aux réserves fossiles d’eau, les réserves renouvelables ne suffisant plus. Selon le P-DG d’un des plus grands groupes agroalimentaires du monde, le développement des biocarburants serait en cause dans cette pénurie d’eau, l’eau étant la matière première la plus importante pour l’agriculture. La fabrication d’un litre de biocarburant nécessite quelque 9000 litres d’eau !!!

Les futures anciennes guerres de l’eau

Cinq fleuves majeurs de l’Asie qui s’écoulent sur 3 à 6000km chacun, le Brahmapoutre, le Mékong, l’Indus, le fleuve Jaune et le fleuve Bleu ou Yangtsé, ont un point en commun : tous prennent leur source sur le plateau tibétain. Voilà qui ajoute à l’importance géopolitique que la Chine accorde au Tibet. L’Empire du Milieu a pris pied sur le Toit du Monde parce qu’il a soif. Pas moins de trois milliards d’êtres humains sont concernés par l’eau qui provient du Tibet. La guerre de l’eau aura-t-elle pour autant lieu au Tibet ?

D’aucuns avaient prédit que « les guerres au XXIe siècle éclateront à cause de l’eau », déclaration que l’on attribue à Ismaïl Serageldin, vice-président de la Banque mondiale à l’époque, c’était en 1995, alors qu’au début de ce nouveau millénaire, des voix s’élevaient à contre-courant. « La seule vraie guerre de l’eau connue remonte à 4500 ans », remarquait dans une interview au Courrier de l’Unesco, paru en octobre 2001, le géographe américain Aaron Wolf qui ajoutait : « Elle a opposé deux cités mésopotamiennes à propos du Tigre et de l’Euphrate dans le sud de l’Irak actuel ». Le géographe américain note alors en 2001 : « Cependant, au cours des 50 dernières années, on ne s’est battu pour l’eau que 37 fois, dont 27 concernaient Israël et la Syrie, à propos du Jourdain et du Yarmouk ». On apprend aussi, que l’expansion des Etats-Unis a besoin de l’eau de la région amazonienne, dit Samir Amin. L’Irak pour le pétrole, l’Amazonie pour l’eau...Présent au IIe forum social pan-amazonien, à Bélem fin janvier 2008, l’économiste Samir Amin, auteur du terme guerres américaines, considère que la question énergétique est fondamentale dans le projet hégémonique des Etats-Unis : aujourd’hui c’est le pétrole, demain ce sera le minerai de fer et l’eau.

Voilà donc résumé en quelques lignes, l’état du monde et les conséquences d’un capitalisme sans états d’âme et d’une mondialisation-laminoir. Voyons maintenant comment se présente le monde du fait de la consommation débridée de l’énergie par les pays du Nord. Nous pouvons résumer en deux mots les changements climatiques De plus, la boulimie énergétique du monde industrialisé a abouti à des perturbations de la Terre qui n’arrive plus à supporter les perturbations anthropiques. Le climat se dérègle, c’est désormais une évidence. Il est très probable que bientôt la température moyenne à la surface du globe soit de 2 à 4 degrés supérieure à celle du XXe siècle. Les pays en développement (surtout les pays émergents) vont vouloir, à juste titre, se hisser au rang des puissances occidentales. L’affrontement risque de devenir inévitable. Si les ressources manquaient, qui sera le premier servi ? Huit cents millions de Terriens souffrent de famine et ce chiffre va probablement s’aggraver par pénurie d’eau prévisible, stérilisation et désertification de millions d’hectares chaque année, appauvrissement des ressources génétiques, migrations de réfugiés écologiques de plus en plus nombreux

En 1992, dans un livre devenu célèbre, le penseur américain Francis Fukuyama décrétait « la fin de l’Histoire ». Le communisme venait de s’effondrer et il ne restait plus, selon lui, de concurrent idéologique à la démocratie libérale et à l’économie de marché. Aujourd’hui, un autre signataire de cette fameuse lettre, Robert Kagan, proclame « le retour de l’Histoire ». Il en résume la substance dans le dernier numéro du magazine The New Republic. Contrairement aux grandes espérances de l’après-guerre froide, le monde n’est pas entré dans une ère de consensus idéologique, écrit-il. De fait, un nouveau combat se dessine entre démocraties et autocraties, au premier rang desquelles la Russie et la Chine, un combat qui sera un élément déterminant du monde du XXIe siècle.

« C’est donc officiel », écrit le professeur Michael Klare : « c’est une ère de guerres pour les ressources, qui nous attend ». John Reid, le secrétaire à la Défense britannique, a averti que le changement climatique global et l’épuisement des ressources naturelles se conjuguent pour accroître la probabilité de conflits violents portant sur la terre, l’eau et sur l’énergie. Selon lui, le changement climatique « rendra encore plus rares des ressources, l’eau propre, la terre agricole viable, qui sont déjà rares » et cela va « accroître plutôt que décroître la probabilité de conflits violents. » Dans un rapport de 2003, il écrivait : « La violence et les turbulences découlant des tensions créées par des changements abrupts du climat impliquent une menace pour la sécurité nationale, différente de ce que nous avons l’habitude de voir aujourd’hui. (...) Des confrontations militaires peuvent être déclenchées par un besoin désespéré de ressources naturelles comme l’énergie, la nourriture et l’eau plutôt que par des conflits autour de l’idéologie, de la religion ou de l’honneur national. Plus de 300 millions de personnes en Afrique manquent aujourd’hui d’accès à l’eau potable » a-t-il fait remarquer et « le changement climatique ne fera qu’aggraver encore cette situation terrible ».

Et même si ces désastres sociaux vont se produire principalement dans le monde en développement, les pays plus riches seront entraînés dans la spirale de tels troubles, soit en participant à des opérations de maintien de la paix et d’aide humanitaire, soit en ayant à repousser des immigrants non désirés ou encore en ayant à combattre outre-mer pour l’accès à des approvisionnements en nourriture, pétrole et minéraux.

« Dans ce monde d’Etats guerriers » prédisait en 2003 le Rapport du Pentagone, « la prolifération des armes nucléaires est inévitable ». Au fur et à mesure que le pétrole et le gaz naturel vont s’épuiser, de plus en plus de pays se rabattront sur l’énergie nucléaire pour satisfaire leurs besoins d’énergie, et cela « va accélérer la prolifération des armes nucléaires avec le développement par les pays de capacités d’enrichissement et de retraitement de l’uranium dans le but de garantir leur sécurité nationale. La supériorité militaire peut apporter l’illusion d’un avantage dans les luttes pour les ressources vitales à venir, mais ne peut pas nous protéger des ravages du changement climatique mondial...En fin de compte, notre seul espoir d’un futur sûr et garanti réside dans une réduction substantielle de nos émissions de gaz à effet de serre et dans une collaboration avec le reste du monde pour ralentir le rythme du changement climatique mondial ».

Que sera le monde du futur ?

Face à toutes ces incertitudes dont certaines sont...certaines. Les sociétés du XXIe siècle, écrit Jérôme Bindé, se tâtent. Le XXe siècle a été l’époque des prévisions arrogantes, presque toujours démenties. Le XXIe siècle sera celle de l’incertitude, donc de la prospective. Moins que jamais, nous ne saurions prédire dans quel temps nous vivrons. Mesurons-nous assez la révolution que ces découvertes introduisent dans la notion du temps ? Voici venue la fin des certitudes : le temps n’a pas un avenir, mais des avenirs. Car la nature est désormais imprévisible : elle est historique. Selon Robert Musil : « La trajectoire de l’histoire n’est pas celle d’une bille de billard qui, une fois découlée, parcourt un chemin défini : elle ressemble plutôt au mouvement des nuages, au trajet d’un homme errant par les rues, dérouté ici par une ombre, là par un groupe de badauds ou une étrange combinaison de façades, et qui finit par échouer dans un endroit inconnu où il ne songeait pas à se rendre. La voie de l’histoire », conclut Robert Musil, « est assez souvent fourvoiement. » Le présent figure toujours la dernière maison d’une ville, celle qui d’une manière ou d’une autre ne fait déjà plus partie de l’agglomération.

Chaque génération nouvelle, étonnée, se demande : qui suis-je ? Qui étaient mes prédécesseurs ? Elle ferait mieux de se demander : où suis-je ? Et de supposer que ses prédécesseurs n’étaient pas autres qu’elle, mais simplement ailleurs. Ilya Prigogine résume ainsi l’ampleur du bouleversement introduit dans la sphère des savoirs : « Sur quelle branche s’engagera le XXIe siècle ? Quel futur pour le futur ? (...) Avec la notion de la probabilité, les idées de l’incertain et des futurs multiples font leur entrée même dans les sciences du microscopique. (...) Nous allons d’un monde de certitudes à un monde de probabilités. Nous devons trouver la voie étroite entre un déterminisme aliénant et un univers qui serait régi par le hasard et, dès lors, inaccessible à notre raison. »

Le développement, la qualité de la vie ne sont pas une ligne droite qui doit amener inexorablement à la croissance débridée occidentale. Il nous faut inventer un modus vivendi avec la nature. La planète sera invivable surtout pour ceux qui n’ont aucune façon de se défendre contre les anomalies du climat. Il est à espérer qu’une conscience supranationale émerge et contribue en vue de ce qui reste à sauver de cette Terre avant qu’il ne soit trop tard. Sinon ce sera l’Apocalypse si bien décrite dans les religions monothéistes et les sagesses orientales.

Source : Mille Babords

15 mai 2019

L'effondrement des fondamentaux économiques américains s'accélère et un krach financier serait pour bientôt !

Lorsqu'on examine la santé d'un système économique, il est impossible d'évaluer la croissance ou la stabilité en ne prenant que deux ou trois indicateurs en compte. Le problème est que c’est exactement ce que les banques centrales et les gouvernements ont tendance à faire. En fait, les gouvernements et les banques centrales promeuvent délibérément et délibérément certains indicateurs comme des signaux qui devraient intéresser tout le monde, tout en ignorant une foule d'autres fondamentaux qui ne correspondent pas à leur discours de reprise. Lorsque ces quelques indicateurs choisis ne lisent pas bien non plus, ils truquent les chiffres en leur faveur.

Les indicateurs les plus promus et, par extension, les plus truqués sont le PIB, le chômage et l’inflation. J'inclurais les marchés boursiers jusqu'à un certain point de cette liste, mais comme je l'ai toujours dit, les actions sont un indicateur avancé et ne nous informent jamais de manière précise en cas de krach économique. Au contraire, les actions sont et ont toujours été un placebo pour les masses, une béquille psychologique destinée à les endormir pendant le crash. À part cela, ils n'ont aucune valeur pour déterminer la santé du système. En tant qu'indicateur retardé, nous couvrirons les stocks à la fin de cette analyse.

Le truquage du PIB est essentiellement une affaire de gouvernement, car la manière dont le PIB est calculé aujourd'hui inclut les dépenses du gouvernement. Ainsi, même si le gouvernement doit voler votre argent par le biais de la fiscalité pour pouvoir ensuite dépenser de l'argent, les dépenses du gouvernement sont toujours comptabilisées dans la production. Cela inclut des programmes comme Obamacare, qui, malgré les hypothèses de certains conservateurs, continue de fonctionner aujourd'hui. Les estimations des établissements officiels des dépenses publiques en pourcentage du PIB avoisinent les 20%. Des estimations plus précises tenant compte de TOUTES les dépenses montrent que les dépenses du gouvernement des États-Unis représentent environ 35% du PIB. C'est une énorme fraude.

La plupart de mes lecteurs assidus savent parfaitement comment le taux de chômage est calculé de manière à montrer une reprise , mais pour résumer, environ 95 millions d'Américains en âge de travailler qui sont au chômage ne sont pas comptés comme chômeurs par le Bureau of Labor Statistics (BLS) car ils sont sans emploi depuis assez longtemps être retiré des rôles de prestations sociales. Maintenant, pour être clair, le BLS garde une trace de cette statistique, mais ne la traite pas comme une mesure du chômage en rendant compte de ses statistiques au public.

Pour clarifier, 102 millions de personnes ayant l'âge de bosser (comptées et non comptées comme chômeurs) sont sans emploi aux États-Unis. Cela représente près de 50% du total des 206 millions de personnes en âge de travailler dans le pays. Pourtant, le BLS rapporte le taux de chômage à un taux étonnant de 4%. En effet, ça reprend selon ce graphique (courbe du chomage américain)...

Le truquage inflationniste est un peu plus compliqué, mais la principale méthode a consisté pour le gouvernement et la Réserve fédérale américaine (Fed) à changer leurs méthodes de calcul au cours des 4 dernières décennies et à exclure l'inflation de certains biens tels que la nourriture et l'énergie. Si vous voulez voir les chiffres réels d'inflation calculés comme ils devraient être, visitez John Williams à Shadowstats.

Un autre problème dont nous devons tenir compte est le rôle de la Réserve fédérale en tant que créateur de bulles financières et destructeur de bulles financières. La Fed peut agir et agit en toute impunité pour influencer le système, mais elle cherche également à exploiter certains indicateurs économiques pour justifier ses décisions politiques. Par exemple, les politiques de la Fed en matière de resserrement quantitatif (QT) reposent depuis quelques années sur des statistiques positives du PIB, du chômage et de l'inflation. Entre-temps, la Fed a pratiquement ignoré le vaste éventail de signaux d’alerte stagflationnistes et déflationnistes qui vont à l’encontre de leurs hausses de taux d’intérêt et de leurs réductions de bilan.

Au cours des dix dernières années, la Fed a refusé de reconnaître qu’il n’y avait pas de reprise. Ces deux dernières années, la Fed a resserré ses liquidités malgré l’absence de reprise. Et, même au cours des quatre derniers mois, après tout ce que la Fed a dit de "reculer" sur le QT et de se "calmer", les banquiers de la Fed affirment toujours dans leurs déclarations publiques que l'économie américaine connaît actuellement une "solide" reprise.

Cela crée une certaine confusion, comme nous l'avons vu cette semaine lorsque le Jerome Powell a finalement laissé entendre au public que la Fed était plus belliciste qu'elle ne le laissait croire à tout le monde.

Je pense que le message est clair, cependant. La Fed continue de réduire son bilan presque hebdomadairement, le taux d'intérêt de référence de la Fed se redressant malgré toutes les affirmations selon lesquelles la Fed "recule", qui insiste toujours pour que les États-Unis se redressent et maintenant les chiffres du PIB arrivent truqué à des sommets choquants. Cela me dit que la Fed n'abandonnera pas les mesures de resserrement, même si elle a alimenté la rhétorique dans les médias traditionnels et alternatifs.

Mais qu'en est-il de tous les autres fondamentaux qui nous avertissent d'un effondrement économique en cours? Qu'en est-il de tous les chiffres que la Fed prétend ne pas exister quand ils disent que nous profitons d'une forte reprise?

Qu'en est-il de la récente chute des prévisions de bénéfices pour des sociétés mondiales comme Google, 3M ou Intel ? Google a enregistré une baisse de 9% de la croissance de ses bénéfices et représente le pire jour pour son stock depuis 2012. 3M a annoncé ses pires bénéfices en 10 ans et prévoit maintenant supprimer au moins 2 000 emplois. Intel a également annoncé des bénéfices bien inférieurs aux estimations de Wall Street. Ça sent 2008 encore une fois.

Les résultats des banques mondiales telles que Goldman Sachs et Citigroup ont également déçu, de même que les majors pétrolières Exxon et Chevron.

C'est une tendance qui s'accélère. Non seulement dans les prévisions de résultats, mais dans tous les domaines en termes de données économiques. Attendez-vous à ce que la situation s'aggrave à mesure que les chiffres continuent d'augmenter.

Les résultats médiocres des entreprises sont le dernier signe indiquant que nous entrons (ou retournons) dans un krach en récession. Mais d'autres signaux sont visibles depuis au moins une année. La dette des entreprises a de nouveau atteint des sommets historiques, les entreprises sombrant dans le rouge à des niveaux jamais vus depuis 2007, juste avant le dernier désastre économique. Ce problème a été en grande partie rejeté par les principaux médias économiques, car les entreprises faisaient encore état de bénéfices satisfaisants, mais maintenant, comme nous l'avons vu, les bénéfices commencent à faiblir. Il est donc probable que vous entendez beaucoup parler d’endettement massif des entreprises au cours des prochains mois. Pour le moment, les mondialistes du FMI préviennent le désastre en avertissant des conséquences potentielles de l’instabilité de la dette des entreprises, comme ils l’avaient fait avant le crash de 2008 (un peu trop tard).

La dette des cartes de crédit à la consommation et la dette des ménages ont atteint des sommets sans précédent, mais les détaillants enregistrent une chute de plusieurs mois de leurs ventes. Cela me dit que les ménages sont probablement obligés de s'endetter de plus en plus pour rembourser leurs dettes antérieures. Encore une fois, c’est exactement ce qui s’est passé juste avant le crash de 2008.

Le nombre de détaillants aux États-Unis continue de diminuer de mois en mois et ce, depuis le dernier trimestre de 2018. Malgré un bond en mars (principalement en raison de la hausse des prix de l'essence), la tendance à la baisse semble se poursuivre.

Les ventes d’automobiles américaines dans presque toutes les catégories sont en baisse et la hausse des taux d’intérêt est au cœur de la baisse.

Les ventes de maisons existantes continuent de s'effriter depuis fin 2018, tandis que les ventes de maisons neuves ont finalement connu une hausse en mars. Toutefois, cette hausse est probablement due au fait que la croissance du prix des logements commence à revenir à la réalité sur de nombreux marchés. Les chiffres les plus récents sur les demandes de prêt hypothécaire, qui sont maintenant au plus bas depuis six ans , ont été réaffirmés dans la dernière période de fragilité du marché du logement, en dépit de la baisse récente des taux hypothécaires.

Entre-temps, les coûts de location aux États - Unis montent en flèche et augmentent de façon exponentielle depuis au moins l’année dernière. C'est l'énigme de la stagflation en jeu, certains biens perdant de la valeur, tandis que les prix des produits de première nécessité montent en flèche et étranglent les consommateurs.

Quelques facteurs ont artificiellement nourri les espoirs du public sur la santé économique aux États - Unis - l'espoir que la guerre commerciale avec la Chine se termine bientôt par un "énorme" accord négocié par Trump, l'espoir que la Fed revienne sur sa lancée. resserrement des politiques et recommencer à réduire les taux d’intérêt et la performance du marché boursier. Toutes ces choses semblent liées dans un fouillis fantastique de fausses promesses.
Tout d’abord, chaque fois que l’administrateur Trump insinue l’idée d’un accord commercial avec la Chine, il se révèle systématiquement faux ou exagéré. Ma position est la suivante: la guerre commerciale est une excellente distraction du sabotage que la Réserve fédérale lance contre l’économie américaine alors que la "bulle totale" apparaît. C'est pourquoi la guerre commerciale ne semble jamais se terminer. Et, même si un accord commercial est finalement annoncé avec la Chine, je prédis que ce sera aussi une farce, un faux accord qui n'apportera aucun avantage significatif aux États-Unis et qui finira par s'effondrer. En fin de compte, à mesure que le krach actuel progresse, la guerre commerciale sera blâmée plutôt que par les banquiers centraux qui ont créé le désordre à la base.

Deuxièmement, la Fed ne réduira pas ses taux d’intérêt de si tôt. En fait, je continue de croire que la Fed augmentera ses taux cette année encore. Cela n'a pas d'importance, car le taux d'intérêt de référence de la Fed a quand même augmenté, ce qui pourrait indiquer que la banque centrale cherche à resserrer ses liquidités tout en prétendant "rester patiente".

Troisièmement, les stocks mondiaux ont été soutenus au cours des quatre derniers mois par un certain nombre de facteurs, comme mentionné ci-dessus, mais ils ont tout d'abord bénéficié d'injections de relance massives de la part de la Chine. C'est l'assouplissement quantitatif (QE) de la Chine, et non la Réserve fédérale ou "l'équipe de protection de plongée", qui a maintenu les stocks mondiaux en vie. Je m'attendais à ce que la Chine réduise ses efforts de relance beaucoup plus tôt et à ce que ses actions reviennent à leurs plus bas niveaux de décembre, mais il semble qu'elles aient choisi de continuer jusqu'en mai.
Je traiterai bientôt de cette question dans un article, mais il est clair que la Chine tire un rendement décroissant de ce QE. En outre, les mesures de relance chinoises pourraient constituer une réponse temporaire aux conditions de la guerre commerciale (ou aux négociations commerciales). Nous verrons combien de temps cela durera si les discussions commerciales se brisent ou si un accord commercial est finalisé. Pour le moment, la Chine laisse entendre qu'elle se retirera bientôt du programme d'assouplissement quantitatif.

En bout de ligne, le prochain crash a déjà commencé. Cela a commencé à la fin de 2018 et ne cesse de se généraliser chaque mois. Ce n’est pas du "pessimisme" ou du "pervers porno", c’est tout simplement les faits sur le terrain. Alors que les marchés boursiers sont toujours d'actualité (pour le moment), le reste du système s'effondre comme prévu. La question qui se pose est de savoir quand les médias traditionnels et la Fed vont enfin reconnaître que cela se produit. Je soupçonne que, comme en 2008, ils n’avoueront ouvertement le danger que s’il est beaucoup trop tard pour que les gens se préparent.

Article traduit sur Zero Hedge

14 mai 2019

La démocratie sous pression

Face à une défiance grandissante des citoyens, quel avenir pour l’idéal démocratique en Europe ? Entre les défenseurs de la démocratie, ses critiques et ses ennemis déclarés, ce documentaire se penche sur les fronts et les discours qui s’opposent.

Pierre angulaire de la construction européenne, l’idéal démocratique a longtemps semblé faire l’unanimité. Mais, en ces temps troublés pour l’Union, cette valeur politique fondamentale dans la construction des sociétés d’après-guerre a du plomb dans l’aile. Alors que l’on voit monter dans certains pays des partis flirtant avec la tentation autoritaire, de nombreux citoyens se détournent des urnes ou conspuent une Europe qui n’aurait de démocratique que le nom.

Entre les défenseurs de la démocratie comme elle va, ses critiques et ses ennemis déclarés, ce documentaire se penche sur les fronts et les discours qui s’opposent. Revenant sur la longue histoire de la conquête du droit à la participation citoyenne, il met également en lumière les failles de la démocratie représentative, qui contribuent en partie à cette défiance collective. Quels défis l’Europe devra-t-elle surmonter pour assurer un avenir à cette utopie en quête de sens ?



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13 mai 2019

FLASH - L’érosion massive de la biodiversité menace les sociétés humaines en raison de la surconsommation et surexploitation des ressources naturelles

Dans un rapport explosif, les scientifiques de l’IPBES dressent un bilan dramatique de la dégradation de la nature en raison des activités humaines. Un million d’espèces sont menacées d’extinction. Certains bouleversements sont irréversibles.

Disparitions massives d’espèces, menaces d’extinction comme la planète n’en avait pas connu depuis 10 millions d’années, destructions irréversibles d’écosystèmes : la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), un réseau international de scientifiques organisé sur un modèle proche du GIEC pour le climat, et placé sous l'égide de l'ONU, publie un rapport implacable, ce lundi 6 mai. « La nature et ses contributions à la vie des peuples se dégradent partout dans le monde » avec une violence, une rapidité qui ne s’était jamais produite depuis le début de l’histoire humaine, estime l'IPBES.

Alors que « l’offre de nourriture, d’énergie et de matériaux augmente dans la plus grande partie du monde, cela se produit de plus en plus aux dépens de la capacité de la nature à continuer de le faire dans le futur, écrivent les auteurs au début du résumé pour les décideurs. Mais aussi souvent en portant atteinte aux nombreuses autres contributions de la nature ». Concrètement, « la biosphère, dont l’humanité dépend, subit des dégradations à un niveau inégalé dans toutes ses échelles spatiales. La biodiversité, c’est-à-dire à la fois la diversité au sein des espèces mais aussi entre les espèces et les écosystèmes, décline plus vite que jamais auparavant dans l’histoire humaine ».

Ce rapport sort après des dizaines d’études relatant les unes après les autres les graves menaces pesant sur d’innombrables espèces animales et végétales : oiseaux et vertébrés en général, insectes, poissons. Sa particularité est de proposer une synthèse inédite, quasi exhaustive, de toutes les publications scientifiques sur le sujet, explique Yunne-Jai Shin, une des auteur·ice·s principales. « C’est une vision intégrée. On aborde tous les facteurs d’impacts : le dérèglement climatique, les changements d’utilisation de la terre et de la mer [déforestation, agriculture, pêche – ndlr], l’extraction des ressources, les pollutions et les espèces invasives. »

En quinze ans, depuis le rapport d’évaluation des écosystèmes pour le millénaire, première grande tentative de bilan international, « l’état de la biodiversité et de nos connaissances a beaucoup changé », décrit la chercheuse. En particulier, les scientifiques sont désormais en mesure de modéliser les effets à moyen et long terme de la croissance démographique et de la hausse de la consommation sur la biodiversité, ainsi que les impacts cumulés des émissions des gaz à effet de serre, de l’exploitation des ressources et de la pollution.

Les enjeux climatiques et de biodiversité sont intrinsèquement liés et ne peuvent plus être étudiés indépendamment les uns des autres : le dérèglement du climat abîme les écosystèmes, et l’effondrement des biotopes (coraux, mangroves, forêts littorales…) aggrave les ravages du changement climatique.

Résumé pour les décideurs du rapport 2019 de l'IPBES (en anglais)

Le résultat de cette compilation d’études est terrifiant : 1 million d’espèces vivantes sont menacées d’extinction, ce qui représente un rythme de disparition jamais connu depuis 10 millions d’années de vie sur la Terre. Pas moins de 75 % de la surface des terres est sérieusement endommagée. Au point que la productivité de la terre décroît désormais sur près d’un quart de la surface du globe. 66 % des océans sont de plus en plus affectés par des effets cumulés de dégradation. 85 % des zones humides ont disparu. Entre 2010 et 2015, 32 millions d’hectares de forêts primaires ont été détruits. Depuis 1870, près de la moitié des coraux ont été perdus.

Aujourd’hui, un quart de toutes les espèces animales et végétales répertoriées sont menacées. Partout, des variétés locales de plantes et d’animaux disparaissent, menaçant gravement la sécurité alimentaire du monde.

Certains bouleversements sont irréversibles. « Il y a des points de basculement », décrit Yunne-Jai Shin, citant l’exemple des sardines de Namibie : surexploitées, elles ont disparu des eaux autrefois très poissonneuses du large de ce pays d'Afrique, ont été remplacées par des méduses, qui à leur tour entraînent une prolifération du phytoplancton. La masse microbienne engendrée consomme tout l’oxygène présent dans les eaux qui deviennent impropres à la vie.

Autre exemple, valable cette fois-ci pour l’Europe et la France : la fertilisation des sols par les engrais chimiques concentre de grandes quantités de phosphates et de nitrates dans les cours d’eau, qui s’eutrophisent, tuant une partie des espèces qui y habitaient.

Avec insistance et une grande clarté, les auteur·ice·s du rapport mettent directement en cause les politiques de croissance économique comme facteur majeur de la catastrophe en cours : « Les moteurs de l’économie ont favorisé la croissance des activités économiques, et souvent les dommages environnementaux, au détriment de la conservation et de la restauration de la nature. »

On lit aussi que « même si des acteurs économiques s’opposent à la suppression des subventions [aux actuels modes de production – ndlr] au nom de la défense de leurs intérêts acquis, des réformes sont possibles pour affronter leurs dégâts environnementaux, protéger la nature et fournir des avantages économiques ».

Les scientifiques de l’IPBES appellent ainsi à un changement de paradigme économique. « Les objectifs de conservation et d’utilisation durable de la nature ne pourront être atteints qu’au prix de la transformation des facteurs économiques, sociaux, politiques et technologiques. » En revanche le terme de « décroissance », cité dans une précédente version, a disparu du rapport final.

« Tout vient de la main de l’homme »

« Tous les facteurs sont connectés et tout vient de la main de l’homme », précise Yunne-Jai Shin. Par exemple, l’accroissement phénoménal des espèces invasives (écrevisse de Floride dans les cours d’eau français, écureuil gris d’Amérique en Europe, frelons asiatiques…) trouve son origine dans l’intensification des flux mondiaux de transports de marchandises. Déplacées dans des écosystèmes auxquelles elles ne sont pas adaptées, elles transportent des éléments pathogènes et deviennent des prédateurs.

Les destructions des écosystèmes atteignent aujourd’hui un niveau tellement important qu’elles menacent les sociétés humaines : « La nature n’est pas uniquement une jolie chose, c’est ce qui nous permet de vivre, décrit Yunne-Jai Shin. C’est l’air qu’on respire, l’eau qu’on boit, ce sont des protections contre les événements climatiques extrêmes comme les grandes crues et les ouragans. La nature sous-tend les sociétés humaines. C’est un apport majeur de ce rapport. En Occident et dans les pays industrialisés, on l’oublie car nous sommes déconnectés de la nature. »

Philosophe de l’environnement, Virginie Maris fait partie des auteur·ice·s associé·e·s au rapport de l’IPBES. À ses yeux, l’une des contributions majeures du document porte sur les injustices environnementales, intrinsèquement liées aux enjeux de biodiversité : « La pauvreté produit une pression supplémentaire sur les milieux naturels, du fait du bois de chauffe, du braconnage, mais la dégradation des écosystèmes impactent davantage les plus pauvres. Car ils dépendent plus que les autres de l’agriculture vivrière, de cueillette, de chasse et de pêche, tous ces services gratuits que rend la nature, et bénéficient moins que d’autres des services technologiques et marchands qui peuvent s’y substituer. »

Comme lors des sessions de rédaction des rapports du GIEC, la finalisation du résumé pour les décideurs du document de l’IPBES a donné lieu à d’intenses batailles politiques sur le choix des mots. Car si ce sont bien des scientifiques qui valident les connaissances au cœur du rapport, les États en sont signataires. Leurs représentants regardent donc de très près la terminologie employée.

Ainsi dans les paragraphes alertant sur les pressions insoutenables exercées par la pêche sur les stocks de poissons, une première version du texte mettait en cause « l’exploitation des ressources ». La version retenue parle de « surexploitation », laissant ainsi penser qu’une exploitation durable est possible.

L’Indonésie et le Brésil se sont opposés à la mise en cause des monoplantations et des monocultures, pourtant bien moins capables de capter le CO2 que les forêts naturelles qu’elles remplacent. Autre exemple : les États-Unis ont bataillé contre la référence aux « inégalités de genre », formulation remplacée par la simple mention de la vulnérabilité des « femmes » à l’érosion de la diversité.

Surtout, la France et la Chine se sont entendues pour effacer toute mention aux « droits » des peuples autochtones, selon un auteur du rapport. La contribution de ces femmes et de ces hommes à la préservation des écosystèmes ainsi que leur plus grande vulnérabilité aux destructions en cours sont bien reconnues par le document officiel.

Les notions de « Terre mère », de « systèmes de vie », de « dons de la nature », « de vivre en harmonie avec la nature » figurent dans le rapport de l’IPBES, de façon bien plus explicite que dans l’accord de Paris sur le climat. Mais toujours bordées par la nécessité du « respect de la législation nationale ». La notion de « droits et intérêts » des peuples autochtones, présente dans une précédente version du texte, a disparu de la mouture finale. Figé dans sa vision républicaniste de l’universalisme, l’État français refuse toute reconnaissance de « droits communautaires », notamment en lien avec les enjeux et revendications des peuples autochtones de Guyane.

Toute la fin du résumé pour les décideurs est consacrée aux leviers d’action. En ce sens, le message des scientifiques n’est pas totalement désespéré. Il n’est pas trop tard pour agir. Mais cela ne peut passer que par des bouleversements des politiques économiques et des comportements sociaux actuels : arrêt de l’artificialisation massive des terres naturelles et agricoles, forte réduction de la consommation de protéines animales dans l’alimentation des pays riches, lutte réelle contre le gaspillage dans le système alimentaire (jusqu’à 60 % de la production mondiale des légumes, fruits et racines est jetée sans avoir été consommée).

Un constat scientifique sans appel est posé. Reste aux sociétés à bâtir les réponses politiques adaptées à cette situation de grand péril. Le compte à rebours est lancé !

Source : Mediapart
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