Recherche

31 octobre 2018

Police du Sud, un quotidien sous haute tension

A Vias, dans le département de l'Hérault, une quinzaine de policiers municipaux ont pour mission de veiller sur la population. Agressions, bagarres à la sortie des boîtes de nuit, vols, conduite sous l'emprise de l'alcool... les forces de l'ordre sont confrontées à des actes de délinquance parfois violents. Le 18 juillet 2018, trois agents de police avaient été blessés lors d'une course-poursuite qui avait débuté à Vias et s'était terminée à Sérignan.

29 octobre 2018

Délinquance dans les transports, la police mène la traque

Chaque jour, 13 millions de Français empruntent le bus, le métro ou les trains régionaux. Des trajets quotidiens qui ne sont pas sans risque : l'an dernier, le nombre d'agressions physiques dans les transports a augmenté de presque 7%. Pour rassurer les usagers et faire régner l'ordre, des brigades spécialisées sont en première ligne. Dans le collimateur de cette « police des transports », il y a avant tout les voleurs : plus d'1 vol sur 7 est commis à bord d'un bus, d'un train ou d'un métro. Pour dérober un peu d'argent ou un téléphone portable, certains malfaiteurs font preuve d'une violence inouïe

Pendant plusieurs mois, le documentaire a suivi des membres de la Brigade des réseaux franciliens (BRF), qui opèrent dans les transports en commun de la région parisienne. Ils pourchassent les voleurs à la tire, les « détrousseurs de l'aube » - qui s'attaquent aux personnes qui se sont endormies sur les quais - les frotteurs et autres délinquants sexuels. Pour les interpeller, les forces de police doivent constater un flagrant délit. Aussi recourent-elles fréquemment à l'important réseau de vidéosurveillances de la RATP.


Des unités spécialisées de la Brigade des Réseaux Franciliens ont été filmées dans leur mission de surveillance et lors d'interventions. La région parisienne concentre près de 65% des faits de délinquance commis dans les transports en commun du pays. Ces policiers interviennent sur les vols de téléphones portables, interpellent des pickpockets ou empêchent les tagueurs de vandaliser les rames de métro. En une seule nuit, ils sont capables de faire des millions d'euros de dégâts, mettant hors service des rames entières. Le groupe TAG spécialisé dans ce type d'affaire a été suivi.


28 octobre 2018

Dans les coulisses du Puy Du Fou

Le Puy du Fou s'est hissé, en moins de 25 ans, à des niveaux de popularité et de fréquentation digne des plus grands parcs d'attractions français. Comment ce parc de loisirs de l'Ouest de la France s'est-il imposé face à des géants mondiaux comme Disneyland ? De quelle façon, en coulisses, la population locale a-t-elle porté et soutenu le projet ? Comment sont conçus et organisés ces spectacles dignes des grandes productions américaines ? Par ailleurs, la France est également très riche en zoos. L'Hexagone en compte près de 200, soit à lui seul presque 10 % des parcs zoologiques du monde entier. Malgré la crise, les visiteurs sont toujours plus nombreux.

VIDEO 1 - VIDEO 2

26 octobre 2018

Nausicaá, plongée dans le plus grand aquarium d'Europe

Pour explorer les profondeurs marines, pas forcément besoin d'enfiler une combinaison de plongée....

A Boulogne-sur-Mer, dans les Hauts-de-France, le centre national de la mer Nausicaá vient de dévoiler le résultat de deux ans de travaux colossaux.

Quatre nouveaux aquariums ont été inaugurés dont un bassin monumental de 10 000 m3, soit l'équivalent de quatre piscines olympiques.

"Cette vitre fait 5 mètres de haut, 20 mètres du large et 38 centimètres d'épaisseur, c'est une prouesse technique qui est faite en Europe et donc qui nous permet de découvrir non pas un morceau d'aquarium, mais vraiment un morceau du mer", commente Philippe Vallette, le directeur général de Nausicaá.

Pendant trois jours, notre reporter a enfilé le costume de soigneur à Nausicaa, qui inaugure ce vendredi à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) l’un des quatre plus grands bassins au monde.

Le centre national de la mer est ainsi devenu le premier aquarium d'Europe et le quatrième à l'échelle mondiale.

Un tunnel transparent de 18 mètres de long traverse le nouveau grand bassin pour admirer les raies Manta, les poissons multicolores et l'impressionnant requin-marteau.

Au total, 60 000 animaux cohabitent dans cette mer miniature et d'autres pensionnaires sont déjà prévus. Le centre aquatique devrait accueillir des morses et des manchots d'Afrique du Sud dans quelques mois.

25 octobre 2018

Au coeur de Marineland : la magie des océans

Une découverte des coulisses du Marine-land d'Antibes, le plus grand parc d'animaux marins d'Europe. Une année charnière pour les équipes du parc, qui a rouvert ses portes après la tempête qui a tout ravagé en octobre 2015. Pour la première fois en 45 ans, le parc a dû fermer, avec la crainte de ne plus jamais ouvrir. Après six mois de travaux, le Marine-land a pu accueillir de nouveaux visiteurs, mais la préparation de l'été a pris du retard. Des équipes ont suivi le travail des soigneurs, dresseurs ou encore vétérinaires pour préparer au mieux l'arrivée de milliers de vacanciers par jour pendant la haute saison. Au milieu des requins, des tortues, des manchots, des otaries, des dauphins et des orques, en coulisses, les préparatifs ne sont pas si simples même si en surface, la magie opère toujours. Productions Tony Comiti. Auteur : Guillaume Dumant.

24 octobre 2018

Fraudes et paradis fiscaux : où sont les milliards qui nous échappent ?

Au sommet de l'Etat, c'est désormais devenu une priorité : lutter contre la fraude fiscale. Il faut dire que l'ampleur du phénomène est gigantesque : qu'il s'agisse de petites combines ou d'évasion fiscale massive, la triche aux impôts coûte chaque année 60 milliards d'euros. Grandes fortunes, sportifs de haut niveau, mais aussi commerçants, homme d'affaires ou petits patrons, les tricheurs ne manquent pas et les façons de frauder sont nombreuses. Mais avec l'affaire Cahuzac et les scandales des banques UBS et HSBC, la donne a changé : la Suisse n'est plus le paradis fiscal rêvé, et les limiers de Bercy font désormais de la chasse aux fraudeurs leur objectif n°1.
VIDEO 1 - VIDEO 2

23 octobre 2018

FLASH - Il est déconseillé de mettre à jour Windows 10 vers la 1809 !

Selon de nombreuses sources et forums, la mise à jour version 1809 appelé October 2018 contient un bug critique qui supprimait à la volée vos fichiers personnels notamment les dossiers compressés obligeant Microsoft à retirer en urgence cette dernière. Même les ordinateurs de la marque HP avait des plantages à répétition avec cette version foireuse.

Un utilisateur ayant installé Windows 10 versions 1809 et ses nouveautés avant son retrait a découvert un problème lors de l'extraction de fichiers provenant d'une archive .ZIP. Après avoir soumis le bug sur le hub de commentaires il l'a partagé sur le forum Reddit. Si l'extraction d'une archive fonctionne bien, le souci vient de l'avertissement censé être affiché lorsqu'un fichier du même nom est déjà présent à l'emplacement de destination.

Un clic-droit sur une archive permet de lancer l'extraction de fichier via l'entrée "Extraire tout", l'utilisateur est ensuite invité à choisir un emplacement sur son ordinateur. Si un fichier de l'archive possède le même nom qu'un fichier présent dans le dossier de destination Windows 10 arrête habituellement la procédure pour demander à l'utilisateur s'il doit remplacer le fichier en "l'écrasant" ou s'il conserve le fichier d'origine.

Dans Windows 10 1809 cet avertissement ne s'affiche plus. Par défaut et d'après les tests réalisés sur une machine Windows 10 1809, les fichiers ne sont pas écrasés mais conservés. Windows 10 ne copie pas les fichiers et conserve celui d'origine, mais n'avertit pas l'utilisateur comme il devrait le faire. Pour éviter ce problème les utilisateurs peuvent se tourner vers une application tierce comme 7Zip qui est gratuit et libre.

Disparition de fichiers

Jusqu'ici ce sont des petits bugs qui gênent le fonctionnement. Plus grave toutefois, un bug signalé par certains utilisateurs sur Reddit ici ou par exemple et qui semble aléatoire. Dans certains cas le processus de mise à jour ne tient pas compte des fichiers contenus dans le dossier personnel "Documents" de Windows 10. Plus grave encore le processus automatique de sauvegarde censé garantir un retour à l'ancienne version ne met pas en mémoire non plus ces fichiers.

Cela signifie que si l'utilisateur n'a pas sauvegardé ses fichiers manuellement sur un disque séparé ou un autre support ou encore dans un autre emplacement du système, ils auront tout simplement disparu. Plusieurs témoignages vont dans ce sens mais certains constatent que cela arrive sur certaines machines et pas sur d'autres.

A vos sauvegardes et ne mettez pas à jour vers la 1809 et si vous en avez marre de Windows, passez à Linux et vous ne serez pas déçu.

Extraits repris sur CNET

22 octobre 2018

Sécu, allocs, chômage : comment Les fraudeurs abusent du système ?

La France propose de nombreuses aides sociales à ses citoyens. Mais certains n’hésitent pas à abuser du système en établissant, par exemple, de fausses déclarations sur l’honneur. D’autres profitent de leurs allocations chômage pour s’offrir du bon temps au lieu de chercher du travail. De leur côté, certains professionnels de santé connaissent les techniques pour frauder l’Assurance maladie. Enfin, des assurés profitent de leur mutuelle et des offres commerciales d’opticiens pour mettre en place des trafics de lunettes de soleil.
VIDEO 1 - VIDEO 2

20 octobre 2018

Fraudes et abus : enquete sur la France qui triche !


  • Travail au noir : les milliards dissimulés ! Sanctions accrues, contrôles plus ciblés, l'Etat déploie pourtant les grands moyens pour lutter contre les fraudeurs
  • Arrêts de travail abusifs : malades imaginaires, mais vraies dépenses ! Comment les entreprises font-elles pour distinguer les arrêts légitimes de ceux qui sont abusifs ?
  • Transports en commun : combien nous coûte la fraude ? Si les les fraudeurs rivalisent d'ingéniosité pour contourner la loi, les collectivités tentent, elles, depuis un an d'imposer un nouvel arsenal de mesures antifraudes.

VIDEO 1 - VIDEO 2

19 octobre 2018

Impôts : comment l'Etat gaspille notre pognon ?

Si des efforts sont régulièrement demandés aux contribuables, l'Etat, donne-t-il l'exemple ? Avec la fin annoncée des départements, la diminution du nombre de régions et la fermeture de sous-préfectures, la réforme territoriale - un gros chantier - pourrait permettre de réaliser d'importantes économies. Mais le projet se heurte à de nombreux blocages... Autre piste : les impôts locaux, qui ont fortement augmenté ces dernières années. Mais à quoi sert cet argent public ? Enfin, enquête au sommet des institutions républicaines, sur les dépenses de l'Assemblée nationale.

VIDEO 1 - VIDEO 2

18 octobre 2018

État des routes, 80 km/h, radars : enquête sur le vrai prix de notre sécurité routière

Accidents, routes en piteux état, radars,... Ce documentaire se penche sur la sécurité routière, en empruntant parfois des chemins inattendus et montre ainsi que la même signalisation, fabriquée par la même entreprise, peut coûter 27,89 € hors taxes dans un département, soit moins cher que le prix de revient, et 68,29 € quelques centaines de kilomètres plus loin ! Un écart que ne s’explique pas le directeur de l’entreprise, même si son avocat affirme plus tard, par courrier, que son client en est de sa poche à la suite d’une erreur...
  • Panneaux 80km/h : le coût de la réforme dépasse-t-il les bornes ? 
Depuis le 1er juillet dernier, c'est la réforme qui divise les Français : la limitation de vitesse qui passe de 90 à 80 km/h sur 400 000 kms de routes départementales. D'un côté, les partisans de la sécurité routière qui espèrent une baisse sensible du nombre d'accidents ; de l'autre, des automobilistes, surtout en milieu rural, qui y voient un frein à l'activité et même parfois un danger supplémentaire. Une chose est sûre : changer ou installer 20 000 panneaux, cela demande un sacré budget : au bas mot cinq millions d'euros, financés par nos impôts. Alors combien coûte réellement un panneau de signalisation et qui profite de ce marché tombé du ciel ? D'un département à l'autre, cette dépense est-elle bien maîtrisée, ou se peut-il que nos élus soient tombés dans le panneau… de prix gonflés ?
  • Sécurité routière : les radars sont-ils vraiment efficaces ? 
Depuis la limitation de vitesse à 80 km/h, les flashs n'ont jamais autant crépité sur les routes concernées : deux fois plus cet été que l'été dernier ! Et pourtant la route continue de tuer chaque année : 3 700 personnes ont perdu la vie et 77 000 ont été blessées en 2017. Alors les radars sont-ils vraiment placés aux endroits les plus dangereux ou bien à ceux qui rapportent le plus ? Ces « tirelires » qui ont rapporté un milliard l'an dernier auraient pourtant dû récolter beaucoup plus d'argent. Alors comment l'État s'y prend-il pour obliger les automobilistes en infraction à payer leurs amendes ?
  • Ponts, routes : budgets en baisse, danger au tournant ? 
À Gênes (Italie), l'effondrement d'un pont autoroutier, qui a fait 43 morts le 14 août dernier, est encore dans toutes les têtes. Un tel drame pourrait-il se produire en France ? Possible car la France n'investit plus assez dans son réseau routier et les conséquences sont désastreuses. Plus de 2 000 kms de voiries sont très dégradés, et 7% des ponts nécessiteraient des travaux urgents. Pour entretenir les routes nationales, l'État consacre 800 millions d'euros par an mais il en faudrait plus d'un milliard. De leur côté, communes et départements ont eux aussi de plus en plus de mal à entretenir leur million de kilomètres de routes, mettant en péril la vie économique de certains villages. Quels sont les risques pour les usagers de ces routes abîmées ? Comment sont contrôlés nos ouvrages d'art ? Comment les communes traquent-elles leurs nids de poule ? Accidentés de la route : comment les assurances indemnisent les victimes de la route ? L'an passé, huit millions de sinistres automobiles ont eu lieu sur nos routes. Si les accidents corporels ne comptent que pour 2% du total, ils représentent plus d'un tiers des indemnisations : six milliards d'euros ! Quand le drame survient, les victimes sont propulsées dans une grande incertitude financière, dans l'attente d'une indemnisation.
  • Expertises médicales, jurisprudence, comment les compagnies font-elles leurs calculs ? 
Sommes-nous tous égaux face à des entreprises qui doivent par ailleurs préserver leurs marges ? Et certaines sont-elles plus généreuses que d'autres ? Pour cette enquête, le document pénètre les coulisses d'un service hautement confidentiel, en charge des indemnisations corporelles dans une grande compagnie d'assurance.

16 octobre 2018

FLASH - Le grand flou de la réforme des retraites, un dossier explosif !

Le gouvernement a commencé à mettre sur la table les premières orientations de la réforme des retraites qu’il souhaite voir aboutir en 2025. Quel mécanisme exact pour le nouveau régime ? Quel sort pour les fonctionnaires, et pour les femmes ? Si les grands principes du futur système sont certes connus, de très nombreuses zones d’ombre perdurent. Tour d’horizon.

Enfin. Mercredi 10 octobre, après des mois de préambule – des discussions sans grandes avancées avec les syndicats et les organisations patronales –, le gouvernement a commencé à jouer cartes sur table concernant l’une des réformes qui impactera le plus de Français, celle des retraites. Plus de 16 millions de personnes touchent aujourd’hui une pension.

C’est Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire responsable du dossier, qui en a exposé les grands principes, au cours d’une réunion multilatérale organisée au ministère des solidarités et de la santé. Si l’on en croit la communication de l’exécutif, il s’agit de faire « plus simple », « plus égalitaire » et « plus transparent ». Mais le dossier recèle nombre de sujets explosifs, loin d’être consensuels, susceptibles de bouleverser de fond en comble le système.

Pendant la campagne présidentielle, le candidat Emmanuel Macron avait fait de la réforme des retraites un de ses thèmes phares. Sur le papier, l’idée est limpide : créer « un système universel des retraites où un euro cotisé donne les mêmes droits, quel que soit le moment où il a été versé, quel que soit le statut de celui qui a cotisé ». Idée réaffirmée et justifiée le 15 avril, lors de l’interview présidentielle sur Mediapart et BFM TV. « Ce que nous allons revisiter, c’est l’injustice du système de retraite dans lequel nous vivons qui fait que nous avons près d’une quarantaine de systèmes de retraite qui cohabitent qui sont le fruit d’une sédimentation du passé », avait-il affirmé, se donnant dix ans pour inventer « un système beaucoup plus transparent » et « équitable ».

Bien décidé à faire de la « pédagogie », Jean-Paul Delevoye se multiplie sur les plateaux pour expliquer les grands principes du bouleversement en cours. Pour accompagner la réflexion, le gouvernement a lancé depuis plusieurs semaines une consultation sur Internet, et organise jusqu’au 23 octobre huit ateliers participatifs sur le sujet, de Montreuil à Toulouse (Mediapart assistera bientôt à l’un d’entre eux).

L’exécutif le sait, il a de la dynamite entre les mains. Quels que soient ses choix, il y aura des gagnants et des perdants, et ces derniers pourraient décider de se faire entendre : la dernière plus grosse manifestation sociale en date a eu lieu le 7 septembre 2010, où plus d’un million de personnes (entre 800 000 et deux millions à Paris) ont défilé contre l’allongement de l’âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans. Pour l’heure, seules les grandes lignes de la réforme ont donc été dévoilées, et le plus grand flou demeure sur ses contours exacts. Un nombre incalculable de paramètres restent à trancher, du point le plus obscurément technique au thème éminemment politique.

Un système « universel », mais pas le même pour tous

Il le répète sur tous les tons. « Ce n’est pas une réforme, mais la mise en place d’un système universel », assure le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye. Il répète également le fondement de la réflexion gouvernementale : « Mêmes carrières, mêmes revenus, mêmes cotisations, mêmes retraites. » Car, assure-t-il, les Français auraient « soif d’équité et d’universalité ».

C’est vrai, l’âge officiel de départ à la retraite n’est pas touché, et le principe de la retraite par répartition, où les travailleurs actifs financent les retraites des générations précédentes, n’est pas modifié. Pourtant, les évolutions en cours sont bien une refonte de fond en comble du système.

Fini les annuités et les trimestres cotisés, le futur système fonctionnera par points, où un euro cotisé donnera accès aux mêmes droits pour tous. Chaque jour travaillé rapportera des droits à retraite, et pour le gouvernement, c’est une avancée : dans le système actuel, quand un actif gagne trop peu certains mois, il ne peut pas obtenir l’équivalent d’un trimestre cotisé, et « perd » donc ses heures cotisées. C’est ce qui permet au gouvernement d’assurer que « les points compensent “les carrières heurtées”».

À l’inverse, les syndicats s’alarment d’une baisse mécanique des droits à la retraite pour l’immense majorité des actifs. Jusqu’à présent, le calcul du montant des pensions est en effet effectué à partir de 25 meilleures années dans le privé, et des 6 derniers mois pour les agents publics. Le système des points implique que chaque année travaillée, même à un tout petit salaire, comptera.

« La majorité des citoyens n’est pas dupe des risques de baisse des pensions pour toutes et tous », assure la CGT, quand le leader de FO Pascal Pavageau répète sur tous les tons sa punchline : « La retraite à points, c’est le travail sans fin ; la retraite par points, c’est la retraite en moins. » De son côté, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, est plus optimiste, saluant une réforme « qualitative, et non punitive ».

Le gouvernement promet aussi des mécanismes protégeant les Français ayant travaillé de façon précaire toute leur vie, en garantissant un niveau minimum de retraite. À quel niveau ? Mystère. Il est peu probable que la CFDT, qui réclame « au moins 100 % du Smic pour ceux qui ont cotisé toute leur vie », soit entendue. Aujourd’hui, le minimum vieillesse, versé à plus de 550 000 Français, est à 833 euros mensuels, et devrait être revalorisé jusqu’à 903 euros d’ici début 2020. Rien ne dit que ces niveaux évolueront.

Le futur système est censé englober les 42 régimes coexistant aujourd’hui : base, complémentaire, fonctionnaires, privé, « régimes spéciaux ». Sans que l’on sache ce qu’il adviendra des dizaines de milliards d’euros de réserves financières accumulées par certains d’entre eux. Alors qu’aujourd’hui, le régime de base est financé par des cotisations sur les revenus perçus jusqu’à 3 300 euros par mois (les cotisations sur les salaires supérieurs sont prises en charge par le régime complémentaire), l’assiette de cotisation sera triplée.

Le nouveau régime devrait donc concerner environ 90 % des actifs. C’est du moins ce que dit le gouvernement. Pourtant, les indépendants devraient être traités à part. En effet, aujourd’hui, ils cotisent en moyenne environ 15 % de leurs revenus net pour avoir le droit à la retraite. C’est beaucoup moins que les salariés classiques, dont environ 28 % du salaire brut est consacré à la retraite (mais cette cotisation est partagée entre l’employeur et le salarié). Pour ne pas se retrouver subitement étranglés par une hausse de cotisation, les indépendants devraient donc bénéficier d’un régime adapté, qui leur permettra aux de continuer à cotiser moins… mais donc, de récolter moins de points.

« Nous voulons un système universel et non uniforme », a indiqué Frédéric Sève, en charge des retraites à la CFDT, le syndicat le plus en accord avec le système par points. « Certains avantages peuvent continuer à exister, mais il faut juste s’assurer qu’ils ne soient pas financés par la collectivité », dit-il. Ce qui impliquerait que les entreprises ou les secteurs souhaitant améliorer le système général financent eux-mêmes leur caisse spécifique…

Retraite par points, deux options possibles

Qu’est-ce qu’un système de retraite par points ? C’est une bonne question, car il y a en fait deux possibilités. Dans le premier cas, un actif qui cotise accumule chaque année un certain nombre de points. Lorsqu’il part à la retraite, ce total est converti en pension, calculée suivant une valeur (en euros) de point. Et cette valeur peut évoluer dans le temps, impactant automatiquement les montants des pensions. Les régimes complémentaires français fonctionnent déjà sur ce modèle.

Mais, comme il l’avait laissé entendre durant la campagne présidentielle, il semble qu’Emmanuel Macron ait un autre modèle en tête, le système « des comptes notionnels », appliqué en Italie et en Suède. Dans ce système, chaque actif dispose d’un compte virtuel, sur lequel est versé l’ensemble de ses cotisations. Ce capital « virtuel » accumulé sera transformé en pension de retraite, grâce à un coefficient de conversion qui prend en compte deux facteurs : l’âge de départ à la retraite, mais aussi l’espérance de vie de chaque génération au moment du départ. Le montant accumulé, divisé par le coefficient donne le montant annuel de la pension qui sera versée. Ce système permet, en faisant varier le coefficient, de modifier de fait le montant des retraites versées, génération après génération d’actifs sur le départ.

Un calendrier incertain

On ne sait pas encore vraiment quand et comment sera mis en place le nouveau système. À court terme, d’abord, l’incertitude perdure, et le calendrier devient élastique. Dans un premier temps, il avait été annoncé que la concertation s’arrêterait en décembre, que les orientations définitives seraient arrêtées début 2019, pour un projet de loi discuté au Parlement avant l’été. Le chef de l’État avait annoncé vouloir voir le texte « voté au premier semestre ». Il ne le sera pas.

Jean-Paul Delevoye a indiqué mercredi que la concertation serait prolongée jusqu’au mois de mars, ce qui « nous amène déjà en avril-mai » pour que les arbitrages finals soient connus. Il est vrai qu’imaginer une fusion harmonieuse de tous les régimes a de quoi occasionner de sérieuses migraines pour ceux qui seront chargés de l’inventer.

L’exécutif a aussi sans doute vu venir le risque politique. La CGT et FO, soutenues par les partis de gauche, espèrent faire de leur opposition à la réforme un marqueur fort. Jean-Luc Mélenchon a même promis d’en faire « la mère de toutes les batailles ». En ligne de mire, les élections européennes, qui auront lieu le 26 mai. Le pouvoir pourra juger plus sage de ne pas faire de la réforme l’enjeu principal de ce scrutin.

Une fois sur ses rails, normalement en 2025, le nouveau système ne concernera pas les actifs qui seront à moins de cinq ans de l’âge de départ lors de l’adoption de la loi. Les autres devraient basculer immédiatement dans le nouveau système. Comment ? Plusieurs possibilités : soit leurs droits déjà acquis seront convertis en points, et le montant de cette première partie de retraite pourra alors évoluer, en fonction de la valeur du point ou du coefficient de conversion, soit le montant de pension correspondant aux droits déjà acquis sera calculé et figé. Jean-Paul Delevoye favorise cette option et assure que les droits déjà acquis seront « garantis à 100 % ».

L’âge minimal de départ ne bouge pas… officiellement

Jean-Paul Delevoye le dit et le redit : l’âge de départ à la retraite restera à 62 ans. Et pas question de le supprimer, « pour protéger contre eux-mêmes » les assurés qui souhaiteraient partir tôt, avec une trop faible pension. Le haut-commissaire ne souhaite pas commenter une nouvelle disposition qui pourrait pourtant être intégrée à la réforme, et qui retarderait de fait le départ à la retraite.

Il s’agirait d’une deuxième borne, un « âge pivot » peut-être à 63 ou 64 ans, jugée utile pour assurer l’équilibre financier du système. Cet âge pivot (proche du système actuel, qui offre un taux plein à seulement 67 ans) serait celui auquel les salariés qui ont une carrière complète pourraient toucher un taux plein. Partir avant impliquerait de subir une décote temporaire, de 5 à 10 %, et travailler au-delà offrirait un bonus.

C’est exactement le système d’ores et déjà validé pour le régime complémentaire, l’Agirc-Arrco, en déficit ces dernières années. Dès janvier, partir à la retraite l’année où le taux plein est disponible causera une décote de 10 % pendant trois ans de sa retraite complémentaire, et rester plus longtemps permettra de toucher 10 % à 30 % de surcote.

Selon Les Échos, le patronat a plaidé pour un âge pivot à 64 ou 65 ans, et le gouvernement penche plutôt pour 63 ans. Le sujet est en suspens, mais l’exécutif n’aura d’ailleurs peut-être pas besoin de le trancher. En effet, si la solution du coefficient de conversion est retenue, il n’y aura pas besoin d’âge pivot pour retarder le départ à la retraite, il suffira de jouer sur le niveau du coefficient, et laisser aux actifs le choix de leur âge de départ, compte tenu des pensions espérées.

Les femmes pas mieux protégées ?

Elles sont les principales perdantes du système d’aujourd’hui, mais il est encore difficile de déterminer si le futur système leur garantira un meilleur sort. Aujourd’hui, les femmes touchent en moyenne 1 065 euros brut de retraite, contre 1 739 euros pour les hommes. C’est 38,8 % de moins. Même si l’écart se réduit année après année (l’écart était de 45,8 % en 2004), la situation n’évolue que très lentement. Les femmes sont pénalisées par des carrières hachées, un plus fort taux de précarité et un niveau de salaire plus bas.

L’évolution du sort des femmes avait déjà fortement inquiété en juillet, lorsque la ministre de la santé Agnès Buzyn avait eu une phrase maladroite, laissant entendre que les pensions de réversion pourraient ne plus être versées. 4,4 millions de ces pensions, où le conjoint touche une part de la retraite de conjoint décédé, sont versées chaque année, et à 89 % à des femmes).

Les pensions de réversion seront maintenues, garantit le gouvernement, et seront même plus justes une fois la réforme avalisée. Car aujourd’hui, une grande inégalité existe, les conditions variant fortement dans les quarante-deux régimes. Le taux de réversion varie de 50 % à 60 %, et la pension peut être versée à partir de 55 ans ou de 65 ans. Parfois, il existe des conditions de durée de mariage et de non-remariage, et des seuils de ressource. Mais en vérité, nul ne peut dire aujourd’hui sous quelle forme sera effectuée l’harmonisation de ces pensions de réversion.

Par ailleurs, le nouveau régime sera « plus solidaire que les annuités », a promis Jean-Paul Delevoye, et permettra « peut-être d'embarquer de nouvelles solidarités ». Sans que l’on soit sûr que les inégalités de pension pour les femmes seront compensées. Par exemple, on sait déjà que des points bonus seront accordés pour chaque enfant, dès le premier, pour les deux parents. Aujourd’hui, ce sont les mères qui bénéficient de trimestres gratuits dès le premier enfant (cela représente en moyenne 10 % de leur pension), alors que les deux parents ont droit à une bonification de leur pension à partir de trois enfants.

L’immense problème des primes des fonctionnaires

On l’a vu, le système de calcul spécifique du montant des retraites pour les fonctionnaires va disparaître. Au lieu d’être calculé sur les six derniers mois de carrière, le niveau de pension prendra en compte l’intégralité de la carrière. Difficile d’envisager que ce nouveau système ne pénalisera pas les agents de la fonction publique – qui ne touchent pas actuellement une meilleure retraite que les salariés du privé, contrairement à de nombreuses idées reçues.

Pour compenser, Jean-Paul Delevoye a promis d’intégrer dans le calcul les primes qu’ils touchent durant leur carrière, et qui sont conséquentes : 22 % de leur rémunération en moyenne, et 30 % en pour les fonctionnaires de catégorie A (qui représentent plus d’un tiers des fonctionnaires). Pour les agents de l’encadrement supérieur, le taux monte même à 46 %. Le changement serait de taille, puisque aujourd’hui, elles ne sont prises en compte que pour une toute petite partie (le régime additionnel de la fonction publique). Mais cette solution n’en est pas vraiment une, car elle apporte immédiatement de gros soucis d’équité. Le niveau des primes est en effet très variable selon les catégories d’agent : les enseignants n’en touchent quasiment pas.

Les profs seront-ils les grands perdants de la réforme ? Jean-Paul Delevoye a précisé mercredi qu’« une concertation aura lieu sur les conséquences à tirer de la réforme en termes d’évolution des carrières et des rémunérations », ouvrant la porte à un big bang du système de rémunération, à mener avant 2025, date à laquelle devrait démarrer le nouveau système de retraite.

Autre question : si les primes sont intégrées pour le calcul des retraites, faudra-t-il leur appliquer les cotisations chômage, qui les épargne pour le moment ? Si c’est le cas, cela aboutirait à une perte nette de salaire pour de très nombreux fonctionnaires.

Les retraites anticipées, oubliées des annonces

En 2017, 307 000 retraités au régime général touchaient 920 euros mensuels en moyenne dans le cadre des « retraites anticipées », accordées en 2003 aux assurés en carrière longue. Ces derniers ont commencé à travailler à 17 ans ou plus tôt et ont accumulé les trimestres requis.

Quel sera l’avenir de cette catégorie de population arrivant à l’âge de la retraite ? Les premières orientations du gouvernement oublient soigneusement ce point. La question est très sensible politiquement, et coûte cher au régime des retraites. D’autant qu’elle se double de celle des fonctionnaires en catégorie dite « active », qui peuvent partir dès 57 ans, car exposés à un risque particulier ou à des fatigues exceptionnelles : policiers et pompiers professionnels, infirmiers et sages-femmes, mais aussi charpentiers ou éboueurs…

Ces cas particuliers devraient être abordés dans la suite des concertations, et, promet le gouvernement aux Échos, le nouveau système permettra « de prendre en compte les spécificités de certaines situations (carrières longues, métiers pénibles ou dangereux, handicap...) dès lors qu’elles reposent sur des différences objectives ». Autrement dit, impossible de savoir quel sort leur sera réservé.

Porte ouverte pour la retraite par capitalisation ?

Le futur système devrait concerner tous les actifs dont les revenus sont placés sous les 10 000 euros mensuels. Jusqu’à cette semaine, ils cotiseront chaque mois pour engranger des points retraite. Mais qu’arrivera-t-il pour les quelque 300 000 assurés dont le revenu dépasse ce plafond ? Leur « supplément » de salaire sera-t-il perdu pour leur retraite ? Cela semble difficile à imaginer. Aujourd’hui, les revenus mensuels pris en compte par l’Agirc-Arrco dépassent 26 000 euros.

Il ne sera sans doute pas possible de mettre en place un régime complémentaire pour une part si mince de la population, car il ne serait pas rentable. Jean-Paul Delevoye a donc glissé que pour les plus gros salaires, un système complémentaire de retraite par capitalisation serait peut-être envisagé, et donc fatalement ouvert aux assurances et aux banques privées.

Comme Mediapart s’en inquiétait déjà ici, ce serait une première, le système très inégalitaire de la retraite par capitalisation ayant toujours été tabou en France. Or Emmanuel Macron a démontré à de multiples reprises qu’il attachait beaucoup d’importance à briser les tabous, et rien ne dit que la porte une fois ouverte, la capitalisation ne monte en puissance.

Pas de hausse des dépenses

Jean-Paul Delevoye l’assure, la réforme ne sera pas engagée « sous contrainte budgétaire ». Aux inquiétudes des syndicats, qui craignent de voir la valeur du point baisser irrémédiablement au fur et à mesure qu’augmentera le nombre de retraités par actif, le haut-commissaire promet qu’il ne fera pas d’économies en modifiant les paramètres de cotisations ou de pensions versées.

Il faudra néanmoins « respecter les trajectoires des dépenses publiques », et ne pas créer de déficit trop important. Autant dire qu’il y a fort peu de chances que la réforme à venir ménage de nouveaux droits pour les assurés. Pourtant, aujourd’hui, la situation est plutôt sous contrôle. Le fonds de solidarité vieillesse reste déficitaire, mais hormis ce point, la Caisse nationale d’assurance vieillesse est excédentaire depuis 2016. Les réformes répétées de 1993, 2003, 2010 et 2014, qui ont fait baisser le niveau des pensions, ont fait sortir les comptes du rouge, à coup de recettes éprouvées et notamment l’allongement de l’âge de départ, et l’indexation des pensions sur l’inflation et non plus sur le niveau des salaires (plus avantageux).

Le gouvernement d’Édouard Philippe a déjà poursuivi dans cette voie, en décidant de ne revaloriser les pensions que de 0,3 % en 2019 et 2020, alors que l’inflation pourrait s’établir entre 1 et 2 %, voire plus. Les retraités perdront du pouvoir d’achat, ce qui devrait permettre d’assurer un équilibre au régime général. Et Jean-Paul Delevoye ne fait pas mystère des intentions du gouvernement, qui souhaite établir une « règle d’or » budgétaire, selon laquelle le régime ne doit pas perdre d’argent. Pour lui, pas question que les dépenses de retraite dépassent les 14 % du produit intérieur brut (PIB), leur niveau de 2016. Voilà les Français avertis. Une crise sociale majeure n'est pas à exclure !

Source : Mediapart
https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/retraites-la-reforme-explosive-1107916.html

15 octobre 2018

FLASH - 12 signes nous mettent en garde que la prochaine crise économique mondiale majeure pourrait être imminente !


Cela faisait très longtemps qu’on avait pas vu autant de dangers sur l’économie mondiale. Les analystes tirent la sonnette d’alarme sur le risque de défaut des Junk Bonds (obligations pourries: les plus risquées), sur les gros fonds spéculatifs(smart money) qui sortent des marchés actions à un rythme hallucinant, sur les taux hypothécaires qui montent en flèche, ainsi que sur l’Europe qui est déjà confrontée à un véritable désastre financier. Bien entendu, très peu de gens dans la population s’attendent à ce qu’une énorme crise financière éclate actuellement, mais en réalité, nous n’en n’avons jamais été aussi proche depuis 2008. Depuis la dernière crise financière, nos problèmes de dette à long terme n’ont jamais cessé de croître et nombreux sont ceux qui pensent que la prochaine crise sera bien pire que celle que nous avons connue il y a dix ans.

Alors oui les choses vont mal actuellement mais à quel point ?

La prochaine crise économique mondiale majeure pourrait être imminente ! ci-dessous, 12 faits l’attestent !!

# 1 Les gros fonds spéculatifs sortent des marchés actions à un rythme que nous n’avions pas vu depuis la crise financière de 2008.

# 2 Moody’s vient d’avertir qu’une «vague particulièrement importante» de défauts se profilait sur le marché des Junk Bonds (obligations pourries: les plus risquées). Et comme je l’ai déjà expliqué à maintes reprises, les obligations pourries servent de signaux d’alerte prévenant de l’arrivée d’une crise financière majeure.

# 3 La Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), l’organisme américain de garantie des dépôts bancaires, a publié une liste de «banques à problèmes» ou d’institutions financières à risques où leurs actifs ont plus que triplé au cours du premier trimestre de 2018. Cela signifie que certaines très grandes banques sont maintenant officiellement en «zone dangereuse».

Jim Rogers: « Nous sommes à la veille du pire krach boursier qu’on n’ait jamais connu » Egon Von Greyerz: « Croyez moi si vous le voulez, mais un krach gigantesque est imminent. »

# 4 Les obligations du Trésor américain ont vécu leur pire début d’année depuis la Grande Dépression.

# 5 Les taux d’intérêt hypothécaires ont atteint leur plus haut niveau depuis sept ans, et ils n’ont jamais augmenté aussi rapidement en près de 50 ans. A l’avenir, cette situation sera absolument dévastatrice pour les secteurs de l’immobilier et du logement aux Etats-Unis.

# 6 Les défauts de paiement dans le secteur du commerce de détail ont atteint un sommet historique en 2018.

# 7 Au rythme actuel, l’Amérique connait la pire année en termes de fermetures de commerces de détail.

# 8 Les deux plus grandes économies au monde s’apprêtent à déclencher une guerre commerciale internationale.

# 9 La 9ème plus importante économie au monde, l’Italie, est au milieu d’une nouvelle crise financière. En fait, cette crise semble être bien pire que prévue, et certains craignent que cela puisse s’étendre à d’autres régions de la zone euro.

Charles Gave: Les dettes ne seront jamais remboursées et le système bancaire italien est en faillite ! Charles Gave: La fin de la zone euro est inéluctable…et imminente !

# 10 Les actions des banques italiennes se sont fortement effondrées cette semaine.

# 11 Le rendement des emprunts d’Etat italiens à deux ans n’ont jamais été aussi élevés depuis la crise de 2014.

# 12 Le géant bancaire allemand Deutsche Bank vient d’annoncer qu’il va à nouveau supprimer 7 000 emplois alors qu’il “cherche à tourner la page sur des années de pertes”. Ceux d’entre vous qui ont suivi mon travail depuis longtemps savent que j’ai beaucoup publié sur la Deutsche Bank, et croyez-moi, c’est vraiment incroyable qu’elle ait pu survivre aussi longtemps. Si la Deutsche Bank s’effondre en 2018, alors nous assisterons à une “Lehman Brothers” à l’échelle planétaire.

Les médias mainstream aux États-Unis ignorent quasiment complètement ce qui se passe actuellement en Europe, mais je pense que ce qui s’y déroule est vraiment clé pour la suite des événements.

Greyerz : “Je m’attends à une chute du marché boursier d’au moins 90%, comme après 1929”

L’Italie est un problème financier majeur qui a véritablement besoin d’être assaini et l’Europe ne sera pas en mesure de gérer un effondrement financier complet et total de l’Italie. Si vous vous souvenez, l’Europe n’arrivait déjà pas à gérer ce qui s’est passé en Grèce, or l’économie italienne représente plusieurs fois la taille de la Grèce. Je vous laisse imaginer l’ampleur du problème.

Ils ont essayé de gagner du temps en reculant l’inéluctable crise qui se profile mais cette fois-ci, on arrive au point où elle ne peut plus être évitée.

Et une fois que la crise aura éclaté en europe, l’Amérique sera elle aussi sévèrement impactée. Le système financier mondial n’a jamais été aussi interconnecté qu’aujourd’hui, et actuellement, nous sommes encore plus vulnérables que nous ne l’étions juste avant la crise de 2008.

Peu importe qui est à la Maison Blanche, qui est au Congrès ou qui dirige la Réserve fédérale le jour où cette crise se matérialisera.

Lorsque cette gigantesque bulle d’endettement éclatera, personne ne pourra rien faire pour l’arrêter.

Les banques centrales mondiales ont été en mesure de gagner quelques années achetées à crédit en étant intervenues comme jamais de toute l’histoire de l’humanité, mais maintenant elles sont presque à court de munitions et les événements commencent à s’aggraver à un rythme effrayant.

On verra si elles seront en mesure de tirer un nouveau lapin du chapeau en 2018, mais je ne compterais pas dessus…

BusinessBourse vous informe

Nous sommes à la veille d’un tournant majeur dans l’économie mondiale. Pour les très rares personnes qui ont des actifs à protéger, le moment est venu de sortir des bulles d’actifs, comme je le recommande depuis longtemps. Il est également temps de détenir de l’or et de l’argent physique comme assurance pour son patrimoine. Les métaux précieux atteindront des niveaux sans précédents, voire non envisageables aujourd’hui avec l’hyperinflation.

Pour ceux qui pensent avoir peu de moyens, rappelez-vous que vous pourriez acheter 1 gramme d’or par mois, ou plus, ce qui coûte aujourd’hui 43 $. Au fil du temps, cela vous permettra d’accumuler un important pécule.

Goldbroker propose une solution simple et sûre pour acheter de l’or physique et parer à la criseGoldBroker, pour un stockage sécurisé en nom propre hors du système bancaire de vos métaux précieux.

Source : BB

14 octobre 2018

Les CRS a l'epreuve de tous les dangers

En France, les CRS sont plus de 10 000. Mais que sait-on vraiment de ces policiers de choc ? Ce document propose de faire découvrir les coulisses d'un métier très éprouvant. Pendant plusieurs mois, les équipes de l'émission ont pu suivre les Compagnies Républicaines de Sécurité, les fameuses CRS, au plus près. Ces policiers surentraînés, rompus aux techniques de combat de rue, doivent souvent gérer des situations imprévisibles. Maintien de l'ordre face aux manifestants, interventions au coeur des cités sensibles, traque des délinquants de la route : au cours de leurs missions, le danger peut venir à n'importe quel moment et de n'importe où.

https://rutube.ru/video/2fb064ccebd1d8abd88a5a05cfbdf38a/
VIDEO 1 - VIDEO 2

12 octobre 2018

Trafiquants, chauffards : gendarmes de choc sur les routes du Nord

Dans le Nord, une unité d'élite a été déployée pour lutter contre la délinquance routière : le Groupe motorisé de surveillance et d'intervention. Ses équipes circulent en voitures banalisées. Le GMSI dispose de puissants véhicules permettant de traquer les chauffards, les voleurs et les trafiquants dont certains tentent de se réfugier en Belgique. Contrôles inopinés, courses-poursuites... le quotidien de ces gendarmes de choc a été suivi.

10 octobre 2018

A la conquête du Soleil

Depuis les années 1990, peu de satellites, hormis Solar Orbiter et Parker, sont partis à la rencontre du Soleil, cet astre mystérieux dont on tente de comprendre le fonctionnement. Le Soleil présente de multiples zones d'ombres, notamment sur les pouvoirs fascinants de son champ magnétique, et de ses éruptions inattendues. Ces dernières peuvent causer ici, sur Terre, des dommages considérables en perturbant les satellites de communication et de navigation. Pour tenter de percer les dernières énigmes du Soleil, la sonde solaire Parker partira de Cap Canaveral, aux États-Unis, fin 2018. Après plus de trois ans de voyage, elle atteindra notre étoile, à une distance incroyablement proche jamais tentée par les scientifiques.

8 octobre 2018

ITER, la fusion nucléaire nous sauvera-t-elle ?

D’ici 2050, les réserves de combustibles fossiles de la planète seront quasi épuisées alors que les besoins en énergie ne font qu’augmenter. Une solution : La fusion nucléaire - une source d’énergie à la fois puissante, propre et sure.

6 octobre 2018

Alcatraz, l'impossible évasion

En juin 1962, trois hommes sont parvenus à s'échapper d'Alcatraz, une célèbre prison fédérale de haute sécurité construite sur une île de la baie de San Francisco. Faussant compagnie à leurs geôliers sur un radeau de fortune, ils n'ont jamais été retrouvés. Se sont-ils noyés ? Ont-ils survécu ? Pour la première fois, ces questions vont trouver des éléments de réponse.

5 octobre 2018

14-18, les tunnels de guerre

Ces hommes ont vu la mort de près et l'on regardé droit dans les yeux. Ils ont vu des explosions, vu leurs camarades mourir d'asphyxie, ensevelis ou intoxiqués par les gaz. Avec ce qu'ils ont enduré, ils espèrent que leurs actions mettront définitivement un terme à la guerre.

Retour sur la vie difficile de ces hommes appartenant à des unités spéciales, dédiées aux explosions souterraines, qui ont agi avec héroïsme au cours de la Première Guerre mondiale...

4 octobre 2018

Interventions à hauts risques pour le Samu du Nord

Ils veillent sur une agglomération de plus de 300 000 habitants dans un des départements les plus denses et les plus industrialisés du pays : le Nord. Alors, les 27 médecins des urgences et du SMUR de Valenciennes sont en permanence sur la brèche : plus de 450 interventions par mois ! Dans les périodes les plus chargées, il leur arrive même de sauver une vie par jour. Il faut dire que dans ce secteur, le trafic automobile est très dense. Et avec les files de camions ininterrompues, les accidents sont malheureusement nombreux. 

Les secours font également face à un autre fléau : les accidents domestiques, notamment chez les jeunes enfants. Dès lors, chaque minute compte : c’est pourquoi les médecins du SMUR de Valenciennes sont équipés de puissants 4X4. Ils peuvent se rendre au plus vite dans les endroits les plus reculés pour, selon leur expression, « amener l’hôpital au plus près des victimes ». Enfin, vous découvrirez que les secours ne connaissent pas de frontières. Dans les situations les plus graves, il leur arrive même d’intervenir jusqu’en Belgique...

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...