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28 janvier 2019

Soldes : tromperies sous l'étiquette

Avec la crise, les Français sont devenus accros aux rabais. En témoigne le succès des dernières soldes : 80 % des Français y ont participé et plus de 70% des commerçants s’estimaient satisfaits.Mais, pour faire venir les clients, tous les commerçant ont consenti à des rabais conséquents : -30 à -40% dès le départ, et très vite une deuxième démarque à -50, -70%. Car aujourd’hui, plus que jamais, les chaînes comme les commerçants indépendants ont bien compris que le meilleur argument de vente, c’est un gros taux de réduction.

24 janvier 2019

Gaspillage alimentaire : à qui profite le gâchis et le scandale qui continue alors qu'il existe des solutions !

SURCONSOMMATION - C'est un geste que nous faisons tous les jours sans y penser : jeter de la nourriture encore comestible. Chaque français en jetterait près de 30 kilos par an ! L'équivalent de près de 500 euros qui partent à la poubelle chaque année ! Sans compter que pour satisfaire nos envies de jolis fruits ou de jolis légumes, bien lisses, bien colorés, les producteurs se plient à des normes drastiques qui, elles aussi, engendrent des centaines de milliers de tonnes de gaspillage supplémentaire.

Nous chercherons à comprendre les raisons de cet énorme gâchis qui nous révolte tous. Pourquoi la réglementation sur la date limite de consommation reste aussi contraignante alors que de nombreux produits frais peuvent être consommés au-delà de ces limites ? L'obligation récente des grandes surfaces de ne plus jeter et " javelliser " leurs invendus est-elle efficace ? Des champs des producteurs aux rayons des grandes surfaces en passant par nos frigos, vous allez découvrir comment le gaspillage s'invite dans nos foyers et aussi comment parfois certains industriels n'hésitent pas à encourager ce gâchis pour augmenter leurs profits.

C'est un scandale quotidien. Nous le vivons chez nous. Le plus souvent, sans nous en rendre compte : nous gaspillons de la nourriture. Énormément de nourriture. Chaque année, 2,4 millions de tonnes d'aliments finissent dans nos poubelles. Cela représente près de 30 kg de nourriture jetée par chaque Français. De 400 à 1 000 euros par an ! Et le pire, c'est qu'une grande partie de ces aliments est encore emballée… Comment, aujourd'hui, chez nous, un tel gâchis alimentaire est-il possible ? Producteurs, distributeurs, consommateurs, qui sont les responsables ? Et surtout, comment faire pour améliorer les choses ?


14 janvier 2019

EXPLOSIF - Révélations sur un gaspillage industriel scandaleux, l'effet d'une bombe !

Prêt-à-porter : quand s'habiller rime avec gaspiller ! Chaque Français utilise en moyenne seulement 30% de sa garde-robe. Et pourtant nous continuons d'acheter des vêtements, encore et toujours, encouragés par l'industrie de la mode à bas prix. Les vieux vêtements qui encombrent nos armoires, nous les jetons. Chaque Français se débarrasse de 18 vêtements par an, quatre fois plus qu'il y a vingt ans ! En France, sur 600 000 tonnes de textiles mises sur le marché par an, un tiers seulement sera réutilisé ou recyclé. Tout le reste finit aux ordures ménagères pour être enfoui ou incinéré. C'est le moins visible des gaspillages, et pourtant l'un des plus massifs : celui de nos vêtements. Ainsi, l'industrie de la mode serait devenue la deuxième la plus polluante au monde ! Comment les consommateurs sont-ils devenus si accros à la mode ? Avec des t-shirt à 2,50 euros ou des collants qui filent tout de suite, la qualité de nos habits est-elle en forte baisse ? Est-ce volontaire ? Quels problèmes cela pose-t-il au recyclage ? Comment les marques de fast fashion à bas prix mais aussi celles de luxe alimentent-elles ce phénomène voire l'aggravent ? Combien de vêtements neufs et invendus sont-ils détruits pour des questions d'image ou de surstocks ? Face à tous ces scandales, quelles sont les alternatives vertueuses pour trouver des solutions

Alimentation : le vrai prix du grand gâchis ! Chaque année, 10 millions de tonnes de nourriture finissent à la poubelle en France. La moitié des produits jetés sont des fruits et légumes. Si les ménages sont à eux seuls responsables de 42% de ce gaspillage, la grande distribution elle, est à l'origine de 15% de ce gâchis alimentaire. Les causes en sont multiples : disqualification pour critères esthétiques, confusion entre DLC et DLUO, ou encore pertes lors de la transformation. Il y a aussi la responsabilité des consommateurs qui achètent trop, oublient et jettent des produits toujours emballés. Depuis 2016, pour limiter le gaspillage alimentaire des grandes surfaces, la loi Garot interdit de jeter ou de détruire des produits encore consommables et les grandes surfaces sont même incitées à offrir leurs invendus aux associations d'aide aux plus démunis, en échange d'une baisse de leurs impôts. Cette loi a fait naître de nouvelles entreprises qui gagnent beaucoup d'argent en aidant les grandes surfaces à optimiser leurs dons. Mais tous les hypermarchés acceptent ils de jouer le jeu ? Donnent-ils leurs invendus encore comestibles, ou bien continuent-ils à jeter discrètement leurs invendus ? Et, en bout de chaîne, que récupèrent vraiment les associations d'aide ? Ne deviendraient-elles pas les nouvelles poubelles, bien pratiques de nos grandes surfaces ? 

Produits neufs à la poubelle : révélations sur les pratiques d'Amazon ! Amazon, c'est une gigantesque machine à vendre, une formule 1 de la livraison, mais ses entrepôts cachent aussi une révoltante destruction massive de produits neufs. Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), l'un de ses plus petits sites en France, a envoyé 293 000 produits à la casse, presque tous neufs, en seulement 9 mois cette année ! Une pratique répandue dans tous les entrepôts français d'Amazon : machines à café, jouets, chaussures, smartphones, tablettes, livres, CD, lunettes, et même couches ! Pourquoi le géant américain envoie-t-il tous ces produits neufs à la benne ? Les équipes de Capital ont infiltré les coulisses du géant américain pour dévoiler l'un des secrets les mieux gardés du e-commerce. Elles ont pu filmer de l'intérieur cette mécanique de gâchis, organisée par la direction d'Amazon. Nous avons obtenu les listings de destruction, les chiffres officiels d'un entrepôt. Nous avons recueilli les témoignages de plusieurs anciens salariés chargés de cette mission très confidentielle au sein même de l'entreprise. Nous avons aussi remonté la filière des entreprises partenaires qui utilise la plateforme et qui sont contraintes pour des raisons économiques, imposées par Amazon, de détruire leurs invendus. Conséquence : des millions de produits qui ont traversé les mers, car souvent importée d'Asie, terminent en incinérateur ou enterrés dans des décharges d'enfouissement. Ce soir, vous allez découvrir la gigantesque absurdité économique, écologique et sociale mise en place par Amazon

CARTON ROUGELa destruction massive signée Amazon pas du tout écolo a fait le tour de la presse française suite à la diffusion du reportage mettant le Web en feu et en attendant, la surproduction explose et la planète morfle avec à la clef, l'épuisement total des ressources naturelles et réchauffement climatique. Amazon mérite le carton rouge pour pollution sauvage et destruction massive de produits fonctionnels tel que l'électroménager, high-tech, jouets,.... faisant déborder les bennes. Amazon préfère jeter que de stocker dans ses dépôts les invendus au détriment de l'environnement qui prend tout dans la gueule ! Pourquoi jeter alors que les produits, mêmes anciens, peuvent servir à tout le monde ? La France fait partie des pays gros pollueurs. En attendant, la pollution électronique explose en France avec un fort impact écologique. Une loi sera votée pour interdire toute destruction de produits neufs et fonctionnels.
Amazon préfère jeter une partie des produits invendus sur son site , plutôt que de continuer à les stocker, et ce, même s’ils sont neufs, en parfait état de marche ou avec de légers défauts." Alma Dufour, chargée de campagne aux Amis de la Terre
Faites comme eux sur Youtube, faites de la récup ! Vous ferez des économies et un geste pour la planète !

12 janvier 2019

FLASH - Quand la police n'hésite pas à tirer au flashball en pleine tronche !

VIOLENCES POLICIERES - C'est l'histoire d'une fille qui a pris un tir de flashball en plein visage qui a fait de gros dégâts. Les tirs de flashball en pleine tête sont de + en + fréquents et un grand nombre de personnes sont blessés parfois irréversiblement par cet arme mutilante qui met le peuple français en pétard et la police sous pression. CA VA PETER !

Lola, 19 ans, victime d’un tir de flashball au visage : « Rien ne justifiait cette violence ». En marge du déplacement du ministre Jean-Yves Le Drian à Biarritz, le 18 décembre, Lola Villabriga, une étudiante de 19 ans, a été victime d'une triple fracture de la mâchoire suite à un tir de flashball intervenu en fin de manifestation. Le préfet des Pyrénées-Atlantiques annonce à Mediapart qu’il a effectué un « signalement » au ministère de l’intérieur.

Une triple fracture de la mâchoire et une balafre de 40 points de suture sur la joue droite : Lola Villabriga porte deux plaques qu’elle devra conserver pendant de longs mois.

À 19 ans, elle symbolise cette nouvelle génération qui se politise à la faveur du mouvement des « gilets jaunes ». Une entrée en politique aussi soudaine que brutale : le mardi 18 décembre, à Biarritz, cette étudiante en école d’art a reçu un tir de lanceur de balle de défense (LBD, communément appelé flashball) en pleine tête, lors d’une manifestation organisée en marge du déplacement du ministre Jean-Yves Le Drian pour la préparation du G7.

« Rien ne justifiait cette violence, encore moins l’usage d’une arme de guerre », dénonce Lola Villabriga, qui en portera longtemps les stigmates. Sollicité par Mediapart, le préfet des Pyrénées-Atlantiques indique, sans plus de détail, qu’il a effectué un « signalement »au ministère de l’intérieur.

De fait, les images et les témoignages de manifestants peinent à justifier l’usage d’un flashball – de surcroît en tir tendu et en pleine tête – à la fin d’une manifestation sous contrôle.

Le 18 décembre, face à Jean-Yves Le Drian, dépêché au pied levé pour représenter Emmanuel Macron à une réunion de préparation du G7, quelques centaines de manifestants s’étaient donné rendez-vous place Clemenceau, dans le centre-ville.

Un cortège composite, rassemblant des gilets jaunes, des lycéens, mais aussi des militants altermondialistes du mouvement Bizi !, des syndicalistes, des antifascistes ou encore des indépendantistes basques, décidés à se faire entendre du ministre des affaires étrangères, qui présentait les grandes orientations de la diplomatie française devant cent cinquante ambassadeurs réunis au casino Bellevue.

Lola Villabriga s’est jointe à la manifestation en tant que citoyenne. Depuis l’automne, elle se politise et marche pour le climat, pour les droits des femmes ou contre les violences policières. « Je ne suis pas gilet jaune, c’est un mouvement large et je ne veux pas avoir de position ambiguë, mais je suis d’accord avec beaucoup de leurs revendications », ajoute-t-elle, lucide sur l’hétérogénéité de ce mouvement social d’un nouveau genre.

Après plusieurs tirs de gaz lacrymogène, consécutifs à une tentative de forcer un barrage de policiers, « on s’est très vite dispersé dans les petites rues », se souvient Lola Villabriga. La manifestation se prolonge alors en petits groupes dispersés, sans consigne ni meneur.

L’étudiante rejoint une quarantaine de personnes qui descendent vers le front de mer. « Il n’y avait pas de barrage policier. On a pu accéder à la grande plage. On n’était pas violents, on ne commettait aucune dégradation, on voulait juste se faire entendre de Le Drian », retrace-t-elle.

Quelques mètres plus loin, deux cordons de gendarmes mobiles bloquent finalement les protestataires, sans accrochage, comme en témoignent les vidéos disponibles sur les réseaux sociaux.

Lola est grande (1,75 m), elle ne porte pas de gilet jaune, n’a pas de cagoule, de casque ou de masque. Elle monte sur un banc pour filmer les forces de l’ordre, une petite caméra à la main. Marie, 19 ans aussi, l’accompagne : « Il y avait un décalage ridicule entre nous et les CRS, bien plus nombreux et prêts à tirer alors qu’il ne se passait rien. La situation était sous contrôle, la manifestation terminée. »

« D’un coup, j’ai entendu une détonation, j’ai vu Lola tomber du banc, du sang sur le visage », ajoute-t-elle. Les manifestants courent. L’étudiante vient de recevoir un tir de flashball, sans que personne explique ce qui a pu déclencher ce tir. Seule hypothèse possible, selon Marie : « Un peu avant, un mec a lancé une crotte de chien en direction des policiers, en criant : “Attention, grosse merde !” 20 secondes plus tard, j’ai entendu le tir de flashball. » Lola tente une autre explication : « Peut-être qu’ils ne voulaient pas que je filme. Ils m’ont tiré dessus en pleine tête, même pas dans les jambes. J’étais seule, en évidence sur mon banc. »

Aux urgences, le diagnostic des médecins est sans appel : triple fracture de la mâchoire avec perte de matière (45 jours d’ITT). Lola Villabriga a été opérée en urgence pour la pose de deux plaques, qu’elle devra garder de huit mois à un an et demi. Sa joue droite est désormais balafrée, à tout juste 19 ans.

Dans son malheur, l’étudiante parvient tout de même à relativiser : « J’ai de la chance, j’ai mes mains, mes yeux, je ne serai pas handicapée à vie… » Un sentiment que ne partage pas son père. Rencontré deux jours plus tôt, Frédéric Villabriga, 57 ans, employé chez Dassault, couve une colère profonde. La rage contenue d’un père qui ne s’est pas joint à la manifestation organisée en soutien de sa fille de peur de perdre son sang-froid. « Lola souffre beaucoup, elle est sous morphine. Elle se réveille plusieurs fois la nuit », souffle ce gaillard, économe en mots. « Le visage, pour une jeune fille… » ajoute-t-il, la mâchoire serrée.

Depuis, les marques de soutien se multiplient. Les gilets jaunes s’organisent pour récupérer vidéos et témoignages. La famille envisage de porter plainte, comme ce voisin de Bayonne, Antoine Boudinet, 26 ans, qui a eu la main arrachée par une grenade le 8 décembre. Les Villabriga ont aussi constitué une cagnotte « Leetchi », sur proposition d’inconnus qui voulaient effectuer des dons.

L’École supérieure d’art Pays basque (ESAPB), où Lola est étudiante, a rapidement fait part de sa « consternation et de sa révolte contre cette violence policière ». Les messages pleuvent sur les réseaux sociaux. « On découvre toute cette solidarité », salue Frédéric Villabriga, « touché » par ces initiatives.

Les autorités sont, elles, restées silencieuses. Les élus locaux de la majorité présidentielle n’ont pas sollicité la famille, dans la droite ligne de leurs représentants nationaux, qui détournent le regard des victimes manifestantes.

Le maire Modem de Biarritz, Michel Veunac, a bien rendu visite à Lola Villabriga, lors de son hospitalisation. Mais l’étudiante en garde un mauvais souvenir : « Il a haussé les épaules et m’a dit qu’il n’avait pas donné d’ordre pour que cela se passe comme ça. Il a de la chance que je ne pouvais pas parler, j’avais envie de hurler. Il n’a pas même eu un mot pour dire que c’est malheureux que quelque chose comme cela survienne en France. » L’étudiante ajoute : « Je me sens humiliée. C’est tellement injuste. Le gouvernement n’a aucun mot pour nous. » Conséquence, selon elle : « Cela génère de l’incompréhension. Je le vois autour de moi, la jeunesse est en train de se radicaliser. »

Si les manifestations de gilets jaunes se poursuivent, tous les regards sont aussi tournés vers la tenue du G7, fin août, dont les préparatifs agitent déjà la côte basque. Explosif, ce dossier a suscité de vifs débats au sein du conseil municipal de Biarritz, qui a voté à l’arraché la rénovation de l’hôtel du Palais, le palace qui doit accueillir l’événement, pour un coût total estimé à 85 millions d’euros.

Sur Internet, plusieurs appels à manifester circulent, mais les activistes spéculent sur l’importance du dispositif policier pour empêcher toute protestation. Lola Villabriga s’en inquiète : « Le tir dont j’ai été victime laisse imaginer ce qui se passera cet été… »

Source : Médiapart


09 janvier 2019

Le monde étrange des algorithmes

Nos vies sont touchées par des algorithmes tous les jours, mais la plupart des personnes ne sont pas conscients de leur impact extraordinaire sur nos vies quotidiennes. Les algorithmes peuvent guider une main de chirurgiens, construire des oeuvres d'art, ils contrôlent ce que nous lisons et les produits que nous achetons. Le professeur Marcus du Sautoy lève le voile sur les secrets des algorithmes...


L'arnaque des prix des carburants : petites magouilles et gros trafics

L'Etat perçoit environ 35 milliards d'euros de recettes via la TVA et la taxe sur les produits pétroliers comme le fuel domestique et les carburants. Vidéo très bien expliqué révélant les magouilles de l'Etat et les compagnies pétrolières comme Total et malheureusement, tout ce qu'il préconise à la fin de son exposé ne risque pas de se faire sachant que les marionnettes politiques sont aux mains de ces vautours pollueurs...

Le litre de gasoil atteint 2 euros dans certaines stations. Le prix de l’essence flambe, les Français sont fous de rage, et le réservoir de leur voiture est devenu un coffre-fort. Comment faire le plein lorsqu’on n’en a pas les moyens ? C’est la débrouille, plus ou moins légale.

Quelque 8 630 affaires de "filouterie" liées au vol d’essence ont été traitées l’an dernier par la justice. En ville, les ventes de boîtiers "Flex fuel" explosent. Pour quelques centaines d’euros, ce dispositif permet aux véhicules essence de rouler à l’éthanol, qui coûte environ 0,70 euro le litre. A la campagne, on fait en cachette le plein de "rouge", le fioul domestique, beaucoup moins cher car moins taxé. Même si c’est interdit !

Des professionnels de la rapine.

Plus malin : des hackers vendent sur Le Bon Coin des télécommandes qui permettent de pirater les pompes à essence. Ou comment discrètement remplir son réservoir pour zéro euro le litre. Ce sont aussi les professionnels de la rapine, ces voleurs qui la nuit siphonnent les poids lourds et engins de chantier. C’est devenu si fréquent que certains chauffeurs préfèrent laisser leur réservoir ouvert plutôt que de se le faire fracturer.

Mais il n’y a pas que les petites combines : le vol et trafic d’essence sont devenus si rentables que le crime organisé s’y est plongé. Aujourd’hui, en Italie, un plein sur dix vient du trafic de pétrole libyen. En Grèce, c’est 20% du carburant vendu dans les stations-service qui est illégal. Contrebande, pipe-lines percés et piratés ou détournement de navires remplis de carburant : les mafias ne reculent devant rien.

Au total, le marché noir de produits pétroliers pèse 120 milliards d’euros par an. Du voleur occasionnel aux gangs organisés et au trafic international de carburant, immersion dans ce liquide qui rend fou.

07 janvier 2019

CARTON ROUGE - Quand le sport met le feu aux poudres !

ANALYSE - Des incendies dans les rues, des vitrines brisées, magasins pillés, des voitures renversées et brûlés, des lampadaires renversés par des foules alcoolisées. Ce matin, au lendemain du triomphe du Super Bowl, Philadelphie s'est réveillée face à une ville en plein chaos et à cette question lancinante : qu'y a-t-il dans le sport qui pousse les supporters à se livrer à des émeutes ? Pourquoi les supporters se révoltent-ils après une victoire ?

Pourquoi les supporters sont-ils si passionnés par leurs équipes ? Que se passe-t-il dans leur cerveau après une victoire ou une défaite ? Quelles circonstances favorisent les émeutes ?

Depuis des années, psychologues et sociologues étudient ce phénomène de violence chez les supporters et ont trouvé des réponses intéressantes.

Les chercheurs attribuent les comportements violents à un mélange complexe de facteurs : l’identification intense des supporters à leur équipe, les changements de comportement lorsqu’ils se regroupent, et les fortes réactions psychologiques et physiologiques liées à la victoire ou à la défaite.

Les violences entre supporters sportifs se produisent partout dans le monde, mais les supporters américains présentent certaines particularités.

Contrairement au hooliganisme dans le football européen, où les supporters d'équipes adverses s'affrontent souvent physiquement, les émeutes de supporters aux États-Unis se limitent généralement au vandalisme, c'est-à-dire aux violences dirigées contre des objets inanimés, explique Jeffrey Lewis, sociologue à l'Université d'État de Kent, qui étudie ce phénomène depuis des décennies.

Les émeutes de supporters américains surviennent généralement après les finales de championnat ou les matchs éliminatoires à fort enjeu, précise Lewis, qui a compilé des statistiques sur les émeutes sportives des années 1960 et 1970.

Et lorsque des supporters américains se livrent à des émeutes, c'est presque toujours pour célébrer une victoire plutôt qu'une défaite.

Pourquoi les supporters sont-ils si passionnés par leurs équipes ?

« Nous sommes des êtres sociaux. Nous avons besoin d'appartenir à un groupe », explique Daniel Wann, professeur de psychologie à l'Université d'État de Murray.

Les individus se répartissent souvent en différentes catégories selon leur profession, leur origine ethnique, leur sexe ou d'autres facteurs.

Contrairement à la race ou au genre, sur lesquels on n'a aucun choix, le soutien aux équipes sportives s'apparente à une religion : il est choisi par soi-même, mais aussi fortement influencé par l'environnement, notamment la famille et les personnes avec lesquelles on grandit.

Ce sentiment d'appartenance qu'il procure peut souvent être bénéfique. Dans une série d'études menées auprès d'étudiants, Wann a constaté que les supporters qui s'identifient fortement à une équipe sont généralement moins susceptibles de se sentir seuls ou isolés, et qu'ils ont une meilleure estime d'eux-mêmes.

« Il suffit de penser à la façon dont nous interagissons les uns avec les autres lors des matchs – surtout les hommes – nous nous prenons dans les bras et nous nous touchons d'une manière que nous ne faisons généralement jamais », explique le psychologue social Edward Hirt. « Nous aspirons tous à faire partie de quelque chose qui nous dépasse. »

Que se passe-t-il dans le cerveau des supporters après une victoire ou une défaite ?

Du fait de cette forte identification, l'équipe devient une extension du supporter pour les plus fervents. Et cela peut avoir des effets profonds sur leur psychologie, voire leur physiologie.

Afin de mesurer cet effet, Hirt a mené une étude dans les années 1990 auprès de supporters de basketball universitaire.

Les supporters dont l'équipe a gagné étaient persuadés de pouvoir obtenir de bien meilleurs résultats à des tâches apparemment sans rapport avec la victoire, comme résoudre des anagrammes ou jouer aux fléchettes. Ceux dont l'équipe a perdu pensaient, quant à eux, que leurs performances seraient moins bonnes.

Ce phénomène s'observait même quant à l'attractivité perçue des supporters.

Lorsqu'on leur montrait la photo d'une personne attirante du sexe opposé et qu'on leur demandait d'évaluer leurs chances de sortir avec elle, les supporters dont l'équipe a perdu se montraient beaucoup plus pessimistes.

Cet effet se manifeste physiquement. Selon certaines études, le taux de testostérone des supporters augmente souvent après une victoire et diminue après une défaite. Une étude de 2013 a également révélé que les supporters des équipes perdantes ressentent une envie irrésistible de consommer davantage de graisses saturées et de sucres le lendemain d'une défaite, tandis que ceux des équipes gagnantes privilégient une alimentation plus saine.

Alors, d'où vient cette pulsion violente ?

La plupart s'accordent à dire que l'effet de foule y est pour beaucoup. De nombreuses études menées par des psychologues ont démontré que les individus se comportent souvent différemment au sein de grandes foules.

« Il y a la théorie de la contagion. On sait que les gens font des choses en groupe qu'ils ne feraient pas seuls. Ils se croient anonymes », explique Jason Lanter, professeur de psychologie à l'université de Kutztown, qui étudie les violences liées aux célébrations sportives depuis plus de dix ans.

« Les gens prennent de mauvaises décisions en groupe. »

Dans une foule, on perd souvent conscience de soi et on se sent en sécurité grâce au nombre. « Mais il y a aussi l'alcool (et les réseaux sociaux qui s'emballent), qui alimente ces comportements », ajoute Wann.

Les neuroscientifiques ont également constaté que lorsque les gens agissent en groupe, leur cortex préfrontal médian, responsable en partie de l'introspection, est moins actif.

Ce manque d'introspection semble permettre aux personnes en groupe d'agir différemment en temps normal, explique Mina Cikara, neuroscientifique à Harvard, qui s'empresse d'ajouter que le fait d'être en groupe peut aussi révéler le meilleur de nous-mêmes, nous incitant à faire des dons ou à accomplir des actes de bonté collectifs.

Lewis, le sociologue auteur d'un ouvrage de 2007 sur la violence des supporters, estime que les émeutes sont une façon pour les supporters de s'identifier à leur équipe et de participer à sa victoire. Il observe que les émeutiers sont presque toujours de jeunes hommes blancs, les femmes et les supporters plus âgés étant peu impliqués.

« Ils ne peuvent pas lancer un ballon de football américain à 55 mètres comme le quarterback, mais ils peuvent jeter une pierre à travers une vitrine ou arracher un lampadaire », explique Lewis. « Pour eux, cela devient une démonstration de force et d'habileté. »

D'autres pensent que la nature même du sport contribue à cette tendance à la violence.

« Assister à un événement sportif permet à la fois d'accumuler et de libérer cette "énergie destructrice" », affirment les auteurs d'un ouvrage universitaire de 2012 sur le sujet, intitulé Violence et agression dans les compétitions sportives.

« Pour une certaine catégorie d'amateurs de sport, le simple fait d'assister à des compétitions violentes ne suffit pas à ramener cette énergie à un niveau tolérable, et seuls les "actes agressifs" vécus personnellement permettent de soulager la tension accumulée avant, pendant et après un événement sportif palpitant », concluent les auteurs avant d'ajouter cette mise en garde : « Ou peut-être que certains amateurs de sport prennent simplement plaisir à blesser les gens et à tout péter. »

  • La France s'embrase après la victoire du PSG en Ligue des champions

La France a été le théâtre d'une nuit de chaos et de violences après la victoire historique du Paris Saint-Germain (PSG) en Ligue des champions de l'UEFA, alors que les célébrations se sont transformées en émeutes...

Les autorités françaises ont signalé de multiples incidents de vandalisme, des affrontements avec des policiers et des dommages aux biens publics et privés. Plusieurs personnes ont été blessées lors des troubles, tandis que les services d'urgence sont restés en état d'alerte maximale toute la nuit.

Deux personnes ont été tuées et plus de 500 ont été arrêtées France alors que les supporters du Paris Saint-Germain (PSG) célébraient la victoire du club en Ligue des champions. Un garçon de 17 ans a été tué dans la ville de Dax, après avoir été poignardé à la poitrine samedi soir, selon les médias locaux. Lors d'un autre incident, un homme de 23 ans conduisant un scooter dans le centre de Paris a été heurté par une voiture et est décédé, a confirmé le parquet de Paris, a rapporté la BBC.

Comment les célébrations du PSG sont-elles devenues violentes à Paris ?

Après la victoire historique du PSG contre l'Inter Milan, 5 – 0, de grandes foules ont allumé des fusées éclairantes et des feux d'artifice, endommagé des arrêts de bus et incendié des véhicules. Certaines célébrations sont devenues chaotiques, notamment à proximité des Champs-Élysées et du stade du PSG, le Parc des Princes, indique le rapport.

Le club a publié un communiqué affirmant que les actes de violence ne reflètent pas les valeurs du PSG ou de la majorité de ses supporters.

Le président français Emmanuel Macron a déclaré que la violence ne pouvait être justifiée et a promis que les responsables seraient punis. Malgré les troubles, le PSG a organisé dimanche un défilé de victoire à Paris, avec une forte présence policière et militaire. Environ 100 000 supporters se sont rassemblés alors que l'équipe défilait sur les Champs-Élysées dans un bus à toit ouvert.

Des centaines de blessés et d'arrestations à travers la France

Le ministère français de l'Intérieur a déclaré que les affrontements de dimanche matin avaient fait 192 blessés et qu'un total de 559 personnes avaient été arrêtées, dont 491 à Paris.

Vingt-deux policiers et sept pompiers figuraient parmi les blessés. Un policier a été grièvement blessé par un feu d'artifice et placé dans un coma médicalement provoqué. Macron a déclaré plus tard qu'un policier avait été amené d'une autre ville pour aider à la sécurité. Au total, 264 véhicules ont été incendiés.

La police parisienne a signalé que plusieurs magasins avaient été pillés lors des troubles, dont un Foot Locker près des Champs-Elysées. Environ 300 personnes ont été initialement arrêtées à proximité des lieux, selon BBC News.

Le rapport ajoute en outre que la police anti-émeute a utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour contrôler la foule et empêcher les gens d'atteindre l'Arc de Triomphe. Des affrontements ont également eu lieu sur le périphérique parisien et, selon la BBC, au moins deux voitures ont été incendiées près du Parc des Princes.

La police affirme que beaucoup d'entre eux n'étaient pas de vrais fans du PSG

Le chef de la police parisienne, Laurent Nuñez, a déclaré à la BBC que la violence était moindre que les années précédentes mais toujours préoccupante. Il a blâmé les groupes qui sont venus uniquement pour causer des problèmes, et non pour regarder le match. Il a ajouté que les vrais partisans ne doivent pas être confondus avec les vandales et les pillards.

Environ 5 400 policiers ont été déployés à Paris pour gérer les célébrations. Environ 300 personnes ont été arrêtées pour avoir provoqué des troubles ou porté des feux d'artifice, selon le rapport de la BBC. La police a déclaré que certains individus présents sur les Champs-Élysées avaient délibérément provoqué les policiers en lançant des feux d'artifice et d'autres objets.

Une famille blessée dans un accident de voiture à Grenoble

A l'extérieur de Paris, à Grenoble, une voiture a percuté un groupe de supporters du PSG, blessant quatre personnes de la même famille. Deux personnes ont été grièvement blessées. Le conducteur s'est ensuite rendu à la police et a été arrêté. Les enquêteurs estiment que l'accident n'était pas intentionnel, selon l'AFP, rapportée par BBC News.

Bien qu'il y ait eu des violences dans certains endroits, de nombreux fans ont célébré pacifiquement — en chantant, en dansant et en klaxonnant. La Tour Eiffel s'illuminait aux couleurs bleues et rouges du PSG. Le président Macron, supporter du club rival du PSG, Marseille, a félicité le PSG sur les réseaux sociaux et a ensuite accueilli l'équipe à l'Élysée.

Ces scènes ont provoqué la colère de l’extrême droite française. Marine Le Pen, triple candidate à la présidentielle, a écrit sur X que “ce n'est qu'en France que la victoire d'un club de football déclenche des émeutes”

“Ce n'est qu'en France que chacun se sent obligé de s'enfermer chez lui le soir d'une victoire pour éviter d'être confronté à la violence”, a-t-elle ajouté.

Nunez a déclaré qu'il existait un “système très robuste et très solide en place” pour lutter contre la violence.

“Notre responsabilité est de garantir à chacun une célébration festive, calme et totalement sécurisée”, a déclaré un porte-parole de la police.

06 janvier 2019

Mondialisation : Le travail, pourquoi ?

Brève critique sur la société travailliste actuelle. "Travailler plus pour gagner plus" est un slogan à la mode. Mieux encore, travailler est LA valeur primordiale de la société. On nous l'inculque depuis la naissance comme l'aboutissement de notre existence. Et pourtant, quand prenons nous la peine de vivre ? Faut-il perdre sa vie à la gagner ? Nous n'avons pas vraiment le choix, mais tentons de comprendre en quoi le système nous force à rester dans ce schéma aliénant et voyons les pistes pour nous sauver de cet enfer.