Le calme est revenu à la Grande Borne. La mafia locale exerce à nouveau un contrôle tranquille depuis les portes de ce vaste lotissement au sud de Paris, armes à la main, visages cachés.
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08 juillet 2023
AVERTISSEMENT - La France craint un nouvel embrasement !
Le calme est revenu à la Grande Borne. La mafia locale exerce à nouveau un contrôle tranquille depuis les portes de ce vaste lotissement au sud de Paris, armes à la main, visages cachés.
06 juillet 2023
AVERTISSEMENT - 4 personnes sur 10 redoutent une guerre civile en France face à la montée de l'islamisme et à l'effondrement de la cohésion sociale


01 juillet 2023
EXPLOSIF - Mutinerie de la police, désaccord entre les députés et multiplication des actes de violence : la France est au bord de l'anarchie totale et de la guerre civile !
LA FRANCE EN FEU - Transports suspendus, centres commerciaux fermés suite aux pillages comme Rosny 2 et Beau Sevran, attaques contre les écoles et bâtiments publics tel que les mairies et postes de police, tirs d'AK47, civils pris pour cible,.... Le pays revit les grandes émeutes de 2005 mais puissance 4 !
Confronté à des défis de toutes parts, Emmanuel Macron est sous pression pour déclarer l'état d'urgence pour mettre fin aux émeutes voire l'état de siège si les émeutiers sortaient les armes à feu et se mettent à tirer sur les forces de l'ordre.
Des acclamations ont éclaté lorsqu'une voiture de sport noire a percuté une succursale de Lidl dans la banlieue de Nantes, dans l'ouest de la France. Le véhicule a fait marche arrière et a accéléré une nouvelle fois, percutant la façade en verre.
Alors que le logo Lidl s'effondrait sur le sol, des dizaines de jeunes cagoulés se sont précipités pour piller le magasin.
"Je ne comprends pas pourquoi ils s'en prennent à des gens qui travaillent. Ils s'en prennent à leur propre population, à des gens qui n'ont rien fait", a déclaré un habitant dépité en constatant les dégâts vendredi matin.
La voiture de sport, sans doute volée, est restée coincée dans l'entrée où elle avait été abandonnée.
Des actes de pillage similaires se sont répétés dans toute la France, alors que le pays se trouve au bord de l'anarchie totale après trois nuits de violence et de destruction en spirale, à la suite de l'assassinat par la police d'un adolescent à Nanterre, dans la banlieue parisienne.
Dans des scènes ressemblant à une guérilla, des policiers d'élite du Raid cagoulés et vêtus de gilets pare-balles ont patrouillé dans des véhicules blindés noirs à des endroits clés, non seulement à Nanterre, mais aussi à Lille, dans le nord, et à Marseille, dans le sud.
Une note des services de renseignement intérieur, dont Le Monde a eu connaissance, avertissant que les émeutes pourraient prendre de l'ampleur et durer dans "les nuits à venir", Emmanuel Macron a été soumis à des pressions croissantes pour imposer l'état d'urgence.
Vendredi, le président français a écourté une réunion du Conseil européen à Bruxelles pour parler de la crise en déclarant qu'il n'y avait "aucun tabou" sur les mesures qu'il prendrait pour mettre fin aux émeutes.
"Toutes les options pour rétablir l'ordre, y compris l'instauration de l'état d'urgence, sont sur la table, a confirmé Elisabeth Borne, son premier ministre. Cette mesure donnerait aux autorités plus de pouvoirs pour décréter des couvre-feux localisés, interdire les manifestations et donner à la police plus de liberté pour maîtriser les émeutiers présumés et perquisitionner les domiciles. Les conservateurs de l'opposition et la droite dure réclament une telle mesure. Marine Le Pen a déclaré que l'état d'urgence devrait être déclaré dans certains secteurs et être étendu à l'ensemble du pays si la situation se détériore."
"La France brûle", a déclaré Eric Ciotti, président du parti Les Républicains. "Notre pays est au bord du précipice... Nous devons mener une guerre sans merci contre la violence et proclamer l'état d'urgence dans toutes les zones touchées".
Certains ministres s'y opposent et François Hollande, le prédécesseur socialiste de M. Macron, a déclaré qu'il s'agissait d'une mauvaise décision, car elle était davantage destinée à gérer les menaces terroristes que les troubles urbains. Cependant, les forces de sécurité françaises sont débordées depuis la mort de Nahel M, 17 ans, abattu à bout portant par un policier après avoir été arrêté pour infraction au code de la route à Nanterre. La fusillade a été filmée et contredit les affirmations initiales de la police selon lesquelles elle aurait agi en état de légitime défense.
Après trois mois de lutte acharnée contre les immenses manifestations organisées pour protester contre ses réformes des retraites, M. Macron avait promis "100 jours d'apaisement, d'unité, d'ambition et d'action au service de la France". L'espoir était que la colère du public s'apaiserait à temps pour le 14 juillet, le célèbre défilé de la Bastille et les feux d'artifice.
Mais à deux semaines de l'anniversaire révolutionnaire de la France, "apaisement" n'est pas le premier mot qui vient à l'esprit pour résumer l'état d'esprit de la nation. En région parisienne, le site d'une piscine construite pour les Jeux olympiques de l'année prochaine s'est embrasé au milieu de fortes explosions.
Non loin de là, à Aubervilliers, un dépôt de bus a été incendié et une douzaine de bus ont été brûlés.
À Noisy-le-Grand, dans une autre banlieue de Paris, le lycée local a été pris pour cible. On entend un émeutier gueuler : "C'est la fin de l'école !"
La violence ne s'est pas limitée aux banlieues. Le centre historique de Paris a également été touché par les feux d'artifice, l'odeur âcre de la fumée et les incendies qui ont envahi les rues de la Ville Lumière dans la nuit de vendredi à samedi.
Les réseaux sociaux ont été inondés de vidéos montrant des incendies et des pillages, ainsi que des images de filiales de Nike et de Zara pillées dans la rue de Rivoli, l'équivalent parisien de l'Oxford Street londonien.
La situation est tout aussi chaotique en province. À Marseille, une bibliothèque est incendiée. À Roubaix, près de la frontière belge, un hôtel a été incendié.Après s'être attaqués dans un premier temps aux commissariats de police, aux écoles et autres "symboles de la République", les émeutiers se sont de plus en plus tournés vers le pillage : distributeurs de billets pris d'assaut, restaurants, pharmacies, coiffeurs, bureaux des impôts, bureaux de tabac et stations-service ont été considérés comme des cibles faciles.
Si la plupart des attaques ont eu lieu la nuit, vendredi après-midi, des dizaines de jeunes ont brisé les vitres d'un magasin Apple dans le centre-ville de Strasbourg, dans l'est de la France, pour tenter de piller ses produits. La police a réussi à les repousser alors que des explosions retentissaient.
"C'est comme si nous étions en guerre", a déclaré Marie-Thérèse, une habitante. Au total, M. Macron a déclaré que 492 bâtiments avaient été endommagés, quelque 2 000 véhicules brûlés et 3 880 incendies déclenchés dans tout le pays.
Environ 40 000 policiers et gendarmes, ainsi que les unités d'élite du Raid et du GIGN, ont été déployés dans plusieurs villes au cours de la nuit, des couvre-feux ont été instaurés dans des municipalités autour de Paris et des interdictions de rassemblements publics ont été décrétées à Lille et à Tourcoing, dans le nord du pays. Malgré le déploiement massif des forces de sécurité, la violence et les dégâts se sont poursuivis sans relâche dans de nombreuses régions. Les chiffres du ministère de l'intérieur de vendredi après-midi font état de 875 arrestations au cours de la nuit, tandis que 249 policiers ont été blessés, mais aucun ne l'a été grièvement.
À un an des Jeux olympiques de Paris, des policiers à la gâchette facile, des bâtiments en flammes et des magasins pillés ne sont pas le type de relations publiques que M. Macron espérait pour renforcer l'image de la France à l'étranger.
Vendredi, l'Allemagne s'est déclarée "préoccupée" par les émeutes et la Norvège a conseillé à ses citoyens d'"éviter les rassemblements".
Sans déclarer l'état d'urgence, le ministère de l'intérieur a annoncé que les services de bus et de tramway seraient interrompus dans tout le pays à 21 heures à partir de vendredi et que la vente de grands feux d'artifice serait interdite.
Les préfets régionaux, qui sont chargés de la sécurité dans le pays, ont également été invités à interdire la vente et le transport de bidons d'essence, d'acides et d'autres liquides inflammables. Les Britanniques ayant été prévenus des restrictions de voyage, de nombreux touristes ont déjà pris des mesures d'évitement en annulant leur voyage.
Les hôtels de France connaissent une "vague d'annulations de réservations dans toutes les zones touchées par ces dégâts et ces affrontements", selon l'UMIH, le principal syndicat de l'hôtellerie et de la restauration du pays.
À l'issue des discussions sur la crise, le président français a promis des "moyens supplémentaires" pour les forces de l'ordre, en plus des nombreux manifestants qui sont descendus dans la rue vendredi. Il s'agit notamment de 14 véhicules blindés Centaure appartenant à la gendarmerie. Toutefois, dans une critique extraordinairement virulente de l'action du gouvernement jusqu'à présent, Alliance Police Nationale et UNSA Police, deux des principaux syndicats de police français, ont semblé suggérer que cette action avait été beaucoup trop mièvre :
Le communiqué des syndicats de police français dans son intégralité
Face à ces hordes sauvages, l'appel au calme ne suffit plus, il faut l'imposer ! Le rétablissement de l'ordre et la mise hors d'état de nuire des personnes interpellées doivent être les seuls signaux politiques donnés. Face à de tels actes de violence, la famille policière doit rester unie. Nos collègues, comme la majorité des citoyens, ne peuvent plus subir les diktats de ces minorités violentes. L'heure n'est pas à l'action syndicale mais à la lutte contre cette "vermine". Se rendre, capituler et leur faire plaisir en déposant les armes n'est pas la solution face à la gravité de la situation.
Tous les moyens doivent être mis en œuvre pour rétablir au plus vite l'Etat de droit. Une fois restauré, nous savons déjà que nous revivrons cette anarchie qui nous frappe depuis des décennies.
Pour ces raisons, Alliance Police Nationale et UNSA Police prendront leurs responsabilités et nous prévenons dès à présent le gouvernement que lorsque tout cela sera terminé, nous continuerons à agir et sans mesures concrètes pour protéger juridiquement la police, sans réponse pénale adaptée, assortie de moyens conséquents, la police jugera en fonction du niveau de considération qui lui sera accordé.
Aujourd'hui, la police est au combat car nous sommes en guerre.
Demain, nous entrerons en résistance et le gouvernement doit en être conscient.
Marine Tondelier, présidente du parti écologiste français, a qualifié cette déclaration d'appel à la guerre civile. Sandrine Rousseau, députée écologiste, l'a qualifiée de menace de sédition.
Jean-Luc Mélenchon, homme politique de gauche, a déclaré : "Les syndicats qui appellent à la guerre civile doivent apprendre à se taire. Nous avons vu à quels comportements meurtriers conduisent ces propos. Le pouvoir politique doit prendre le contrôle de la police. Ceux qui veulent le calme ne jettent pas de l'huile sur le feu !"
Le camp Macron n'en a pas fait mention, mais vendredi, le président a appelé les parents à éloigner les enfants émeutiers des rues, déclarant qu'environ un tiers des personnes arrêtées dans la nuit pour émeute étaient "jeunes, voire très jeunes", c'est-à-dire âgées de 14 à 18 ans.
Il a déclaré aux journalistes : "Il incombe aux parents de les garder à la maison. Ce n'est pas à l'État d'agir à leur place".
M. Macron s'en est ensuite pris aux fournisseurs de réseaux sociaux, Snapchat et TikTok en particulier, les exhortant à retirer les contenus "les plus sensibles liés aux émeutes dans un esprit de responsabilité".
Il a déclaré que les jeunes utilisaient ces applications pour organiser des "rassemblements violents et que les images graphiques de vandalisme suscitaient une forme de violence imitée".
"Nous avons parfois l'impression que certains d'entre eux vivent dans la rue des jeux vidéo qui les ont intoxiqués", a-t-il ajouté.
Il a également déclaré que les autorités demanderaient l'identité de tout utilisateur de réseaux sociaux incitant à la violence et appelant à l'émeute (= Riot Calling).
Lors de sa première interview dans les médias depuis la fusillade, Mounia, la mère de Nahel, a déclaré à la chaîne France 5 : "Je n'en veux pas à la police. Je n'en veux qu'à une seule personne : celle qui a ôté la vie à mon fils".
Elle a déclaré que le policier responsable, âgé de 38 ans, qui a été placé en détention et inculpé d'homicide volontaire jeudi, "a vu un visage arabe, un petit enfant, et a voulu lui ôter la vie".
Le gouvernement cherche désespérément à éviter une répétition des émeutes urbaines de 2005, déclenchées par la mort de deux jeunes lors d'une course-poursuite avec la police, au cours de laquelle 6 000 personnes avaient été arrêtées.
Les critiques affirment que peu de choses ont été faites pour améliorer les relations avec la police française et lutter contre le racisme institutionnel.
Dans un réquisitoire sévère, le bureau des droits de l'homme des Nations unies a suggéré que le meurtre de l'adolescent d'origine nord-africaine survenu cette semaine était "l'occasion pour le pays de s'attaquer sérieusement aux problèmes profonds du racisme et de la discrimination raciale au sein des forces de l'ordre.Le ministère français des affaires étrangères a qualifié cette allégation de totalement infondée".
Nahel a été tué alors qu'il échappait à la police qui tentait de l'arrêter pour une infraction au code de la route.
Une vidéo montre deux policiers debout à côté de la voiture à l'arrêt, l'un d'eux pointant une arme sur le conducteur.
On entend une voix dire : "Vous allez recevoir une balle dans la tête". Le policier semble ensuite tirer, tandis que la voiture démarre brusquement. Laurent-Franck Lienard, l'avocat du policier, a déclaré jeudi à BFMTV que son client s'était excusé lors de son placement en garde à vue. "Les premiers mots qu'il a prononcés ont été de s'excuser, et les derniers mots qu'il a prononcés ont été de s'excuser auprès de la famille", a-t-il déclaré. Les obsèques de Nahel auront lieu samedi à Nanterre.
Les experts disent que l'approche française est chaotique, agressive, brutale - et la police se considère comme assiégée
La fusillade mortelle d'un jeune de 17 ans d'origine maghrébine lors d'un contrôle routier en banlieue parisienne, et les trois nuits consécutives de violences et d'émeutes qu'elle a déclenchées, ont une fois de plus mis en lumière les structures et les méthodes de la police française...
Le bureau du haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH) est devenu vendredi la dernière organisation internationale à critiquer la police française, affirmant que la fusillade était "un moment pour le pays de s'attaquer sérieusement aux problèmes profonds de racisme et de discrimination raciale dans l'application des lois"...
La porte-parole du HCDH, Ravina Shamdasani, a déclaré que les autorités devraient veiller à ce que l'utilisation de la force de police "respecte toujours les principes de légalité, de nécessité, de proportionnalité, de non-discrimination, de précaution et de responsabilité".
La mort de l'adolescent, identifiée comme Nahel M, était la troisième fusillade mortelle par la police lors de contrôles routiers en France en 2023. Il y a eu un record de 13 fusillades de ce type l'année dernière, trois en 2021 et deux en 2020. La plupart des victimes depuis 2017 ont été d'origine noire ou arabe, renforçant les revendications des groupes de défense des droits de racisme systémique au sein des forces de l'ordre françaises.
"Nous devons aller au-delà de dire que les choses doivent se calmer", a déclaré Dominique Sopo, responsable du groupe de campagne SOS Racisme. "Le problème ici est de savoir comment nous assurer que nous avons une force de police qui, lorsqu'elle voit des Noirs et des Arabes, n'a pas tendance à leur crier dessus [mais] utilise des termes racistes contre eux et, dans certains cas, leur tire une balle dans la tête."
Au-delà d'un racisme institutionnel commun à de nombreuses forces de police, la police française a une tendance à la violence qui a été soulignée par des groupes comme Amnesty International, Human Rights Watch et le Conseil de l'Europe. Les matraques de la police, les grenades lacrymogènes, les balles en caoutchouc et les Flash Ball plus grosses ont infligé de nombreuses blessures physiques lors des manifestations.
Longtemps sujet tabou, la police française – considérée par de nombreux critiques comme instinctivement répressive et favorisant la force disproportionnée – est devenue un enjeu politique majeur, notamment depuis les manifestations des gilets jaunes de 2018 et 2019 au cours desquelles environ 2 500 manifestants ont été blessés, dont plusieurs ont perdu les yeux ou les membres.
Au moins 1 800 policiers et gendarmes ont été blessés lors des mêmes manifestations, et la police française se plaint d'être la cible d'une violence croissante, dont certaines visent expressément à mutiler ou même à tuer. Les manifestations contre la réforme des retraites de cette année ont conduit à des scènes tout aussi brutales : 1 000 policiers ont été blessés rien qu'en mars.
Les experts qui étudient la police à travers l'Europe soulignent une différence fondamentale de structure et d'approche qui va au-delà de la stratégie et de la tactique. Ils disent que les policiers et gendarmes français ne se considèrent généralement pas tant comme des serviteurs du peuple que comme des protecteurs de l'État et du gouvernement.
Par conséquent, la relation du public avec la police est différente en France qu'en Scandinavie, en Allemagne ou en Grande-Bretagne, par exemple. Ceci, combiné à la longue tradition française de protestation politique de rue, produit un cocktail explosif. Les chercheurs disent que la police se considère comme assiégée et réticente à céder du terrain.
Sebastian Roché, criminologue, affirme que l'approche française, loin de viser à apaiser la contestation, est délibérément conflictuelle et escalatoriale. D'autres chercheurs utilisent les mots chaotique, agressif, autoritaire, brutal. Roché dit que la police française est "câblée pour être isolée de la société, pour ne répondre qu'à l'exécutif".
Il dit que la police française est plus lourdement armée que la plupart de ses collègues européens et déploie plus largement des armes qui sont souvent interdites ou utilisées très rarement ailleurs – une des raisons pour lesquelles 36 personnes ont été gravement mutilées lors de manifestations en France depuis 2018 et trois tuées dans le 10 dernières années.
"Si la police est plus respectée en Allemagne, en Scandinavie et en Angleterre qu'en France, c'est parce qu'elle est respectable", a déclaré Roché au Monde plus tôt cette année. "La pacification et la désescalade ne sont pas le fruit des cultures différentes de nos voisins mais d'un travail de fond sur la limitation de l'usage de la force."
Méfiants vis-à-vis de la rue, les politiciens français – en particulier dans les ministères de l'Intérieur et de la Défense, qui contrôlent la police nationale et la gendarmerie – ont longtemps protégé les forces de l'ordre des critiques, enracinant la rupture de confiance du public.
Jacques de Maillard, un autre chercheur spécialisé dans les questions policières, explique que la police française est désormais confrontée à "de vrais problèmes structurels en termes de recrutement, de formation, de philosophie et de gestion".
Le système doit être complètement réévalué, a soutenu De Maillard, "en commençant par les pratiques sur le terrain, et en faisant de l'usage proportionné de la force et des bonnes relations avec le public, les priorités absolues".
ALERTE ROUGE - Émeutes en France : Des tirs d'AK47 en l'air dans des images terrifiantes
🔥🇲🇫 Des jeunes en cagoules jouent avec des AK47 💣💥#France#Emeute #Paris #Nahel pic.twitter.com/JpM1pvcCPd
— Baben Soro 🇬🇳 (@BabenSoro) June 30, 2023
DE QUOI GLACER LE SANG - Voici le moment où des AK47 ont été tirés en l'air en France, alors que les violentes émeutes entrent dans leur troisième nuit.
Des images partagées sur les réseaux sociaux semblent montrer les armes tirées dans le ciel alors que des centaines de citoyens français sont descendus dans la rue pour protester contre la mort d'un adolescent abattu par la police.
Dans la seule nuit de jeudi à vendredi, 875 arrestations ont eu lieu, les forces de l'ordre tentant désespérément de maîtriser l'escalade des émeutes.
Le président Emmanuel Macron a déclaré aujourd'hui que la situation actuelle était "inacceptable et injustifiable".
Il a accusé les manifestants d'"exploiter de manière inacceptable la mort de l'adolescent".
29 juin 2023
AVERTISSEMENT - La France risque de plonger dans la guerre civile !
Pendant des décennies, les gouvernements ont évité de regarder de trop près l'aggravation de la situation. Nous approchons maintenant d'un point de non-retour vu que ça va péter en France selon le Général H. Bonneau qui met en garde dans une lettre au vitriol !Un texte fort, cosigné par une centaine d'officiers supérieurs et un millier d'autres militaires, dans un pays où l'armée est connue comme "la grande muette", c'est-à-dire qu'elle n'exprime jamais de préférence en matière de politique nationale. Dans le seul cas de la guerre d'indépendance algérienne, lorsque quatre généraux ont tenté un putsch contre le président Charles de Gaulle le 21 avril 1961 pour protester contre le projet de départ de la France de sa colonie rebelle, ils ont été suivis par un nombre pitoyable de militaires, et le coup d'État s'est éteint en trois jours. Six décennies plus tard, la lettre des généraux a été accueillie avec mépris, la plupart des commentateurs qualifiant ses auteurs de "hors sujet", interprétant ses prédictions apocalyptiques comme une "menace" contre la République.
Pourtant, cette semaine, Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, a semblé partager ces conclusions lorsque, en visite dans le village dans la Drôme, au sud de Lyon, il a averti que la France pourrait être à un "point de basculement" après l'agression mortelle à l'arme blanche d'un jeune garçon de 16 ans de la localité. Condamnant à la fois les attaques au couteau lors d'un bal du samedi soir et la marche subséquente de militants d'extrême droite désireux de se battre dans le quartier où vivent les suspects, le ministre a promis que le gouvernement se tiendrait aux côtés de la famille endeuillée et a appelé à une condamnation sévère, "jusqu'à la prison à vie [sans] circonstances atténuantes, pour les coupables. Il aurait ajouté que le gouvernement est clairement conscient que la violence des meutes fait monter les tensions... vous ne pouvez plus supporter ces gangs... nous non plus, promettant la mobilisation totale de l'État pour garantir la sécurité de tous les citoyens".
Trop peu, trop tard : les paroles bien intentionnées du ministre ont été mal accueillies. L'un des villageois aurait crié à Véran : "Vous avez fait beaucoup plus pour eux que pour les gens qui travaillent dur à la campagne, qui n'ont pas d'allocations et qui élèvent leurs enfants avec des valeurs".
"Ils", ce sont les groupes à problèmes des HLM, dont beaucoup sont des enfants ou des petits-enfants d'immigrés musulmans, comme les agresseurs qui on mené une expédition punitive dans la Drôme, armés de couteaux, qui ont perturbé le bal du samedi soir en criant "on est venu casser du français". La justice de Valence a refusé, contre l'avis général, de donner les prénoms des suspects qu'elle a arrêtés. Le pays tout entier se doute de la raison pour laquelle les prénoms n'ont pas été donnés : dans le but bien intentionné de ne pas "stigmatiser" toute une communauté dont l'immense majorité est respectueuse de la loi.
Dire que l'opinion publique française se crispe, c'est sous-estimer la perception actuelle, soutenue par de nombreux sociologues et statisticiens, selon laquelle le pays a gravement échoué dans l'assimilation de tous les citoyens. Pour reprendre un terme inventé par le romancier Michel Houellebecq, la France est de plus en plus "atomisée". Le meilleur sondeur et analyste politique français, Jérôme Fourquet, parle de "l'archipel français", un pays composé d'îles discrètes, toutes repliées sur elles-mêmes.
Pendant près de trois décennies, les gouvernements successifs ont choisi de ne pas regarder de trop près une situation qui s'aggravait. Pendant des siècles, la France a été une terre d'assimilation réussie. Les Italiens, les Espagnols, les Juifs russes, les Polonais sont venus et sont devenus français. Mais le nombre, ainsi que le passage de l'obligation d'"assimiler" à celle, plus facile, d'"intégrer", signifient que le modèle français est en train de s'effondrer.
Chaque échec concourt à l'effondrement général du pacte national. Le système éducatif français, longtemps admiré, n'est plus adapté : nos écoles sont passées en quelques années de la première à la dernière place du classement PISA, en particulier dans les régions où les enfants non francophones sont majoritaires dans la plupart des classes. Les professeurs des écoles sont de moins en moins respectés, tant par le corps politique - qui a laissé leurs salaires diminuer de moitié en termes réels - que par leurs élèves, turbulents et souvent violents. Dans certaines régions, l'histoire du XXe siècle, et notamment de l'Holocauste, est quasiment impossible à enseigner depuis des années : les incursions de l'islamisme dans les classes, longtemps niées, ont contribué à l'assassinat de deux enseignants en trois ans.
Quant aux policiers, mal payés, mal considérés, craignant souvent pour leur vie dans les zones où ils doivent faire régner l'ordre, ils démissionnent en masse le taux de suicide de la profession est l'un des plus élevés de France. En conséquence, le temps de formation a été réduit d'un an à huit mois, tant le besoin de bottes sur le terrain est important.
En conséquence, la confiance entre les classes dirigeantes et le peuple s'est dégradée au même rythme que le déclin économique et culturel de la France. Si vous habitez dans le centre de Paris ou de Lyon, voire de Marseille, vous pouvez envoyer vos enfants dans de bonnes écoles privées et de grandes écoles, ce qui vous garantit presque de bons emplois qui leur permettront de continuer à vivre là où la crise ne se fait pas sentir.
Comme ses prédécesseurs, Emmanuel Macron a d'abord affiché son indifférence à l'égard du système chaotique de l'immigration : le nouveau projet de loi sur l'immigration, sur le point d'être débattu à l'Assemblée nationale, tente de corriger les tendances laxistes de ces dernières années, mais il ne s'attaquera ni au problème des citoyens nés en France qui professent la haine de leur pays, ni à l'augmentation des arrivées en provenance des zones en difficulté. Il ne faudra pas attendre longtemps pour que la prochaine vague d'émeutes ait lieu, ou qu'une droite dure décide de prendre les choses en main. La guerre civile que les généraux avaient prophétisée, il y a deux ans, pourrait bien être à nos portes.
18 mai 2023
ANALYSE AU VITRIOL - La guerre civile arrive-t-elle en Europe ?
Les Européens ordinaires commencent à admettre ce que leurs dirigeants refusent d’admettre : les troubles civils sont peut-être plus proches que quiconque ose le dire.
Il y a deux mois, l'animatrice de podcasts anglais Louise Perry recevait David Betz, professeur au King's College de Londres et expert des guerres civiles. Le sujet : « La guerre civile britannique à venir ». Betz soutient que le Royaume-Uni présente désormais toutes les caractéristiques traditionnelles d'une société au bord d'un conflit civil violent.
Il évoque, entre autres, l'effondrement de la confiance dans les institutions britanniques, le système judiciaire à deux vitesses, la radicalisation islamique et la polarisation engendrée par le multiculturalisme officiel.
Stanley écrit : Toutes les théories du complot sont confirmées, et sans un exutoire démocratique à la colère – voyant leurs aspirations limitées et étant trop pauvres pour émigrer – où une faction militante de d'Européens en colère pourrait-elle aller sinon vers la violence ?
Presque tous les Anglais instruits de moins de quarante ans que je connais cherchent à émigrer, ayant perdu tout espoir que leur pays ait les moyens de sortir de sa crise culturelle et économique. Récemment, à Oxford, un étudiant américain m'a confié : « Si la classe dirigeante ici détestait ouvertement le peuple britannique, difficile de savoir ce qu'elle ferait différemment. »
En passant une semaine en France le mois dernier, je me suis souvenu de la lettre ouverte scandaleuse que 20 généraux français à la retraite et 1 000 militaires d’active ont publiée en 2021, avertissant que leur pays se dirigeait vers la guerre civile à moins que le gouvernement n’agisse fermement contre les radicaux islamiques dans les banlieues et ne se détourne des politiques de division motivées par le soi-disant « antiracisme ».
Lors de plusieurs conversations privées avec des Français ordinaires – c'était avant le verdict Le Pen –, j'ai évoqué l'interview de Betz (aucun n'en avait entendu parler) et leur ai demandé s'ils prévoyaient une guerre civile en France. Presque tous ont répondu oui. Ils l'ont dit avec un calme déconcertant, comme s'ils l'acceptaient comme une évidence. Lorsque j'ai complimenté un couple sur leur pays et que je leur ai dit que j'aimerais vivre en France un jour, ils ont répondu à l'unisson : « Non ! » Restez en Hongrie, ont-ils dit ; vous y serez en sécurité.
On ne devinerait jamais, en lisant les médias grand public, que ce genre de sentiment bouillonne parmi la population européenne et britannique. Dans son interview avec Perry, Betz explique que de nombreuses personnes souffrent de ce qu'il appelle le « biais de normalité », c'est-à-dire la croyance qu'une telle chose ne peut pas se produire ici. Oh, mais c'est possible !
Après la chute de l'Union soviétique en 1992, de violents conflits civils ont éclaté dans certaines des anciennes républiques soviétiques, une fois que la majorité des populations non russes ont cessé de craindre le joug communiste. Il ne s'agissait pas de guerres civiles formelles, avec deux armées alignées l'une contre l'autre. Il s'agissait souvent d'accès de violence orgiaque spontanés et non dirigés – exactement ce que le professeur Betz décrit comme une guerre civile au Royaume-Uni et en Europe. Il ajoute qu'avec les médias de masse, en particulier les réseaux sociaux, une guerre civile déclenchée dans un pays pourrait probablement la déclencher presque instantanément dans d'autres.
Si vous voulez vous faire une idée de l'horreur que peut représenter ce genre de choses, lisez les témoignages de Secondhand Time: The Last Of The Soviets , une histoire orale captivante de la chute de l'URSS. Des gens ordinaires se sont confiés à l'écrivaine Svetlana Alexievitch et ont raconté leurs histoires traumatisantes sur la vie dans les années 1990 et 2000, dans les ruines de l'État soviétique.
Les Russes, les Arméniens et les Tadjiks vivant dans les républiques ethniques ont constaté que leurs amis et voisins de longue date se retournaient contre eux du jour au lendemain.
Voilà ce qui peut facilement arriver lorsque la loi disparaît et que les gens se sentent libres de laisser libre cours à leurs passions les plus sombres. C'est la nature humaine : retour au sang, à la religion ou à la solidarité de classe. N'allez pas croire une seule seconde que les Européens ne sont pas comme les Soviétiques : l'histoire de l'Holocauste révèle que les Allemands, les Polonais et d'autres se sont retournés violemment contre leurs amis et voisins juifs lorsqu'ils en avaient la permission. Le crâne est toujours juste sous la peau.
JD Vance a suscité la colère de nombreuses élites européennes lors de son discours de Munich, en les avertissant que les plus grandes menaces pour la sécurité de leurs pays se trouvent à l'intérieur – et que leur tentative de les nier en étouffant la liberté d'expression ne faisait qu'aggraver la situation. C'est précisément de ce danger – non pas de guerre avec d'autres nations, mais de guerre civile – qu'il parlait.
Dans cette interview podcast à succès, le professeur Betz affirme que le « biais de normalité » est particulièrement fort en Grande-Bretagne, pays qui, contrairement à d'autres pays européens, a connu une paix relative. Aujourd'hui, cependant, rien ne permet de croire que le passé prédit l'avenir. Nombre des traditions culturelles qui ont permis aux Anglais de vivre en paix se sont dissoutes face à la modernité, notamment le multiculturalisme.
« Le multiculturalisme a sapé le capital social de notre nation. Il a encouragé les divisions et la polarisation, deux phénomènes en forte hausse », explique Betz. « La croyance en une loyauté pré-politique a été brisée par le triomphe des politiques identitaires dans notre société. De ce fait, nous constatons que les sentiments nativistes se manifestent de plus en plus dans un discours de déclassement ou de déplacement, qui est l'une des causes les plus puissantes des conflits civils. »
« Déclassement » et « déplacement » sont des termes techniques utilisés dans les études sur la guerre civile pour décrire le sentiment des peuples autochtones de perdre du terrain dans leur propre pays au profit de groupes rivaux. C'est ce que l'écrivain français Renaud Camus entend par son concept de Grand Remplacement.
Cela n'a pas commencé en Grande-Bretagne avec l'actuel gouvernement travailliste, affirme Betz, mais les politiques insensées de l'administration Starmer – en particulier ses tentatives d'étouffer les critiques concernant le scandale des gangs de violeurs pakistanais – sont un exemple classique de comment provoquer une guerre civile. Le gouvernement Starmer détruit sa propre légitimité par « son incapacité à sécuriser le pays, son incapacité à sécuriser ses frontières contre ce qui ne peut être décrit que comme un raid frontalier de grande ampleur, et son incapacité à protéger les enfants, les personnes les plus vulnérables de notre société, contre la prédation la plus extraordinaire et la plus grotesque à très grande échelle ».
Ce qui se passe en Grande-Bretagne se produit dans toute l'Europe occidentale. Hélas, le professeur pense qu'il est trop tard pour arrêter la guerre civile dans son propre pays. Qu'en est-il du reste de l'Europe ? Si Betz a raison sur la probabilité qu'une guerre civile dans un pays européen la déclenche dans d'autres, cette question pourrait être vaine. Si tel est le cas, l'histoire retiendra que les grands méchants des guerres civiles européennes du XXIe siècle ne seront ni les autochtones, ni les musulmans, ni les migrants, mais bien les élites sociales et politiques qui ont passé des décennies à préparer le feu pour cet incendie.
- AVERTISSEMENT - la guerre civile arrive en Europe — et elle sera sanglante !
En 1968, l'homme politique britannique Enoch Powell a ouvert que la politique d'immigration du Royaume-Uni s'apparentait à « concernant une nation occupée à entrer son propre bourgeois funéraire ». Ils assurent la transformation démographique des villes britanniques, à-il prédit. Il a suite égal mis en garde contre « la guerre civile ».
En réaction, Powell a été expulsé du cabinet fantôme et condamné comme « raciste ». Pourtant, avant de 60 ans plus tard, la transformation démographique est évidente, les Britanniques autochtones étant désormais mineurs dans plusieurs villes britanniques. La guerre civile n'a pas encore éclaté, bien sûr, mais quelque chose a choisi d'autre à éclaté : des prédictions à son sujet.
En fait, parmi les derniers chiffres publiés figure un commandant militaire britannique à la retraite, très expérimenté. En tant que commentateur JB Shurk un signalé merci dernier dans « La guerre civilisationnelle en Europe sera sanglante » :
Il semble que chaque mois, une nouvelle histoire sorte de Grande-Bretagne rencontre en garde contre la probabilité d'une future guerre civile. Le colonel à la retraite Richard Kemp a reçu une interview télévisée au cours de laquelle il a été que « l'islamisation du Royaume-Uni mènera à un conflit inévitable ». Plusieurs universitaires britanniques spécialisés dans les conditions possibles aux conflits civils, dont les professeurs David Betz et Michael Rainsborough, ont connu le même point.
Le point de vue de Kemp revêt d’autant plus de poids qu’il a été témoin direct des combats contre les insurgés. Ancien commandant ayant mené des opérations de contre-insurrection en Irlande du Nord, dirigé les forces britanniques en Afghanistan et occupé des fonctions dans les services de renseignement à Westminster, Kemp affirme que le refus des immigrés musulmans de s’intégrer à la société britannique signifie que la situation au Royaume-Uni « se détériore et est sur le point de s’aggraver ». Parmi d’autres propos provocateurs qui ne manqueront pas de froisser la « classe dirigeante » britannique, Kemp fait remarquer : « Il y avait plus de musulmans britanniques parmi les talibans que dans l’armée britannique. »
Notez ici aussi une réalité frappante : l'hypothèse par défaut est que les temps assurent l'assimilation. Pourtant la recherche a été que les jeunes musulmans britanniques sont plus radicaux que leurs aînés.
Sur un respect pu observer, de manière anecdotique, les conséquences de cette situation dans une vidéo. On y voit une jeune Britannique non autochtone commentateur les réussites des Britanniques autochtones . « Ce ne sont pas mes ancêtres », déclare-t-il d'un ton méprisant, avec un accent anglais typique. « Je ne sais pas de qui ils descendent. »
L'indigène en voie de disparition
“L’Angleterre est anglaise ; esto perpetua,” a écrit le philosophe britannique GK. Chesterton en 1922. “L'Angleterre est anglaise comme la France est française ou l'Irlande irlandaise ; la grande masse d'hommes prenant certaines traditions nationales pour acquises.” Esto perpetua — “Que cela dure pour toujours.” Et cela a duré un peu plus longtemps, mais ensuite deux choses liées se sont produites.
L’une d’entre elles était la décadence morale, spirituelle et culturelle.
L’autre était une curieuse obsession occidentale appelée “immigration.”
Quant au déclin de la population indigène (britannique blanche) du Royaume-Uni, le voici en chiffres, tels que compilés par Grok AI :
1971 (est.) — ~97,5% autochtones.
1981 (est.) — ~96,0%. Ce changement était léger, mais mérite d’être noté.
1991 (est.) — ~92,5%. L’érosion démographique s’accélère.
2001 — 87,5%. Nous assistons désormais à un déclin encore plus intense. S'agissant d'un phénomène à l'échelle de l'Ouest, notez que c'était aussi l'année L'immigrante suédoise Mona Sahlin a fait un commentaire révélateur. “Les Suédois doivent être intégrés dans la nouvelle Suède”, a-t-elle proclamé ; “l’ancienne Suède ne reviendra jamais.”
2011 — 80,5%. Le taux augmente à nouveau, et nous avons a admis pourquoi. Andrew Neather, ancien assistant de l'ancien Britannique. Premier ministre Tony Blair, avoué en 2009 que les 15 années précédentes’ la migration massive du tiers monde avait été orchestrée par son Parti travailliste pour “frotter le nez de la droite dans la diversité et rendre leurs arguments obsolètes.”
2021 — 74,4%. Avec plus d’un quart de la population du Royaume-Uni’s, la population non autochtone est désormais importante. En relation : À ce stade, nous avons entendu une suggestion incroyable de la part d'un “intellectuel” français nommé Christian de Moliner. Créer un État quasi-charia en France — diviser en quelque sorte le pays — a-t-il déclaré, pour éviter une guerre civile avec les musulmans “français”.
“Ceux qui rendent impossible une révolution pacifique rendront une révolution violente inévitable” — John F. Kennedy
De retour à Kemp, il n’est pas non plus optimiste quant à une résolution pacifique de ce problème. En tant que modernité signalé sur son entretien:
« Aucun gouvernement, ni celui actuellement au pouvoir ni aucun futur gouvernement du Royaume-Uni, n’a le courage d’y mettre un terme », a-t-il déclaré. « S’ils veulent prendre des mesures énergiques pour empêcher l’islamisation du Royaume-Uni, cela leur causera de gros problèmes. Ils ne veulent pas de problèmes, ils pensent à quatre ans en avant, ils repousseront le problème à quelqu’un d’autre. »
Selon M. Kemp, ce manque de vision politique alimente le risque d’une « guerre civile en Europe ». Il a décrit un scénario potentiel ressemblant à celui de l’Irlande du Nord, mais à une échelle bien plus intense, où « les Britanniques de souche, une partie de la population immigrée et le gouvernement britannique se retrouveraient dans trois camps distincts, s’affrontant les uns les autres ».
L’officier a attribué les maigres chances de maintenir l’ordre social au dysfonctionnement démocratique et à l’absence de véritable choix pour les électeurs.
« Le gros problème des Britanniques, c’est qu’ils n’ont pas de choix politique. Nous ne vivons pas vraiment dans une démocratie », a affirmé Kemp. « Quel que soit le parti pour lequel vous votez, vous obtenez les mêmes politiques. Cela s’applique également à l’immigration et à la manière dont on laisse la population islamique croître en nombre et en influence. »
Mais ce n’est pas tout à fait vrai. En réalité, les citoyens britanniques pourraient voter pour Reform UK ou peu importe (actuellement obscur) le parti mettrait un terme à la destruction démographique. Mais pour plusieurs raisons, ce n’est pas le cas.
Premièrement, à l’insu de beaucoup, la plupart des gens sont “conservateurs” dans la mesure où ils tendent vers le statu quo. Cela signifie électoralement que trop de citoyens votent instinctivement pour des partis corrompus de l’establishment — travaillistes ou conservateurs au Royaume-Uni.
Deuxièmement, trop d’Occidentaux prônent aujourd’hui la corruption morale (alias “gauchisme”). Ils ne soutiendront donc pas les partis axés sur le bon sens parce qu'ils confondent réalisme et radicalisme. Pour mettre les choses en perspective, considérons les gauchistes américains. Qui détestent-ils le plus : les étrangers les plus inassimilables entrant dans notre pays — ou Trump et ses partisans du MAGA ? La réponse est évidente.
Une peste occidentale
Le fait que cette haine internationaliste intense envers les nationalistes existe partout en Occident explique la stratégie d’immigration et d’invasion. Cela s’est également reflété dans un récent commentaire de la politicienne espagnole d’extrême gauche Irene Montero.
“J'espère ‘une théorie du remplacement’”, a-t-elle déclaré sans vergogne le 31 janvier. “J’espère que nous pourrons balayer ce pays de fascistes et de racistes avec des immigrants. Quelle que soit votre couleur de peau, qu'elle soit noire, chinoise ou brune”.
“Quelle que soit la couleur de peau” — sauf que Montero n'a pas mentionné le blanc. Et imaginez : cette femme était autrefois “ministre espagnole de l'Égalité”
Cette guerre démographique peut être toutefois stoppée et ses effets inversés par les urnes. L’élection du président Donald Trump le prouve. Après tout, sous son administration, nous avons une (im)migration nette négative pour la première fois depuis 50 ans.
Cela ne continuera cependant pas si les gens sont victimes de propagande anti-immigration. Si les électeurs sont trompés en leur faisant croire que “Trump est allé trop loin” et en redonnant du pouvoir aux immigrés, la colonisation reprendra.
C’est pourquoi les gens obtiennent le gouvernement qu’ils méritent. Quant à savoir si les Occidentaux mériteront ou non d'être soumis, cela dépend aussi d'eux.
17 mai 2023
Des scientifiques mettent en garde : le monde risque de franchir le seuil de 1,5 °C d'ici à 2027 - Ca va chauffer pour le monde entier !
Selon une agence des Nations unies, le phénomène El Niño et le dérèglement climatique dû à l'homme pourraient se combiner pour faire grimper les températures en "territoire inconnu".Il est presque certain que la planète connaîtra de nouveaux records de température au cours des cinq prochaines années et que les températures augmenteront probablement de plus de 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels, ont averti certains scientifiques.
Selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM), le franchissement du seuil crucial de 1,5 °C, qui pourrait avoir des conséquences désastreuses selon les scientifiques, ne devrait être que temporaire.
Toutefois, il représenterait une accélération marquée des effets de l'activité humaine sur le système climatique mondial et entraînerait le monde dans un "territoire inconnu", a averti l'agence des Nations unies.
Les pays se sont engagés, dans le cadre de l'accord de Paris de 2015 sur le climat, à essayer de maintenir les températures mondiales à 1,5 °C au maximum par rapport aux niveaux préindustriels, après avoir reçu des avis scientifiques selon lesquels un réchauffement au-delà de ce niveau déclencherait une cascade d'impacts de plus en plus catastrophiques et potentiellement irréversibles.
Le professeur Petteri Taalas, secrétaire général de l'OMM, a déclaré : "Ce rapport ne signifie pas que nous dépasserons de manière permanente les 1,5 °C spécifiés dans l'accord de Paris, qui font référence à un réchauffement à long terme sur de nombreuses années. Toutefois, l'OMM tire la sonnette d'alarme : nous dépasserons le seuil de 1,5 °C de manière temporaire et de plus en plus fréquemment."
Les températures moyennes à la surface du globe n'ont jamais dépassé le seuil de 1,5 °C. La moyenne la plus élevée des années précédentes était de 1,5 °C. La moyenne la plus élevée des années précédentes était de 1,28 °C au-dessus des niveaux préindustriels.
Le rapport, publié mercredi, indique qu'il existe une probabilité de 66 % de dépasser le seuil de 1,5 °C au cours d'au moins une année entre 2023 et 2027.
De nouveaux records de température ont été établis dans de nombreuses régions du monde lors des vagues de chaleur de l'année dernière, mais ces sommets pourraient n'être qu'un début, selon le rapport, car la dégradation du climat et l'impact d'un système météorologique El Niño en développement se combinent pour créer des vagues de chaleur à travers le monde.
El Niño fait partie d'un système météorologique oscillant qui se développe dans le Pacifique. Au cours des trois dernières années, le monde s'est trouvé dans la phase opposée, connue sous le nom de La Niña, qui a eu un effet modérateur sur l'augmentation des températures dans le monde entier.
Alors que La Niña se termine et qu'un nouvel El Niño se développe, il y a 98 % de chances qu'au moins l'une des cinq prochaines années soit la plus chaude jamais enregistrée, ont constaté les scientifiques.
M. Taalas a mis en garde contre les conséquences de ce phénomène. "On s'attend à ce qu'un El Niño réchauffant se développe dans les mois à venir, ce qui, combiné au changement climatique induit par l'homme, poussera les températures mondiales vers des territoires inexplorés. Cela aura des répercussions considérables sur la santé, la sécurité alimentaire, la gestion de l'eau et l'environnement", a-t-il déclaré. "Nous devons nous y préparer !"
L'Arctique se réchauffe beaucoup plus rapidement que le reste du monde, ce qui semble avoir un impact sur les systèmes météorologiques mondiaux, notamment le courant-jet, qui a perturbé les conditions météorologiques dans l'hémisphère nord ces dernières années.
Selon le rapport, les précipitations devraient être moins abondantes cette année en Amazonie, en Amérique centrale, en Australie et en Indonésie. Ces nouvelles sont particulièrement mauvaises pour l'Amazonie, où les scientifiques craignent de plus en plus qu'un cercle vicieux de réchauffement et de déforestation ne fasse basculer la région de la forêt tropicale à des conditions semblables à celles de la savane.
De graves sécheresses peuvent survenir en Australie, en Indonésie et dans certaines parties de l'Asie du Sud lors d'un épisode El Niño.
Les Nations unies préviennent que les records de chaleur pourraient être battus en raison de l'augmentation du risque d'El Niño
Cela pourrait avoir des conséquences désastreuses pour la planète, qui compte sur les forêts tropicales pour constituer d'importants puits de carbone.
Au cours des cinq prochaines années, l'Europe du Nord, l'Alaska, le nord de la Sibérie et le Sahel devraient connaître des précipitations supérieures à la moyenne, selon le rapport.
Pour chaque année entre 2023 et 2027, la température globale près de la surface devrait se situer entre 1,1 °C et 1,8 °C au-dessus de la moyenne préindustrielle, calculée sur la base des années 1850 à 1900.
Le monde s'est considérablement réchauffé ces dernières années. En 2015, lorsque l'accord de Paris a été signé, exigeant des pays qu'ils limitent l'augmentation de la température mondiale à 2 °C au-dessus des niveaux préindustriels tout en "poursuivant leurs efforts" pour la limiter à 1,5 °C, il a été prévu que la probabilité de dépasser temporairement le seuil de 1,5 °C au cours des cinq années suivantes était nulle.
En novembre prochain, les gouvernements se réuniront pour le sommet climatique de l'ONU COP28, où ils évalueront les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de l'accord de Paris. Connue sous le nom de "bilan mondial", cette évaluation montrera probablement que le monde est loin de pouvoir réduire les émissions de gaz à effet de serre de 43 % au cours de cette décennie, ce qui est nécessaire pour avoir de bonnes chances de limiter la hausse des températures à 1,5 °C.
05 mai 2023
CARTON ROUGE - Pourquoi des batteries au lithium prennent-ils feu ?
Plus d'une série d'appareils potentiellement dangereux en vente malgré l'augmentation du nombre d'incendies mortels. A qui la faute ? Aux batteries premier prix qui sont contrefaites en vente sur Wish, Ebay et Amazon. Des vélos ou trottinettes électriques comme pour les smartphones et cigarettes électroniques s'auto-détruisent sans crier gare pendant le rechargement et quand la batterie pète, c'est l'incendie ! Selon Le Parisien, les explosions et incendies de batteries se multiplient dont certains ont vu les chargeurs exploser et prendre feu dans leurs mains
Des chargeurs de vélos électriques présentant un risque d'incendie et d'électrocution ont été trouvés en vente sur Amazon, eBay et Wish.com, dans le contexte d'une forte augmentation des incendies liés aux vélos et scooters alimentés par batterie au lithium.
Plus d'une série d'appareils bon marché, dont plusieurs étaient équipés de prises non conformes et sans fusible, étaient proposés sur ces trois sites, selon une enquête menée par le Guardian en collaboration avec l'organisation caritative Electrical Safety First (ESF).
Les pompiers ont prévenu que les chargeurs incompatibles associés aux mauvaises batteries lithium-ion sont une source majeure d'incendies de vélos et de scooters électriques, qui peuvent rapidement devenir catastrophiques. Depuis 2020, huit personnes ont été tuées et au moins 190 blessées par des incendies de vélos et de scooters électriques au Royaume-Uni.
Une enquête menée ce mois-ci par Snapshot a révélé que 15 chargeurs différents proposés sur Amazon, eBay et Wish.com par des vendeurs britanniques et chinois étaient susceptibles d'enfreindre les règles de sécurité britanniques. Plusieurs d'entre eux sont dotés de fiches en forme de trèfle qui augmentent le risque de choc électrique. Les techniciens ont ouvert les prises achetées sur Amazon et eBay et ont constaté qu'elles n'avaient pas de fusible.Réagissant à l'enquête, le commissaire adjoint des pompiers de Londres, Dom Ellis, a déclaré que le risque d'incendies importants augmentait à mesure que les ventes de vélos et de scooters électriques se développaient. Il a exhorté le public à "toujours utiliser le bon chargeur fourni et à acheter un chargeur officiel auprès d'un vendeur réputé".
Lundi, 25 pompiers ont été appelés pour un incendie de maison à Newham, dans l'est de Londres, causé par un vélo électrique qui avait été laissé en charge. En mars, un homme est mort et 17 personnes se sont retrouvées sans abri lorsque la batterie d'un vélo électrique en charge d'un coursier s'est enflammée dans un appartement surpeuplé de Tower Hamlets, dans l'est de Londres.
Le Conseil national des chefs de pompiers a déclaré : "Lorsque ces batteries et chargeurs tombent en panne, ils le font avec férocité et comme les incendies se développent très rapidement, la situation peut vite devenir incroyablement grave".
Lesley Rudd, directrice générale d'ESF, a déclaré : "Les marchés en ligne ne parviennent pas à s'attaquer aux produits dangereux et non conformes aux normes qui se trouvent sur leurs plateformes. Aucun des dispositifs de charge que nous avons trouvés n'aurait dû être en vente au public".
En septembre dernier, ESF a averti les détaillants en ligne qu'ils devaient retirer les vendeurs qui proposaient ces appareils, ce qu'ils ont fait à l'époque. Après avoir été contactés par le Guardian cette semaine, les trois sites ont retiré les derniers chargeurs identifiés.
Parmi les appareils retirés de Wish.com figurait un chargeur de scooter en provenance de Chine qui était en vente pour seulement 5,36 livres sterling. Le site web a lancé "une vaste opération de recherche d'articles similaires ou identiques" et a déclaré avoir informé les clients concernés.
Amazon a retiré cinq chargeurs, tous importés de Chine avec des fiches en forme de trèfle, dont la plupart provenaient de la province de Guangdong, un grand centre de fabrication de produits électroniques. L'entreprise a déclaré que la sécurité était "une priorité absolue et qu'elle exigeait que tous les produits soient conformes aux lois et réglementations en vigueur".
Un porte-parole d'Amazon a déclaré : "Nous retirerons tous les produits similaires dotés de fiches en forme de trèfle non conformes que nous trouverons dans la liste. Si les clients ont des doutes sur un article qu'ils ont acheté, nous les encourageons à nous contacter directement afin que nous puissions enquêter et prendre les mesures qui s'imposent".
Ebay, qui a fait de la publicité pour trois appareils non conformes selon ESF pour moins de 20 livres sterling chacun, a déclaré qu'il "renforçait déjà ses procédures pour résoudre ce problème", ajoutant : "Nous contactons toujours toute personne qui a récemment acheté une prise en forme de trèfle et qui n'est pas en mesure de le faire" : "Nous contactons toujours les personnes qui ont récemment acheté un article retiré de la vente pour des raisons de sécurité.
Un porte-parole d'eBay a déclaré que la "sécurité des utilisateurs était la priorité absolue de l'entreprise".
"Nous contactons toujours les personnes qui ont récemment acheté un article retiré pour des raisons de sécurité... Si un produit dangereux se retrouve sur le site, nous le retirons rapidement et nous informons les vendeurs sur la sécurité des produits afin d'éviter qu'ils ne le réintègrent dans la liste."
Un porte-parole de Wish.com a déclaré : "Les marchands opérant sur notre plateforme sont tenus de respecter les lois et les normes de sécurité locales, quel que soit l'endroit où leurs produits sont vendus... Nous informons les clients concernés et prendrons les mesures qui s'imposent."
Article traduit sur The Guadian
02 mai 2023
AVERTISSEMENT - Les futures vagues de chaleur arrivent, et ces pays sont les plus menacés

Une vague de chaleur inhabituellement précoce en Espagne, touchée par la sécheresse, a fait grimper les températures à des niveaux normalement observés en été et exceptionnellement élevés pour cette période de l'année soit 44 °C. L'avertissement de mai 2022 reste d'actualité vu que le monde futur risque d'être ECHEC ET MAT ! En attendant, El Nino se réveille et promet d'être redoutable !
Les températures mondiales augmentent à un rythme alarmant, ce qui se traduit par des vagues de chaleur plus extrêmes et plus fréquentes. Pour mieux se préparer à ce qui nous attend, des chercheurs britanniques ont identifié les pays les plus exposés aux dommages causés par les vagues de chaleur.
Il ne s'agit pas seulement des pays où l'on s'attend à des vagues de chaleur. La nouvelle étude prend également en compte des facteurs tels que la socio-économie, la croissance démographique, la stabilité des réseaux énergétiques et la disponibilité des services de santé.
L'étude conclut que des régions telles que l'Afghanistan, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et l'Amérique centrale sont les plus exposées aux effets néfastes des vagues de chaleur. Pékin et l'Europe centrale sont également vulnérables, leur population importante mettant en danger un nombre relativement élevé de personnes.
L'équipe à l'origine de cette étude souhaite que davantage de mesures soient prises pour se préparer aux vagues de chaleur potentiellement dévastatrices à venir. Une partie du problème réside dans le fait que nous ne sommes pas sûrs de ce qui nous attend - ce qui se profile à l'horizon risque d'être pire que ce que nous avons vu jusqu'à présent.
"Souvent, les régions ne sont préparées qu'à des événements aussi extrêmes que ceux qu'elles ont déjà connus, la planification étant initiée par les catastrophes passées", écrivent les chercheurs dans l'article qu'ils ont publié.
"Les décideurs politiques et les gouvernements doivent se préparer à des événements qui dépassent les records actuels, en particulier avec les tendances causées par le changement climatique anthropique qui augmentent la probabilité d'événements extrêmes."
Les chercheurs ont utilisé les modèles climatiques les plus récents et les données démographiques mondiales pour réaliser leurs évaluations, ainsi qu'une méthode permettant de déterminer les probabilités de répétition d'événements climatiques extrêmes, connue sous le nom de statistiques des valeurs extrêmes.
Selon les chercheurs, des vagues de chaleur statistiquement invraisemblables - suffisamment extrêmes pour ne pas être prévues par les modèles - se sont produites dans 31 % des 136 régions couvertes par l'étude au cours des 60 dernières années environ. C'est une raison de plus pour nous préparer à des événements qui semblent presque inconcevables à l'heure actuelle.
"Les vagues de chaleur étant de plus en plus fréquentes, nous devons être mieux préparés", déclare Vikki Thompson, climatologue à l'université de Bristol (Royaume-Uni).
"Nous identifions les régions qui ont eu de la chance jusqu'à présent - certaines de ces régions ont une population en croissance rapide, d'autres sont des pays en développement, d'autres encore sont déjà très chaudes. Nous devons nous demander si les plans d'action contre la chaleur pour ces régions sont suffisants".
Non seulement les températures élevées peuvent tuer directement, mais elles rendent la vie quotidienne et le travail beaucoup plus difficiles, elles peuvent être dévastatrices en termes d'agriculture et de développement agricole, et elles ont des effets d'entraînement tels qu'un risque accru d'incendies de forêt.
Il y a tout de même une bonne nouvelle : la mise en place de préparatifs permet réellement de réduire le nombre de décès. Ces préparatifs peuvent consister à rafraîchir les lieux dans les environnements urbains, à déplacer ou à réduire les heures de travail.
Selon les chercheurs, les pays en développement sont les moins susceptibles d'avoir mis en place des plans de lutte contre la chaleur. L'espoir est que, tout en poursuivant les efforts pour freiner le réchauffement de la planète, des mesures puissent être prises pour limiter les effets néfastes des phénomènes météorologiques extrêmes qui se profilent à l'horizon.
"La préparation permet de sauver des vies", déclare Dann Mitchell, spécialiste des sciences de l'atmosphère à l'université de Bristol. "Nous avons vu certaines des vagues de chaleur les plus inattendues dans le monde entraîner des dizaines de milliers de décès liés à la chaleur."
"Dans cette étude, nous montrons que de tels records peuvent se produire n'importe où. Les gouvernements du monde entier doivent s'y préparer."
Les régions du monde les plus exposées aux vagues de chaleur à fort impact
Les vagues de chaleur sont de plus en plus fréquentes en raison du changement climatique et peuvent entraîner des milliers de décès. L'adaptation aux phénomènes météorologiques extrêmes se produit souvent en réaction à un événement, les communautés apprenant rapidement à la suite d'événements aux conséquences inattendues. À l'aide de statistiques sur les valeurs extrêmes, nous montrons ici où les records régionaux de température sont statistiquement susceptibles d'être dépassés, et donc où les communautés pourraient être plus à risque. Dans 31 % des régions examinées, le record de température maximale journalière observée est exceptionnel. Les modèles climatiques suggèrent qu'un comportement similaire peut se produire dans n'importe quelle région. Dans certaines régions, comme l'Afghanistan et certaines parties de l'Amérique centrale, il s'agit d'un problème particulier : non seulement ces régions risquent de connaître des vagues de chaleur beaucoup plus extrêmes que celles que nous avons connues, mais leur population augmente et est de plus en plus exposée en raison de ressources limitées en matière de soins de santé et d'énergie. Nous invitons les décideurs politiques des régions vulnérables à se demander si les plans d'action contre la chaleur sont suffisants pour faire face à ce qui pourrait arriver.
Les températures extrêmes record peuvent avoir de graves répercussions sur la société et l'environnement, comme on l'a vu dans l'ouest de l'Amérique du Nord en juin 2021. Il est important d'identifier les régions du monde qui ont peut-être eu la chance de ne pas connaître de températures extrêmes jusqu'à présent, et c'est l'objet de cette étude. Souvent, les régions ne sont préparées qu'à des événements aussi extrêmes que ceux qu'elles ont déjà connus, la planification étant initiée par les catastrophes passées. Les décideurs politiques et les gouvernements doivent se préparer à des événements qui dépassent les records actuels - en particulier avec les tendances causées par le changement climatique anthropique qui augmentent la probabilité d'événements extrêmes.
Les vagues de chaleur sont mortelles, mais une meilleure préparation peut sauver des vies. En planifiant à l'avance, on peut réduire la mortalité due aux extrêmes climatiques. Par exemple, les plans de lutte contre la chaleur dans les villes, qui prévoient des mesures telles que la création de centres de rafraîchissement ou la réduction des heures de travail pour les personnes travaillant à l'extérieur, peuvent réduire les effets de la chaleur. Les changements de politique consécutifs à la canicule européenne de 2003 ont permis de réduire le nombre de décès après l'événement de même ampleur de 2006, et les plans d'intervention humanitaire au Bangladesh ont permis de réduire la mortalité due au cyclone Amphan en 2020.
Il est essentiel de comprendre la probabilité de tels épisodes de chaleur extrême pour permettre à la société de s'y préparer, mais par leur définition même, ces événements sont rares. La probabilité d'événements extrêmes peut être évaluée à l'aide des données d'observation, mais comme les données quotidiennes enregistrées à l'échelle mondiale ne remontent qu'au siècle dernier, il est difficile d'estimer des périodes de retour fiables pour les événements rares.
Lors de l'étude des épisodes de chaleur extrême, des décisions doivent être prises quant à la manière dont l'extrême est mesuré. Nous utilisons la valeur maximale annuelle de la température maximale quotidienne (TXx), qui est recommandée par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) pour évaluer les vagues de chaleur. Il existe de nombreuses autres mesures des extrêmes climatiques, telles que le nombre de jours (multiples) au-dessus d'un seuil ou au-dessus d'un percentile15. Certaines études régionales utilisent des indices de confort thermique, qui combinent la température et l'humidité. La température minimale peut également être utilisée - les températures nocturnes élevées empêchent le corps de se refroidir, ce qui accroît les effets sur la santé. Les mesures alternatives sont souvent mieux adaptées à des régions particulières ; comme nous réalisons une étude mondiale, nous utilisons le TXx.
Canicule dans l'ouest de l'Amérique du Nord, juin 2021
En juin 2021, l'ouest de l'Amérique du Nord a connu une vague de chaleur record. À Lytton, en Colombie-Britannique, des températures de 49,6 °C ont été observées le 29 juin, battant le précédent record de près de 5 °C. La vague de chaleur a été associée à un schéma de circulation inhabituel, avec un anticyclone bloquant entraînant une masse d'air chaud stagnante.
Une étude d'attribution rapide a révélé que l'événement était tellement supérieur à ce qui avait été observé précédemment qu'il a été jugé virtuellement impossible sans changement climatique. Dans cette étude, la région évaluée a été choisie sur la base de l'événement record lui-même, de sorte que, par définition, elle apparaît comme particulièrement rare. Dans cette étude, nous procéderons à une évaluation globale du risque de chaleur sans précédent. Par conséquent, nous utilisons un ensemble prédéterminé de régions. Comme dans, nous utilisons ERA5, un ensemble de données de réanalyse, comme substitut aux observations. Les données de 1959 à 2021 sont évaluées. Pour l'événement de juin 2021, nous utilisons la région de l'Alberta, au Canada, car cette région présente l'extrême le plus important pour l'événement de juin 2021 en termes d'écart-type par rapport à la moyenne. Comme le montre la figure 1, nous constatons que le TXx de 2021 (qui s'est produit le 29 juin) est au-delà de la plage plausible donnée par la distribution EVT - il aurait été considéré comme extrêmement improbable avant son occurrence, en accord avec. Il convient de noter que la distribution est décalée en fonction d'un changement de la température moyenne à la surface du globe (GMST) plutôt que d'utiliser la GMST comme co-variable.
Nous pouvons examiner si, avant juin 2021, la région semblait particulièrement susceptible de connaître un tel événement record. L'événement record précédent de 2018 - aujourd'hui le deuxième TXx le plus chaud de la période de réanalyse après ajustement par la température moyenne globale en surface - a une période de retour de 166 ans. Comme on peut s'y attendre, cette période est beaucoup plus proche de la durée des observations et il n'est pas difficile de dépasser ce record au cours de ce siècle, et la société et les écosystèmes n'ont pas été exposés à de grands extrêmes récemment. Lorsqu'on applique un ajustement EVT pour évaluer la période de retour d'un événement spécifique, il est normal d'exclure l'événement en question. En général, cet événement est le dernier événement chronologique, car l'évaluation est probablement déclenchée par l'événement lui-même. Par conséquent, les données postérieures à l'événement ne peuvent pas être utilisées puisqu'il n'a pas encore eu lieu. Nous utilisons une méthode légèrement différente, en excluant uniquement l'année record (dans ce cas, 2018) des données de 1959 à 2020. Cela nous permet d'inclure plus d'informations sur la distribution, donnant ainsi une mesure plus précise de la période de retour. Nous notons que cela ajoute un biais de sélection à l'analyse en excluant le record des records, mais cela permet d'évaluer la sensibilité des ajustements GEV au fait de ne pas échantillonner des extrêmes particulièrement forts. Ceci est important car d'autres rétroactions peuvent renforcer les extrêmes les plus importants, sous-estimant ainsi la forme de la queue lorsque les échantillons ne couvrent pas les grands événements.
Évaluation globale des données de réanalyse
Nous pouvons déterminer si des événements extrêmes surprenants dépassant le maximum statistiquement plausible se produisent dans d'autres régions du monde ou s'ils sont propres à la vague de chaleur de l'ouest de l'Amérique du Nord. Cela nous permet d'étudier les limites de l'utilisation de l'EVT pour évaluer les périodes de retour des événements extrêmes et d'identifier les régions dont les enregistrements actuels sont faibles en termes de période de retour.
Nous évaluons les incertitudes des données de réanalyse en comparant deux ensembles de données - ERA5 et JRA55 - et nous n'utilisons que les régions où les extrêmes sont cohérents entre les deux ensembles de données dans l'ère satellitaire (à partir de 1990), voir les méthodes pour plus de détails. Les données ERA5 de température maximale quotidienne, 1959-2021, sont utilisées pour calculer un ajustement GEV de TXx, l'événement record étant exclu du calcul. Les paramètres de l'ajustement GEV global sont présentés dans la figure 1. Les données des années suivant l'événement record sont incluses, car elles fournissent plus d'informations sur la véritable distribution.
Pour chaque région, nous utilisons l'ajustement GEV pour calculer une approximation du maximum statistique - que nous définissons comme la magnitude d'un 1 dans l'événement de 10 000 ans - et nous le comparons à l'enregistrement 1959-2021 pour cette région dans la figure 2. Dans la mesure du possible, nous calculons la période de retour de l'événement record - bien que dans les régions où l'événement record est statistiquement peu plausible selon l'ajustement GEV, comme le montre le graphique B dans la figure 1, aucune période de retour ne peut être calculée avec cette méthode. Les régions où les records actuels ont des périodes de retour plus faibles sont plus exposées aux nouveaux records, car les extrêmes élevés n'ont pas été bien échantillonnés et risquent de connaître des événements bien plus importants que les records actuels.
La vague de chaleur de 2021 dans l'ouest de l'Amérique du Nord est exceptionnelle, dépassant de près de 2 °C celle de toute autre région (figure 2 - graphique A & figure 3 - graphique B). Mais ce n'est pas la seule région affichant un record dépassant l'ajustement statistique ; nous constatons que le record actuel est exceptionnel dans 41 des 136 régions, soit ~31% de la surface terrestre (figure 2 - graphique B). Ces régions non plausibles sont réparties entre les continents et les latitudes - il n'y a pas de discrimination spatiale apparente. Les événements sont également répartis sur la période évaluée, mais avec un plus grand nombre d'événements dans les dernières décennies, probablement en raison d'une plus grande disponibilité des données satellitaires, mais peut-être aussi d'une signature non linéaire du changement climatique comme indique la figure 3.
Certaines régions n'ont pas connu d'événements supérieurs à 1 sur 100 ans au cours des 62 dernières années (figure 2 - graphique B & figure 3 - graphique A, et tableau 1). Ces régions n'ont pas eu besoin de s'adapter à de tels événements et peuvent donc être plus sensibles aux effets des chaleurs extrêmes. D'un point de vue statistique, ces régions sont également plus susceptibles de connaître des extrêmes record que d'autres zones.
La vulnérabilité d'une région ne dépend pas seulement de la probabilité statistique, mais aussi de facteurs socio-économiques. Nous utilisons ici les projections de population et de développement économique comme indicateurs pour permettre une évaluation qualitative du risque potentiel (figure 3 - graphique A). Les régions ayant à la fois une faible période de retour et une population élevée seront plus exposées à l'aléa - la région de Pékin en Chine a la population la plus élevée de toutes les régions et est statistiquement à risque.
Le tableau 1 dresse la liste des régions qui sont statistiquement les plus exposées à une vague de chaleur record. Le tableau comprend trois régions en développement, telles que définies par l'indice de développement humain des Nations unies. L'Afghanistan est la région la plus préoccupante, car c'est l'un des pays les moins développés au monde, avec des données historiques montrant une faible période de retour d'environ 80 ans et une forte croissance démographique prévue. Les pays de la région du système d'intégration centraméricain : Guatemala, El Salvador, Honduras, Nicaragua, Costa Rica et Panama, sont tous des pays en développement. Cette région est vulnérable car, même si la population ne devrait pas augmenter autant qu'ailleurs, le record actuel est encore plus bas que le maximum statistique, ce qui suggère que la région pourrait connaître une forte augmentation du record. C'est également le cas de l'extrême est de la Russie (région de Khabarovsk). Les provinces chinoises de Pékin, Hebei et Tianjin, ainsi que l'Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique sont vulnérables en termes de nombre d'habitants mais, en tant que pays développés, ils sont plus susceptibles de disposer de plans de lutte contre la chaleur pour atténuer les impacts potentiels.
Utilisation de grands ensembles de modèles climatiques
Les modèles climatiques sont un outil utile pour évaluer les événements météorologiques extrêmes car, grâce aux multiples simulations possibles, on dispose de beaucoup plus de données que dans le monde réel, ce qui permet d'échantillonner des événements beaucoup plus rares qui ont été observés. La phase 6 du projet de comparaison des modèles couplés (CMIP6) fournit jusqu'à 50 membres d'ensemble de plusieurs modèles climatiques mondiaux. Les méthodes EVT ont été utilisées avec des modèles climatiques ; par exemple, pour comparer les périodes de retour des extrêmes quotidiens des simulations des modèles historiques CMIP5 et CMIP6, on a constaté qu'il n'y avait pas de différences significatives entre les deux.
Nous utilisons deux ensembles de modèles climatiques de 50 membres, CanESM539 et MIROC640, pour vérifier si le même comportement de l'événement record au-delà de l'ajustement statistique est constaté. Comme les modèles ne sont pas initialisés à partir d'un état observé, ils ne montrent pas les événements extrêmes réels tels qu'ils ont été observés. En revanche, ils modélisent de multiples réalisations du climat actuel et, par conséquent, les trajectoires plausibles que les conditions météorologiques mondiales pourraient emprunter et qui pourraient contribuer à des extrêmes sans précédent.
Nous évaluons les grands ensembles à l'aide de deux méthodes différentes, décrites plus en détail dans la section Méthodes. Tout d'abord, chaque membre de l'ensemble peut être traité individuellement avec un ajustement GEV séparé, ou tous les membres de l'ensemble peuvent être fusionnés en une seule distribution (figure 2). On peut s'attendre à ce que la fusion de tous les membres de l'ensemble en une seule distribution permette de trouver des extrêmes moins invraisemblables d'un point de vue statistique, étant donné que l'ajustement est mieux contraint avec 50 fois plus d'informations sur les extrêmes.
Dans la première méthode, chaque réalisation du modèle dispose de la même quantité d'informations que celle disponible dans le monde réel. Nous trouvons des extrêmes non plausibles dans au moins une réalisation pour chaque région du monde, avec jusqu'à 50 % des réalisations montrant le comportement dans certaines zones. Dans l'ensemble, nous calculons les ajustements GEV pour plus de 10 000 distributions (50 réalisations × 217 régions) et trouvons des extrêmes exceptionnels mais météorologiquement plausibles dans 26 % des régions pour CanESM5 et 24 % pour MIROC6.
En fusionnant toutes les réalisations pour calculer un seul ajustement GEV pour chaque région, nous trouvons une proportion similaire d'extrêmes exceptionnels : 18 % des régions pour CanESM5 et 22 % pour MIROC6 comme montré dans la figure 4 sur le graphique B. Les régions présentant des ajustements non plausibles sont différentes de celles de la réanalyse, et seulement un peu moins de régions malgré un ensemble d'événements beaucoup plus important (figure 2 - graphique B). Comme pour les observations, elles sont réparties dans le monde entier. Cela suggère que n'importe quelle région est susceptible de connaître un extrême dépassant l'ajustement statistique - et ce n'est pas simplement un artefact de la longueur de l'enregistrement des observations.
Analyse
Les régions qui, jusqu'à présent, n'ont pas connu d'événement particulièrement extrême peuvent être moins bien préparées aux conséquences d'un tel événement. Nous avons identifié les régions où les records actuels ont les périodes de retour les plus faibles (tableau 1). Dans ces régions, un événement record est non seulement plus probable, mais il est également susceptible d'avoir des répercussions plus importantes en raison d'un manque de préparation. Les pays ont tendance à se préparer au niveau de l'événement le plus important qu'ils ont connu dans la mémoire collective.
Notre évaluation mondiale des données de réanalyse montre que des extrêmes statistiquement invraisemblables se sont produits dans 31 % des régions entre 1959 et 2021, sans schéma spatial ou temporel apparent. Il semble que de tels extrêmes puissent se produire n'importe où et à n'importe quel moment. En utilisant les données des modèles climatiques pour approfondir la question, nous constatons que 18 à 26 % des régions du modèle présentent les mêmes caractéristiques. Cela suggère qu'il faut se préparer partout à une vague de chaleur si extrême qu'elle est considérée comme invraisemblable d'après les observations actuelles. La vague de chaleur de juin 2021 dans l'ouest de l'Amérique du Nord s'est révélée exceptionnelle en raison de l'ampleur qu'elle a prise par rapport aux prévisions. Bien que nous mettions en évidence les régions où un événement record est statistiquement plus probable (tableau 1), nous ne suggérons pas que ces régions connaîtront des événements aussi extrêmes que la vague de chaleur de juin 2021.
La vulnérabilité d'une région aux effets de la chaleur ne dépend pas uniquement de la probabilité statistique d'un événement record. Les facteurs socio-économiques auront une grande influence sur l'état de préparation, les pays en développement étant moins susceptibles d'avoir mis en place des plans de lutte contre la chaleur adéquats. Les pays dont les prévisions de croissance démographique sont les plus élevées peuvent être en mesure de faire face aux conditions actuelles, mais pourraient voir leurs services de santé et leur approvisionnement en énergie débordés si les décideurs politiques n'élaborent pas de plans adéquats. Nous avons mis en évidence certaines régions qui pourraient être les plus sensibles, avec à la fois une forte probabilité statistique de record et une population en augmentation rapide.
Bien que l'évolution de la dynamique puisse être un facteur dans les événements les plus récents, nous avons montré que des extrêmes dépassant l'ajustement statistique, des événements extrêmes exceptionnels, se produisent tout au long de la période de réanalyse, ce qui n'explique donc pas entièrement les valeurs aberrantes. Il convient d'étudier plus avant si les statistiques sous-jacentes de la distribution sont en train de changer, ce qui fait que les observations passées ne sont plus utiles pour évaluer le risque futur, ou même actuel, d'événements extrêmes. Il est essentiel de mieux comprendre les processus à l'origine des vagues de chaleur et la manière dont ils peuvent évoluer pour pouvoir quantifier les risques.














