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25 janvier 2015

EXPLOSIF - Depuis une loi du 13 décembre 1988, vous n’êtes qu’un produit financier, vous ne vous appartenez plus !

Les pays du sud de la zone euro, la France y comprise, sont frappés, dans le sillage de la crise de 2007-2010, par une crise de la dette publique qui provient exclusivement d’une pénurie monétaire qui s’organise tous les jours dans les banques. Le moteur de cette crise ? La titrisation des créances bancaires. Celle-ci est tout à fait légale : c’est une création législative qui date de 1988, sous le gouvernement de Michel Rocard. Une directive européenne, transposée dans la loi française, qui transforme en titre financier plus de 50 % des Français ayant contracté des crédits bancaires, réduisant légalement en esclavage les débiteurs.

C’est une véritable trahison politique dont les effets sociaux se traduisent encore de nos jours, par la destruction massive de centaines de milliers d’emplois. Lorsqu’il y a moins de monnaie, il y a moins de capacité d’échange, et donc surendettement à tous les étages de la société : de l’individu à l’État en passant par l’entreprise. Mais comment les banques détruisent-elles la monnaie ? Qu’elles sont les raisons de cette destruction massive de monnaie ? Dans quelles proportions ? Qui sont les responsables? C’est à cet ensemble de questions que répond Dominique Michel. Economiste autodidacte, il participe au nouvel élan que véhicule Internet et qui révèle les grandes trahisons contemporaines. La finance étant l’une de ses cibles privilégiées, il vient de lancer le tout jeune « Syndicat de lutte contre les banques » qui vise à fédérer les acteurs de ce combat pour organiser la surveillance démocratique de la politique financière et monétaire.

Auteur d’un ouvrage intitulé : “Crise de la dette : crime contre l’humanité”, il nous explique dans un premier temps, les conséquences de cette fameuse loi du 23 décembre 1988 et la mise en esclavage des emprunteurs, par l’Europe des banquiers.

Dominique Michel présente ensuite les raisons qui l’ont poussé à engager un combat, à la fois syndical et politique, notamment en dénonçant la responsabilité des hommes et des femmes politiques français, dont un certain François Hollande.

Pour mettre en échec le système bancaire, une solution préconisée consisterait à retourner le système de titrisation et à revendre soi-même sa créance au débiteur de son choix. Banque ou organisme financier, pourquoi pas russe ou chinois, ceci afin de faire réfléchir les pouvoirs politiques et bancaires locaux.



Source : Pro Russia TV (site fermé)

23 janvier 2015

Le compte à rebours est lancé pour l'euro !

Tic tac tic tac, la BCE joue avec le feu en sortant l'artillerie lourde et la monnaie unique européenne plongera, volera en éclats et sera échec et mat !

La chute tant attendu de l'euro est arrivée. Lorsque le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a dévoilé un programme explosif d'assouplissement quantitatif (QE) valant au moins 60 milliards d'euros par mois sur 18 mois, ce jeudi, les marchés se sont envolés, mais l'euro a chuté comme une pierre. Il a atteint un plus bas depuis 11 ans @ $ 1,13, et de nombreux analystes estiment que cela va beaucoup, beaucoup plus faible que cela. La vitesse à laquelle l'euro a baissé ces derniers mois a été absolument incroyable. Il y a moins d'un an, il était en vol stationnaire @ $ 1,40. Mais depuis ce temps, les graves problèmes économiques en Europe du Sud vont de mal en pis, et le fait d'injecter des liquidités va éviter le cauchemar financier qui se déroule lentement devant nos yeux. Oui, il peut y avoir une certaine euphorie temporaire pour quelques jours, mais il est important de se rappeler que l'injection kamikaze de liquidités a travaillé pour la République de Weimar pour un peu de temps trop avant qu'il soit transformé en un désastre total. Maintenant que la BCE a décidé d'aller dans cette voie dangereuse, est essentiellement à court de munitions. La seule chose qu'il pourrait faire au-delà de cela est de faire tourner la planche à billets au maximum. Alors que la crise financière mondiale commence à se dérouler au cours des deux prochaines années, la BCE sera impuissante à faire quoi que ce soit à ce sujet. Au cours des deux prochains mois, nous pouvons nous attendre que l'euro va continuer de se diriger vers la parité avec le dollar américain ($), et finalement il va continuer à baisser jusque @ $ 0,8 (niveau atteint en 2001 avant les attentats du 11 Septembre). Pendant ce temps, l'avenir de la zone euro, elle-même, est très incertaine. Si cela est au bord de la rupture, l'élite de l'Europe va probablement essayer de le remettre ensemble dans une sorte de nouvelle configuration, mais ceci fera de gros dégâts.

Le président français a assuré lundi que la Banque centrale européenne allait "jeudi prendre la décision de racheter des dettes souveraines", lors de ses voeux aux acteurs de l'entreprise et de l'emploi.

"La Banque centrale européenne a pris, jeudi, la décision de racheter des dettes souveraines, ce qui va donner des liquidités importantes à l'économie européenne et (...) peut créer un mouvement favorable à la croissance", a déclaré le chef de l'Etat.



Au cours des 18 prochains mois, la BCE va créer plus de mille milliards d'euros sur nulle part et utiliser cet argent pour racheter de la dette. Ce qui suit est de savoir comment ce nouveau programme QE pour l'Europe a été décrite par le Telegraph ...
"Les achats mensuels combinés en titres du secteur public et privé se élèveront à 60 milliards d'euros", a déclaré M. Draghi lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE.

"Ils sont destinés à être effectués jusqu'à fin septembre 2016 et seront dans tous les cas menés jusqu'à ce que nous voyons un ajustement durable de l'évolution de l'inflation," a-t-il ajouté, ce qui signifie le plan s'élèvera à au moins 1100 milliards d'euros (voire plus).

Le plan de rachats d'actifs de M. Draghi, y compris les obligations émises par les gouvernements nationaux et les institutions européennes comme la Commission européenne, vise à dynamiser l'économie de repérage de la zone euro et pour conjurer le spectre de la déflation.
Comme j'écris ces lignes, l'euro est tombé @ $ 1,13. Et la plupart des analystes s'accordent à dire qu'il est probable que la monnaie européenne continuera de baisser.

Finalement, comment pourrait-il baisser autant ?

Un stratège en devises de premier plan a récemment déclaré à CNBC qu'il pense que l'euro se dirige sous la parité avec le dollar américain ...
L'euro a plongé en touchant un plus bas depuis 11 ans, jeudi, après que la Banque centrale européenne a annoncé qu'elle allait commencer un programme d'achats actifs de 60 milliards d'euros par mois mais la monnaie européenne pourrait encore baisser.

Brown Brothers Harriman, responsable mondial de la stratégie de change chez Marc Chandler, prédit que l'euro - qui est tombé à un plus bas @ $ 1,1362, jeudi, après s'être stabilisé @ $ 1,40 en mai - se dirige en dessous de @ $ 1. Ce niveau très surveillé est le moment où cela prendra juste un seul dollar pour acheter un euro, une condition connue dans les marchés des changes que la parité.
Je suis totalement d'accord avec Chandler.

En fait, je crois que l'euro va finalement chuter à des niveaux record de tous les temps par rapport au dollar.

Je crois aussi que la configuration actuelle de la zone euro va finalement tomber en morceaux. L'euro peut survivre comme une monnaie, mais mais l'Europe va finalement sembler beaucoup différente de ce qu'il fait en ce moment.

En fait, nous pouvions voir les choses commencent à se séparer pour la zone euro dès ce dimanche. Si Syriza remporte une victoire décisive dans les prochaines élections grecques, il pourrait créer toutes sortes de chaos ...
Les sondages mettent Alexis Tsipras et Syriza devant le nouveau parti démocrate du Premier ministre grec, Antonis Samaras, au pouvoir.

Tsipras a promis de convaincre la BCE et la zone d'euro de mettre la valeur par écrit de leurs exploitations de dettes grecques pour lui permettre d'augmenter la dépense publique et stimuler la croissance de l'emploi.

"Il y a une bonne chance qu'ils pourraient gagner et s'ils commencent à partir de l'austérité fiscale, d'autres membres de l'UE vont dire : Plus aucun prêt, plus aucun soutien de vie. Lundi matin vous saurez", a dit De Clue.
Mais bien sûr, l'Europe est loin d'être seule. Les problèmes financiers éclatent sur toute la planète, et les banques centrales sont désespérés.

La semaine dernière, 7 grandes banques centrales ont pris des mesures pour lutter contre la déflation. Mais baisser d'avantage les taux d'intérêt et d'injecter des liquidités, l'effet sera faible. Et finalement, les peuples du monde vont perdre gravement la confiance dans ces banques centrales, car ils réalisent que le système est vraiment un leurre.

Je pense que ces paroles récentes de Marc Faber sont très sages ...
"Ma conviction est que la grande surprise de cette année est que la confiance des investisseurs dans les banques centrales se sont effondrées. Et quand cela arrive, je ne peux pas court-circuiter les banques centrales, bien que je voudrais bien, et la seule façon est d'aller sur le long terme sur les métaux précieux (or, argent et platine) et valeurs refuges", a-t-il dit. "C'est la seule façon et ce que je vais aller faire."


Alors, que pensez-vous?

Êtes-vous d'accord avec Marc Faber ?

Et que pensez-vous de l'avenir pour l'euro ?

Avez-vous d'accord avec moi que cela va chuter à des niveaux record ?

Article traduit sur TEC

17 janvier 2015

AVERTISSEMENT - La 3e Guerre mondiale peut éclater à tout moment !

Nous sommes sur une route qui mène directement à la 3éme Guerre mondiale, pour voir cela et pour bien comprendre ce qui est en jeu, vous devez regarder la situation dans son ensemble et relier les points. Ce document retrace l'histoire du dollar, sa relation au pétrole, et les vrais motifs des guerres des deux dernières décennies.

5 points sensibles où la 3e guerre mondiale pourrait éclater

Il semble que par les temps qui courent le monde soit littéralement en feu. Le conflit continue de manière intermittente en Ukraine, il y a des tensions dans toute la zone Asie-Pacifique, Ebola se déchaîne, Daech poursuit sa guerre d’usure sanglante en Syrie et en Irak, et ainsi de suite. Et pourtant, se pourrait-il que quelque chose d’encore pire pointe à l’horizon – un conflit avec des ramifications mondiales encore plus graves ?

Avant que nous ne commencions cette incursion dans les cinq endroits où la 3e Guerre Mondiale pourrait éclater, je me dois de préciser quelques qualificatifs et ambigüités.

Tout d’abord, qu’est ce qu’une 3e Guerre Mondiale ? Comme l’illustrent la crise en Ukraine et le combat mené par l’administration Obama pour définir ce qui se passe en Syrie et en Irak du nord, "la Guerre industrielle façon XXe siècle" est dépassée, et ce depuis un certain temps déjà.

Certaines des prédictions qui suivent considèrent un effondrement de régime menant à une guerre, quand dans le même temps le spectre d’une attaque terroriste conduite avec des armes de destruction massive peut très rapidement prendre une tournure apocalyptique. Cela dit, il pourrait ne s’agir que d’un aspect des possibilités : la violence d’État à État restera encore théoriquement et pratiquement possible aussi longtemps que les États-nations posséderont les moyens de dépenser du sang et de l’argent.

C’est pourquoi la plupart des prédictions ci-dessous examinent la possibilité d’une attaque et contre-attaque de type conventionnel entre des nations. Aucune puissance dotée de l’arme nucléaire – que ce soit les États-Unis, la Chine ou la Russie – n’accepterait dans un conflit conventionnel une défaite face à un adversaire de la même catégorie sans lui avoir aussi infligé la peine maximale.

C’est là une très bonne raison expliquant pourquoi la Troisième Guerre mondiale telle que nous la concevons est peu probable ; c’est aussi pourquoi toutes les possibilités évoquées ci-dessous incluent des entités ayant l’arme nucléaire ou la possibilité de l’avoir.

La Corée du Nord contre le Reste du Monde

Les informations en provenance de Pyongyang ces dernières semaines faisant état d’un "Kim Jong / Un malade" ont rappelé au monde que l’Asie du Nord avait sa propre variété très particulière d’extrémistes manifestant sans réserve des convictions préfabriquées. L’opinion générale intelligente sur la Corée du Nord est que ses ‘provocations’, pour employer le terme en usage, sont des étapes graduées dans un jeu d’escalade contrôlé que Kim joue pour recevoir des concessions sous forme d’aides ou d’offres économiques généreuses de la part de la communauté internationale.

Les discussions en cours entre la Corée du Nord et le Japon au sujet du problème ancien des enlèvements en sont juste une déclinaison particulièrement cruelle, par laquelle Pyongyang cherche à exploiter l’importance politique de ce problème au Japon au moment où les deux parties sont en manque d’alliés en Asie du Nord-Est.

La théorie de la provocation tient bien la route, jusqu’au moment où vous réalisez qu’en fin de compte, la Corée du Nord continue à développer un programme d’armes nucléaires et de lanceurs mobiles capable d’envoyer des têtes nucléaires. Dans le même temps, la Corée du Sud fabrique son propre antidote sous la forme d’une chaîne de la mort qui se fixe l’objectif ambitieux de détruire les armes nucléaires de Pyongyang avant même qu’elles n’aient pu quitter le sol. Ajoutez à cela que la Chine semble avoir perdu patience – et, plus important, son influence – sur la Corée du Nord depuis les purges et l’exécution de Jang Song Thaek, et la situation dans la péninsule devient beaucoup moins prévisible.

Il est sûr que le fondement même du comportement de la Corée du Nord est la logique absolue de survie du régime. Cependant si Kim meurt ou s’il n’est plus en mesure d’assurer à l’élite de Pyongyang qu’elle tire avantage de son régime, tous les paris sont ouverts.

La Chine contre l’Inde (contre le Pakistan)

La confrontation à la frontière entre l’Inde et la Chine, qui s’est finalement calmée le 27 septembre après presque trois semaines [de tensions], est la dernière illustration en date du point inquiétant que peuvent atteindre les relations entre les deux puissants voisins. L’arrivée récente au Sri Lanka d’un sous-marin de type 039 de la marine populaire chinoise de libération – l’incursion la plus à l’ouest d’un sous-marin chinois – est un autre signe que les priorités stratégiques de Delhi et de Pékin peuvent s’opposer.

En dehors de l’histoire et d’un esprit sanguinaire, il n’y a pas de réelle raison pour laquelle ces deux pays seraient destinés à entrer en guerre. La Chine a conclu un certain nombre de négociations réussies avec les pays voisins sur des conflits frontaliers, — la Ligne de Contrôle Réel est le seul différend restant, en fait – et l’Inde est en position stratégique et a la puissance militaire pour exercer la suprématie régionale sur la Région de l’Océan Indien (IOR). Les frontières naturelles de l’Himalaya et de l’Asie du Sud-est ont créé des sphères d’influence géographiques qui devraient satisfaire les deux parties.

Cependant, l’amitié tout-temps de Pékin avec le Pakistan et ses mouvements dans l’océan Indien menacent l’hégémonie régionale de l’Inde, alors que la politique tournée vers l’Est de l’Inde est mal perçue en Chine, parce qu’elle rapproche Delhi du Vietnam et du Japon. Ce genre de compétition stratégique – ajouté aux mauvaises décisions sur les points chauds comme le Ladakh et le Cachemire – pourrait entraîner une escalade dont aucun des deux camps ne pourrait sortir.

L’imbroglio du Moyen-Orient

La situation actuelle au Moyen-Orient – que ce soit Daech, l’Irak, Gaza, la Syrie, l’Iran, Israël, le Liban ou les retombées des Printemps arabes – est si déroutante, confuse, horrible et insurmontable que la seule chose qu’on puisse dire en sa faveur est qu’au moins, elle n’a pas provoqué la 3e Guerre mondiale.

Pour que cela arrive, l’équilibre nucléaire de la région devrait être irrévocablement déstabilisé. Une façon évidente d’y arriver serait que l’Iran obtienne la bombe et qu’Israël réagisse en utilisant les siennes à l’existence largement suspectée, mais dont il ne faut pas parler.

Une autre possibilité méritant d’être étudiée de plus près qu’elle ne l’est serait que les Saoudiens renforcent leurs missiles balistiques DF-3 en y adjoignant des SF-21 – une rumeur persistante – ou adaptent des têtes nucléaires sur les plus anciens et moins précis DF-3.

Un autre élément de ce scénario est la question de savoir contre qui seraient pointés ces missiles – l’Iran ou Israël ?

Les autres surprises possibles dans la région comprennent la possibilité pour la Corée du Nord d’aider le régime d’Assad, ou à Daech de mettre la main d’une façon ou d’une autre sur une réserve jusqu’alors inconnue de matériaux fissiles, et d’avoir les cerveaux pour en faire des armes.

À la lumière de tout cela, les tentatives américaines d’empêcher l’Iran d’obtenir la bombe sont encore plus pertinentes ; les raisons pour lesquelles ils n’examinent pas avec la même minutie les intentions des Saoudiens en ce domaine le sont nettement moins.

La Russie contre l’OTAN

Avant que la campagne aérienne contre Daech ne fasse les premières pages des journaux, le grand sujet de l’année était l’interrogation sur ce qui allait exactement se passer dans l’est de l’Ukraine. La destruction en vol d’un avion de ligne, les multiples violations de frontières par les troupes russes et l’annexion de la Crimée se sont additionnés pour forcer les Occidentaux à mener une réévaluation majeure de leur relation avec la Russie de Vladimir Poutine.

La rapidité et l’intelligence de la campagne russe est de mauvais augure pour l’OTAN et les autres organisations multilatérales comme l’UE, empêtrées dans leur approche de décision par comité qui ralentit leur temps de réponse.

Pour être juste avec l’OTAN, l’alliance est consciente de ce problème et a mené diverses tentative pour renforcer ses positions en Europe de l’est. Au sommet du pays de Galles de septembre, elle a commencé à travailler sur les détails d’un Plan d’Action Immédiate qui inclura une force de réaction très rapide et le déploiement d’équipements et de munitions prépositionnés le long de ses frontières orientales.

Cette nouvelle force contrastera avec ce que le correspondant du IHS Jane’s Brooks Tigner a brillamment appelé la Force de Réaction vraiment pas rapide de l’OTAN, à laquelle il faut des mois pour déployer entièrement ses 20 000 soldats et leur équipement.

L’OTAN devra aussi s’employer à gagner la guerre de l’information, que Poutine a menée en Ukraine avec autant d’habileté que toutes les confrontations sur le terrain.

Mis à part ces considérations tactiques, le cœur du problème est le mouvement vers l’Est de l’OTAN, auquel sans surprise s’oppose la Russie, ainsi que l’affirmation par Moscou de son droit à protéger les minorités russophones dans d’autres pays, ce contre quoi l’OTAN devrait avoir à réagir si des nations membres comme les pays baltes ou la Pologne étaient menacés.

La Chine contre l’Amérique (via Taïwan, le Japon ou la Mer de Chine du Sud)

Dernier point mais non le moindre, le plus important de tous ces conflits potentiels. La menace du Piège Thucydide – celui d’une puissance grandissante et d’une puissance dominante finissant par entrer en guerre – est devenue un sujet insigne de discussion dans les relations sino-américaines de ces dernières années.

Certains analystes diront que l’analyse de Thucydide sur la relation entre Sparte et Athènes est une analogie bien faible des relations entre Chine et États-Unis. Néanmoins, il est indéniable que l’émergence de la Chine et son effort militaire change l’équilibre du pouvoir et a un effet dangereux sur un nombre suffisant de points de friction en Asie du Nord-Est.

La caractéristique la plus dangereuse de ces tensions est qu’elle affecte des parties tierces : la mer de Chine du Sud, le Japon, Taïwan ou la Corée du Nord pourraient tous déclencher des conflits locaux menaçant de dégénérer. Les tensions les plus dangereuses, à mon sens, sont les disputes territoriales maritimes, c’est-à-dire qui ont lieu dans les eaux et territoires proches de la Chine, que Pékin réclame et tentera probablement de contrôler si le statu quo devait changer à l’encontre de ses intérêts.

En tête viennent les possibilités de conflit entre Japon et Chine pour les îles Senkaku / Diaoyu, couvertes par le traité de défense américano-japonais, comme le secrétaire américain adjoint à la défense Robert Work vient juste de le répéter.

Un autre point de déflagration potentiel est la mer de Chine du Sud, où les Philippines – elles aussi liées aux USA par un traité – s’alarment de plus en plus des constructions chinoises dans les îles Spratley. Les USA ont été plus réticents à aider Manille qu’ils n’ont été rapide à défendre le Japon, mais ces deux endroits appartiennent à ce que la Chine appelle ses intérêts centraux – des mots-codes pour désigner toute chose pour laquelle elle est prête à se battre.

Cependant, le plus gros problème d’intérêt central non-résolu est probablement Taïwan. Le spectaculaire pivotement de la puissance militaire de Taïwan vers la Chine a été l’un des plus importants changements dans la sécurité en Asie du Sud-Est au cours des quinze dernières années.

Ian Easton, du Projet 2049 Institute, a récemment affirmé que "contrairement à ce qui a été rapporté, Taïwan a la capacité d’empêcher la Chine d’avoir la supériorité aérienne et sera probablement en état de maintenir cette capacité dans l’avenir". C’est possible, mais quoi qu’il en soit, le vrai problème serait la réponse des États-Unis. Un abandon de Taïwan par Washington aurait des conséquences si dévastatrices pour sa réputation en tant que partenaire militaire que les USA seront mis dans l’obligation d’intervenir pour défendre l’île. De sorte que les militaires américains se mettraient à la portée de systèmes chinois spécifiquement conçus pour les en empêcher.

Une frappe directe sur un porte-avion américain par un missile balistique anti-navire DF-21D chinois ferait monter la situation d’un cran, et toute attaque des bases américaines au Japon ferait entrer Tokyo dans la guerre. Ce qui adviendrait ensuite dépendrait de la volonté des deux camps de continuer avec des armes conventionnelles – ou bien de ce que les chefs dans l’un ou l’autre pays se sentent contraints d’appuyer sur le bouton.

James Hardy est le rédacteur en chef pour la région Asie Pacifique de la revue IHS Jane’s Defence Weekly. Les opinions exprimées sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement les vues de IHS.

Le monde arabe en feu - Merci Charlie Hebdo qui a mis le feu aux poudres et ça ne pouvait que nous attirer de nouveaux problèmes.

Ce vendredi, jour de grande prière, plusieurs milliers de manifestants ont défilé à Karachi, la plus grande ville du Pakistan pour protester devant le consulat français contre la parution de cette nouvelle caricature et un photographe pakistanais de l'Agence France-Presse a été grièvement blessé par balles. 2 à 3000 personnes ont manifesté en Algérie dans la capitale Alger et le Centre culturel français de Zinder, la deuxième ville du Niger, a été incendié par des manifestants en colère. A Nouakchott en Mauritanie et à Dakar au Sénégal, des drapeaux français ont été brûlés et plusieurs milliers de personnes ont aussi défilé à Bamako au Mali où la France est engagée depuis janvier 2013 pour chasser des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda et Daech.

À l'instar de la Tchétchénie, la contestation contre les caricatures de Mahomet faisait tache d'huile dans plusieurs pays, même si la majorité des musulmans reste étrangère à ce mouvement de contestation. À Jalalabad, dans l'est de l'Afghanistan, environ 500 manifestants ont défilé et brûlé un drapeau français. Dans le Pakistan voisin, environ 250 militants de la Jamaat-e-Islami (JI), un des principaux partis islamistes du pays, ont scandé "Mort à la France", "Mort à Charlie Hebdo" à Peshawar (nord-ouest), après trois jours marqués par de nombreuses manifestations, parfois violentes, à travers le pays, où des drapeaux tricolores ainsi que des effigies du président, François Hollande, et des dessinateurs de Charlie Hebdo ont été brûlés.

À Gaza, le drapeau français a été brûlé et des menaces envers les Français ont aussi été proférées par environ 200 islamistes radicaux. "Français, dégagez de Gaza ou nous vous égorgerons", ont scandé devant le centre culturel français ces hommes, qui brandissaient le drapeau noir des djihadistes.


Article traduit sur National Interest et Les Echos

15 janvier 2015

Pandémies, une menace mondiale

Pour la première fois depuis l’épidémie de SIDA, un nouveau virus suscite l’angoisse dans le monde entier. L’épidémie d’Ebola qui touche l’Afrique de l’ouest depuis l’été 2014 est la plus grave depuis l’apparition de la maladie en 1976. La communauté scientifique internationale est mobilisée. Plusieurs milliers de malades sont déjà morts, et la situation s’aggrave de semaine en semaine.

Cette épidémie révèle la grande fragilité des populations face à des agents pathogènes particulièrement virulents, très contagieux, et contre lesquels il n’existe aucun traitement. A tout moment, Marbourg, Lassa ou Congo-Zaïre, des cousins d’Ebola, peuvent frapper. Ils présentent la même virulence et sont tous manipu- lés avec les plus extrêmes précautions dans une poignée de laboratoires haute sécurité dans le monde.

Dans un autre registre, chaque hiver, le monde redoute les diverses versions de grippes aviaires ou porcines (H1N1, H5N1, H7N9, tout récemment H5N8) qui viennent, pour leur part, d’Asie. Elles ont également frappé, encore modérément, mais pourraient s’avérer plus dangereuses à l’avenir si elles se recombinaient avec la grippe saisonnière humaine.

Ce document nous entraîne à la découverte de ces virus qui menacent le monde, depuis leur origine, des réservoirs animaux naturels jusqu’aux laboratoires les plus sécurisés qui les manipulent dans le but de trouver des traitements efficaces. Une véritable course contre la montre est engagée pour les vaincre. Antiviraux, vaccins, sérothérapie, et parfois simples mesures de terrain… toutes les stratégies sont passées au crible.


ALERTE ROUGE ! Risque d'attentats majeurs en France !


Les Renseignements libanais ont alerté les autorités françaises de l’imminence d’un attentat très grave, d’après le quotidien libanais As-Safir dans son édition de vendredi.

Selon les services de renseignement libanais, "des préparatifs sont en cours pour une nouvelle opération terroriste sur le sol français, qui pourrait être plus violente que celle contre Charlie Hebdo".

Le quotidien d’informations libanais indique également que les services de renseignements libanais et syriens avaient mis en garde, durant les derniers mois, les autorités européennes contre le risque d’attentats spectaculaires sur le territoire français.

Les frères Kouachi, auteurs présumés de l'attentat contre Charlie Hebdo, se réclamaient d'appartenir à Al-Qaïda au Yemen.

Un proche des deux frères, Amedy Coulibaly, a été tué dans l'assaut d'un magasin Hyper-Cacher de la capitale où il retenait plusieurs personnes en otages. Il s'était revendiqué du groupe Etat islamique.

Dans un message vidéo diffusé vendredi et révélé par un centre de surveillance américain des sites islamistes, Harith al-Nadhari, un responsable religieux de l'organisation terroriste AQPA, menace les Français de nouvelles attaques sans pour autant revendiquer celles qui ont eu lieu ces derniers jours, selon des médias.

"Vous ne serez pas en sécurité tant que vous combattrez Allah, Son messager et les croyants", selon une retranscription fournie par SITE.

"Des soldats qui adorent Allah et Ses messagers sont venus parmi vous. Ils ne craignent pas la mort, ils cherchent le martyre au nom d'Allah", poursuit ce responsable, dans une référence implicite aux auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo, Chérif et Saïd Kouachi, qui a fait 12 morts.

Le plan Vigipirate restera au maximum jusqu'à nouvel ordre.

Il est déconseillé de prendre le train et le métro

Face au risque avéré d'un attentat majeur à la voiture piégée au cœur de Paris ou d'une grande métropole, d'une bombe dans le métro ou encore de l'irruption d'un illuminé ou d'un commando armé dans un magasin, les forces de l'ordre sonnent le branle-bas de combat. Ces mesures de sécurité vont d'abord se traduire par une restriction, voire une interdiction, de circuler ou de stationner aux abords de bâtiments officiels, comme certains ministères ou ambassades. Dans les transports en commun, en particulier dans les tronçons souterrains du métro, du RER ou de l'Eurostar, policiers et gendarmes vont intensifier les patrouilles. Épaulés par leurs collègues CRS et gendarmes mobiles, ils vont procéder à des contrôles d'identité et vérifier le contenu des sacs et bagages des voyageurs. Menées de façon « ponctuelle et aléatoire » comme le précise Matignon, ces missions seront « conduites avec discernement ».

Gares sensibles - Cette présence devrait en particulier s’affirmer dans certains "sites sensibles" que sont les stations du RER parisien et les gares connaissant une forte affluence : Marne-la-Vallée, La Défense ou les deux gares de l’aéroport de Roissy. En 1995, plusieurs attentats avaient visé le RER, notamment à la station Saint-Michel, sur la ligne B. La SNCF annonce avoir renforcé ses effectifs dans les gares "à fort trafic", principalement les grandes gares parisiennes.

Colis suspects - Les voyageurs pourraient cependant avoir à subir des contrôles d’identité plus fréquents et, à l’occasion, des fouilles. Les contrôles de détection d’explosifs, à l’aide de chiens, vont être renforcés. Enfin, le STIF s’attendait, dès le 7 janvier, à une recrudescence des alertes au colis suspect. Chaque paquet abandonné, ou susceptible de l’être, sera scruté avec attention par le personnel ainsi que par les forces de l’ordre mais aussi, logiquement, par les voyageurs eux-mêmes.

Pic de bouchons - Peut-on parler de psychose ? Ceux qui le peuvent semblent déserter les transports en commun. Ce jeudi matin, en Ile-de-France, la direction des routes signalait un pic inhabituel de bouchons. Des restrictions pourraient également toucher la circulation. Le niveau "alerte attentat" interdit ainsi le stationnement des véhicules devant les établissements scolaires.

Les Etats-Unis confirment l'avertissement - Les groupes terroristes dont Al-Qaïda et l'Etat Islamique (Daech) préparent d'autres attentats en Europe, a déclaré vendredi le département d'Etat américain.

Les Etats-Unis ont averti les Américains de se méfier des "actions terroristes et la violence" partout dans le monde, après les attentats contre le magazine Charlie Hebdo et un supermarché Hyper-Casher à Paris.

Dans une note au département d'État américain, couvrant toutes les régions du monde, "le ministère est toujours préoccupé par la menace persistante d'attentats terroristes, les manifestations et autres actions violentes contre les ressortissants et les intérêts des Etats-Unis à l'étranger."

"Les récentes attaques terroristes, que ce soit par ceux qui sont affiliés avec des entités terroristes, imitateurs, ou les auteurs individuels, servent comme un rappel que les citoyens américains devons maintenir un haut niveau de vigilance et de prendre les mesures appropriées pour accroître leur sensibilisation à la sécurité", a déclaré le département d'Etat.

Le ministère des affaires étrangères a parlé de cet avertissement global à ses ressortissants vivant à l'étranger. Version qui a été publiée hier soir, mais ne mentionne pas publiquement les attentats en France.

Les États-Unis ont indiqué que "les informations actuelles suggèrent que l'Etat islamique et de ses organismes affiliés et d'autres groupes terroristes envisagent des attaques terroristes contre nous, et les intérêts occidentaux en Europe".

"Selon nos données, l'EI, Al-Qaïda et les organisations et groupes terroristes qui leur sont liés continuent de préparer des attaques terroristes contre des cibles américaines et occidentales en Europe. Les autorités estiment que le risque d'attaques terroristes en Europe est élevé compte tenu du retour de membres européens de l'EI de Syrie et d'Irak", a indiqué le département d'Etat.

"Il y a toujours un risque d'attentats préparés par les personnes qui ne font partie d'aucun groupe, mais préparent des attentats sous l'influence de grandes organisations terroristes", a ajouté le département.

« Pour Al-Qaida, tuer des Occidentaux est une question de survie »

Saïd Kouachi, l’aîné de la fratrie terroriste qui a frappé "Charlie Hebdo", a été formé par la branche yéménite d’Al-Qaida. Quant à son frère Chérif, François Molins, le procureur de Paris a également évoqué un séjour du jeune homme dans ce pays, où il a rencontré des terroristes. La branche yéménite d’Al-Qaida possède une véritable armée et entraîne des terroristes destinés à attaquer l’Europe

Saïd Kouachi, l’aîné de la fratrie terroriste qui a commis le massacre à Charlie Hebdo, a été accueilli en 2011 au sein de la branche d’Al-Qaida au Yémen. Une source sécuritaire européenne a confirmé au Temps cette information diffusée jeudi soir par le New York Times, qui citait un responsable américain.

Selon un responsable yéménite interrogé par Reuters, Saïd Kouachi a rencontré cette année-là le prédicateur Anwar al-Awlaki, un des chefs d’Al-Qaida au Yémen. Il se serait rendu à plusieurs reprises entre 2009 et 2013 dans ce pays, d’abord dans l’Université islamiste Al-Imane, puis dans des camps d’entraînement au sud du pays.

Ce lien avec le noyau historique d’Al-Qaida annonce peut-être un nouveau type d’attentats en Occident: commis à l’arme automatique, en milieu urbain, et destiné à tuer le plus possible de personnes pour obtenir un impact médiatique maximal.

"C’est mon pire cauchemar qui se réalise, poursuit la source sécuritaire citée plus haut. Aujourd’hui, les gens d’Al-Qaida comprennent qu’il vaut mieux tirer dans le tas plutôt que de passer six mois à fabriquer une bombe, ce qui nous donne tout le temps de les coincer."

A ce stade, personne ne peut affirmer avec certitude que les frères Kouachi ont été téléguidés par Al-Qaida dans la péninsule Arabique (AQPA, son nom officiel) pour commettre le massacre à Charlie Hebdo. Mais cet acte correspond très précisément aux buts de l’organisation. Le magazine d’Al-Qaida au Yémen, Inspire, avait appelé au meurtre du rédacteur en chef de Charlie Hebdo, Charb, tué mercredi.

"Le choix de la cible est exemplaire, logique, parce qu’il fédère tous les islamistes radicaux, poursuit notre interlocuteur. Il faut tuer des Occidentaux, si possible chez eux. Pour Al-Qaida, c’est une question de survie médiatique. Ils sont en perte de vitesse, ils ont été partiellement vaporisés par les drones américains. Il leur faut absolument une action d’éclat pour revenir sur le devant de la scène. C’est pourquoi ils représentent selon moi le danger majeur, plus encore que l’Etat islamique", ce groupe djihadiste syro-irakien rival d’Al-Qaida.

La branche yéménite est devenue le noyau dur de l’organisation, une véritable armée qui contrôle des pans entiers de territoire. Elle est accusée d’avoir encore tué 40 personnes mercredi dans un attentat contre l’académie de police de Sanaa, la capitale.

Selon Jean-Paul Rouiller, un spécialiste suisse d’Al-Qaida, Saïd Kouachi a utilisé pour se rendre au Yémen «les mêmes réseaux» que Majd N., un résident suisse interpellé en mai 2012 au Kenya alors qu’il revenait de Somalie. "Ce sont les mêmes personnes qui ont recruté Majd qui ont envoyé Kouachi, explique-t-il, sans donner plus de précisions à ce stade. Majd devait ensuite aller au Yémen, après Nairobi."

Cette filière africaine, ou somalienne, aurait envoyé de nombreux Français et Belges au Yémen en 2010-2011, avant que les Etats-Unis ne commencent leur grande campagne de frappes de drones dans le pays.

Une fois sur place, les recrues, parfois venues sous la couverture du tourisme ou d’études arabes, étaient acheminées dans les zones djihadistes, radicalisées et entraînées. Certaines, les plus déterminées, ont pu être renvoyées en Occident pour y préparer un attentat – scénario qui semble avoir réussi dans le cas des frères Kouachi.

"Aller là-bas, sur le front, permet d’apporter une nouvelle dimension de violence aux gens, commente notre source sécuritaire européenne. C’est ça qui est terrible chez ceux qui reviennent, c’est qu’ils viennent d’un autre monde."

Combien sont-ils, ces personnes entraînés à tuer et prêts à frapper au cœur même de l’Occident ? Peut-être quelques dizaines, hasarde notre source, ce qui représente déjà un défi pour les services de police. La filature d’un terroriste présumé mobilise jusqu’à 60 agents, dans trois ou quatre véhicules, et un poste de commandement destiné à coordonner la filature.

Le plus souvent, confrontés à des petits groupes de suspects djihadistes, les policiers doivent choisir quel individu surveiller en particulier. Au risque de se tromper. Ce fut le cas dans l’affaire Merah, où les services français avaient à l’œil le frère aîné, alors que c’est le cadet, Mohammed, qui a fini par tuer.

Situation inverse dans le cas des frères Kouachi : le cadet, Chérif, semblait plus radical que son aîné, Saïd. Mais c’est ce dernier, selon le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui aurait guidé l’action meurtrière de la fratrie.

Reste à comprendre comment ce tandem au lourd pedigree, qui figurait sur les listes américaines de suspects interdits de vol vers les Etats-Unis, a tout de même pu organiser l’attentat le plus meurtrier jamais perpétré en France.

Une guerre civile menace la France

La tristesse et la rage. Tristesse, immense, pour mes neuf confrères de Charlie-Hebdo, assassinés ce 7 janvier dans leur journal, à Paris (XI e), par un commando terroriste puissamment armé. Deux policiers ont également été tués. Rage, immense, contre tous ceux qui ne cessent de s’aveugler sur la montée en puissance de l’islamisme dans les cités françaises. J’entendais encore, ce mercredi sur Europe 1, Alain Juppé s’enflammer contre ceux qui sonnent l’alarme au prétexte d’un risque d’amalgame avec l’ensemble des musulmans. François Hollande, lundi, refusait de parler d’ennemis de l’intérieur. Ces discours émollients participent à l’endormissement des vigilances. Il y a, oui, un retour aux années trente. Mais il se lit, ce retour, non pas chez les peuples d’Europe qui craignent l’islamisme chez eux, mais chez les donneurs de leçons qui se veulent pas voir ce nouveau totalitarisme coranique. C’est pour se protéger de son intolérance et de sa violente judéophobie que 7 000 Français juifs ont quitté la France en 2014, nous alertant ainsi du pire. Le pire est là : les loups sont entrés dans Paris. Les belles âmes, qui insultent les lanceurs d’alerte et refusent de voir les faits, se rendent complices de l’islamo-fascisme qui nous a déclaré la guerre.

Car ce 7 janvier, la France est en guerre. En guerre civile peut-être, demain. Son ennemi est l’islam radical, l’islam politique, l’islamisme djihadiste. "Nous avons vengé le prophète", auraient crié les tueurs. L’ennemi n’est évidemment pas l’ensemble des musulmans, dont beaucoup sont bien sûr horrifiés par ce carnage contre des journalistes. Mais ceux-là doivent, toute affaire cessante, descendre massivement dans les rues pour se désolidariser enfin clairement de ceux qui ont la même religion qu’eux et qui appliquent ses préceptes à la lettre. En 1954, en Algérie, l’Armée de libération nationale ne comptait pas plus de 800 hommes ; ils ont réussi à faire plier la République huit ans plus tard. Les djihadistes français ne sont guère plus nombreux mais ceux-là sont tout autant déterminés à nous humilier, à nous soumettre à l’islam et à faire taire la liberté d’expression. C’est pourquoi il est urgent que les esprits se réveillent enfin et cessent de se réfugier dans le confort de l’apaisement, du pacifisme et des bons sentiments. Ces attitudes sont des lâchetés. Refuser de répondre à une guerre déclarée serait la pire des capitulations. Dans ce domaine, la France s’est assez humiliée par le passé.

Sources : Le Monde, La Voix de la Russie, As-Safir, Wikistrike, Yahoo (AFP), Le Temps, Figaro

13 janvier 2015

La vie ailleurs et vivre dans l’espace

Depuis l'espace, notre Terre apparaît comme un vaste monde dans lequel la vie a pu se développer. Aujourd'hui nos océans et continents sont peuplés par des millions d'espèces. Mais dans l'immensité de l'Univers, notre Terre n'est rien d'autre qu'un minuscule confetti. Loin, très loin de nous, se trouvent des milliards de galaxies, d'étoiles et de planètes... Alors, est-il possible que parmi ces mondes inconnus situés à des années lumières du nôtre d'autres êtres vivants aient pu prospérer?... La vie sur Terre serait-elle une exception ?

Il y a un demi-siècle, l’Homme s’est lancé à découverte d’un nouveau territoire : l’espace. Depuis, des centaines d’hommes se sont envolés au-delà de notre atmosphère. Mais l’espèce humaine n’est pas faite pour vivre dans cet univers. L’absence de gravité, les rayons cosmiques et le vide intersidéral mettent à chaque instant la vie des astronautes en danger. Se nourrir, se laver... Les gestes les plus simples prennent une toute autre dimension. Alors, l’Homme pourrait-il résister à un séjour prolongé dans l’espace ? Pourrions-nous un jour nous installer dans des colonies spatiales... partir, pour ne jamais revenir ?