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29 mai 2015

La bulle de dérivés de taux d'intérêt de 505 trillions de dollars serait en danger imminent


Partout sur la planète, les grandes banques sont massivement surexposées aux marchés de Les dérivés. Les dérivés de taux d'intérêts représentent la plus grande partie de ces contrats de dérivés. Selon la Banque des règlements internationaux (BRI), la valeur théorique de tous les dérivés des taux d'intérêt des contrats en cours à travers le monde se chiffre à 505 trillions de dollars. Compte tenu du fait que la dette nationale américaine est à seulement 18 trillions de dollars, soit un montant qui est presque incompréhensible. Lorsque cette bulle des dérivés va finalement éclatera, il n'y aura pas assez de fonds dans le monde entier pour sauver tout le monde. La clé pour faire en sorte que tous ces paris des taux d'intérêt ne commencent pas à se gâter sont pour les taux d'intérêt restant stables. Voilà pourquoi ce qui se passe en Grèce en ce moment est si important. Le gouvernement grec a annoncé qu'il sera en défaut de remboursement d'un prêt qu'il doit au FMI pour début juin. Si cette faillite ne se produit effectivement, les rendements obligataires grecs vont monter en flèche alors que les investisseurs paniqués fuiront vers les sorties. Mais il ne sera pas seulement la Grèce. Si la faillite en Grèce, malgré des années d'intervention de l'UE et FMI, sera un signal clair au monde financier qu'aucune nation en Europe n'est vraiment sûr. Les rendements obligataires vont commencer à flamber en Italie, en Espagne, au Portugal, en Irlande et dans le reste du continent. À la fin de celui-ci, nous pourrions être confrontés à la plus grande crise des dérivés de taux d'intérêt que chacun de nous ont jamais vu.

La première chose que les investisseurs obligataires veulent est de se faire rembourser. Si un pays comme la Grèce est effectivement autorisé à faire faillite après tant de temps et tant d'efforts ayant été déployés pour les soutenir, que va vraiment effrayer ceux qui investissent dans des obligations.

À ce stade, la Grèce n'a pas obtenu tout nouveau flux de trésorerie provenant de l'UE ou du FMI depuis août dernier. Le gouvernement grec est essentiellement à plat rompu à ce point, et encore une fois ce week-end un fonctionnaire du gouvernement grec a mis en garde que le paiement de prêt qui est prévue pour être présentée au FMI début juin ne pourront tout simplement pas se produire ...
"La Grèce ne peut pas faire remboursements de la dette au Fonds monétaire international le mois prochain à moins qu'il ne réalise un accord avec les créanciers", a déclaré son ministre de l'Intérieur, le dimanche, "les remarques les plus explicites encore d'Athènes sur la probabilité de défaut de paiement si les négociations échouent."

Exclus des marchés obligataires et avec l'aide de sauvetage verrouillé, à court d'argent à Athènes a été gratter caisses de l'Etat pour répondre aux obligations de la dette et de payer les salaires et les pensions. Avec son avenir en tant que membre de la zone euro 19-nation potentiellement en jeu, un deuxième ministre du gouvernement a accusé ses bailleurs de fonds internationaux de la soumettre à ralentir et la torture calculée.

Après quatre mois de négociations avec ses partenaires de la zone euro et le FMI, le gouvernement de gauche mené se précipite toujours pour un accord qui pourrait libérer jusqu'à 7,9 milliards de dollars d'aide pour éviter la faillite.
Et ce n'est pas juste le paiement du 5 juin qui n'arrivera pas. Il y a trois autres énormes paiements dus plus tard en juin et sans une affaire le gouvernement grec ne fera aucun de ces paiements non plus.

Il est pas que la Grèce retient toute somme. Comme l'a récemment expliqué le ministre de l'Intérieur grec lors d'une interview à la télévision, les fonds pour les paiements sont tout simplement manquants ...
"Les fonds ne seront pas donnés... Ils sont manquants pour être donnée," a déclaré le ministre de l'Intérieur, Nikos Voutsis, à la station de télévision grecque Mega.
On peut éviter toujours cette crise si un accord est signé. Mais après des mois de querelle, les choses ne sont pas à la recherche prometteuse pour le moment. Ce qui suit provient de CNBC ...
Les personnes qui ont parlé à M. Tsipras disent qu'il est dans l'humeur sévère et disposés à reconnaître le risque sérieux d'accident dans les prochaines semaines.


"Les négociations vont mal," a dit un fonctionnaire en contact avec le premier ministre. "L'Allemagne joue dur. Même Merkel est pas aussi ouvert à aider comme avant."
Et même si un accord est signé, différents parlements nationaux à travers l'Europe vont avoir à donner leur approbation. Selon Business Insider, qui peut aussi être difficile ...
Les ministres des Finances qui inventent l'Eurogroupe devront recevoir l'approbation de leurs propres parlements nationaux pour tout accord et les politiciens dans le reste de l'Europe semblent moins inclinés que jamais pour être indulgents.
Ainsi, ce qui arrive s'il n'y a aucun accord avant le 5 juin ?

Eh bien, la Grèce fait faillite et la bonne humeur commence.

À la fin, la Grèce peut être forcée de quitter la zone euro entièrement et devrait retourner à l'utilisation du drachme. À ce point, même les fonctionnaires grecs avertissent qu'un tel développement serait catastrophique pour la Grèce...
"Une alternative est possible si les pourparlers ne progressent pas est que la Grèce quitterait la devise unique et reviendrait au drachme. Ce serait catastrophique," met en garde M. Varoufakis et non seulement pour la Grèce lui-même.

"Ce serait un désastre pour tout le monde, ce serait un désastre essentiellement pour l'économie sociale grecque, mais ce serait aussi le début de la fin pour le projet de devise unique en Europe," a-t-il dit.

"Quoi que certains analystes disent des murs pare-feu, ces murs pare-feu ne dureront pas longtemps dès que vous mettez et infusez dans les esprits des personnes, dans les esprits des investisseurs, que la zone euro est assez divisible," a-t-il ajouté.
Mais la plus grande histoire est ce que cela signifierait pour le reste de l'Europe.

Si la Grèce est autorisée à échouer, elle dirait aux investisseurs obligataires que leurs fonds ne sont vraiment plus en sécurité nulle part en Europe et les productions obligataires commenceraient à monter en flèche foudroyante. L'escroquerie de dérivés de taux d'intérêt de 505 trillions de dollars est basée dans l'idée que les taux d'intérêt restent assez fermes et c'est pourquoi si les taux d'intérêt commencent à s'envoler de partout qui pourrait créer rapidement quelques problèmes gigantesques au monde financier.

En outre, une faillite de la Grèce pourrait envoyer la valeur de l'euro au tapis. Comme je l'ai mis en garde tant de fois auparavant, l'euro se dirige vers la parité avec le dollar américain, et alors il va descendre en dessous de la parité. Et comme il existe 75 trillions de dollars de produits dérivés qui sont directement liés à la valeur du dollar américain, l'euro et d'autres grandes devises mondiales, qui pourrait aussi créer une crise de proportions sans précédent.

Une chose que je l'ai vraiment essayé de faire passer aux personnes est que notre système financier a été transformé en plus grand casino dans l'histoire du monde. Les grandes banques partout sur la planète sont devenus kamikazes, et il est seulement une question de temps jusqu'à ce que tout cela se retourne contre eux dans leur jeu de façon massive.

Il ne va pas prendre beaucoup pour renverser l'ordre financier actuel. Ce pourrait être une faillite de la dette grecque en juin ou il peut être quelque chose d'autre. Mais quand il ne chute, il va déclencher la plus grande crise économique que l'un d'entre nous ont jamais vu.

Continuez ainsi à surveiller l'Europe.

Les choses sont sur le point de devenir extrêmement intéressante et si je ne me trompe pas, ceci est le début de quelque chose d'important.

Article traduit sur TEC

25 mai 2015

Quand les actionnaires s'en prennent à nos emplois

Dans une économie financiarisée, les priorités ont changé au sein des entreprises. Ces dernières rémunèrent davantage leurs actionnaires qu'auparavant. Alors qu'il y a dix ans, les entreprises versaient autour de 30 % de leurs bénéfices en dividendes, aujourd'hui, il n'est pas rare que cette part grimpe jusqu'à la moitié, voire plus. Et si les sociétés ne reversent pas d'argent à leurs actionnaires, leurs cours de bourse risquent de plonger. Mais c'est autant d'argent qui n'est pas réinvesti. Et alors que la crise s'enlise, que le chômage ne cesse de progresser, les entreprises rémunèrent toujours plus leurs actionnaires. Quel est le poids des dividendes sur l'économie ?

18 mai 2015

Lorsque les élites feront la guerre à l'Amérique, voilà comment ils vont faire et de tout faire péter

Les conséquences et les motifs de la guerre, que ce soit par un pays contre un autre ou par un gouvernement contre ses citoyens, changent rarement. Cependant, les méthodes de la guerre ont largement évolués avec les temps modernes. Les guerres par les élites contre les populations sont souvent si subtiles que beaucoup de personne pourraient même ne pas reconnaître qu’ils sont l’objet d’attaques avant ce qu’il soit trop tard.

Chaque fois que j’examine les conceptions de guerre potentielle entre des individus et l’oligarchie, invariablement une personne bien têtue crie : "Que voulez-vous dire avec quand ? Nous sommes en guerre en ce moment !" Dans ce cas, je ne parle pas de traces subtiles de la guerre. Je ne parle pas de guerre de l’information, de guerre de propagande, de guerre économique, de guerre psychologique ou la guerre biologique. Je parle de la guerre pure et simple, et quiconque pense que nous avons déjà atteint ce point n’a aucune idée de ce à quoi la vraie guerre ressemble.

La récente découverte de l’exercice Jade Helm 15 à l’échelle nationale a rendu beaucoup de personnes soupçonneux, et avec raison. Les exercices fédéraux de crise ont une tendance historique étrange à coïncider soudainement avec des événements de crise très réels. Nous ne pouvons en savoir que très peu sur Jade Helm au delà des communications du gouvernement, des objectifs revendiqués et des fausses pistes. Mais à tout le moins, nous savons que Jade est un acronyme pour: aide conjointe pour le déploiement et l’exécution, un programme conçu pour créer des plans d’action et de déploiement à l’aide de modèles informatiques destinés à accélérer les temps de réaction pour les planificateurs militaires au cours d’un scénario de crise. Il est lié avec un autre programme appelé ACOA (Adaptive Course of Action), la base de ce qui est essentiellement l’utilisation du succès de missions passées et des modèles informatiques pour planifier les missions futures. Les deux sont des produits de l’Agence DARPA.

Pour autant que je sache, personne n’a présenté aucune preuve tangible de ce que HELM signifie vraiment, mais la partie JADE de l’exercice se concentre explicitement sur une planification d’un déploiement rapide de forces dans les situations de crise, selon le livre blanc du gouvernement (voir le lien ci-dessus). Ce seul fait remet en question les déclarations du ministère de la Défense que Jade Helm n’est rien de plus que d’un programme de formation pour préparer les unités militaires au déploiement à l’étranger. Ceci est clairement un mensonge si Jade Helm tourne autour de situations de crise (qui dénote des menaces intérieures), plutôt que des opérations à l’étranger.

Bien sûr, si vous considérez aussi le fait que les forces des opérations spéciales s’entraînent toujours comme elles se battent, et dans des environnements similaires à l’endroit où elles vont se battre, la rhétorique de Jade Helm évoquant une préparation pour les théâtres étrangers, ne tient pas debout. Si les forces des opérations spéciales vont se battre en Irak, Iran ou en Syrie, elles vont sur des terrains d’entraînement dans des endroits comme le Koweït. Si elles sont formées dans des endroits comme Fort Lauderdale, en Floride (y compris à la formation d’infiltration), il n’y a pas moyen d’éviter de penser qu’elles s’entraînent pour combattre dans un lieu similaire à Fort Lauderdale avec une culture et population similaire.

Les exercices militaires au centre ville de Fort Lauderdale ont provoqué une certaine émotion

Je note en outre que les exercices Jade Helm sont aussi des exercices conjoints avec des organismes de l’État comme le FBI et la DEA. Encore une fois, pourquoi inclure ces organismes nationaux d’application de la loi à un exercice militaire simplement destiné à préparer les troupes pour les opérations à l’étranger? J’entends souvent l’argument que l’armée ne serait jamais associée avec un tel programme, mais les personnes qui prennent cette position plutôt présomptueuse ne comprennent pas la psychologie de crise. Dans le cas d’une catastrophe nationale, de nombreux militaires et les employés du gouvernement peuvent déterminer qu’ils vont faire ce qui est le mieux pour eux et leurs familles. Et si obéir aux ordres garantit la sécurité de leurs familles (sécurité alimentaire, logement, etc.), ils peuvent très bien suivre un ordre, peu importe les doutes. En outre, une crise de grande ampleur pourrait être utilisée comme une justification de la loi martiale ; autrement dit des militaires hommes et femmes, bien intentionnés, pourrait être convaincus que la perte des libertés constitutionnelles pourrait être nécessaire pour le plus grand bien du plus grand nombre. Je crois que certains militaires vont en effet résister à ces efforts, mais bien sûr, Jade Helm peut également être une méthode permettant de repérer ces personnes indélicates avant de mettre en œuvre une opération réelle.

Donc, si Jade est en fait un système de planification de crise pour l’armée et que l’armée s’entraîne pour des opérations nationales, quelle est la crise pour laquelle cette formation est planifiée? Il est difficile de le dire. Je crois que cela va découler d’un désastre économique, car nos structures économiques et sociales sont si faibles que presque tout événement majeur pourrait déclencher cet effondrement. Les attaques terroristes, les cyberattaques, un cas de pandémie, un vent un peu fort, trouvez vous-même. Il est clair que le gouvernement s’attend à une crise. Et avec l’avènement de cette crise, la guerre ultime contre le peuple américain va commencer.

Pourquoi s’attendre une situation de crise ? Avec la couverture d’un événement de crise, l’opposition au pouvoir est plus facilement ciblée. Pour mon point de départ de la stratégie de guerre de l’élite, je voudrais utiliser la présentation suivante sur la guérilla par Max Boot qui est un membre expérimenté du CFR, (Council on Foreign Relations) et un conseiller militaire à l’élitiste World Affairs Council.

Max Boot : Leçons de l’histoire au sujet des luttes de guérillas

Je voudrais d’abord souligner que Boot affirme que son travail est simplement une étude à caractère historique de personnages intéressants du domaine de l’insurrection et de la contre-insurrection, et n’est pas polémique. Je crains devoir sortir mon joker sur cela. Boot est conseiller direct du ministre de la Défense. Son travail et cette présentation étaient de toute évidence une étude sur la tactique de guérilla dans la perspective de la contre-insurrection et une tentative d’explorer des méthodes stratégiques pour contrôler et éradiquer la guérilla et les terroristes.

Toute défense que le peuple américain pourrait mobiliser contre le démantèlement, par les élites, des libertés constitutionnelles tournerait inévitablement à une insurrection. Donc, en utilisant les points de vue de Boot, membre du CFR, en matière de contre-insurrection comme ligne directrice, les élites feront très probablement une guerre ouverte aux personnes au sein de la population américaine qui ont la volonté de se battre.

Contrôle de l’opinion publique

Boot insiste sur la nécessité absolue du contrôle de l’opinion publique pour vaincre une insurrection. Une grande partie de son analyse est en fait tout à fait exacte, à mon avis, en termes de succès par rapport aux échecs des mouvements de guérilla. Cependant, son obsession sur l’opinion publique est, en partie, maladive. Boot suppose que la Révolution américaine est un excellent exemple de l’action de l’opinion publique contre les puissances dominantes, affirmant que l’opinion publique britannique avait forcé le parlement et le roi George III à arrêter toute nouvelle opération dans les colonies.

Maintenant, il est important de reconnaître que les élites ont une tendance récurrente à marginaliser le succès de la Révolution américaine, en particulier comme étant un coup de chance dans l’histoire. Boot, bien sûr, néglige complètement le fait que la guerre avait duré bien plus longtemps que prévu et que la direction britannique a souffert sous le poids des dettes considérables. Il néglige également le fait que les colons pro-indépendantistes étaient beaucoup moins nombreux que les conservateurs loyaux à la couronne jusqu’à la fin de la guerre. La révolution n’a jamais été en position majoritaire, et l’opinion publique n’était pas du côté des révolutionnaires.

L’idée même de la Révolution américaine est un peu une blessure sur l’ego collectif des élites, et leur biais les amène à faire des études inexactes de l’événement. La réalité est que la plupart des révolutions, même celles qui ont réussi, restent l’affaire de minorités durant une bonne partie, sinon la totalité, de leur déroulement. La majorité des personnes ne participent pas à l’histoire. Ils ont plutôt tendance à flotter, impuissants, dans les marées, en attendant de s’accrocher à quelque mouvement minoritaire semblant être en position de l’emporter.

Boot suggère que si les Pères fondateurs avaient fait face à l’Empire romain plutôt qu’à l’Empire britannique, ils auraient été crucifiés et la rébellion aurait immédiatement flanché, parce que les Romains n’avaient aucune préoccupation pour l’opinion publique. Voilà où nous entrons dans l’esprit réel des élitiste.

Pour l’instant, l’establishment choisit d’influencer l’opinion publique avec une désinformation soigneusement élaborée. Mais quelle est la meilleure façon de traiter avec l’opinion publique, quand il s’agit de combats d’une révolution moderne? Il faut sortir l’opinion publique de l’équation, de sorte que l’élite au pouvoir soit libre d’agir aussi vicieusement qu’elle le souhaite. Une crise préfabriquée, et la crise économique en particulier, occulte d’autres menaces potentielles, y compris les taux de criminalité élevés, les pillages, les émeutes, la famine, les conflits internationaux, etc. Dans un tel environnement, l’opinion publique a très peu de poids, si tant est que les personnes fassent même attention à quelque chose au-delà de leur propre désespoir. Une fois cet objectif atteint, l’oligarchie a le champ libre pour mener des actions moralement discutables, sans crainte de futurs retours de flamme.

Contrôler le public

Un autre principe essentiel que Boot décrit comme essentiel dans la défaite de l’insurrection est le contrôle du gros de la population afin de prévenir le recrutement de nouveaux membres par la révolution, et lui interdire d’utiliser la foule comme couverture. Il précise que le contrôle du public ne signifie pas gagner les cœurs et les esprits dans un sens diplomatique, mais de dominer par des moyens tactiques et psychologiques.

Il présente d’abord l’exemple de la contre-insurrection française en Algérie, en déclarant que la stratégie française de la torture généralisée, alors qu’elle était moralement répréhensible, a réussi dans les faits à débusquer et à détruire la les meneurs de l’insurrection. Là ou les Français ont échoué, c’est qu’ils n’ont pas réussi à brider et à occulter la campagne de torture. Boot utilise une fois de plus l’argument de l’opinion publique comme la raison de la perte éventuelle de l’Algérie par les Français.

Ce que Boot semble suggérer, c’est que la torture systématique est viable, au moins comme une stratégie hypothétique, tant qu’elle reste inaperçue du public en général. Il réitère également cela indirectement dans sa liste définitive des articles sur l’insurrection et la contre-insurrection quand il affirme que "quelques contre-insurrections des gouvernements ont réussi, en infligeant une terreur de masse, au moins dans des pays étrangers", ce qui suggère que la terreur de masse peut être une option contre une rébellion domestique.

Boot va ensuite décrire un scénario plus efficace, le succès des Britanniques contre les insurgés en Malaisie. Il attribue la victoire britannique contre la rébellion à trois facteurs :

1) Les Britanniques ont séparé de grandes parties de la population, des villages entiers, dans des camps de concentration, entourés par des clôtures et des gardes armés. Cela empêche ces insurgés de recruter dans les classes plus opprimées ou les insatisfaits. Et cela les isole dans des zones où ils peuvent être plus facilement matés.

2) Les Britanniques ont utilisé les forces d’opérations spéciales en ciblant des groupes rebelles spécifiques et des leaders plutôt que de tenter de manœuvrer à travers de vastes régions dans une attaque vaine du style du Vietnam.

3) Les Britanniques ont fait des promesses qui ont séduit le grand public, y compris la promesse de l’indépendance. Cela a rendu le public plus souple et plus disposés à coopérer.

Maintenant, je n’ai aucun espoir que les élites puissent offrir l’indépendance au public américain pour leur coopération dans la lutte contre une insurrection de patriotes, mais je pense qu’ils vont offrir quelque chose peut-être de plus séduisant : la sécurité.

Je crois que l’exemple britannique/malaisien donné par Boot sera la principale méthode pour les élites et le gouvernement fédéral dans le cas où une rébellion aux États-Unis s’opposerait aux atteintes à la République constitutionnelle, ou à l’instauration de la loi martiale à la suite d’une urgence nationale.

Isoler les centres de population

Il y a une raison pour laquelle certaines villes américaines sont ensevelies sous des réseaux de surveillance biométriques technologiquement sophistiqués, et je pense que l’exemple malaisien en donne la clé. Certaines villes (pas toutes) peuvent être transformées en énormes camps isolés, ou zones vertes. Elles seraient étroitement contrôlées, et les voyages seraient très limités. L’alimentation, le logement et la sécurité seraient probablement offerts, après qu’une période de catastrophe aurait été expérimentée. Quelques mois de famine et le manque de médicaments pour les dépendants aux médicaments pourraient sans doute tuer des millions de personnes. Les survivants non préparés afflueraient vers ces zones dans l’espoir de recevoir de l’aide. Les forces gouvernementales pourraient confisquer les fournitures vitales dans les zones rurales à chaque fois que cela serait possible afin de forcer encore plus de personnes à se concentrer dans les régions contrôlées.

J’ai vu la stratégie d’isolement en action en partie, lors du sommet du G20 à Pittsburgh. Plus de 4 000 policiers et soldats de la Garde nationale ont verrouillé le centre-ville, ne laissant qu’une seule voie pour circuler. Le premier jour, il n’y avait presque pas de manifestants ; la plupart des militants étaient si effrayés par le spectacle de cette force en mode "choc et effroi" – qu’ils n’ont pas osé quitter leurs maisons. Ceci est l’exemple le plus proche que j’ai personnellement vécu lors de la mise en place de la loi martiale en paysage urbain.

Eliminer les leaders

Le mouvement de la liberté a toujours été un mouvement sans leader, ce qui rend l’approche style nuit des longs couteaux légèrement moins efficace. Je ne vois pas d’avantages immédiat pour les élites dans l’enlèvement ou le meurtre de membres éminents du mouvement, même si cela ne signifie pas qu’ils ne vont pas essayer quand même. Les partisans de la liberté les plus connus sont les enseignants, et non des généraux ou des politiciens charismatiques. Les enseignants laissent tous leurs enseignements derrière, et personne n’a besoin de généraux ou des politiciens. Le mouvement ne serait pas nécessairement perdu sans nous.

Cela dit, il y a un facteur de peur impliqué dans un tel événement. L'étouffement des voix de la liberté populaire pourrait terroriser tous les autres et leur imposer la soumission ou l’inaction. Voilà pourquoi je soutiens sans cesse le besoin de leadership individuel ; chaque personne doit être capable et disposée à prendre des mesures individuelles sans être commandée pour la défense de ses propres libertés, si le besoin s’en fait sentir. Les groupes devraient garder une direction locale, et la centralisation nationale du leadership doit être évitée à tout prix.

Selon les promoteurs mêmes des exercices Jade-Helm, la formation sera axée sur des équipes de réaction rapide frappant une zone avec le soutien d’hélicoptères, puis un retrait dans les 30 minutes ou moins. Presque tous les anciens combattants de la guérilla avec lesquels je me suis entretenu concernant ce style d’action ont dit qu’elle est utilisée pour saisir et arracher, c’est à dire capturer ou tuer des cibles de grande valeur, puis se retirer avant que l’ennemi ne puisse riposter.

La guerre de 4e génération

La méthode finale pour la guerre contre le peuple américain est celle dont Boot ne parle pas : l’utilisation de la guerre de quatrième génération. Certains appellent cela la guerre psychologique, mais c’est beaucoup plus que cela. La guerre de quatrième génération est une stratégie par laquelle une partie de la population que vous souhaitez contrôler est tournée contre une autre partie de la population que vous souhaitez contrôler également. C’est la guerre sans l’utilisation immédiate des armées. Au contraire, les élites tournent la population ennemie contre elle-même et encouragent une guerre interne pour leur laisser faire le gros du boulot. Nous pouvons voir cette stratégie en développement déjà aux États-Unis dans la manipulation des questions raciales et la militarisation de la police.

L’utilisation de provocateurs lors de troubles dans des endroits comme Ferguson, Missouri, et Baltimore suggère que la course à la guerre fait partie d’un plan plus vaste. Je crois que les responsables de l’application des lois se sont également donné un faux sentiment d’invincibilité. Avec des jouets militaires et le financement fédéral, mais des philosophies tactiques pauvres et une formation dépassée, les flics de base sont utilisés comme chair à canon lorsque ça commence à chauffer sérieusement. Leur échec inévitable sera utilisé comme une raison pour une plus grande participation militaire locale ; mais en attendant, les Américains seront incités à se battre et à se tuer les uns les autres, tandis que les élites pourront s’asseoir et regarder le spectacle.

La guerre de quatrième génération consiste également à tromper la population cible en l’incitant à soutenir des mesures qui sont secrètement destructrices pour elle. Par exemple, le support des mouvements pour la liberté en soutien à une opposition contrôlée par l’élite comme en Russie ou en Chine, ou le soutien des mêmes mouvements pour un coup d’État militaire dans lequel les hauts gradés sont des marionnettes de l’élite, comme l’est l’administration Obama. Vous pensez que cela semble tiré par les cheveux? C’est déjà arrivé dans notre histoire récente! Le Major général Smedley Butler du corps des Marines a été embauché par des grands dirigeants d’entreprise pour mener une armée professionnelle dans un coup d’État contre Franklin D. Roosevelt (également un fantoche élitiste) en 1933. Butler heureusement a exposé le complot avant qu’il n’ait pris son essor. Les deux parties sont restées sous contrôle, mais le coup, en cas de succès, aurait pu apporter un soutien populaire à un coup de rabot expéditif contre la Constitution, plutôt que la lente érosion qui a eu lieu. Ceci est la quintessence de la guerre de quatrième génération – faire penser aux personnes qu’ils sont en train de gagner, quand ils sont réellement en train de vous aider à les vaincre.

Connaître son ennemi

J’ai indiqué ci-dessus les tactiques non pas parce que je pense qu’elles prévaudront nécessairement, mais parce qu’il est important que nous sachions exactement à qui nous avons affaire afin de mieux nous défendre. Ces méthodes peuvent être contrées par la préparation des communautés, en évitant une direction centrale, l’application de mesures aléatoires plutôt que d’actions prévisibles, etc. La plupart d’entre nous, champions de la liberté, devront fournir un certain niveau de sûreté et de sécurité pour les personnes autour de nous s’ils veulent perturber les efforts de l’establishment pour attirer par ruse ou de force la population dans des régions contrôlées. La crise est la meilleure arme que les élites ont à leur disposition, et des exercices comme Jade Helm montrent qu’ils peuvent utiliser cette arme à court terme. La meilleur défense est la préparation – et pas seulement pour vous-même, mais pour les autres autour de vous. La guerre est à venir, et alors que nous ne pouvons pas en connaître la date exacte, nous pouvons supposer le pire et faire de notre mieux pour y être prêt le plus rapidement possible.

17 mai 2015

EDITO AU VITRIOL - La vérité explosive sur la situation choc en France et nos élites

Les personnes et évènements entendus dans ce documentaire ne l'ont pas été par moi, mais par diverses émissions TV, radio, etc. Je ne fais que rassembler et compiler des sources déja existantes sur internet. Je ne suis ni le créateur ni le propriétaire de ces sources. Mais j'estime que le fait d'exploiter, SANS AUCUNE ASPIRATION A FAIRE DE L'ARGENT, des extraits courts de séquences trouvables facilement sur internet, ainsi que de courts extraits d'émissions ou journaux TV, souvent anciens et tombés dans l'oubli, constitue un préjudice infime d'exploitation DESINTERESSE de contenu protégé. Incomparable avec le préjudice de laisser les personnes dans l'ignorance, de se taire, de se résigner, d'accepter sans broncher.

Les personnes montrées ici dans des procès, des affaires, des jugements, des inculpations ou mises en examen, ne sont pas systématiquement ni automatiquement coupables de crimes, le penser serait idiot, et je ne cherche pas à le sous entendre. Tout le monde a le droit à la présomption d'innocence, à un droit de réponse, à un procès équitable et juste. Et j'ose espérer que de nombreux Français ont un grand potentiel humain, y compris des personnes de pouvoir. Ne considérez donc pas que je cherche à prôner la haine bête et méchante, gratuite et aveugle de tous les notables et personnalités évoqués dans le document ou en général. Ce serait une mauvaise interprétation de mes intentions.

L'intention est de montrer qu'il y a un grave, un très grave problème en France, par l'accumulation des affaires, que n'importe qui peut recenser en 2 clics sur Wikipedia. Affaires dont je suis, là également, complètement étranger ! Attention à ne pas condamner les mauvaises personnes, donc. Et cela s'entend dans tous les sens du terme. Le document que venez de visionner n'est en AUCUN CAS une volonté d'incitation à la violence ou à la révolte. La violence physique désorganisée et injuste ENVERS QUI QUE CE SOIT ne mène strictemement à rien de positif, et n'est PAS une solution. J'invite tout le monde à faire preuve de calme et à intellectualiser sa colère. Ce document a pour unique but de stimuler la réflexion et la discussion entre citoyens raisonnables et informés, de provoquer le DEBAT. Ne pas se laisser aller à ses instincts primaires de violence, est la première preuve de nos bonnes valeurs.

L'idée n'est absolument pas de se révolter avec violence dans les rues, car dans le chaos et l'absence de structure, il ne sortira que de la souffrance et de la misère. Surtout si aucune vision alternative de la société n'a été pensée et posée au préalable, une vision qui, pour être humaine et pour fonctionner, se devra impérativement d'être fondée sur le bon sens, la paix civile et le respect mutuel au sein du peuple, ceci incluant toutes ses composantes et différences (culturelles, religieuses, etc..). Il faut repenser le modèle de société en totalité, mais de manière humaine et intelligente. Le suffrage universel montre ses limites quand il se résume à désigner nos bourreaux.

Comme l'a dit Coluche : "si le droit de vote pouvait changer quelque chose, ça serait interdit depuis longtemps !". L'abstentionnisme n'est pas une fin en soi, mais ça risque d'être une étape préliminaire incontournable pour faire un pied de nez au système. Voter, faire semblant de ne pas savoir tout ça, ne pas relayer l'information, c'est continuer à gober tout ça sans broncher. C'est la raison de notre échec et de notre soumission. Le vote blanc n'est pas pris en compte ! Réflechissez ! Vous avez voté NON au Traité Européen en 2005, et vous l'avez eu quand même ! Réfléchissez ! La justice est bienveillante envers les fortunés et les "copains", pendant qu'elle traque les voleurs de poule ! Réfléchissez !

La démocratie, dans son sens véritable, n'est pas l'ennemi du peuple, bien au contraire. C'est bien ce qui est reproché ici : se moquer du peuple, ne pas l'écouter, le mépriser. Inverser le sens des mots, faire dans l'euphémisme permanent, noyer le poisson, compter sur la crédulité du bon peuple, trop occupé à regarder la télé-réalité.

L’État a laissé tomber les Français, les voyous font leur propre loi. Le pouvoir a trop peur que la poudrière ne s’enflamme, nos maîtres ne veulent surtout pas revivre de nouvelles nuits d’émeutes. Sacrifions donc les honnêtes familles françaises, personne n’ira les soutenir sur les plateaux de télévision. Tout le monde, ou presque, s’en fiche. Ils n’ont pas de porte-parole médiatiques, d’artistes à faire valoir. Ils sont les perdants de la République, les grands oubliés.



15 mai 2015

ALERTE ROUGE ! Tous les ingrédients de la guerre civile en France sont prêts à exploser !

Le Général Jean Delaunay écrit, dans une analyse, détaillée et engagée, de la France d’aujourd’hui : De la St Barthélémy à la Vendée et à la Commune, les guerres civiles ont laissé en France un horrible souvenir tant les haines s’y sont déchaînées entraînant massacres et destructions. Celle qui se déroule sous nos yeux n’est apparemment pas sanglante mais elle fait et fera beaucoup de mal, d’autant plus qu’elle divise un peuple déjà affaibli moralement et vulnérable. Cette nouvelle guerre civile est une guerre d’idées. Elle vise nos cœurs et nos cerveaux, sa composante majeure est psychologique. Les médias y jouent un rôle essentiel. Nos adversaires utilisent à leur manière certains des procédés mis au point par les experts ès conquête des foules. De Lénine à Mao, Ho Chi Minh et Castro, ceux-là ont su chacun, à partir d’une minorité réduite mais active, imposer leur vision du monde à leur peuple fragilisé. Ils y ont réussi, en utilisant à la fois l’intimidation et la propagande du type matraquage permanent.

Moins connu mais plus subtil, du fond de sa prison, Gramsci voulait au contraire changer la société en modifiant peu à peu et insensiblement les repères culturels des gens. Ce que nous subissons, derrière la fumée de la référence affectée à la démocratie et aux droits de l’homme, c’est la combinaison des deux stratégies. Sous l’effet de l’accélération du progrès technique (de la pilule à Internet) et du matérialisme consécutif, des habitudes nouvelles avaient été prises, les mœurs avaient changé – depuis 1968 notamment – et des concepts nouveaux avaient vu le jour pour justifier cette évolution. Mais depuis un an, notre pays est entré dans une ère nouvelle. Parvenu au pouvoir, le « camp du progrès » (auto-proclamé) dispose des moyens d’agir à tous les échelons et il exploite à fond l’orientation idéologique des médias et le soutien de beaucoup d’intellectuels. Du coup, il s’arroge le droit non seulement d’accréditer les changements de mentalité précédents (déplorables, selon nous) mais encore de les dépasser en affichant officiellement sa volonté de changer la société, de transformer la civilisation.

Il l’a clairement exprimé lors de la préparation de la loi dite « le mariage pour tous », et mis en œuvre à cette occasion des procédés qui s’inspirent de ceux des régimes totalitaires. C’est très inquiétant pour la démocratie et, à nos yeux, inacceptable. En face, l’opposition, complexée, voire honteuse, incertaine quant à ses valeurs, et divisée de surcroît, mène un combat défensif qui minimise la réalité et l’enjeu de cette nouvelle guerre civile. Entre les deux, le marais est d’habitude partagé entre la méconnaissance des problèmes, l’indifférence à leur égard, l’attentisme, l’indignation et l’impression d’être désarmé pour agir. Fait nouveau cependant, les silencieux d’hier ont pris conscience du véritable viol qu’ils étaient en train de subir et ont commencé à réagir : les centaines de milliers de manifestants et de pétitionnaires démontrent qu’une réaction de santé est en marche. Pour mener ce combat difficile, il faut connaître les moyens et la tactique de l’adversaire. C’est cet examen que je vais maintenant esquisser.

La sécurité de la France en question 

Il aura donc fallu une tuerie chez nous et une série de drames au Moyen Orient et en Afrique pour que l’on ose enfin nous dire que nous étions entrés dans une ère d’affrontements – en prononçant même le mot guerre. Le danger actuel réside en effet dans la conjonction des méfaits très inquiétants des terroristes islamistes avec la présence chez nous de plusieurs millions de musulmans. La plupart d’entre eux s’accommodent de leur situation et n’aspirent qu’à la paix mais leurs jeunes générations ont de plus en plus tendance à se radicaliser, à refuser notre (pseudo) vivre- ensemble, tout en revendiquant des droits spécifiques sans accepter les devoirs correspondants. Ils constituent le terreau potentiel de troubles graves à l’ordre public - voire pire ! Nous voyons une menace grave pour notre identité nationale et pour la survie de notre France. 

Le contexte

Ce que j’appelais « le Cancer », c’est l’effondrement de nos Valeurs de vie. Depuis des années, le mal prolifère. La crise économique l’aggrave mais l’essentiel est ailleurs. Les gens ont perdu leurs repères et de mauvais maîtres leur mettent des idées folles en tête. La famille et la société sont en crise. Le suicide est la première cause de mortalité des jeunes. La pornographie est à l’origine de nombreux crimes sexuels. Les violences urbaines deviennent quotidiennes et les affaires en tout genre remplissent les journaux. Les causes de ce phénomène sont diverses. Les matérialistes le relativisent et ne veulent y voir qu’une irréversible évolution des mentalités née des révolutions techniques. Nous, nous y discernons d’abord le résultat des trois grandes tentations de l’homme, aussi anciennes que le monde, celle de Prométhée, la révolte de l’homme contre son Créateur, celle de Faust, la glorification du facteur matériel, et celle de Lucifer, le règne du mensonge.

Sous leur effet combiné, l’obsession de l’instant domine nos médias, le désir de manipuler les gènes étreint nos modernes apprentis-sorciers et le culte de la jeunesse caractérise notre société où la mort est taboue. En effet, pour posséder, consommer, dominer et jouir, il vaut mieux être jeune et bien portant que vieux et malade… d’où une vision égoïste de la sexualité et le refus fréquent de s’engager et de donner la vie. Le confort nous a rendus à la fois « accro » à des tas de « machins » hyper assistés et souvent indifférents à autrui. Beaucoup d’hommes ont les moyens de vivre mieux mais ils en oublient de se préoccuper de leurs raisons de vivre. Notre société est vulnérable. Le phénomène est amplifié, aggravé et exploité par des hommes qui cherchent à renverser l’ordre établi et le remplacer par un autre. 
1 / Les terroristes utilisent les bombes comme moyen majeur d’intimidation et d’action. 
2/ Le communisme se meurt mais les trotskystes ont conservé leur prédilection pour la lutte des classes et l’agit prop. 
3/ D’autres, les plus dangereux, pratiquent une méthode plus subtile et plus sournoise.

Offensive culturelle

Les intellectuels de gauche et beaucoup d’écolos travaillent depuis des années à renverser les valeurs anciennes, à lancer de nouvelles valeurs, à créer de nouveaux héros, à promouvoir un nouveau type d’art, de musique, d’architecture, de mode vestimentaire. Bref à changer la façon de vivre et de penser des hommes et des femmes. Il est impossible de trier ce qui, dans la situation actuelle, résulte de l’évolution naturelle des idées et ce qui relève de leur volonté de casser la baraque.

Le traitement du passé

Sous prétexte de rajeunir l’enseignement de l’histoire, ils ont supprimé la chronologie au profit de l’étude de thèmes. Cela permet aux militants d’orienter l’enseignement, en mettant au placard ce qui leurs déplaît et de dénigrer et déformer le Moyen Age, l’œuvre des Rois et la colonisation, quand ce n’est pas Henri IV et Napoléon. Non seulement les manuels scolaires mais encore beaucoup de films et d’émissions TV donnent l’impression de vouloir nous donner honte de notre passé qu’ils nous présentent comme synonyme de mal.

Le renversement des valeurs traditionnelles

Pour empêcher le retour d’un soi-disant ordre moral, ils raillent, comme obscurantistes et réactionnaires des notions simples et éprouvées comme la famille fondée sur le mariage et celui-ci fondé sur l’engagement définitif d’un homme et d’une femme, ils privilégient le droit par rapport au devoir et la liberté par rapport à la responsabilité. Pour eux, le sens de l’honneur et le patriotisme sont aussi dépassés que l’usage du rasoir.

Ensemencement de nouvelles valeurs

Ce travail de sape a abouti à une véritable déprogrammation des cerveaux. Elle est encore facilitée par l’effondrement de la foi et de la pratique religieuse, ce qui fait que beaucoup de jeunes de tous milieux n’ont plus aucune idée du Bien et du Mal. Nos adversaires en profitent pour promouvoir de nouvelles valeurs à travers la radio, la TV et le net, les BD, les magazines, les films et romans à la mode. La musique et la chanson leur sont d’un puissant secours en créant de nouvelles idoles dont le comportement a valeur d’exemple. Tout cela est toléré ou encouragé par une large partie du personnel politique qui craint par- dessus tout de passer pour ringard. C’est ainsi qu’on a mis notamment à la mode des valeurs cool : la tolérance et la sincérité (tout est semblablement bon, du moment qu’on est sincère: la vérité n’existe plus… ) , les droits de l’homme considérés comme un absolu ( y compris les droits des enfants d’échapper à l’autorité des parents et le droit pour ceux-ci de se désintéresser, le cas échéant, de leurs enfants pour pouvoir mieux s’éclater), le refus de toute discrimination (d’où l’apologie permanente de la diversité), l’égalitarisme forcené qui tue l’émulation, la liberté de tout dire, de tout faire et de tout montrer, au risque de provoquer beaucoup de dégâts.

Sémantique

L’art d’utiliser les mots joue un rôle important dans cette guerre des idées. A preuve, le verlan que les jeunes immigrés pratiquent systématiquement dans les cités pour faire un pied de nez à notre langue française et à notre pays dont ils ne veulent pas faire réellement partie. Dans le langage courant, des mots comme fasciste, raciste et homophobe sont devenus de véritables « armes à tuer ». D’autres mots sont simplement destinés à faire rire et à abaisser car la dérision est une arme terrible. D’où des appellations comme franchouillards appliquées aux patriotes et réactionnaires attardés aux catholiques. A l’inverse, de nouveaux vocables sont volontairement déchargés de tout contenu affectif, pour déculpabiliser ceux qui pourraient se sentir coupables: l’avortement devient ainsi IVG, l’assassinat exécution, le vol récupération et l’euthanasie droit de mourir dans la dignité.

Deux thèmes d’actualité

Deux domaines, entre autres, sont largement exploités dans une volonté marquée de fausser les esprits. L’anti-racisme est ainsi devenu le nouveau vecteur du message révolutionnaire. Sous prétexte que tous les hommes sont égaux en droit, nos faiseurs d’opinion ont réussi à rendre tabou toutes les questions relatives à l’immigration. Prononcer ce mot, c’est encourir le risque d’être traité d’extrémiste. A fortiori, si on dit : l’immigration non contrôlée est une menace pour l’identité française; la concentration des immigrés représente un fléau social à cause du fort taux d’illettrisme, de chômage et de délinquance qu’elle entraîne dans les banlieues (Je parle, moi, de cela d’autant plus librement que j’ai consacré une partie notable de mon temps à aider, en prison, des noirs et des maghrébins). A cet égard, nos adversaires sont champions dans l’art de nous donner mauvaise conscience et nos hommes politiques tombent souvent dans le panneau. On l’a vu récemment à l’occasion de la campagne contre l’homophobie.

Le thème de la libération sexuelle continue aussi à déstabiliser la société. Gardiennes naturelles des Valeurs, les femmes sont principalement visées à travers des mots d’ordre comme la femme est maîtresse de son corps; l’avortement est un acquis social; la femme au foyer n’est qu’un légume et autres slogans féministes et libertaires souvent repris par les magazines féminins. Les jeunes sont la 2e cible de cette offensive, notamment à travers les campagnes dites « d’éducation sexuelle ». Ce qu’on leur diffuse surtout, c’est une vision sanitaire, presque vétérinaire de l’amour humain d’où tout sentiment et toute poésie sont exclus. Sous prétexte de santé publique, nos adversaires ont obtenu la diffusion de documents qui banalisent, non seulement les rapports sexuels précoces mais aussi les déviances sexuelles. Le lobby gay exerce à cet égard une grande influence. Très actives dans les milieux de l’art, des médias et de la politique, ses associations ont obtenu d’être accréditées pour mener les campagnes d’information sexuelle à l’école et de prévention du SIDA. Déjà à l’origine du PACS, elles sont en pointe pour exiger le mariage pour tous (à noter que des homosexuels honnêtes et discrets tiennent à se démarquer des militants minoritaires qui paradent dans les rues).

Cas particulier de la campagne actuelle autour de la loi Taubira

Cette loi recouvre bel et bien une véritable opération de guerre civile destinée à changer la société. En témoignent les déclarations et actions suivantes : consignes du Ministre de l’Education Nationale aux recteurs : « s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités, notamment par le biais d’une éducation au respect de la diversité des orientations sexuelles ». La même Ministre recommande aux jeunes d’aller chercher un complément d’information sexuelle sur des sites à nos yeux infréquentables. En d’autres temps, cette attitude aurait été réprimée comme une incitation à la débauche. Une déclaration à la Chambre : « Vous vous cramponnez aux racines judéo-chrétiennes de notre civilisation, elles sont périmées. Vous représentez le passé. Nous voulons balayer tout cela. Nous sommes l’avenir ». Une déclaration au Sénat en commission des lois : « La loi ne s’appuie pas sur un ordre naturel. Elle s’appuie sur un rapport de forces ». Voilà qui nous rappelle Robespierre. Lors de la préparation de la Loi en commission à la Chambre, les auditions d’associations ont été soigneusement programmées pour que les délégations favorables puissent s’exprimer à loisir alors que les opposants en soient réduits à ne faire que de la figuration. Le représentant de l’Eglise catholique a été particulièrement mal traité.

La désinformation à l’œuvre à propos de la loi

Rappel. L’origine du mot est soviétique et le procédé aussi: c’est tout un programme ! La désinformation médiatique a été manifeste pendant cette période. Elle a contribué à troubler les jugements des Français et à fausser leurs esprits. Exemples : – occultation partielle de la vérité et orientation de la description des faits pour les besoins de la cause. Les présentateurs ne parlaient pas ou peu des manifestations organisées par les mouvements qui n’avaient pas leur sympathie. Quand ils en parlaient, ils les commentaient de façon partiale, ne serait-ce qu’en réduisant le nombre des participants annoncés. – Leurs photos-choc et leurs coups de zoom ont renforcé leurs commentaires (exhibition de militantes aux seins nus pendant la manif du 13/1, puis, plus tard, dans la cathédrale de Paris). – Ils ont diffusé, ce jour-là, bien d’autres types d’informations (intervention au Mali et sports) pour détourner l’attention de ce qui était, pour nous l’essentiel. – Nous n’avons cependant pas relevé pendant cette période d’information carrément fausse mais vraisemblable. Cela prend souvent car la majorité des gens gobent n’importe quoi.

En revanche, personne n’a parlé des profanations d’églises catholiques à Toulon et ailleurs. Et, à l’occasion des déclarations officielles et des discours à la Chambre, on a utilisé largement le mensonge (y compris via les statistiques et les sondages), la calomnie et la dérision, armes complémentaires de la désinformation (sans parler des procédés classiques de manipulation comme l’allusion, le soupçon, l’amalgame, la provocation). Plus grave, sur le plan sémantique, on a tordu et trahi la définition classique du mariage. Il en résulte que la Loi a été votée à la Chambre en 1e lecture. Cela avait été annoncé par Martine Aubry dans son livre « Pour changer de civilisation » : Comme je l’ai toujours fait, et à ma façon, j’entends contribuer au renouvellement des idées de la gauche. Voilà pourquoi l’initiative du Laboratoire des idées, appelant à une contribution créative plus de cinquante chercheurs et intellectuels, s’inscrit dans notre mission commune, urgente et indispensable : rendre visible le monde qui vient, aider à le comprendre pour pouvoir le transformer. Justice, respect, vérité. Nos idées ont un futur. La prochaine gauche s’avance, une gauche forte de ses valeurs et forte d’un projet pour changer de civilisation.

Terrorisme intellectuel et politiquement correct

En complément des actions précédentes, le terrorisme intellectuel a essayé d’empêcher nos porte-paroles et les parlementaires acquis à notre cause d’exprimer librement nos opinions en les faisant passer pour réactionnaires, retardataires et homophobes. Dans ce cas, même les plus courageux surveillent leurs propos. C’est ainsi que la langue de bois passe dans nos mœurs, alors que c’est une invention du stalinisme, champion du mensonge toutes catégories (pour ne reprendre qu’un exemple déjà ancien de cette intimidation, personne ne se risque plus à révéler l’identité des jeunes maghrébins et noirs quand ils brûlent les autos, agressent les policiers et pillent les magasins. On ne les désigne que sous le nom de jeunes). On est loin de la parole de Jean Paul II : « La vérité vous rendra libre ». Face à cette menace dorénavant annoncée, il faut absolument savoir et vouloir nous défendre. Nous avons commencé à le faire. Sachons persévérer.

COMMENT NOUS DEFENDRE DANS LA GUERRE CIVILE DES IDEES ?

1/ Prenons conscience du DANGER et DENONCONS-LE. Nous sommes avertis de ce qu’on nous prépare : « Le meilleur des mondes » d’Huxley. A nous de comprendre les déclarations officielles et d’en mesurer l’enjeu. Attention en même temps à ne pas être obnubilés par la subversion au point d’en voir partout. Soyons vigilants mais gardons la tête froide et le sens de l’humour. Evitons aussi de présenter notre défense comme une croisade. Tout ce qui est excessif ne compte pas. Notre force à nous, ce doit être l’appel au bon sens. En revanche, persuadons-nous que la loi du pendule régit l’univers et que les excès finissent par entraîner le rejet des idées fausses et des comportements aberrants. Ce qui a été vrai du nazisme, le sera un jour du mariage pour tous, de la théorie du genre et de l’industrie des mères porteuses. Chrétiens, sachons que le renouveau du spirituel accompagnera et éclairera le retour des valeurs traditionnelles car, plus que jamais, les gens ont besoin de donner un sens à leur vie.

2/ Ayant pris conscience du danger, essayons de renforcer nos DEFENSES IMMUNITAIRES, celles de notre cerveau. Pour cela, aiguisons notre ESPRIT CRITIQUE, vérifions ce que l’on nous raconte, trions et comparons les points de vue. Cultivons notre INDEPENDANCE d’ESPRIT, la vertu cardinale face à la pensée unique. Saisissons toute occasion de dire aux jeunes : tout n’est pas vrai dans ce qu’on vous montre à la télé. Tout n’est pas bien même quand « tout le monde le fait.

3/ Nous sommes en guerre civile. Or, à la guerre, malheur à l’homme seul. Continuons donc à chercher des gens qui partagent une partie de nos points de vue et avec lesquels nous puissions échanger des informations et monter des actions coordonnées.

4/ Cela dit, le plus important, c’est d’avoir du COURAGE. Cette vertu est particulièrement nécessaire aux jeunes, plus que jamais tentés de penser, de parler et de faire comme les autres. Notre courage, en ce moment, c’est celui d’OSER dire « NON » comme nous commençons à le faire. C’est toujours celui d’OSER AFFIRMER NOS CONVICTIONS et de nous comporter comme nous le pensons, même si on nous fait passer pour retardataires attardés. « Ils » disent vouloir transformer notre société et changer notre civilisation. Nous sommes menacés dans ce que nous avons de plus précieux et, cette fois, nos adversaires sont des gens de chez nous. Cette guerre civile met en danger notre vision de l’homme, de la famille et de la vie, en même temps que l’avenir de nos enfants et celui de la France. Défendons-les

Les signes avant-coureurs d’un affrontement majeur

Très grave et très inquiétant : un nombre important d’adolescents exaltés, déboussolés, et prêts au djihadisme, a été repéré, dont un tiers, selon la PJJ (Protection judiciaire de la jeunesse) sont des convertis (!) ; ce qui en dit long sur l’état des valeurs de notre société et sur l’état de délabrement des notions de ”France” et de ”république”…Plusieurs sont partis combattre en Syrie pour l’EI (Daech). Selon Alain Dru, secrétaire général de la GCT-PJJ «  le radicalisme est rarement un phénomène qui s’enkyste, il y a des passages à l’acte extrêmement rapides ». Ces adolescents, embrigadés et fanatisés par une propagande islamique et djihadique contre laquelle l’État français est complètement impuissant, sont appelés à devenir des éléments de choc. Certains sont prêts à mourir, persuadés d’entrer dans le ”paradis d’Allah”.

Il faut évoquer un contexte idéologique mondial islamique qui, indépendamment des innombrables luttes internes à l’islam, construit un véritable programme de guerre contre nous, sans faire dans le détail. Cette propagande est d’une redoutable efficacité. Par exemple, la bible des djihadistes est un livre islamique traduit en français en 2009, « Gestion de la barbarie ». Il prône une utilisation rationnelle de la barbarie terroriste pour créer un chaos, un état de sauvagerie qui « poussera les régions livrées à la terreur à faire appel aux djihadistes. Ils appliqueront alors la charia, étape finale vers le califat », écrit Frédéric Pons. Ce manuel, étudié à Harvard, est pris très au sérieux par le centre anti-terroriste de l’armée américaine à West Point qui note : « ces travaux djihadistes sont intelligents, (et diaboliquement intelligents), ce sont des manuels d’insurrection globale rédigés par des penseurs particulièrement doués. » Ils sont « la meilleure des sources pour comprendre la nature intrinsèque du mouvement djihadiste » Ce manuel, qui récuse la distinction entre ”islam” et ”islamisme” (cette distinction étant une des causes de l’aveuglement des démocraties européennes) ne cache pas que le but est la submersion de l’Occident, en tout premier lieu l’Europe ramollie, vieillissante et envahie par l’immigration. Joshua Mitchell, professeur de théorie politique à l’université Georgetown (Washington) explique : « ces mouvements ne laissent pas place au pluralisme, au doute, au compromis ; ils ne respecteront pas les lois de la France ni d’aucune autre nation. Ils submergent et détruisent et ne laissent rien d’indépendant d’eux ».

On constate depuis quelques années en France un inquiétant phénomène devant lequel l’État est impuissant : la radicalisation salafiste des mosquées. On dénombre aujourd’hui 89 mosquées salafistes et 40 autres seraient sur le point de basculer. C’est le signe d’un climat général de durcissement et de montée aux extrêmes chez les musulmans de France, surtout les jeunes, qui ne pourra déboucher que sur une explosion. De même, on estime à 5.000 les ”djihadistes potentiels” installés sur le territoire. Par rapport au nombre de musulmans, Philippe Huneman, chercheur au CNRS estime que « c’est statistiquement insignifiant » pour étayer sa thèse selon laquelle l’islam n’est pas une menace. Raisonnement stupide. Au contraire, 5.000 fanatiques prêts à en découdre, c’est déjà énorme, et leur nombre ne fait que croître. 5.000 combattants, en outre soutenus ou aidés par des milliers de coreligionnaires, cela suffit à amorcer une sanglante guerre civile.

Né au Danemark, le tueur islamique de Copenhague, Omar el-Husseini, 22 ans, d’origine palestinienne, était un repris de justice qui s’était radicalisé en prison. À son enterrement le 20 février, après avoir été abattu par la police, on dénombrait dans le cimetière musulman de Brondby, 500 personnes venues lui rendre hommage ! Ce détail est assez effrayant et confirme que dans toute l’Europe (notamment, Grande-Bretagne, France, Bénélux, Danemark, Allemagne…) les djihadistes sont soutenus par une fraction de la population musulmane immigrée, entrée dores et déjà en sécession, prélude à l’insurrection.

Sources : JTCDreuz et FV

La finance, une route vers notre ruine

S'excuser et continuer, telle est la ruse utilisée par les sociétés trichant sur leurs impôts. Les banques ne font pas exception. Le scandale HSBC de 2007 où 106 000 clients de plus de 200 pays ont caché des centaines de millions d'impôts n'a entraîné la condamnation que d'une seule personne. Quand si peu est fait, est ce que cela vient d'une faiblesse des autorités face à des lois financières inextricables ou bien nous cache-t-on quelque chose ?

Le lanceur d'alerte Hervé Falciani a redéfini la compréhension britannique des forces en jeu. Qu'une banque puisse aider un client à frauder en lui proposant un compte secret en Suisse était, à l'époque, inconcevable. Mais cela allait plus loin. Falciani a aussi révélé que beaucoup d'autres banques proposaient les mêmes techniques de fraude.

C'est quelque chose de familier aux États-Unis. En 2012, la US Bank s'assurait que ses clients échappent aux taxes sur les profits boursiers tirés des fonds spéculatifs en utilisant une filiale de la banque en Europe, tout cela avec le soutien gouvernemental.

Ainsi, la US Bank a caché 17,2 milliards de dollars sur des comptes offshore. Entraînant environ 4,3 milliards de dollars d'évasion fiscale. Juste avant 2012, le géant bancaire venait de recevoir une subvention ahurissante de 1,3 trillion de dollars de la part de la Réserve fédérale et du Département du Trésor US.

Même histoire pour Citygroup. Plaçant 42,6 milliards de dollars sur des comptes offshore, provoquant des pertes fiscales de 11,5 milliards de dollars, alors qu'elle venait de percevoir 2,5 trillions de dollars de subventions de l'État. Cela reflète l'intime complicité de la relation de l'État avec les banques. Cela ne date pas d'aujourd'hui, mais le rapport de force tourne en défaveur de l'État.

L'industrie bancaire américaine a démarré à la suite d'un événement connu sous le nom de la Panique de 1907. Les initiateurs de cette panique bancaire furent quatre banquiers privés, J.D Rockefeller, J.P Morgan, Paul Warburg et le baron Rothschild qui ont entraîné la chute des principales banques et trusts. Ces banquiers décidèrent de rassembler leurs fortunes pour établir une banque privée, à 100%. Cette banque créerait l'argent et le prêterait au gouvernement, à ses conditions. Le Sénat s'est fermement opposé à cette idée mais, en 1910, les quatre banquiers ont écrit la loi sur la Reserve fédérale en secret et cette proposition de loi fut poussée au Congrès par leurs alliés. En 1913, grâce à un effort considérable de lobbying politique et financier auprès du président Woodrow Wilson, la loi a été votée et la Réserve fédérale voit le jour.

Pour bien comprendre les manipulations bancaires, il faut comprendre comment ils font tourner les planches à billets au maximum.

Un bon exemple est le compte rendu légal d'un procès dans le Minnesota en 1969. Dans ce cas, opposant la Première Banque nationale de Montgomery au défendant Jerome Daly, celui-ci, un avocat se représentant lui-même, s'est opposé à la saisie de sa maison hypothéquée selon le principe que la banque n'avait pas utilisé de l'argent réel pour son prêt. Quand le président de la banque, M.Morgan, prit la parole, il admit, à l'étonnement général, que la banque avait créé de l'argent à partir de rien pour le prêter mais que c'était une pratique bancaire normale.

Finalement, la cour a rejeté la demande de saisie et le défendant put garder sa maison. Mais cette décision n'était pas suffisante pour réformer cette pratique bancaire. Elle restait donc monnaie courante et l'on continue encore à se demander comment ce traitement privilégié est possible.

Au Royaume-Uni, la banque d'Angleterre confirme la mainmise des banques privées sur l'économie, sans contrôle. Dans son analyse de 2014 intitulée "La création d'argent dans l'économie moderne", elle confirme que la manière dont on enseigne la création de monnaie en économie est biaisée. C'est lorsque les banques prêtent qu'elle créent de la monnaie..

Cela est expliqué par Richard Werner, un économiste et professeur, dans son livre La création monétaire dans l'économie moderne. Il écrit : L'extension du crédit par les banques n'enlève aucun pouvoir d'achat ni ne ponctionne sur les ressources de qui que ce soit dans l'économie. Strictement parlant cela ne peut pas être décrit comme un prêt. Les banques ne prêtent pas l'argent qu'elles ont dans leurs coffres, elles le créent.

L'organisation Citoyens pour la justice fiscale a remarqué que 15 des 500 plus grandes sociétés n'ont payé aucun impôt sur leurs profits de 23 milliards de dollars pour 2014 seulement, et n'ont payé quasiment aucune taxe sur leurs bénéfices de 107 milliards de dollars en 5 ans. Parmi ces grands bénéficiaires fiscaux on trouve General Electric, le fabricant de jouets Mattel et les géants médiatiques Time Warner et CBS.

C'est en utilisant des failles légales que ces compagnies ne payent que 0 à 15% d'impôts au lieu du taux normal de 35%. Le FACT (Responsabilité financière et la transparence des entreprises) a estimé les pertes fiscales à 150 milliards de dollars par an, soit 1,5 trillion de dollars sur dix ans. L'influence des lobbys sape aussi la bonne gouvernance. Wells Fargo, par exemple, a investi des millions de dollars en lobbying pour influencer les lois en 2009 et 2012, au moment où les législateurs pensaient mettre en place des mesures sur les saisies immobilières et la réforme des impôts sur la propriété.

Une étude datant de 2014, de Martin Gilens, un professeur à l'université de Princeton, intitulée Analyse des théories de la politique américaine, conclut ainsi : les élites, les groupes d'intérêt et le citoyen moyen sont les facteurs d'influence de la réglementation publique. A partir de données récoltées de 1981 à 2002, le rapport étudie le système politique américain selon trois points de vue. Celui des citoyens moyens, celui de l'élite économique et celui des groupes de pression organisés, qu'ils soient basés sur l'économie ou sur le social. A la suite de l'étude de 1800 décisions politiques au cours de cette période, en fonction de chacun des groupes, la conclusion fut que la politique américaine est dominée par son élite économique.

Les chercheurs concluent : Le point central qui émerge de notre recherche est que les élites économiques et les groupes organisés représentant des intérêts commerciaux ont un impact important sur la politique gouvernementale alors que les groupes organisés basés sur le social ou les citoyens moyens n'ont que très peu ou pas du tout d'influence.

Les chercheurs en déduisent que les décisions gouvernementales rencontrent rarement les préférences de la majorité de la population et expriment par contre, et de manière très forte, les intérêts particuliers des groupes économiques : Quand une majorité de citoyens est en désaccord avec les élites économiques ou les groupes d'intérêt, en général, ils perdent. Et même, à cause du fort statu quo qui existe dans le système politique, lorsqu'une large majorité d'américains est en faveur d'un changement de politique, elle ne l'obtient pas.

L'ère Reagan des années 1980 est perçue comme celle de l'âge d'or de la libre entreprise capitaliste. En réalité, cette ère dure encore. Les banques débordent de leur sphère d'activité en saisissant des biens publics pendant que le gouvernement ferme les yeux. Morgan Stanley a importé 4 millions de barils de pétrole, rien qu'en juin 2012. Goldman Sachs a entreposé de l'aluminium dans des entrepôts de Détroit, continue à posséder et à gérer des aéroports dans de nombreux pays et à faire de vastes profits sur les routes à péage aux États-Unis, à Puerto Rico, en Inde et en Australie.

L'exemple de l'autoroute du Colorado est typique. Le contrat portant sur 50 ans, couvrant 18 miles (29 km), est approuvé par le Sénat du Colorado le 20 février 2014. Selon les termes du contrat les sénateurs et représentants du Colorado n'étaient pas autorisés à lire le contrat avant de le signer, ni à l'amender ni à le voter. Goldman Sachs ne mettra pas un rond dans cet investissement de 552 millions de dollars qui seront pris sur l'argent du contribuable alors que cette banque tirera tous les profits des droits de péage.

Les défis sont monumentaux mais vains, tant qu'il n'y aura pas de volonté politique pour empêcher ces multinationales d'échapper à la loi. Seulement alors pourrons-nous redonner un peu de crédibilité au mot démocratie, mot qui vient du grec et veut dire dirigé par le peuple.

Article traduit sur Counter Punch



Quand nous prenons des déclarations ou des évènements dispersés, nous n’y prêtons pas trop d’attention, car il a toujours un semblant d’explication officielle. Si on relie tous ce qui circule avec les dates, et le laps de temps, où ces évènements sont sensés survenir, on peut s’interroger. Donc une fois les points connus reliés, qu’avons nous? C’est ce que nous propose Merlin, qui s’est penché sur le sujet. Ça ne veut peut être rien dire, mais quand il y a un peu trop de coïncidences et d’avertissements, pouvons nous parler de hasard ? C’est à vous de voir….

LIRE - En septembre 2015, une terrible crise est à venir (Les Moutons enragés)

14 mai 2015

La planète sous pression

Il n'existe qu'une seule planète et ses ressources sont limitées... Ce document a pour but de rétablir certaines vérités, et tente d'apporter des réponses aux nombreuses interrogations que nous avons au sujet des modifications climatiques et de leurs conséquences sur notre mode de vie et notre civilisation.

Deux ans d'enquête auprès d'experts scientifiques de toutes nationalités mais aussi de philosophes et d'économistes pour dresser un état des lieux de la Terre et distinguer le vrai du faux : en quatre épisodes, cette série documentaire développe les différents aspects de l'impact du réchauffement climatique sur la vie des hommes. Ils vivent dans différentes régions du monde, sont experts dans leurs disciplines et se sont tous penchés sur une grande malade : la Terre. Les uns sont pessimistes, les autres plus optimistes, mais tous s'accordent à dire que son état n´a jamais été aussi grave.

Au fil de ces quatre documentaires, les scientifiques, les économistes ou les penseurs livrent ainsi leur diagnostic : sur les effets réels de la pollution humaine, sur l´exploitation des ressources de notre sol, sur notre juste perception du milieu naturel et enfin sur les actions entreprises ou à entreprendre.

13 mai 2015

Les nouveaux loups de Wall Street

Actuellement, sur les marchés financiers, les opérations sont de plus en plus fréquemment réalisées en microsecondes, grâce à des ordinateurs très rapides et ultra performants. Cette nouvelle pratique est appelée le Trading Haute Fréquence. Mais selon certains experts, cette méthode pourrait avoir des effets aussi dévastateurs que les subprimes. Le marché des subprimes s'est peu développé en France, mais aux Etats-Unis, de nombreux foyers de sont retrouvés en situation de défaut de paiement. Le journaliste Ali Baddou est parti en immersion au coeur du système, à la rencontre des nouveaux loups de Wall Street.

Le 6 mai 2010, la Bourse de New York devient folle. En cinq minutes, les cours plongent de 1 000 milliards de dollars, avant de remonter. En cause, le trading haute fréquence. Une nouvelle manière de jouer en Bourse qui, du fait de son informatisation et de sa rapidité (tout se joue en quelques millisecondes), échappe à tout regard humain. Aujourd'hui, près de 70 % des opérations boursières aux Etats-Unis (40 % en Europe) seraient réalisées de cette manière.

Pour naviguer dans ce monde fait d'algorithmes et de fibres optiques, le journaliste Ivan Macaux a choisi de la jouer polar — bonne idée. Ali Baddou est donc le détective : à l'écran, il se balade entre la Défense, Bruxelles et Wall Street, fait mine de s'interroger, questionne. En face de lui, de multiples personnages : les suspects (les traders de Wall Street), les complices (les programmeurs, dont beaucoup sortent des meilleures écoles françaises), les informateurs (comme Brad Katsuyama, le premier trader à avoir brisé la loi du silence), les gendarmes (les enquêteurs de l'Autorité des marchés financiers)...

Ultra documenté, le document montre un double mouvement : d'un côté les Bourses européennes et américaine qui investissent toujours plus pour accroître la vitesse de leurs connexions ; de l'autre les autorités (comme le Sénat américain), qui tentent désespérément de les rattraper et d'encadrer les nouvelles pratiques. Une course absurde qui rappelle un mauvais souvenir : la crise des subprimes et ses terribles répercussions mondiales. — Lucas Armati

Marquer une pause dans son couple

Votre copain / copine ne sait plus ou en est, vous avez l'impression de le / la faire chier, il / elle veut se remettre en question, vous vous engueulez souvent, vous vous aimez plus,.... Sans hésiter, il faut arrêter les frais temporairement avant de monter en zone rouge. Beaucoup de couples rencontrant des problèmes se sont déjà posé la question : faut-il faire une "pause" pour mieux repartir ? Ou tout faire péter ? Certains ont essayé avec plus ou moins de succès. Toutefois, la pause peut finir en rupture. Autrement dit, ça passe ou ça casse !

Généralement, les principaux arguments avancés pour faire une pause sont les suivants : prendre de la distance pour faire le point, prendre le temps de réfléchir afin de reconstruire une histoire plus solide dans quelques temps… La motivation de départ est souvent de faire rejaillir à nouveau la flamme de la passion des premiers jours qui s’est éteinte au fil du temps car personne ne l’a entretenue. L'amour, c'est une bougie et il faut l'entretenir !

Une pause ne signifie pas que vous allez voir ailleurs sinon c'est foutage de gueule et infidélité ni redémarrer une vie de célibataire.

La séparation provisoire peut poursuivre un chemin apparemment plus réaliste : prendre du recul par rapport aux disputes ou à l'insatisfaction quotidienne afin de mieux savoir où l'on en est. Faire le point pour discerner si le couple a, ou non, un avenir. Cependant, là encore, elle n'offre pas de solution miracle. Une pause peut être bénéfique mais gare au retour de flamme dans la gueule.

Faire un pause est donc à double tranchant. Si une pause dans le couple peut relancer une passion en sommeil, il peut aussi mener à flinguer cet amour. Donc, ne foncez pas en vitesse tête baissée !