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30 décembre 2018

Superscience - Voyage au coeur de la Terre

L'étude du noyau terrestre et les traces laissées par les séismes donnent une idée de l'évolution des entrailles de la Terre.L'observation de la planète Mars appuie également des hypothèses menaçantes, présageant une future altération du champ magnétique.

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« Au coeur de la Terre » propose un voyage au centre de la planète bleue, à la découverte de ce que renferment ses entrailles et de ce qui lui permet de résister aux radiations mortelles de l'espace. Grâce à des images extraordinaires, des allers retours entre la surface de la Terre et son noyau, Martin Williams propose de faire découvrir ce qu'il se passe au plus profond du coeur de cette planète. Ce fascinant voyage permet de mieux comprendre comment s'est formée la Terre et surtout comment elle fonctionne. Car, ce sont les mines de fer, les cavernes de diamants et les champs magnétiques qui permettent à la vie terrestre de se maintenir.

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29 décembre 2018

Les cinglés de l'informatique - L'histoire des ordinateurs

Documentaires américains sur l'histoire de l'informatique de 1970 à "nos jours". Une suite d'interviews exclusives de différentes personnalités comme : Paul Allen (Microsoft), Bill Atkinson (designer, Macintosh Development Team), Steve Ballmer (Microsoft), Dan Bricklin (l'inventeur de VisiCalc), Bill Gates (Microsoft), Adele Goldberg (Xerox PARC), Steve Wozniak (Apple), Steve Jobs (Apple).... expliquant leurs débuts dans cette industrie, c'est passionnant et très instructif. Ce reportage porte bien son nom à en juger des conditions et des dispositions mentales de ces pionniers de l’informatique. Ce sont des fous furieux acharnés au travail.

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16 décembre 2018

Abysses, la vie dans les profondeurs extrêmes

Les eaux profondes de l'océan austral et du Pacifique recèlent encore bien des mystères. Deux équipes internationales de scientifiques partent explorer les profondeurs glacées de l’Antarctique et les abysses de la fosse des Mariannes. Filmées pour la première fois, des créatures semblant venir d’une autre galaxie y cohabitent avec des champions de la survie en conditions extrêmes...

On a longtemps cru que la lumière du soleil était indispensable à la vie. Il y a 35 ans, la découverte des «fumeurs noirs», ces sources chaudes des hauts fonds propices au développement de la vie, a prouvé le contraire. Quelques années plus tard, on découvrait que le phénomène chimique complexe des fumeurs noirs se produisait également au sein des sources froides.


Les biologistes Nicole Dubilier et Christian Lott ont observé, au cours d'une de leurs expéditions dans les grands fonds, que la chimiosynthèse pouvait aussi s'effectuer à partir de l'hydrogène. Cette découverte soulève de nombreuses questions et hypothèses, concernant notamment la probabilité de trouver des traces de vie sur d'autres planètes. Le réalisateur a suivi deux ans durant ces chercheurs, qui n'hésitent pas à risquer leur vie par 600 mètres de profondeur.



15 décembre 2018

Mémoires de volcans

Qui a participé à l’extinction des dinosaures et donné naissance à des dizaines d’îles dont certaines culminent à plus de trois mille mètres ?

Un point chaud, c’est à dire une anomalie de l’écorce terrestre par où s’échappent régulièrement des laves volcaniques très fluides. Voici la vie de l’un d’entre eux, né dans la douleur en Inde il y a 65 millions d’années et qui continue aujourd’hui de cracher le sang de la Terre en agrandissant l’Ile de la Réunion. Tour à tour bourreau des dinosaures, refuge des créatures marines ou paradis fertile pour les hommes, ce monstre de pierre ignore la dérive des continents et se métamorphose en volcans aux mille visages. Et demain, quel sort nous réserve-t-il?

13 décembre 2018

La planète est-elle vraiment foutue ?


Ouragans, sécheresses, inondations, feux gigantesques, fonte des glaces, la planète est attaquée de toutes parts. Depuis le mercredi 2 août 2018, l'humanité vit à crédit. A cette date, elle a consommé en seulement 7 mois toutes les ressources que la Terre pouvait produire en une année. Depuis quelques mois à peine, le discours des scientifiques s'est durci. Sous l'effet du changement climatique, de la croissance démographique et de la consommation accrue des ressources naturelles, la planète a atteint son point de rupture. Les prédictions de plus en plus alarmistes sont-elles exagérées ? L'Homme peut-il encore sauver son propre avenir et la planète Terre ? Alors que la COP24 se tient à Katowice, un état des lieux de la planète est dressé.

« C’est la fin du monde, l’apocalypse ! » Claire Nouvian, présidente de l’ONG Bloom, n’y va pas par 4 chemins. La lauréate 2018 du prix Goldman pour l’environnement partage avec d’autres intervenants (scientifiques, journalistes et militants écologistes de renom) un constat sombre : la mise en péril des équilibres du monde du fait de l’accélération du réchauffement climatique. En clair, la planète a atteint un point de rupture et l’humanité est menacée.

Tel un thriller à la fois haletant et oppressant, le film fait défiler des images de catas­trophes récentes, afin d’expliquer comment on en est arrivé là. Ouragans, tempêtes, incendies… Au total, 84 événements extrêmes sont survenus en 2017 avec des pertes humai­nes colossales. Un record !

Le documentaire rend plus fluide la compréhension des chiffres, souvent vertigineux, avancés pour alerter les responsables politiques et l’opinion. Face à ce ­tableau sombre, existe-t-il une solution ? « Il faudrait radicalement changer nos habitudes. La pérennité des espèces est l’objectif numéro un », rappelle une intervenante, même si elle avoue une forme de lassitude, voire de désespoir. « On ne sait plus comment en parler. Chaque année, ce sont les mêmes promesses non tenues. Parce qu’il y a des choix politiques qui protègent les intérêts de certaines industries avant l’intérêt général. »


12 décembre 2018

100 jours avec des gendarmes de l'autoroute du Sud-Ouest

Située à proximité de la frontière espagnole, de l'océan Atlantique et du bassin d'Arcachon, l'autoroute du Sud-Ouest est l'une des plus fréquentées du pays. Pour assurer la sécurité des automobilistes, les gendarmes ont mis en place des pelotons autoroutiers qui patrouillent 24h/24. Pendant plus de six mois, le document a suivi le quotidien de ceux de Mios et de Mérignac, dans les environs de Bordeaux. Ils travaillent sans relâche pour sanctionner les chauffards et les faire sortir de la route, avec pour objectif la diminution du nombre de morts.

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11 décembre 2018

FLASH - Anonymous lance un message aux Français


Peuple du monde libre « Nous sommes Anonymous. »

Dans de nombreuses villes françaises des Gilets Jaunes ont vu le jour et témoignent d’espoirs et de révoltes communes.

Pour rappel voici vos principales revendications :

- Une réelle augmentation du SMIC et des retraites.
- Amélioration du pouvoir d’achat.
- Une baisse générale de toutes les taxes.
- Une réduction des dépenses de l’état.
- Des impôts pour les plus riches avec le retour de l’ISF.
- Un plan écologie pénalisant les multinationales responsables de destructions massives.
- Plus d’emplois et plus de logements.


Anonymous ne restera pas les bras croisés fasse à cette injustice. 
Anonymous a écouté votre appel et entendu la réponse du gouvernement.
Anonymous constate que le gouvernement ne vous écoute pas et vous méprise.

Nous sommes la rébellion contre une société autoritaire, contre l'isolement et la concurrence.
Nous sommes la rébellion pour une autre réalité sociale et culturelle.

Au lendemain des tentatives de libération mondiale, le moment était venu de mener une lutte décisive qui n'accepterait plus la légitimité pseudo-naturelle du système et souhaitait sérieusement la vaincre. Nous recherchons un changement pour la lutte de libération, une nouvelle façon de nous connecter avec les autres.

Nous n'oublierons jamais les camarades, nous voulons surtout nous souvenir de ceux qui ont décidé de tout donner dans la lutte et y sont morts. Notre mémoire et notre respect total pour ceux dont nous ne pouvons nommer les noms car nous ne les connaissons pas.

Nous sommes autonomes,
Nous sommes ingouvernables,
Nous sommes action,
Nous n'oublions pas nos camarades,

Nous sommes légion. Nous ne pardonnons pas. Nous n'oublions pas. Redoutez-nous !

Source : Anonymous

10 décembre 2018

Au coeur du mouvement des "Gilets jaunes"


Le mouvement des "gilets jaunes" a connu son Acte 2 en ce samedi 24 novembre 2018 une journée décisive après une semaine d'essoufflement. D'où vient ce grand malaise qui rassemble nos compatriotes depuis plusieurs semaines ? Comment s'est préparée en régions la manifestation parisienne ? Ce document a suivi quelques manifestants déterminés a faire reculer le gouvernement.



Pendant sept jours, début décembre 2018, notre reporter Anelise Borges a suivi le mouvement des "gilets jaunes" sur les routes de France afin de comprendre les causes de cette révolte.

Le périple démarre lors de l'acte III de la manifestation à Paris, samedi 1er décembre 2018. D'emblée, les critiques fusent sur la politique gouvernementale. "Quand on voit des gens dans les rues qui n'ont pas de logement, il y a de la misère partout. Il y a le coût de la vie, tout est cher. Les retraités sont en difficulté. C'est vraiment dur pour tout le monde", nous confie Patrick, gilet jaune. La police vient de saisir le manche de son drapeau tricolore "C'est tout ce qu'il me reste", dit-il d'un ton ironique. Il poursuit "Macron est un con, c'est à cause de lui que nous sommes ici", avant d'être contredit par un manifestant : "Non, il n'y a pas que Macron. C'est le système".

Étranglés par les taxes

Le mouvement, né à la suite de la décision du gouvernement d'augmenter les taxes sur les carburants est surtout vu comme la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Grâce à l'ampleur du mouvement, des nouvelles revendications ont surgi de la part de ceux qui se sentent exclus d'une France à deux vitesses. "Nous sommes étranglés par les taxes. Et on en a marre de l'injustice sociale. On donne constamment aux plus riches et on prend toujours aux pauvres et aux classes moyennes. "Cela ne peut pas continuer", s'exaspère David, un gilet jaune. Certains manifestants argumentent avec des chiffres parfois hasardeux. "Quand on voit que nos dirigeants ont le privilège de se payer des costumes qui coûtent 45 000 euros, soit l'équivalent du salaire annuel de 3 personnes, on a de quoi se révolter. On nous pique tout. À la fin, nous n'avons plus rien et ils essaient encore de nous faire les poches. Ça fait mal". Tous les gilets jaunes s'accordent sur le fait que le gouvernement était responsable de cette situation.


9 décembre 2018

FLASH - A quand la fin du Sénat ?

Nos sénateurs sont trop coûteux et ne veulent surtout pas que ça se sache.

Dans de nombreuses familles, il existe un vieil oncle fêtard, une cousine un peu gâteuse ou un beau-frère trop prodigue dont on se borne, aux réunions de famille, à éponger les dettes. Dans la famille France, ce personnage haut en couleur et cher en frasques coûteuses, ce serait le Sénat. Régulièrement, la presse (re)découvre que cette institution, en plus d’agiter le microcosme politico-politicien à chaque vote législatif un peu pointu, peut facilement s’enorgueillir d’un coût de fonctionnement particulièrement élevé pour une utilité tous les ans plus douteuse.

Les chiffres ne font guère de doute et même s’ils n’intéressent (presque) personne, méritent d’être ressortis. En effet, alors que le pays semble s’enfoncer avec un délice malsain dans des polémiques vestimentaires particulièrement habiles à camoufler ses problèmes économiques et politiques fondamentaux, il semble intéressant de constater que peu, pour ne pas dire rien, a été fait pour aligner le train de vie des Sénateurs avec la passe économique délicate que connaît le pays.

Pour s’en convaincre, il suffira de reprendre quelques articles, pas tous récents, mais toujours d’actualité : entre l’indemnité de base, déjà élevée à 5.388 euros net par mois, à laquelle on ajoutera un défraiement de 6.037 euros d’autant plus généreux qu’il n’est soumis à aucun contrôle, les facilités de transport (en avion ou en train), les primes diverses et variées et les facilités qu’offre naturellement la fonction (à commencer par l’excellent restaurant), le Sénateur français revient cher. Plus de 23.000 euros par mois, en fait. Quant à l’institution elle-même, avec son budget qui dépasse les 323 millions d’euros à l’année, elle ne se classe pas parmi les parents pauvres de la République.

Malheureusement, même si on rappelle ces chiffres aux Français de temps en temps, leur réaction semble toujours aussi prosaïque, si ce n’est pas carrément détachée. Tout se passe pour ainsi dire comme si le Sénat n’existait pas vraiment, ou seulement le temps de l’une ou l’autre procédure législative dans laquelle il viendrait mettre son grain de sel, à l’occasion.

Peut-être l’opacité des comptes est-elle responsable de cette nonchalance des contribuables face aux dépenses princières de ces élus si particuliers. Bien sûr, ces derniers se défendent, âprement même, de cacher leurs coûts et leurs émoluments et prétendent à la transparence en faisant assaut de petits rapports commodes plus ou moins validés par la Cour des Comptes. Cela ne suffit malheureusement pas, loin s’en faut.

C’est là que les choses deviennent intéressantes puisqu’alors, la curiosité pousse certains journalistes (ceux qui n’ont pas oublié le sens de leur travail) à mener des enquêtes. Et lorsqu’il s’agit du Sénat, la stupéfaction est souvent de mise. Il y a quelques années, une équipe de France 3 découvrait en effet que l’opacité des comptes de cette institution républicaine était parfaitement assumée. On se souviendra du moment mémorable où le questeur du Sénat (un certain Bernard Saugey) expliquait trouver parfaitement normal que ces comptes détaillés ne soient pas disponibles.

Pour lui, je cite, « ce n’est pas la peine que tous les gens regardent des choses qu’ils ne seront pas capables de commenter ; ils auront certainement des réflexions idiotes. »

On comprend dès lors assez bien l’état d’esprit de ces élus, et leur positionnement quelque peu spécial vis-à-vis des contribuables lorsqu’ils demandent des comptes. Ce qui explique notamment leur récente réaction lorsqu’un ouvrage d’Yvan Stefanovitch, paru courant juin, s’entichait de détailler les dérives sénatoriales qui, sans être illégales (et pour cause : la loi, c’est eux), n’en restent pas moins éthiquement discutables et économiquement injustifiées par les temps qui courent. En effet, en publiant « Le Sénat. Un paradis fiscal pour des parlementaires fantômes », le journaliste tente de lister et décrypter les privilèges et autres facilités dont disposent ces élus.

Mais chose pas du tout étonnante lorsqu’on reprend les propos du questeur, nos sénateurs n’entendent pas se laisser ainsi remonter les bretelles morales par un journaliste qui ose résumer la dérive d’un lapidaire « Le Sénat, c’est quatre ou cinq jours par mois pour… 11 350 euros net mensuel ». Ce qui se traduira, quelques jours après la parution du livre en question, par un vote de la Haute Chambre à la fois sans débat et fort discret puisqu’avec seulement 40 votants … Vote qui autorisera Gérard Larcher, l’actuel président de cette assemblée, à attaquer en diffamation Yvan Stefanovitch, pour faire bonne mesure.

On ne se formalisera pas des conditions dans lesquelles ce vote est intervenu (allez lire l’article en lien ci-dessus, c’est particulièrement croustillant) puisqu’on comprend ici qu’il est surtout question pour l’institution de protéger ses arrières et qu’en l’occurrence, tous les moyens sont bons, même ceux qui sont les plus moralement douteux.

Malheureusement pour les sénateurs, la petite agitation procédurière et leur tentative de discréditer le journaliste via un dépôt de plainte en diffamation ne changera rien au fait que les questions soulevées restent pertinentes : pourquoi les Français doivent-ils supporter les coûts d’une institution qui ne fournit pas ses comptes, n’oblige ses membres qu’à une transparence particulièrement minimaliste, et qui se refuse à toute remise en cause ?

Il serait intellectuellement aisé de croire que faire faire des économies à ces élus et à cette institution est un exercice anodin, voire vain tant les déficits budgétaires de l’État sont énormes, les dérives des administrations gigantesques et les abus évidents des uns et des autres, depuis les collectivités territoriales jusqu’aux grands ministères nationaux.

Il n’en est rien. Imposer la transparence au Sénat est l’un de ces petits pas indispensables qui s’imposent pour débuter la démarche d’enfin assainir les finances d’un pays trop longtemps laissé en pâture aux politiciens les plus cupides. D’autant que l’impact financier serait palpable : non seulement, les petits ruisseaux font les grandes rivières, mais retailler le Sénat pour coller à la réalité du pays, par exemple en redimensionnant le nombre d’élus, s’impose alors qu’on attend plus de réactivité de ses institutions. 100 sénateurs suffisent, et 248 sénateurs de moins, c’est plus de 68 millions d’euros d’économisés tous les ans. Alternativement, abaisser l’ensemble des frais de fonctionnement au pro-rata de cette diminution ramènerait son coût à moins de 100 millions à l’année (contre 323 actuellement).

Et, miracle, alors qu’on peut parier sur un fonctionnement aussi efficace de la Haute Chambre, 200 millions d’euros deviendraient à nouveau disponibles pour des postes qui manquent cruellement de moyens, notamment dans le régalien, cet espace que l’État semble avoir déserté pour compter fleurette au social voire au sociétal. Combien de places de prison pourrait-on aménager avec ces sommes sauvées de ces dispendieuses administrations ? Combien de matériels informatiques pourrait-on fournir aux forces de l’ordre ou à la Justice qui en manquent cruellement ? Combien de justiciables ou de victimes pourraient être aidés par ces fonds de nouveau disponibles ? Pour rappel et rien qu’à titre d’exemple, l’aide juridictionnelle représente 405M€ en 2016, dont 20M€ pour les victimes. On pourrait plus que doubler ce montant sans toucher d’un euro aux impôts et taxes collectés chez les Français…

Et au-delà de l’impact économique d’une véritable refonte du Sénat, il faut comprendre l’impact psychologique indispensable que cette réforme entraînerait : auprès des Français qui payent, qui verraient qu’on peut faire bien mieux sans prélever plus, et en ne faisant grogner qu’une toute, toute petite poignée d’entre eux. Pensez donc : pour seulement 248 politiciens retournant à la vie active, on aurait d’un coup 65 millions de Français plus heureux (le calcul peut aller bien au-delà, comme je le détaille ici).

Autre bénéficie psychologique évident : les autres élus comprendraient subitement le message que leurs épaisses rémunérations peuvent disparaître, les incitant ainsi fermement à arrêter les âneries coûteuses et les débats consternants et à se retrousser les manches pour parler des vrais sujets (au hasard : le chômage, l’insécurité ou la pérennité du système de santé, pour rire).

Bien sûr, ici, je m’aperçois avoir été pris d’une transe rêveuse. Tout comme il n’y aura pas de réforme du Sénat, il n’y aura aucune espèce de transparence de sa part. Démontrant toute leur futilité et leur mépris des contribuables qui payent pour leurs salaires, les Sénateurs ont largement prouvé qu’ils étaient complètement déconnectés des réalités de terrain. Et même si une diminution effective du nombre et du train de vie des élus est maintenant indispensable pour des raisons éthiques (ils doivent montrer l’exemple) et des raisons économiques (ça nous coûte trop cher), vous pouvez parier qu’il n’en sera absolument rien.

Tout se déroule comme prévu.

Les Français ne sont pas "capables" de comprendre, il faut donc leur cacher les dépenses du Sénat pour éviter leurs réflexions "idiotes". Le Sénat, une institution dont le détail du budget est tenu secret et échappe entièrement au contrôle de l’Etat.

Source : Hashtable (2016)




8 décembre 2018

NO COMMENT - Paris s'embrase !

Des magasins fermés et barricadés, métro à l'arrêt, des véhicules blindés qui circulent et des milliers d’agents des forces de l’ordre déployés... Ce 8 décembre marque le 4e acte de la mobilisation des Gilets Jaunes a eu lieu sous haute sécurité à Paris. De nombreux incidents ont éclaté dans les quartiers parisiens mais aussi, en province tel que Toulouse, Bordeaux, Marseille,... Affrontements entre manifestants et forces de l'ordre qui ont fait des blessés et des dégâts considérables (voitures incendiés, magasins pillés, mobilier urbain cassés,....). Un 5e Acte est prévu le week-end prochain et ça pourrait être chaud pour le gouvernement qui est aux abois. Les incidents ont été moins violents par rapport au 3e Acte vu que des milliers de personnes ont été coffrés et certains ont fini au ballon.




Pourquoi tout va s'effondrer ?

Si vous pressentez que l'avenir s'annonce morose, qu'il y a peu de chance que tout ce bazar termine dans la joie et la bonne humeur, qu'il existe une infime chance que nous échappions à un effondrement systémique de la civilisation thermo-industrielles, vous n'êtes pas loin du compte.

Dans cette vidéo, nous essayons - en nous appuyant sur les données disponibles - d'expliquer pour quelles raisons nous pensons que la situation est inextricable et qu'un effondrement systémique est aujourd'hui inévitable.




Cette vidéo a pour but de faire découvrir et expliquer la forte possibilité d'un effondrement de notre civilisation à travers des extraits d'interviews d'experts parlant de grands phénomènes qui participent à cet effondrement. Que cela soit la pénurie de ressources, le changement climatique, le pic pétrolier, la non résilience de notre système financier et beaucoup d'autres phénomènes, il est important de comprendre que tout cela est interconnecté et "favorisera" l'effondrement de notre civilisation thermo-industrielle.

6 décembre 2018

Guide de survie

Une personne lambda a environ 50 % de chances de survivre seule dans une contrée sauvage pendant plus de 24 heures. Voici comment devenir un bon survivant après une épidémie ou catastrophe apocalyptique....

5 décembre 2018

EXPLOSIF - Se faire de l'argent et comment affamer le monde entier

Après We Feed the World, film événement hautement explosif sur les dérives de l’industrie alimentaire, le réalisateur Erwin Wagenhofer revient avec un nouveau documentaire intitulé Let’s Make Money - Se faire de l'argent, en français - une démonstration implacable sur les conséquences humaines, démographiques et écologiques de la dérégulation économique. Une fascinante plongée au coeur du système financier mondial. C'est l'histoire de deux mondes qui s'interpénètrent sans jamais se rencontrer. Dans l’un, on ramasse du coton ou on casse du minerai, dans l’autre, on "fait" de l’argent. Entre les deux, une passerelle à sens unique, qu’empruntent les flux invisibles de la finance mondiale. Une frontière immatérielle et pourtant infranchissable, qui concentre entre les mains de 10% de la population mondiale 80% des richesses, et les sépare du reste de l’humanité.


Un réquisitoire strident contre la finance mondiale.

Les banques introduisent notre argent dans le circuit monétaire international, si bien que toute personne ayant un compte bancaire participe, sans le savoir, au système financier mondial. A travers les témoignages des différents acteurs de ce système, le réalisateur nous révèle les dérives d'une économie sans garde-fou : paradis fiscaux, chantage économique, investissements fictifs, etc. Ce film impressionnant montre les dérives du système libéral et des conséquences humaines, démographiques et écologiques.

Wagenhofer confronte deux mondes inconciliables : celui des infâmes profiteurs du capitalisme (une infime minorité) et celui des victimes injustes du système (tous les autres). Le procédé, s’il évacue toute ambiguïté, a le mérite de la clarté. À une séquence sur des travailleurs ghanéens extrayant difficilement de l’or brut succède ainsi une scène sur le transit du précieux minerai par la Suisse, où il sera transformé en lingots.

Sentence implacable : 3 % de la richesse produite va à l’Afrique, le reste au monde occidental. Tout le film est à l’avenant. Let’s Make Money s’apparente à un cours magistral sur les causes de la crise financière dont il ressort une impression révoltante d’injustice et un profond dégoût.

L'ambition affichée du documentariste autrichien Erwin Wagenhofer est de tirer le portrait de la planète sous le joug de la finance internationale. Découpé en longues séquences, Let's Make Money passe de personnages en situations, de plaidoyers en reportages.

On verra une mine d'or à ciel ouvert au Ghana, des paysans burkinabés cultivateurs de coton, le responsable de la section financière de la Neue Zürcher Zeitung, les chantiers immobiliers d'Andalousie, le député social-démocrate allemand Hermann Scheer.

A aucun moment on ne peut douter du propos d'Erwin Wagenhofer : l'argent est le véhicule de l'oppression. Les paysans du Sahel produisent le meilleur coton du monde, mais les subventions américaines aux fermiers du Sud les empêchent d'accéder au marché mondial ; le journaliste suisse, membre de l'ultralibérale Société du Mont-Pèlerin défend le droit des habitants des pays riches à profiter des biens accumulés sans les partager avec le reste de l'humanité.

Et pourtant, au bout de ces cent sept minutes, rien n'apparaît de plus que ce collage d'histoires militantes. Les séquences sont trop courtes pour que les personnages existent. On dirait que Wagenhofer les a choisis en fonction de ce qu'il attendait d'eux, et que rien ne pourrait lui arriver de pire que d'être surpris.

Le patron autrichien d'une usine indienne sera donc un monstre à sang froid, le responsable burkinabé de l'exploitation cotonnière un défenseur des droits des opprimés. A la décharge du cinéaste, l'histoire lui a joué un vilain tour. Le film a été tourné avant que la crise financière ne bouleverse les théorèmes sur lesquels opèrent les acteurs du film. Non que l'éclatement de la bulle financière ait changé la manière de voir d'un trader de Singapour. Mais les questions auxquelles il doit répondre aujourd'hui ne sont plus celles que lui posaient Wagenhofer il y a trois ans.

We Feed the World, un dossier hautement explosif !

Avec We Feed the World, le documentariste Erwin Wagenhofer propose aux spectateurs un regard sur l’agriculture mondiale moderne. En passant par la Roumanie, l’Autriche, le Brésil, la France et l’Espagne, son enquête se focalise sur la manière dont est fabriqué ce qui arrive dans notre assiette. Il montre que la domination du Nord sur le Sud est prégnante. Comment est-il possible qu’en Afrique l’on achète des produits européens ou asiatiques comme le poulet thaïlandais ? Le réalisateur présente une face peu connue de la mondialisation: en achetant un poulet industriel, on contribue au défrichement de l’Amazonie car le Brésil déforeste pour cultiver le soja qui sert à nourrir les volailles élevées en batterie (90% de la production de soja du Brésil sont exportés). Le documentaire souligne également la différence entre industrie agroalimentaire et petite exploitation. We Feed the World adopte un style « coup de poing » visant à éveiller les consciences !

We Feed the world. "Nous nourrissons le monde". Comme tous les slogans, celui-ci (emprunté à la firme Pioneer, leader mondial des semences) cache sous une proclamation généreuse une réalité moins reluisante : celle d'une agriculture transformée en industrie, d'un "agrobusiness" capitalistique et mondialisé, qui a moins pour but de remplir les estomacs que de vider les portefeuilles, et dont le vrai slogan pourrait être : "Ça ne se mange pas, ça se vend..."

Des décharges de Vienne (où l'on jette chaque jour assez de pain pour nourrir la deuxième ville d'Autriche, Graz), aux vastes étendues du Mato Grosso (où les paysans meurent de faim à côté des champs de soja, destinés à nourrir le cheptel européen), de la plaine d'Almeria (où les tomates poussent dans de la laine de verre, irriguées au goutte à goutte et dopées aux nutriments), aux campagnes roumaines (où le gouvernement subventionne l'achat de semences transgéniques... mais la première année seulement), We Feed the World, le marché de la faim d'Erwin Wagenhofer nous confronte aux conséquences, économiques, sociales, environnementales de nos modes de consommation.

Car au-delà de la baisse de la qualité des aliments et de la perte du goût (qui n'est pas un critère reconnu pour le marché, comme nous le rappelle un des intervenants), au-delà des irrémédiables dégâts paysagers et environnementaux (déforestation de l'Amazonie, gaz à effet de serre), comment justifier qu'on laisse mourir de faim une partie de l'humanité alors que l'agriculture mondiale a largement les moyens de nourrir la planète ? Comment arrêter les flux migratoires quand on organise la ruine des paysans du Sud pour écouler les produits du Nord ?

Tout l'efficacité de We Feed the world (le marché de la faim) réside dans cette manière de juxtaposer, sans commentaire, des réalités que l'on imaginait fort éloignés, et de mettre ainsi au jour les chaînes de causalité qui les relient. C'est l'art du montage, que le réalisateur utilise avec pédagogie, et parfois ironie : ainsi quand Peter Brabeck-Lemathe, PDG du premier groupe mondial d'agroalimentaire, Nestlé, s'extasie devant les images d'une usine entièrement automatisée, après s'être vanté de faire travailler des centaines de milliers de personnes de part le monde.

Ces qualités font de We Feed the World (le Marché de la Faim) un film très pédagogique, et c'est pourquoi nous lui avons consacré un mini-site pédagogique et deux dossiers, en Géographie-ECJS ("Agriculture, alimentation et mondialisation") et Sciences Economiques et Sociales ("Mondialisation agroalimentaire, politiques régionales et stratégies des multinationales"). On renverra également à l'interview inédite d'Erwin Wagenhofer sur Vousnousils.fr, et l'article de Gilles Fumey pour les Cafés Géos, ainsi qu'au site du film qui propose dans sa rubrique "Associations" de nombreuses ressources sur les thématiques du film. Rappelons enfin que le film fait l'objet de nombreuses soirées-débats, avec le réalisateur ou des intervenants extérieurs au film, universitaires ou associatifs.

Revue de presse

Dans la même veine que "Notre pain quotidien", un autre documentaire autrichien qui vient de sortir en France dans les salles de cinéma dénonce les ravages d’une agriculture industrielle mondialisée. Le titre anglais du film d’Erwin Wagenhofer reprend le slogan de la firme semencière Pionner « à double sens », explique Eliane Patriarca dans Libération. La journaliste résume le propos du film : « c’est notre nourriture qui fait que d’autres ont faim, nos aliments « bon marché » qui coûtent très cher aux pays du Sud ».

L’article de Libération est accompagné d’une interview de l’infatigable militant suisse Jean Ziegler, présenté comme l’inspirateur du documentaire, qui dénonce une « reféodalisation du monde ». Dans une autre interview publiée dans Le Monde, le rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation explique que les multinationales agroalimentaires sont « les nouveaux seigneurs féodaux ». Pour Jean-Luc Douin, critique cinéma du Monde, ce documentaire « effrayant » dénonce la « philosophie des extrémistes de la consommation et du libre-échange ». Même Le Figaro y a vu « un documentaire édifiant sur les aberrations du système agroalimentaire planétaire ». Comme Le Figaro, le quotidien économique Les Echos titre sur « l’horreur alimentaire ». « Le documentaire est engagé (...) Il n’en est pas moins édifiant », estime Emmanuel Hecht. Autre quotidien économique, La Tribune salue un documentaire « éclairant » et « pédagogique » dénonçant « les contradictions d’une industrie agricole mondialisée qui peine à nourrir la planète ». La Tribune évoque en titre les « effets pervers » de l’agriculture mondialisée, L’Humanité ses « dérives ». Pour le quotidien communiste, ce documentaire « n’est pas un brûlot polémique mais un film destiné à un large public. Le résultat est un constat désabusé et sombre sur le prix à payer de l’ordre alimentaire mondial qu’on nous impose ». L’hebdomadaire Témoignage Chrétien y a vu « un conte féroce sur la mondialisation ». Les auteurs de l’article, Stéphane Ballon et Noël Bouttier, racontent notamment comment le réalisateur autrichien a pu filmer le PDG de Nestlé Peter Brabeck, originaire du même village que lui, pour, « en confiance, se lâcher... » Cette version, confiée par Jean Ziegler, n’est pas tout à fait la même que celle que le réalisateur raconte dans un entretien publié sur le site Comme au cinéma. « L’entretien (...) a duré une heure et demie. (...) J’ai fait le pari qu’à un moment ou à un autre, s’il parlait suffisamment longtemps, il se retrouverait en situation de dire des choses inhabituelles. Et mon pari a réussi », y explique Erwin Wagenhofer. Cet interview du PDG de Nestlé est « un moment d’anthologie », estime Claire Cousin dans le quotidien gratuit Metro. C’est « le clou du film », confirme Le Courrier, journal suisse alternatif et altermondialiste. Journal de référence en Suisse, Le Temps estime également que cette interview du PDG de Nestlé constitue « le point d’orgue » du film et salue « l’habileté » du cinéaste « qui laisse le business as usual parler de lui-même ». « Sans avoir recours à un commentaire et sans jamais céder à la tentation du spectaculaire, il parvient tout de même à dire l’essentiel d’un système emballé, qui est en train de se retourner contre nous », écrit le journaliste Norbert Creutz. Toujours en Suisse, Le Matin salue lui aussi un « documentaire sérieux et instructif ». En France, Elise Moreau estime sur le site agricole professionnel Terre-Net que ce « long-métrage rappelle quelques vérités dérangeantes »

4 décembre 2018

Police State 4

Le roman "1984" de Georges Orwell est devenu réalité dans des Etats-Unis devenus « l’état le plus oppressant du monde ». Alex Jones donne la preuve de l’existence de « camps FEMA », destinés à parquer les insoumis au futur Etat-policier.

« Le complexe militaro-industriel a transformé notre nation libre en un gigantesque camp pénitenciaire. » Alex Jones

Big Brother, Tazer, flash-ball, canon sonique, scanners corporels, milices privées, lois sécuritaires, mesures d’exception autoritaires, régimes à connotation totalitaire, la post-démocratie oblige, nous assistons depuis le début des années 1990 à une transformation visible des décadentes nations occidentales en purs et durs États policiers. La contestation des manifestants aux sommets des grandes puissances est brutalement réprimée à coups de matraque et gaz lacrymogène lancés au visage. Dans certains cas, les forces de l’ordre assassinent comme cela a été le cas pour le jeune activiste de 23 ans, Carlo Guiliani, abattu d’une balle dans la tête, le 20 juillet 2001 durant les émeutes anti-G8 de Gènes, et roulé dessus par deux fois par la Jeep des carabiniers.

Évidemment, les mass médias et quatrième pouvoir sous contrôle oligarchique ne montrent que les casseurs et autres Black Blocks dans le but de discréditer les mouvements alter/anti-mondialistes. Sur Internet, de nombreuses vidéos dévoilent l’envers du décor et les derniers grands sommets OTAN/G20 de Strasbourg, de Londres et de Pittsburgh ont montré le vrai visage de la violence policière autorisée par l’étatisme occidental. Est-ce un prémice au néo-fascisme ou sommes-nous d’ores et déjà entrés dans une ère néo-fasciste ?


Playlist complète sur Dailymotion

1 décembre 2018

NO COMMENT - Paris en feu !

C'était prévisible que ça allait péter très fort ! Scènes de chaos dans tout Paris et de nombreux incidents dans plusieurs quartiers parisiens. Immeubles et véhicules incendiés, bâtiments publics pris pour cible, magasins évacués d'urgence, affrontements avec les forces de l'ordre, dégradations extrêmes, pillages, déchaînement de colère violent,.... Le gouvernement a tout gagné et voilà ceci : LE RETOUR DE FLAMMES et la capitale française transformée en volcan en puissance !

La police qui recule. Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé dans la capitale avec les mêmes revendications, plusieurs centaines d'arrestations de "casseurs" et plusieurs dizaines de blessés. Les dégâts sont considérables et catastrophiques après les incidents violents. Des armes ont même été volés dans les véhicules de police.

Chaud devant en province ! En effet, d'autres grandes villes de France tel que Marseille, Lyon, Nantes, Rennes, Strasbourg, Grenoble, Lille, Toulouse,..... se sont embrasées. Une préfecture a même été prise pour cible et incendiée. Carton rouge bien mérité pour le gouvernement qui se mûre dans son silence assourdissant et laissant envenimer la situation.









Police, pompiers, SAMU : un été chaud sur la Côte d'Azur

Accueillant de nombreux touristes, la Côte d'Azur voit sa population sensiblement augmenter chaque année durant la période estivale. Une situation qui contribue à augmenter les problèmes de sécurité. Pendant plusieurs mois, tournage sur le quotidien des hommes et des femmes qui travaillent dur pour y faire face. 

Ainsi la police municipale de Mandelieu-la-Napoule traque nuit et jour les délinquants qui pourraient gâcher le séjour des vacanciers. A Antibes, les pompiers viennent en aide aux touristes en détresse tandis que le Samu de Fréjus intervient sur des accidents de la route.

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30 novembre 2018

FLASH - Ca va péter à Paris !

Syndicats, étudiants,... et les "Gilets Jaunes" vont manifester à Paris, le 1er décembre, mais ce qu'il faut redouter, c'est l'effet dispersion et faudra s'attendre à des incidents violents, dégradations et affrontements avec les forces de l'ordre. Samedi dernier, ça a bien pété et il y a eu de gros dégâts et là, ils rajouteront une belle couche ! MACRON T'ES FOUTU, LE PEUPLE EST DANS LA RUE ! DICTATURE MACRONISTE ET CA VA PETER !

Je n'espère évidemment pas des morts, ni même des blessés graves, mais il faut peut-être quand même s'attendre, que demain, à une manifestation populaire qui risque de poser grand problème à tous ces dirigeants politiques qui sont comme ces autruches se cachant la tête dans le sable...

Samedi donc, demain, ça risque donc de péter, et de largement dépasser les limites de la zone prévue, autorisé pour cette manifestation samedi dans Paris, des "gilets-jaunes", dont il est vrai que l'on ne sait plus très bien qui ils sont.

Cette manifestation des "gilets-jaunes" en France, depuis deux semaines, n'est-ce pas au fond le symptôme de tout ce qui ne cesse de se manifester en France, mais un peu partout de par le monde, de cette révolte "des gens" remettant en cause cette vie - leur vie -, dans ce système capitaliste uniquement basé sur le profit de l'argent, et dans une profonde injustice ressentie par ces gens qui n'arrivent plus à vivre, où non seulement ils n'arrivent plus à vivre, mais à y trouver un sens ?

Le pognon ? Il faudrait que l'on soit enfin clair avec cette question.

Et avec cette sempiternelle question, du dominant-dominé...

Surtout, arrêtez de mater BFMTV et CNews qui sont muselées et lèchent les bottes du gouvernement

Source : Mediapart



BONUS - Quand un médecin ose le dire...

La réponse d'un médecin au blabla de Macron qui n'a pas compris la révolution qui se passe sous son palais, la Révolution pacifique des gilets jaunes, qu'on n'arrêtera plus. Un diagnostic, une compréhension et des solutions.

Que faire lorsque votre routeur basé sous DD-WRT ralentit ou ne répond plus ?

Pour définir, un routeur est un périphérique qui permet de créer un réseau chez soi et de partager la connexion internet sur plusieurs ordinateurs, smartphones et tablettes via le câble réseau ou WIFI.

Vous êtes sur le net ou en train de jouer en raison et d'un seul coup, votre connexion se met à ralentir brutalement voire déconnexion surtout en WIFI. Quand ce ralentissement se produit et que le routeur ne répond plus aux requêtes ping ni à l'interface web, vous pouvez toujours redémarrer votre routeur mais ça peut recommencer plus tard. Le coupable, c'est qu'il y a trop de connexions actives simultanées sur le routeur qui digère mal ce trafic élevé et la mémoire peut saturer.

Pour résoudre ce problème de ralentissements ou déconnexions WIFI, il vous suffira de procéder comme suit (il est recommandé de faire la procédure via le câble réseau) :
  • Redémarrez le routeur en débranchant la prise.
  • Ouvrez un navigateur et entrez l'adresse IP du routeur dans le champ d'adresse (par exemple, 192.168.1.1)
  • Cliquez sur "Administration" et entrez vos codes d'accès pour accéder aux réglages du routeur
  • Cliquez sur "Management" et repérer la partie "IP Filter Settings (adjust these for P2P)"
  • Divisez par 4 les valeurs par défaut et doit se présenter comme suit :
  • Enregistrez et redémarrez le routeur
NOTE : Si vous êtes en WIFI, il vous suffira d'aller dans les paramètres "Wireless" et de désactiver "Sensitivity Range (ACK Timing)" en passant la valeur à O au lieu de 2000 pour limiter les interférences et erreurs de transmission (TX). N'oubliez pas d'activer le paramètre "Bluetooth Coexistence Mode" dans les paramètres avancés si vous utilisez des périphériques Bluetooth tel que les manettes de jeux et kits oreillettes.

NOTE 2 : Cette procédure a été faite sur un WRT54GL sous "DD-WRT v3.0-r37305 mini (10/10/18)" qui avait les mêmes symptômes. Depuis, le nombre de connexions actives simultanées a été divisé par 15 et la mémoire ne sature plus (cliquez sur "Etat" pour voir les valeurs).

29 novembre 2018

La seconde bataille de la Marne

Elle est restée dans l’ombre de la première, c'est la deuxième bataille de la Marne. Une confrontation, en juillet 1918, décisive pour l’issue du conflit.

Après avoir conquis les villes de Soissons et de Château Thierry dans l’Aisne en mai, le haut commandement allemand, les maréchaux Ludendorff et Hindenburg en tête, élabore un plan censé lui permettre de remporter la victoire finale sur les alliés. Il s’agit de franchir la Marne et de s’ouvrir la route de Paris.

Le 15 juillet 1918, le coup d’envoi de cette offensive dite « de la paix » est lancé. Rapidement, les premières lignes françaises tombent, permettant aux Allemands d’établir des ponts flottants sur la Marne. Un succès de courte durée et en trompe-l’œil. Les Alliés ont établi leurs véritables lignes de défense en retrait, à l’abri de l’artillerie allemande et attendent les assaillants.

Deux jours plus tard, le 17, les Allemands doivent se rendre à l’évidence : leur avancée est stoppée. Au prix de lourdes pertes, les troupes françaises, italiennes et américaines ont tenu leurs positions le long de la Marne. Non seulement la percée du front ouest tant attendue n’a pas eu lieu mais les Allemands doivent désormais se replier sous le feu des bombardements alliés.

Leurs ponts installés sur la Marne sont détruits par l’aviation française et le 18, Foch lance sa contre-offensive qui permet en 3 semaines de reconquérir l’ensemble des territoires abandonnés aux Allemands deux mois plus tôt . Un véritable tournant qui va précipiter la défaite allemande. Forts de leur succès, les Alliés poursuivent leurs contre-attaques dans les Flandres, l’Artois et la Somme. Submergés, les soldats allemands commencent à se rendre par millierss. Pour les Alliés, la victoire ne fait plus aucun doute.


28 novembre 2018

La bataille du Vieil Armand

A l’égal des plus beaux noms de victoires, l’Hartmannswillerkopf résonne comme un écho de tous les héroïsmes français lors de la Grande Guerre.

Le 21 décembre 1915, des dizaines de soldats Français montent à l’assaut du sommet d’un promontoire rocheux dominant la plaine d’Alsace, Belfort et Mulhouse: l’Hartmannswillerkopf pour récupérer l’Alsace et la Lorraine. Baptisé Vieil-Armand par les Français, l’Hartmannswillerkopf fut dénommée par les survivants « La mangeuse d’hommes » :
« Si tous les hommes qui sont morts ici se relevaient, ils ne pourraient pas tenir debout faute de place… »
Créé en 1794, le 152e régiment d’infanterie de Colmar est en première ligne : il perd la moitié de ses effectifs en quelques jours de combat mais la bravoure dont ce régiment fera preuve au cours de la bataille du Vieil Armand sera telle que les Allemands le surnommeront le régiment des Diables Rouges : “Diables” pour leur acharnement au combat, “rouges” pour les képis et pantalons garance arborés par les Français au début de la guerre.

Aux côtés d´historiens, d´archéologues, et de passionnés, Serge Tignères revient sur cette grande bataille de la 1ère Guerre Mondiale. Grâce à la passion des spécialistes d’histoire vivante, aux témoignages d’experts, aux indices récoltés sur le terrain et aux effets spéciaux, découvrez les coulisses de ces combats historiques. Et grâce à la contribution d’une section du 152e Régiment d’infanterie de Colmar, dont les aînés sont tombés sur cette montagne, l’historien Serge Tignères a pu assister à un assaut moderne.

26 novembre 2018

NO COMMENT - Les Champs-Elysées en feu !

Quand le peuple français se réveille et descend dans la rue pour dire STOP AUX TAXES !! Des milliers de Gilets Jaunes se sont rassemblés pour la seconde grande manifestation nationale, à Paris sur les Champs Elysées le samedi 24 novembre 2018. La manifestation étant interdite sur les Champs Elysées, les forces de l'ordre ont fait usage de la force à coups de gaz lacrymogène et canon à eau pour disperser les Gilets Jaunes toute la journée et jusqu’à la nuit. Ca a bien pété ce jour-là mais plus d'une centaine de personnes ont fini au poste et certains riverains parlent de guerre civile. Macron l'a bien cherché et ça pourrait vraiment péter mais très fort !





25 novembre 2018

Enquête sur les tueurs de la route

On les appelle, les road-killers, ces conducteurs ou conductrices qui prennent tous les risques au péril de leurs vie et celles des autres et certain(e)s se croient dans un jeu vidéo tel que GTA 5.

Paris, 2001. Elle voulait traverser le passage piéton. Elle n'est jamais parvenue à l'autre bout. Un camion lui a brisé les deux jambes. Le chauffeur du poids lourd a pris la fuite, mais il est retrouvé quelques heures plus tard par la police. La femme est décédée. Fatal constat : les routes de France tuent !

Plus de 8.000 personnes y meurent chaque année. 23 personnes meurent sur les routes françaises chaque jour... La route tue, elle brise à jamais le cœur des familles de victimes. Doit-on mettre tous ces morts et ces blessés sur le compte de la fatalité ? La route tue et handicap à vie. En Europe, la France se trouve dans le peloton de tête des routes les plus meurtrières. Qu'est qui alors justifie cette "exception française" ?

Les comportements au volant qui sont montrés du doigt : inconscience, irresponsabilité, voire agressivité. L'habitacle de nos véhicules s'est transformé en zone de non-droit. Pour certains conducteurs, le permis de conduire est devenu un permis de tuer.

24 novembre 2018

BAC contre quartiers sensibles : un quotidien sous haute tension

Composées de policiers en civil spécialisés dans le flagrant délit, les brigades anti-criminalité interpellent, arme au poing, les malfaiteurs en flagrant délit. Ce document décrypte sans concession la vérité de leur quotidien. Pendant des mois, des reporters ont suivi deux équipages de la BAC, à Lyon et à Sarcelles, pour savoir ce qui se cache vraiment derrière ces hommes et ces femmes qui fascinent autant qu'ils dérangent. Pour la première fois, au-delà de l'action au quotidien, ces flics de rue livrent aussi leur intimité et leurs états d'âme. Les femmes qui partagent leur vie témoignent.

22 novembre 2018

FLASH - Quand le peuple français se réveille et descend dans la rue pour dire stop à la multiplication des taxes et une explosion sociale n'est pas à exclure !

Ca va péter ! Hausse de la CSG, surtaxation des carburants, obligation de racheter des bagnoles alors qu'on a pas les moyens, ordinateurs et smartphones bientôt soumis à la redevance télé, retraites plombées, baisse du pouvoir d'achat, dictature macroniste, presse muselée,.... des taxes et toujours les taxes mais aussi, le gouvernement qui persiste et signe alors tout est fait pour que ça pète vraiment très fort.... Quand Macron nous prend pour des vaches à lait mais il est temps de fermer les vannes en arrêtant de sortir sa carte bleue quelques jour pour frapper l'économie française... Si les chauffeurs routiers, agriculteurs, cheminots et les étudiants s'y mettent, ça va chauffer !

A Toulouse, Reims et Paris... le ras-le-bol des « gilets jaunes »

Plusieurs dizaines de milliers de « gilets jaunes » ont manifesté ce samedi sur tout le territoire en faveur du pouvoir d’achat. Le mouvement, déstructuré et protéiforme, a dépassé la seule protestation contre la hausse des taxes sur les carburants. Reportages à Toulouse, Reims et Paris.

Ce devait être une manifestation contre la hausse des taxes sur les carburants, ce fut un cri de colère de la France des oubliés. Ce samedi 17 novembre, plusieurs dizaines de milliers de « gilets jaunes » ont manifesté dans tout le pays en faveur du pouvoir d’achat.

Contre la hausse du prix du gaz, de l’électricité, pour une meilleure répartition des richesses, contre l’injustice fiscale, contre la disparition des services publics ou encore la hausse de la CSG… Chaque manifestant a lui-même choisi une bonne raison de se rendre sur l’un des 2 000 blocages identifiés par les autorités sur le territoire.

Selon le ministère de l’intérieur, environ 283 000 personnes, auto-organisées sur les réseaux sociaux, se sont mobilisées sur l’ensemble de la journée. Une évaluation invérifiable en l’absence de comptage indépendant et d’organisateurs identifiés du mouvement. S’il correspond à la réalité, le nombre de manifestants serait dans la fourchette des mobilisations sociales de l’année. Ce serait par exemple plus que la manifestation des retraités du 15 mars (200 000 personnes, selon les syndicats), mais moins que la grande mobilisation syndicale en défense des services publics du 22 mars (320 000 personnes, selon le ministère).

La journée des « gilets jaunes » a aussi été marquée par le décès d’une manifestante de 63 ans au niveau d’un barrage à Pont-de-Beauvoisin, en Savoie. Au cours de la journée, 106 personnes ont été blessées dont cinq gravement, a précisé le ministre de l’intérieur. La plupart ont été percutées par des automobilistes qui ont tenté de forcer les barrages. Christophe Castaner a annoncé que 52 personnes ont été interpellées, dont 38 placées en garde à vue.

Au-delà de l’affluence, l’importance de la mobilisation réside dans l’irruption, en quelques semaines à peine, d’un mouvement citoyen protéiforme et éclaté, qui échappe jusqu’ici à toutes les logiques politiques ou syndicales et attire un public souvent peu rompu aux manifestations. Reportages à Toulouse, Reims et Paris.

À Toulouse : « Il y a quelques années, on s’en sortait, maintenant c'est dur »

Il n’est pas encore 8 heures et à l’entrée de l’A61 sur le périphérique de Toulouse en direction de Montpellier, ils sont déjà plusieurs dizaines à avoir pris possession des lieux. De la barrière de péage ne reste qu’un moignon qui tremblote, pathétique. « C’est quelqu’un de Vinci qui nous a montré comment démonter les barrières, pour ne pas dégrader le matériel », explique un « gilet jaune » qui, comme cela sera répété à plusieurs reprises dans la matinée, se veut « pacifiste ».

Une trentaine de kilomètres plus loin, à Villefranche-de-Lauragais, ils sont plusieurs centaines à bloquer six points autour de la ville : péage d’autoroute, stations-essence, rond-point d’accès à des zones artisanales et commerciales. Le rendez-vous avait été donné à 7 heures sur le parking du Super U, une enseigne omniprésente dans tout le périurbain toulousain. « On était au moins 300, assure Danny, 60 ans, aide-soignante. On s’est réparti les lieux à bloquer et on s’y est mis. » Coordination sommaire. Pas de chef, pas de référent particulier. Les infos tournent et s’échangent sur les smartphones. Le principal outil de communication a été la page Facebook « Blocage 17 novembre Toulouse » qui comptait samedi après-midi 14 773 membres.

« On en a ras-le-bol d’être des vaches à lait, marre de beaucoup de choses. On nous demande de plus en plus avec de moins en moins de salaires », résume Danny. « Contre la violence », elle veut « montrer la colère du peuple » et s’inquiète : « On veut nous appauvrir, on veut faire des classes sociales… » Les difficultés à boucler les fins de mois sont dans toutes les bouches. Isabelle, 45 ans, assistante maternelle : « Il y a quelques années, on s’en sortait, maintenant c’est dur. On ne part plus en vacances, le budget pour les enfants, il est limité. On a des voitures anciennes, pas d’argent pour les changer et quand on tombe en panne, c’est compliqué. Le contrôle technique, aussi, c’est compliqué… Il y en a marre de galérer, alors qu’on a deux salaires. »

À ses côtés, Didier, 53 ans, ex de Zodiac, tente de s’en sortir avec « 1 100 euros par mois, un loyer à 600 euros, deux voitures, deux assurances, l’électricité, le gaz… » et a le regard fatigué. Il égrène les prélèvements honnis : « Le carburant, les impôts, les taxes, la TVA… Macron, il n'en a rien à foutre lui, il a son chauffeur, son château là… Il s’en met plein les poches. » Alain, 56 ans, chauffeur de bus, au Smic, qui n’a « plus de crédit à payer mais on aide les enfants », est lui aussi très remonté contre le président : « Il arrive même à nous insulter : “Gaulois réfractaires”, qu’est-ce que ça veut dire ? Et l’autre fois, il a dit qu’on était des… poujadistes. J’ai été voir dans le dico, mais c’est qui ce blaireau pour nous insulter comme ça ?! » Il ne veut pas parler de politique. Plusieurs « gilets jaunes » nous expliquent qu’il s’agit de leur première manifestation. Sans oublier qu'en juillet dernier, Macron a dit une phrase provocante : "Qu'ils viennent me chercher !"

Un peu à l’écart, accoudés à une barrière, se trouvent Maryse, 63 ans, Luc, 60 ans, Christian, 60 ans, Alain 69 ans et David, 72 ans, un anglais installé depuis vingt-cinq ans en France qui rêve de « Namibie ». Quand on demande son prénom à Christian, qui « travaille à l'international », il répond « Mohamed » et tous ses amis rigolent. Très vite, on délaisse les taxes pour épingler, en vrac, « les bourgeois des centres-ville hyperconnectés qui prennent l’avion, les migrants marocains qui touchent l’AME – l’aide médicale d’État –, les mecs d’Afrique qui viennent alors qu’il n’y a pas la guerre chez eux, les Chinois qui ont pris l’aéroport de Toulouse, les plus de 800 attaques d’églises en France, les Juifs qui repartent en Israël parce qu’ils se sentent mal, les chrétiens d’Orient massacrés, la viande halal »… Christian est en roue libre : « La France est un pays de racines chrétiennes, ici on mange du saucisson et on boit du vin rouge. C’est comme ça, je le dis ! » Alain, un peu gêné, ose quand même : « On n'a aucun rapport avec l’extrême droite. »

Dans la matinée, le concessionnaire Vinci a fermé plusieurs accès aux autoroutes, il faut rejoindre Toulouse par les départementales. Au rond-point de Balma, sur le périphérique, un important barrage filtrant a été mis en place. On y croise Medaji, 28 ans, noir, casquette de la CGT vissée sur le crâne et militant de La France insoumise (FI), aspirant au métier et au statut de cheminot : « Ceux qui portent ce type de discours sur les réfugiés, on ne les voit jamais pour défendre le service public et le code du travail », note-t-il, ne souhaitant pas accorder de l’importance à leur présence dans un mouvement qu’il voudrait mieux organisé. Il a essayé de discuter dans la matinée avec d’autres pour « structurer un peu la sécurité. C’est un départ, il faudrait que ça se passe sur plusieurs jours, que ça dure comme en 36… ».

Des motards font hurler leur moteur, des pétards explosent, on commence à parler sandwichs et le « Sacré Charlemagne » de France Gall est pastiché : « Qui a eu cette idée folle un jour de monter le prix du gazole ? Sacré Jupiter… » Ensuite arrive Bella Ciao. Le mouvement se donne à voir tel qu’il est : composite, protéiforme, bien difficile à cerner. Matrice commune : une sourde colère, profonde. Mais ses ramifications partent dans tous les sens. Plus tôt dans la matinée, Benoît, venu avec sa famille (père, oncle, cousine, etc.), toute réunie sur un point de blocage dans une zone artisanale de Villefranche, résumait ainsi : « Ils tapent sur tout le monde : les travailleurs, les retraités, les femmes, les jeunes… Donc la mobilisation est intergénérationnelle et tout le monde est concerné. Faut que ça pète ! »

À Reims : « Il y a beaucoup de désespoir »

À 6 h 30, Gary Trub remplit le coffre de sa voiture. La nuit est encore noire et le thermomètre proche de zéro. Chaises pliantes, couvertures, thermos de café chaud et même une table de camping s’entassent dans le véhicule. L’intérimaire trentenaire s’est improvisé depuis un mois comme le coordonnateur du mouvement des « gilets jaunes » dans la Marne, et particulièrement dans la région de Reims. Il n’avait jamais participé au moindre mouvement social auparavant.

Le rendez-vous a été fixé à partir de 8 heures à Thillois, dans une zone d’activité à la périphérie de Reims comme la France en connaît tant, où s’alignent de grandes enseignes de la distribution, du bricolage et de l’ameublement. À mesure que la matinée avance, le soleil pointe derrière les grandes surfaces, des hommes et des femmes vêtus de fluo s’agrègent au petit groupe arrivé avant l’aube.

Une trentaine de motards vient leur prêter main-forte pour mettre en place un barrage filtrant au niveau d’un rond-point. À partir de 9 heures, une poignée de voitures et de camions est autorisée à passer toutes les vingt minutes. De part et d’autre de l’ouvrage routier, les bouchons se forment. À la mi-journée, ils sont plus d’une centaine de « gilets jaunes » à discuter et à se relayer auprès des automobilistes parfois nerveux. Un peu plus tôt dans la matinée, l’un d’eux a tenté de forcer le barrage, fait crisser ses pneus en frôlant une participante, sans toutefois provoquer d’accident.

Au sein de ce regroupement fluo hétéroclite, très peu de militants politiques et syndiqués, mais des Marnais qui veulent alerter sur leurs problèmes du quotidien. « La taxe sur l’essence et diesel, c’est la goutte d’eau, résume Gary Trub. Après les augmentations de l’électricité et du gaz, on n’a plus rien à la fin du mois. » Christian, 40 ans, est conducteur d’engin dans les travaux publics. « La masse la plus calme et la plus docile est victime des politiques. On nous donne juste assez pour qu’on ait peur de perdre le peu qu’on a », analyse-t-il. Aujourd’hui, la crainte s’est envolée et une petite fraction de la majorité silencieuse a, comme lui, enfilé son gilet jaune.

Autour, chacun discute de ses difficultés financières, l’une évoque les travaux à faire dans la maison, un autre les études des enfants à payer. À côté, ce sont les prix à la caisse des supermarchés qui sont critiqués. « Aujourd’hui, c’est pour les jeunes qu’on est là », confie un retraité qui souhaite rester anonyme. Lionel porte un discours identique sur le besoin de solidarité entre générations. D’ailleurs, il réfute toute accusation d’une mobilisation contre la transition écologique en manifestant à la suite de la hausse du carburant et des taxes associées : « Le tout voiture électrique, ça ne tient pas la route. Que fera-t-on pour recycler les batteries ? »

Âgé de 56 ans, ce gérant d’une entreprise dans l’immobilier dit ne pas se sentir écouté par les dirigeants et veut enfin faire entendre sa voix. La dernière fois qu’il l’a fait, c’était au début des années 1980, il était alors sidérurgiste et manifestait pour sauver son emploi. Yohan, intérimaire cariste de 26 ans, et Estelle, 20 ans et au chômage, sont, eux, venus ensemble manifester pour la première fois de leur vie. Ils ne votent pas. « Il y a beaucoup de désespoir, on nous prend encore et encore, même pour les retraites. On se retrouve sans argent, on ne peut même plus se faire un peu plaisir », témoigne Johan.

Estelle, elle, évoque sa mère qui travaille à temps partiel au domicile de personnes âgées et gagne 1 200 euros les meilleurs mois. « À la fin de mois, elle ne peut plus faire ses courses », affirme la jeune femme. Elle insiste sur « cette colère » qui rassemble les gens autour de ce rond-point. Un autre participant hésite à qualifier le sentiment commun : « désespoir » ou « résignation » ? Une forme de fraternité, en tout cas, traverse l’assemblée qui n’entonne pas de slogans outranciers et réactionnaires.

« Je suis venu en soutien citoyen contre l’injustice fiscale, ajoute Romain, la trentaine, technicien chez un sous-traitant automobile. Où est donc l’égalité par rapport à un millionnaire ? » Le jeune homme précise qu’il n’est pas contre les taxes – « la France en a besoin », dit-il –, mais veut lutter pour un meilleur partage des richesses. Son gilet jaune endossé aujourd’hui est le symbole de son message à l’adresse de l’exécutif.

Dans l’après-midi, l’ambiance jusque-là bon enfant évolue. Certains automobilistes sont de plus en plus excédés par le barrage routier non autorisé par la préfecture, mais sous surveillance d’une dizaine de gendarmes. La coordination pèche par son amateurisme, sans autre moyen de communication qu’un haut-parleur pour dicter les consignes. Vers 14 heures, un conducteur est immobilisé, soupçonné d’avoir renversé une femme en amont du barrage.

À Paris : « On a eu du mal à se retrouver, mais on a fini par se reconnaître »

Il faisait encore nuit, samedi matin, lorsque Mélo a quitté Marne-la-Vallée pour se rendre Porte Maillot, à Paris, accompagnée de sa mère. C’est là, sur le parvis du Palais des Congrès, que la jeune femme de 35 ans – « mariée, deux enfants », précise-t-elle – a rejoint dans le froid un petit groupe de « gilets jaunes » qui s’est épaissi au fil des heures et de l’arrivée du soleil. « Ça fait un mois que j’ai mon gilet jaune sur le pare-brise, explique-t-elle. La taxe sur les carburants, ça a mis le feu aux poudres, mais le ras-le-bol est plus général. On est taxés de toutes parts ! »

Toute la matinée, Mélo a gardé le sourire. Malgré la présence en nombre des forces de l’ordre qui empêchaient les manifestants d’avancer ; malgré le manque d’organisation du mouvement qui en a découragé plus d’un ; malgré aussi la présence de l’élu Rassemblement national (RN) Wallerand de Saint-Just, et celle de Florian Philippot, ancien bras droit de Marine Le Pen et désormais responsable du mouvement Les Patriotes, arrivé les bras chargés de sandwichs. « Ça me gonfle qu’ils soient là parce qu’on est un mouvement apolitique, dit-elle. Gauche, droite, extrême droite, on n’en veut pas ! Bon après, Philippot, je savais même qui c’était… »

Cette salariée dans l’aéronautique préfère retenir le nom de tous les « gilets jaunes » qu’elle a rencontrés aujourd’hui. « On a eu du mal à se retrouver ce matin, mais on a fini par se reconnaître », affirme-t-elle. La petite centaine de manifestants réunis Porte Maillot viennent de tous les horizons politiques, mais ils partagent les mêmes colères. Véronique, qui a voté Hamon au premier tour de la présidentielle, puis Macron au second, « pour faire barrage à Marine Le Pen », est en train de discuter avec Cédric, 36 ans, originaire d’Eure-et-Loir, qui lui avait choisi Asselineau.

Cette quinquagénaire, qui « bosse dans le logement social », n’avait plus manifesté depuis ses années lycées. « Si je suis venue aujourd’hui, c’est parce que je n’arrive plus à nourrir mes enfants, indique-t-elle. On est taxés sur tout, je suis arrivée au bout du bout. Toutes les mesures que Macron a prises depuis un an, c’est pour ses amis les riches et pas pour le peuple du bas. » C’est également ce que pense Cédric : « Macron mène une politique de banquier pour les riches qui appauvrit les citoyens, c’est encore pire que sous François Hollande. »

Beaucoup des personnes présentes estiment que l’argument écologique du gouvernement pour taxer les carburants n’est qu’un « prétexte ». « C’est des mensonges tout ça, assure Hugo, 29 ans. Y a de l’argent ailleurs. Ils ont supprimé l’ISF et ils augmentent le reste ! À  la télé, ils disent que le CAC 40 fait plus d’un milliard de bénéfices par an. Pourquoi ils ne vont pas taxer ça ? » « S’il y avait une urgence climatique, ils taxeraient le kérosène des paquebots et ses avions plutôt que de taxer les véhicules qui roulent à essence. C’est beaucoup plus polluant ! », complète Cédric.

Encerclés par les forces de l’ordre, les manifestants commencent à s’agacer de ne pouvoir circuler librement. Le mot « DICTATURE » est sur toutes les lèvres et c'est bien confirmé qu'on est en dictature ! « Je dois rentrer mon gilet sinon je reste parqué, explique un jeune directeur de sociétés, au chômage depuis quelques mois. Je suis censé vivre dans un pays démocratique, non ? Je suis content d’avoir vécu ça parce que ça me conforte dans pourquoi je suis venu. » Pourquoi justement ? « Parce que j’ai une fille de un an et demi et que je ne veux pas qu’elle grandisse dans une société qui se renie, une société où on va checker votre Facebook pour vous faire un redressement fiscal », détaille-t-il.

Ainsi regroupés, les manifestants n’ont d’autre choix que de faire connaissance. Deux hommes sont en train d’expliquer à une femme pourquoi ils ont choisi de militer pour Jacques Cheminade. Silence gêné de leur interlocutrice. D’autres sont en train d’échanger sur la façon dont ils perçoivent Emmanuel Macron. « On a un président qui nous a ravivé Pétain et invité Trump en une semaine, c’est quand même pas mal ça ! » lance un sexagénaire. « Macron ou un autre, on s’en fout. Le seul truc, c’est qu’il faut arrêter la monarchie », lui répond un trentenaire. « Et la fête de la musique, la gay pride, là ? C’est ça l’image de la France à l’étranger ? » lâche une femme, sans offusquer personne autour d’elle. « Il est oooùù Benalla ? » se met à hurler un troisième homme.

Faute de meneur et de structuration, la manifestation part un peu dans tous les sens. « On s’en fiche ! L’essentiel, c’est d’être là et puis c’est pas si mal le bordel », s’amuse Mélo, qui n’était plus descendue dans la rue depuis la manifestation Charlie du 11 janvier 2015. « Le truc, c’est qu’on est dispersés un peu partout, du coup, on a du mal à faire masse pour bouger les policiers », souligne un artisan. « C’est clair qu’on n’est pas des pros de la manif… » lance un homme à sa femme, qui lui répond du tac au tac : « Ouais, enfin, quand y a eu la Coupe du monde, on n’a pas empêché les gens d’aller sur les Champs. Non, je te le dis, c’est la dictature. »

En fin de matinée, Agnès débarque sur le parvis du Palais des Congrès avec un ami. Elle se dit « un peu déçue » par l’affluence. « J’attendais plus de monde, mais ils ont peut-être fait la grasse mat’ comme nous et ils vont arriver… », se motive-t-elle. Cette électrice de Mélenchon avait déjà manifesté l’an dernier, au moment des ordonnances réformant le code du travail. Cette fois-ci, elle vient tout simplement parce qu’elle aussi en a « marre d’être taxée ». « On est des vaches à lait, c’est toujours les mêmes qui trinquent », souffle-t-elle, évoquant pêle-mêle les carburants, les impôts locaux ou encore les retraites. « Ce gouvernement, c’est Robin des bois à l’envers », ajoute son ami.

Posté à quelques mètres de là, bonnet rouge vissé sur la tête, Thierry observe les manifestants d’un œil expert. « Je suis syndiqué FSU [Fédération syndicale unitaire – ndlr], je connais les manifs », indique cet agent territorial, âgé de 57 ans. Venu des Yvelines avec un seul de ses collègues, il explique n’avoir pas réussi à convaincre les autres : « Ils sont dégoûtés, ils ne veulent plus manifester, ils disent que ça sert à rien. » Mais finalement, « dans un sens, c’est mieux que ce ne soit pas syndicalisé, ajoute-t-il, parce que c’est le peuple qui est dans la rue. Comme dirait Hollande, ce sont les sans-dents qui portent le gilet jaune ».

Thierry n’a jamais cru en Emmanuel Macron. D’ailleurs, il a voté Marine Le Pen aux deux tours de la présidentielle « parce qu’elle, on ne sait pas, on l’a jamais eue ». Les dernières annonces du gouvernement favorables aux automobilistes ne l’ont guère convaincu. Il fait les comptes : « Moi j’ai 1 500 euros de salaire, 850 euros de loyer, 64 euros de mutuelle, l’assurance de la voiture, les impôts… À la fin du mois, il ne me reste plus rien pour vivre. Et Macron augmente tout. Je ne peux même pas me porter garant pour mes enfants s’ils veulent louer un appartement. Alors leurs 4 000 euros pour changer de voiture, ça me fait bien rire, je pourrais jamais mettre la différence de toute façon. »

C’est en retirant momentanément leurs gilets jaunes que les manifestants ont pu accéder aux Champs-Élysées, en milieu de journée. De plus en plus nombreux, ils ont alors déferlé sur l’avenue, en criant « Macron démission, Macron démission ! », jusqu’à se retrouver de nouveau coincés aux abords du Palais de l’Élysée, où ils avaient initialement prévu de se rendre. C’est là-bas, dans plusieurs rues adjacentes, mais aussi place de la Concorde, que la situation a commencé à se tendre en milieu d’après-midi, les manifestants forçant les barrages installés par les forces de l’ordre, ces dernières répliquant avec des gaz lacrymogènes. À 17 heures, quelque 1 200 « gilets jaunes » étaient dénombrés par le ministère de l’intérieur.

Source : Mediapart

Le peuple français doit se réveiller en vitesse et de descendre dans la rue pou dire stop à la dictature macroniste
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