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29 novembre 2010

FLASH - WikiLeaks fait la révélation des portraits acides des leaders mondiaux qui font froid dans le dos !!

Pour la deuxième fois, Le Monde publie, à partir de dimanche 28 novembre, sur son site lemonde.fr, et à partir de lundi dans le quotidien, des informations tirées de documents officiels secrets américains, mis à sa disposition par le site WikiLeaks. WikiLeaks est une organisation informelle créée en 2006 par un apôtre de la transparence intégrale, l'Australien Julian Assange, dans le but de rendre publics sur Internet des documents officiels qui n'étaient pas destinés à le devenir.

En octobre, nous avons rejoint trois journaux, le New York Times, le quotidien britannique The Guardian et l'allemand Der Spiegel, déjà partenaires de WikiLeaks dans la diffusion d'une première vague de documents militaires américains sur l'Afghanistan, en juillet, pour pouvoir analyser par nous-mêmes une nouvelle masse de documents du Pentagone livrés à WikiLeaks, cette fois sur l'Irak, et offrir aux lecteurs francophones notre propre expertise.

Les documents dont nous commençons le compte-rendu aujourd'hui, toujours avec les trois organes de presse précédemment cités, plus, cette fois, l'espagnol El Pais, sont d'une autre nature, et d'une dimension sans précédent : il s'agit de quelque 250 000 télégrammes diplomatiques américains, c'est-à-dire de la correspondance échangée entre le département d'Etat à Washington et ses ambassades, pour l'essentiel entre 2004 et 2010.

METTRE CES DOCUMENTS À LA DISPOSITION DES LECTEURS

Les représentants du département d'Etat ont pris contact ces derniers jours avec de nombreux gouvernements étrangers pour les prévenir des révélations à attendre et les mettre en garde contre tout impact négatif. Pour l'administration américaine, la publication de ces documents par WikiLeaks est "illégale", elle met en danger "d'innombrables" vies, menace les efforts antiterroristes et nuit aux relations des Etats-Unis avec leurs alliés.

La plupart des pays démocratiques déclassifient leur correspondance diplomatique au bout d'un certain nombre d'années, en ouvrant leurs archives. Dans le cas de ces documents WikiLeaks, la déclassification est quasiment immédiate et se fait contre la volonté du pays concerné. Il est clair que la divulgation des télégrammes diplomatiques confidentiels d'une puissance comme les Etats-Unis, qui est au cœur de tous les sujets majeurs des relations internationales, l'étalage d'entretiens et de conversations tenus en toute confiance car ils ne devaient pas être connus du grand public avant trente ou quarante ans ne peut être anodine; c'est une dimension de l'action de WikiLeaks que nous avons évidemment mesurée.

Mais à partir du moment où cette masse de documents a été transmise, même illégalement, à WikiLeaks, et qu'elle risque donc de tomber à tout instant dans le domaine public, Le Monde a considéré qu'il relevait de sa mission de prendre connaissance de ces documents, d'en faire une analyse journalistique, et de la mettre à la disposition de ses lecteurs.

Informer, cependant, n'interdit pas d'agir avec responsabilité. Transparence et discernement ne sont pas incompatibles – et c'est sans doute ce qui nous distingue de la stratégie de fond de WikiLeaks. Les cinq journaux partenaires ont travaillé sur les mêmes documents bruts et celui qui est en première ligne, le New York Times, a informé les autorités américaines des télégrammes qu'il comptait utiliser, leur proposant de lui soumettre les préoccupations qu'elles pourraient avoir en termes de sécurité.

En commun, les cinq journaux ont soigneusement édité les textes bruts utilisés afin d'en retirer tous les noms et indices dont la divulgation pourrait entraîner des risques pour des personnes physiques. Le Monde a aussi offert aux responsables américains de faire valoir leur point de vue dans ses colonnes : c'est à ce titre que nous publions une tribune de l'ambassadeur des Etats-Unis en France en pages Débats.

Enfin, ce n'est pas un hasard si ces nouvelles révélations émanent des Etats-Unis, le pays le plus avancé technologiquement et, d'une certaine manière, la société la plus transparente, plutôt que de Chine ou de Russie. Par sa nature ouverte, une puissance démocratique s'expose à plus d'intrusions qu'un pouvoir fermé ou opaque. C'est des Etats-Unis qu'est partie la révolution Internet, c'est là aussi que vit la tradition des "whistleblowers", ces "sonneurs d'alarme" de la société civile. Et WikiLeaks le sait mieux que personne.

Le site spécialisé dans la diffusion de documents officiels WikiLeaks a reçu 250 000 télégrammes diplomatiques, venus du département d'Etat à Washington et de 270 ambassades et consulats américains dans le monde. Cinq journaux ont, depuis des semaines, lu et analysé ces télégrammes, The New York Times aux Etats-Unis, The Guardian en Grande-Bretagne, Der Spiegel en Allemagne, El Pais en Espagne et Le Monde en France.

Après la diffusion par WikiLeaks de rapports militaires du Pentagone sur les guerres d'Afghanistan en juillet, puis d'Irak en octobre, cette fuite de câbles diplomatiques est un troisième revers pour l'administration américaine. Et il est, pour les Etats-Unis, beaucoup plus grave car il n'implique pas uniquement, cette fois, leur armée. C'est, à travers les télégrammes du département d'Etat, toute la diplomatie mondiale qui se trouve en partie dévoilée.

Environ 90% des télégrammes diplomatiques couvrent une période allant de 2004 à mars 2010 (les autres remontent jusqu'en 1966). Le gouvernement américain a défini trois principaux niveaux de classification pour ses documents officiels : "Top Secret", "Secret" et "Confidentiel". Les 251 287 télégrammes étudiés par Le Monde sont classifiés "Secret" (16 652 mémos) et "Confidentiel" (101 748 mémos), ou sont "non classifiés". Il manque donc les télégrammes "Top Secret" du département d'Etat. Il n'y a par ailleurs dans ce dossier aucun document militaire ni des services de renseignements.

Cent vingt journalistes de cinq pays ont étudié les télégrammes, partagé informations et expertises. Ils ont aussi décidé des sujets qu'ils ne traiteraient pas, parce que les sources citées ne leur paraissaient pas suffisamment fiables. Une telle coopération entre cinq médias est sans précédent de mémoire de journaliste.

LISTES DE PERSONNES À PROTÉGER

Les journaux ont aussi établi des listes communes de personnes à protéger, notamment dans les pays dictatoriaux, criminalisés ou en guerre. Toutes les identités de personnes dont ils estiment qu'elles seraient menacées ont été masquées. WikiLeaks a accepté de ne pas diffuser dans l'immédiat les 250 000 télégrammes. Seuls les mémos ayant servi à la rédaction des articles des cinq journaux seront, après protection des identités, publiés.

Les journaux ont prévenu Washington de la publication de dizaines d'articles faisant référence aux télégrammes du département d'Etat. Les diplomates américains, au-delà de leurs craintes de révélations embarrassantes pour les Etats-Unis, ont indiqué que la fuite de documents vers WikiLeaks allait changer leur manière de travailler : "C'est un revers historique pour la diplomatie américaine", "nous ne ferons plus jamais de la diplomatie comme avant" sont leurs premières réactions.

Après ce problème majeur de sécurité des documents du département d'Etat, toute personne franchissant la porte d'une ambassade de la première puissance mondiale pour un entretien "confidentiel" va, sans aucun doute, redoubler de prudence.

Les cinq journaux vont publier, ces prochains jours, des dizaines d'articles sur les coulisses de la diplomatie américaine, et sur les pays avec lesquels les Etats-Unis sont en contact. Les thèmes sont avant tout diplomatiques et politiques. Les relations des Etats-Unis avec l'Europe, la Russie, la Chine et les pays du Moyen-Orient sont longuement évoquées. L'Afghanistan et l'Irak, les deux pays où l'Amérique est en guerre, sont très présents. Le terrorisme djihadiste et la prolifération nucléaire sont des sujets permanents.

Les cinq journaux ouvrent le dossier des télégrammes du département d'Etat par un dossier sur l'Iran et la menace nucléaire, notamment sur l'attitude d'Israël et des pays arabes du Golfe, qui encouragent les Etats-Unis à adopter la ligne la plus dure possible envers Téhéran.

L'ADMIRATION DE NICOLAS SARKOZY POUR GEORGE BUSH

D'autres "mémos" révèlent à quel point les diplomates américains sont encouragés à faire de l'espionnage. Un télégramme adressé à la mission américaine à l'ONU leur donne des consignes précises sur les informations personnelles qu'ils doivent obtenir sur leurs homologues, adversaires ou alliés.

Les principaux sujets qui intéressent l'Amérique des années 2000 seront abordés au fil des publications : la crainte d'une protection insuffisante des armes nucléaires au Pakistan; les analyses américaines et chinoises sur l'avenir de la Corée du Nord, notamment d'une possible réunification avec la Corée du Sud; les attaques de hackers contre Google en Chine; la corruption en Russie et en Afghanistan; les relations très étroites entre Vladimir Poutine et Silvio Berlusconi; les mafias d'Asie centrale; les opérations contre Al-Qaida au Yémen; les fantaisies du colonel Kadhafi. Certains dirigeants intéressent particulièrement Washington, comme l'Afghan Hamid Karzaï ou le Yéménite Ali Abdallah Saleh.

Le Monde publiera des articles et dossiers sur la France, sur sa politique antiterroriste et ses émeutes de banlieue, sur les relations franco-américaines, et sur tous les sujets qui concernent particulièrement la diplomatie française : de l'Iran à l'Afghanistan, de la Russie au Liban. Et sur l'Afrique : Sénégal, Côte d'Ivoire, ou Al-Qaida au Maghreb et les otages français.

Sur la France, les télégrammes montrent comment l'ambassade des Etats-Unis à Paris a suivi, non sans une certaine fascination, l'ascension politique de Nicolas Sarkozy; comment M. Sarkozy et ses conseillers critiquaient la politique étrangère de Jacques Chirac devant les Américains; comment M. Sarkozy est allé à Washington "exprimer son admiration à George Bush", contre l'avis du président français d'alors; comment les Américains ont accueilli, avec un enthousiasme évident, bien qu'il soit "un novice" en politique étrangère, l'élection du "président le plus proaméricain depuis la seconde guerre mondiale".

Et comment, depuis mai 2007, le département d'Etat suit avec une attention extrêmement soutenue les faits et gestes du président français, même s'ils trouvent parfois qu'il est devenu "susceptible et autoritaire".

De même que ce n'est pas dans les archives du département d'Etat que l'on apprendra qui a tué le président Kennedy, ce n'est pas en lisant ces télégrammes que l'on découvrira les plus protégés des secrets d'Etat. Mais aucun sujet d'intérêt politique, du plus sérieux au plus futile, n'est totalement absent de ces câbles qui, selon le degré d'information et le talent du diplomate, dressent un état de la planète, sous l'œil américain.

Les quelque 250 000 télégrammes diplomatiques récupérés par WikiLeaks auprès du département d'Etat à Washington et des ambassades américaines révèlent les coulisses de la diplomatie mondiale ainsi que quelques commentaires peu amènes à l'égard des dirigeants de la planète. Pour le quotidien britannique The Guardian, l'un des cinq à avoir eu accès aux documents avec The New York Times, Le Monde, El Pais et Der Spiegel, "la fuite des câbles américains déclenche une crise diplomatique mondiale". Tour d'horizon des révélations de WikiLeaks en quelques phrases-clés.
  • Iran : il faut "couper la tête du serpent"
Les câbles diplomatiques révèlent en particulier la peur suscitée par le programme nucléaire iranien dans le monde arabe. L'Arabie saoudite a ainsi explicitement appelé Washington à attaquer l'Iran. "On ne peut pas faire confiance aux Iraniens", a assuré en mars 2009 le roi Abdallah Ben Abdelaziz Al-Saoud devant le conseiller de la Maison Blanche pour l'antiterrorisme, John Brennan. Le roi invite même des diplomates américains à "couper la tête du serpent" et avertit que "si l'Iran parvenait à développer des armes nucléaires, tout le monde, dans la région, ferait de même".

La méfiance de Riyad trouve un écho chez le roi de Bahreïn ("Ce programme doit être stoppé"), l'émir du Qatar ("Ils nous mentent et nous leur mentons") ou encore le prince héritier d'Abou Dhabi, qui évoque même l'intervention de "troupes au sol" contre les sites iraniens. Le président de l'Egypte, Hosni Moubarak, éprouve de son côté "une haine viscérale pour la République islamique", selon un diplomate basé au Caire.
  • Berlusconi-Poutine : des cadeaux "somptueux"
Un câble diplomatique dévoilé par WikiLeaks présente Silvio Berlusconi comme "le porte-parole de Poutine en Europe".

Un câble diplomatique dévoilé par WikiLeaks présente Silvio Berlusconi comme "le porte-parole de Poutine en Europe".AP/Mikhail Klimentyev

Des diplomates américains à Rome décrivent une relation extraordinairement proche entre le premier ministre italien et son homologue russe. Des "cadeaux somptueux", des contrats énergétiques lucratifs et des échanges "mystérieux", voilà comment Berlusconi "apparaît de plus en plus comme le porte-parole de Poutine en Europe", résument ces diplomates, selon des documents publiés par le New York Times.

Silvio Berlusconi est d'ailleurs décrit en des termes guère élogieux par un diplomate américain de haut rang : "irresponsable, imbu de lui-même et inefficace en tant que dirigeant européen moderne". Un autre câble le décrit comme "faible physiquement et politiquement" et affirme que ses habitudes de faire la fête jusqu'au bout de la nuit l'empêchent de récupérer.
  • La Russie, un "Etat mafieux" dirigé par "Batman et Robin"
Certaines notes dressent un tableau très sombre de la Russie et de ses dirigeants. Le secrétaire à la défense, Robert Gates, considère ainsi que "la démocratie russe a disparu" et que "le gouvernement est une oligarchie dirigée par les services de sécurité". Une autre note juge que la Russie est quasiment devenue "un Etat mafieux".

Une note datée de 2008 met en avant le rôle crucial que jouent en Russie le chef du FSB (sécurité intérieure), celui du SVR (renseignement extérieur) et le ministre de l'intérieur. Ces trois hommes "représentent la ligne dure pragmatique qui partage la vision du monde soviétique, faite de xénophobie et de défiance à l'égard de l'Ouest" et "sont alliés à différentes structures du crime organisé".

Le président russe, Dmitri Medvedev, est quant à lui comparé par l'ambassade américaine à "Robin", le jeune comparse de "Batman", qui serait lui "joué par Poutine". Une comparaison qui a fait réagir en Russie : "Les Américains qualifient le président russe Dmitri Medvedev de falot et hésitant et le premier ministre Vladimir Poutine de mâle dominant", s'insurge ainsi le quotidien russe Kommersant.
  • Sarkozy, "susceptible et autoritaire"
Les documents diplomatiques publiés par WikiLeaks n'épargnent aucun des grands de ce monde. L'ambassade des Etats-Unis qualifie ainsi le président français de "susceptible et autoritaire", et souligne les manières abruptes qu'adopterait le dirigeant français avec ses collaborateurs. Côté allemand, Angela Merkel "a peur du risque et fait rarement preuve d'imagination", rapporte Der Spiegel.
  • Le premier ministre turc "hait" Israël
Recep Tayyip Erdogan "hait tout simplement Israël", écrivent des diplomates américains à Ankara, en commentant sa virulente réaction à l'offensive israélienne contre Gaza en 2008/2009. Ces diplomates indiquent soutenir la thèse de l'ambassadeur d'Israël à Ankara, selon laquelle les virulentes déclarations anti-israéliennes du chef du gouvernement turc sont avant tout "émotionnelles, car il est un islamiste", rapporte un câble diplomatique.
  • Le frère de Karzaï, "un trafiquant de drogue"
Des diplomates américains considèrent Ahmed Wali Karzaï, frère du président afghan Hamid Karzaï, comme "largement corrompu et impliqué dans le trafic de drogue" dans le sud du pays, des accusations lancées régulièrement ces dernières années par les services de renseignement et les médias américains à propos du chef du conseil provincial de Kandahar.

"Cette rencontre avec Ahmed Wali Karzaï souligne l'un de nos principaux défis en Afghanistan : comment lutter contre la corruption et établir un lien entre la population et son gouvernement, lorsque les principaux responsables du gouvernement sont corrompus", indique un de ces documents rédigé à la suite d'une rencontre à Kandahar entre le frère du président et un émissaire américain. Le président afghan est lui décrit comme "extrêmement faible" et enclin à se laisser convaincre par des théories du complot.
  • Kadhafi, l'uranium et la "blonde voluptueuse"
Certains échanges diplomatiques dressent un portrait des plus pittoresques du dirigeant libyen, jugé "excentrique" et "hypocondriaque". Lors d'une visite à New York en septembre 2009 à l'occasion de l'assemblée générale des Nations unies, Mouammar Kadhafi, âgé de 67 ans à l'époque, était accompagné quasi-constamment d'une "infirmière ukrainienne", Galina Kolotnitska, décrite comme une "blonde voluptueuse". "Certains contacts de l'ambassade assurent que Kadhafi et Kolotnitska, 38 ans, entretiennent une relation", selon un câble, qui précise que Kadhafi est "presque de manière obsessive dépendant d'un petit noyau de personnes de confiance".

Réticent à l'idée de gravir plus de 35 marches, le leader refuserait d'habiter au-delà du premier étage d'un immeuble. "Sa détestation des longs-courriers, et son apparente crainte de survoler l'eau a causé des casse-tête logistiques à son personnel", précise en outre un câble diplomatique du département d'Etat.

Lors de cette visite, le leader libyen s'était vu refuser l'autorisation de planter sa tente à New York et de visiter le site de "Ground Zero", lieu des attentats du 11-Septembre. Fort mécontent de l'accueil qui lui avait été réservé, le chef d'Etat libyen avait en représailles menacé de ne pas respecter sa promesse de renvoyer en Russie de l'uranium enrichi que son pays possédait.
  • David Cameron "manque de profondeur"
Le premier ministre britannique est également épinglé. David Cameron, au pouvoir depuis mai, et son ministre des finances, George Osborne, sont décrits comme "manquant de profondeur" par le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mervyn King, dans une conversation avec l'ambassadeur américain à Londres, rapporte The Daily Express.

Par ailleurs, The Daily Express et le tabloïd The Sun sont convaincus que le membre de la famille royale évoqué dans les documents est le prince Andrew, deuxième fils de la reine Elizabeth II, accusé d'être "malpoli" dans ses déplacements hors de la Grande-Bretagne.
  • Pour Paris, "Chavez est fou"
Quelques savoureux aspects de la diplomatie française sont aussi dévoilés. Le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, Jean-David Lévitte, aurait ainsi fait observer au sous-secrétaire d'Etat américain Philip Gordon "que le président vénézuélien Hugo Chavez est 'fou' et a dit que même le Brésil ne pouvait plus le soutenir". Il a ajouté que le président vénézuélien est en train de transformer son pays en un "autre Zimbabwe". Les câbles synthétisant les échanges entre Paris et Washington évoquent des sujets aussi divers que l'Iran, le Kosovo, la Turquie ou encore la Russie.
  • Pékin a "piraté" Google
Les Etats-Unis ont la conviction que les autorités chinoises sont à l'origine du piratage informatique de Google et d'Etats occidentaux. Un document provenant de l'ambassade des Etats-Unis à Pékin cite "une source chinoise" selon laquelle le régime communiste a joué un rôle dans le piratage du géant américain de l'Internet, rapporte le New York Times.

"Le piratage de Google s'inscrivait dans le cadre d'une campagne de sabotage informatique organisée par des fonctionnaires, des experts privés des questions de sécurité et des pirates de l'Internet recrutés par le gouvernement chinois", selon le câble. Les services chinois auraient également pénétré les réseaux informatiques des Etats-Unis et de leurs alliés de même que ceux du dalaï-lama, ajoute le journal. Des offensives de pirates informatiques originaires de Chine ont été évoquées par le passé aux Etats-Unis, mais Washington s'est jusqu'à présent gardé de dénoncer publiquement le régime de Pékin.
  • Espionnage : les diplomates et la "collecte de renseignements"
On le voit, Washington s'intéresse de très près aux petits travers et à la vie privée des grands de ce monde. Une curiosité qui a poussé les Etats-Unis a exiger de leurs diplomates qu'ils jouent davantage un rôle d'espion, en obtenant par exemple le numéro des cartes de crédit de responsables étrangers. Parmi les câbles révélés par WikiLeaks figurent en effet plusieurs missives adressées à des ambassades, dans lesquelles Washington réclame des missions généralement associées au travail de la CIA.

Une directive secrète signée en juillet 2009 par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton réclame ainsi des détails techniques sur les réseaux de communication utilisés par des responsables des Nations unies : mots de passe et codes secrets. Mais les requêtes de Washington ne s'arrêtent pas là. Les diplomates américains sont également susceptibles de fournir numéros de carte bancaire, adresses électroniques, numéros de téléphone et même des numéros de carte de fidélité auprès de compagnies aériennes des fonctionnaires de l'ONU. Le Guardian précise que la directive demande encore des renseignements au sujet "du style de travail et de prise de décision" du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

Source : Le Monde

28 novembre 2010

L'abus de sel est TRES DANGEREUX pour la santé

Scandale découvert !

Le sel est connu depuis la Préhistoire pour ses caractéristiques d’assaisonnement et de conservation des aliments, ses bienfaits sont nombreux, mais attention… un lien étroit a en effet pu être établi entre une consommation excessive de sel et les complications d’ordre vasculaire :

- Une augmentation systématique de la tension artérielle et une augmentation des fréquences d’hypertension,
- Des insuffisances cardiaques ou, tout au moins, des troubles du rythme cardiaque,
- Une mortalité due aux accidents vasculaires cérébraux plus élevée, notamment chez les personnes en surcharge pondérale.
- Une accentuation de l’ostéoporose : un taux élevé de sel dans le sang favorise en effet, une élimination accrue de calcium dans les urines.

Pierre Meneton, chercheur à l’Inserm et chargé de coordonner ce congrès, a élaboré un rapport faisant état de la consommation en sel des Français et son impact sur leur santé. Les résultats sont accablants !


25 novembre 2010

EXPLOSIF - Le silence de la police est brisé et le scandale éclate !

Une première : des flics en on marre et le disent ! Un compte ouvert spécialement sur Youtube et qui fait le buzz depuis plus de 4 jours... 4 vidéos scandales qui dénoncent les abus de la hiérarchie, et les médias qui s'en emparent et essaient de faire "peur" aux policiers qui ont participé à ces documents ! Que risquent-ils de dénoncer les affaires louches dont ils sont témoins ? Rien à foutre, il faut continuer à dénoncer coûte que coûte !

Des policiers en uniformes, le dos à la caméra, la voix camouflée pour conserver l'anonymat. Ils cherchent à « briser le silence » via trois vidéos mises en ligne sur le site YouTube, questionnant au passage les fondements du devoir de réserve. Gardes à vue « indignes », verbalisations abusives, culture du chiffre et course aux primes, statistiques de l'insécurité trafiquées, pressions de la hiérarchie...

Le témoignage du FPC, collectif composé de gardiens de la paix et d'officiers, se veut un coup de gueule contre le discours politique dominant, notamment concernant l'insécurité et les conditions de travail. Les confessions sont accompagnées d'articles de presse, de témoignages de journalistes, d'hommes politiques ou de proches de policiers.

"Briser le silence". D'entrée, la vidéo donne le ton, avec musique dramatique en fond sonore. Dans les reportages mis en ligne depuis samedi 20 novembre, on voit des gens de dos, qui parlent du quotidien d'un métier "difficile" : policier. Abus des gardes à vue, suicides dans la police, dérive de la politique du chiffre... Les vidéos formulent des reproches déjà adressés au gouvernement, mais avec une parole plus brute, moins lisse que celle des porte-parole syndicaux. Surtout, le fait que ces "reportages" jouent sur l'anonymat et utilisent Internet pour attirer l'attention, suscite une réaction de la hiérarchie policière, à un moment où le "devoir de réserve" commence à être critiqué.

La nature des trois vidéos mises en ligne peut surprendre : présentées comme émanant d'un collectif de policiers souhaitant exprimer leur mal-être, elles reprennent tous les codes de la télévision grand public : format 16/9e, plans d'illustration, montage en fondu, recours au noir et blanc et musique d'ambiance. "On se croirait sur TF1 ou M6", regrette John-Paul Lepers, de la Télélibre, qui apparaît dans un des films. Interpellé par un lecteur de son site, il justifie sa participation : "Je ne suis pas du tout responsable des choix artistiques de ce montage. Travaillant actuellement sur un documentaire sur la police pour France 4, j’ai été sollicité et j’ai juste répondu à une interview. Je pense qu’il est nécessaire d’écouter les flics en ce moment, ils ont beaucoup de choses à dire."

"On se sert de la police pour se faire élire"

S'appuyant sur des exemples concrets, les policiers déplorent dans les vidéos "les interpellations à tour de bras" ou le harcèlement des automobilistes en vue de les verbaliser "alors qu'auparavant, une petite remontrance suffisait". Cette politique découle, selon eux, de la volonté de Nicolas Sarkozy de rétribuer la hiérarchie policière au mérite pour obtenir de meilleurs résultats contre l'insécurité. "Les politiques, je pense que ces gens-là ne doivent pas voir la réalité du terrain", dit un policier du collectif. "On se sert de la police pour se faire élire", ajoute-t-il, visant sans le nommer le chef de l'Etat.

"Cette puanteur, on la vit au quotidien"

« Dans certains commissariats, il n’y a pas de vestiaires, il faut se changer en slip devant les gardés à vue. Dans d’autres, les casiers soutiennent le plafond. Les remontées de chiottes dans les salles de repos font que des colombins flottent sous notre nez. Cette puanteur, on la vit au quotidien. On ne demande pas à être aimés, simplement respectés », explique ce gardien de la paix.

En dehors des syndicats

Filmés de dos, la voix bidouillée, ils racontent leurs coups de déprime, la pression politique. Comme Robert K., gardien de la paix, dans le premier épisode, sur les gardes à vue :

“Je suis même pas sûr qu’à la SPA ils oseraient mettre un chien dans nos cellules! Et nous on est obligés de mettre des gens.”

Pour Jean-Jacques Urvoas, les policiers participant au projet “jouent avec le feu : le devoir de réserve n’existe pas dans la loi mais il est très constant dans la jurisprudence”. Souvent en contact avec policiers et gendarmes, il soutient “une démarche salvatrice” et risque un diagnostic :

“Sarkozy a réussi à faire détester la police dans la population. Il a voulu s’en servir comme d’un relais pour gagner les élections et les sacrifie sur l’autel de l’austérité budgétaire. Ce que vit la police nationale relève de la déception amoureuse. “Il nous a faits cocus.” Les gendarmes se disent qu’il ne les comprend pas et qu’ils vont finir par disparaître.”

Claude dénonce les conditions matérielles d’exercice :

“Dans certains commissariats, il n’y a pas de vestiaires, il faut se changer en slip devant les gardés à vue. Dans d’autres, les casiers soutiennent le plafond. Les remontées de chiottes dans les salles de repos font que des colombins flottent sous notre nez. Cette puanteur, on la vit au quotidien. On ne demande pas à être aimés, simplement respectés.”

En France, en 2009, on a compté 800 000 gardes à vue soit 35% de plus qu'il y a cinq ans.

Sources : Europe 1, Le Monde, France Soir, Essentiel.lu, Inrocks

19 novembre 2010

Puce RFID : contrôle, puçage, danger !

Certaines puces RFID peuvent être greffées sous la peau, permettant l'envoi de données personnelles et "sécurisées". Mais ce n'est pas sans danger pour l'organisme. Le RFID fera partie intégrante de nos vies dans un futur très proche, pour le meilleur et pour le pire... Comment détruire une puce RFID ? En coupant l’antenne de la puce, ou en faisant cuire quelques instant la puce au micro-onde. Mais cela peut endommager l’objet sur lequel se trouve la puce (vêtements ou votre bras par exemple). Le RFID Zapper résout ce problème d’une façon assez simple. Il génère un champ électromagnétique très puissant mais de courte portée. La puce RFID reçoit un choc similaire à une mini EMP (Electro Magnetic Pulse) qui grille ou désactive de façon ermanente la puce traitresse. Et le plus beau, c’est que vous pouvez construire votre RFID Zapper vous avec un simple appareil photo jetable.