Recherche

30 juin 2023

Les émeutes soulignent la profondeur des tensions sociales en France

La mort d'un adolescent aux mains de la police place Emmanuel Macron devant un nouveau défi

Trois nuits d'émeutes à travers la France ont une fois de plus mis en évidence les tensions sociales aiguës du pays à un moment où la polarisation politique s'accentue.

Les dernières manifestations montrent que les quartiers pauvres et ethniquement mixtes de France restent une poudrière, déchirée par un sentiment d'injustice, de discrimination raciale et d'abandon de la part de l'État. Les désordres criminels, bien que choquants, n'ont pas encore atteint l'ampleur de 2005, lorsque plus de 10 000 voitures avaient été incendiées et plus de 230 bâtiments publics endommagés au cours d'une orgie de violence qui avait duré trois semaines. Mais les autorités craignent, à juste titre, que cela ne se reproduise.

Les troubles de cette semaine, comme ceux d'il y a 18 ans, ont été déclenchés par la mort d'un adolescent à la suite d'un contrôle routier avec la police. Cette fois-ci, la différence réside dans le pouvoir des réseaux sociaux à propager les troubles. L'extrême droite est également plus forte qu'en 2005. Et cette fois-ci, le président Emmanuel Macron et son gouvernement ont cherché à désamorcer les tensions plutôt qu'à les attiser.

En 2005, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, avait qualifié les jeunes impliqués dans les troubles des cités de la banlieue parisienne de « racaille » dont il fallait « se débarrasser ». Quelques jours plus tard, deux adolescents, l'un d'origine mauritanienne, l'autre d'origine tunisienne, ont été électrocutés alors qu'ils se cachaient de la police dans un poste électrique de la banlieue nord-est de la capitale. M. Sarkozy et son premier ministre, Dominique de Villepin, se sont rangés du côté de la police et ont laissé entendre que les deux garçons étaient des voleurs.

En revanche, M. Macron a qualifié d'« inexcusable » et d'« inexplicable » le fait que la police ait tiré sur un jeune homme de 17 ans d'origine nord-africaine alors qu'il prenait la fuite en voiture à Nanterre, au nord-ouest de Paris. Le policier concerné a été suspendu de ses fonctions, arrêté et mis en examen pour meurtre.

M. Macron a été attaqué par ses opposants de droite et par les syndicats de police pour avoir porté atteinte à la présomption d'innocence, et a été accusé de trahir la police. Mais la nécessité de l'intervention du président est devenue évidente lorsqu'une vidéo de la fusillade est apparue sur les réseaux sociaux, contredisant clairement le récit initial de sources policières selon lequel le policier avait tiré parce que sa vie était en danger. Ne pas donner l'impression de cautionner les violences policières est un premier pas nécessaire, sinon suffisant, vers le rétablissement de l'ordre public.

Certains experts ont attribué la fusillade de mardi à une loi adoptée en 2017, avant l'arrivée au pouvoir de M. Macron. Cette loi semble donner à la police davantage de pouvoirs pour tirer sur une voiture si ses occupants ne respectent pas un ordre de la police et mettent la vie d'un agent en danger.

Les détracteurs de M. Macron seront tentés d'affirmer qu'il a favorisé le dysfonctionnement des forces de police, avec son ministre de l'intérieur intransigeant Gérald Darmanin, en calculant qu'agir autrement ferait le jeu de l'extrême droite. Mais les preuves récentes des lacunes de la police sont nombreuses : usage excessif de la force lors des manifestations antigouvernementales ; violence raciste, comme le passage à tabac sauvage d'un producteur de musique d'origine africaine filmé par une caméra ; maintien de l'ordre public incompétent, comme on l'a vu lors de la finale de la Ligue des champions l'année dernière ; rupture de la confiance avec les résidents locaux, qui pourrait être inversée grâce à une réorientation vers la police de proximité. La police manque de ressources, mais aussi de formation. Le niveau élevé de soutien à l'extrême droite parmi les officiers est également inquiétant.

Les émeutes rappellent les problèmes sociaux et économiques profondément ancrés dans les quartiers pauvres de France et le long héritage de la négligence du gouvernement. Des progrès ont été accomplis depuis que Macron a pris le pouvoir en 2017, notamment la baisse du chômage global et du chômage des jeunes. Mais la pauvreté, la criminalité, la discrimination raciale et les mauvais résultats scolaires, qui sont profondément enracinés, requièrent davantage d'attention et de ressources de la part du gouvernement, même si les finances publiques sont serrées. Le plan Quartiers 2030 promis par Macron pour ces zones tarde à prendre forme.

Aucun de ces problèmes ne justifie un déchaînement de violence. Certains des jeunes hommes qui se battent contre la police dans les rues éprouvent une juste colère ; d'autres se contentent de savourer le frisson - et aiment encore plus le partager sur les médias sociaux. Plus les émeutes se prolongeront, plus il sera difficile pour le gouvernement de ne pas adopter une approche plus musclée. Si les troubles s'étendent, cela ne peut que favoriser l'extrême droite, qui a le vent en poupe et tout intérêt à brandir le spectre du désordre civil voire une guerre civile.

29 juin 2023

AVERTISSEMENT - La France risque de plonger dans la guerre civile !

Pendant des décennies, les gouvernements ont évité de regarder de trop près l'aggravation de la situation. Nous approchons maintenant d'un point de non-retour vu que ça va péter en France selon le Général H. Bonneau qui met en garde dans une lettre au vitriol !
 
Il y a deux ans, après deux nouvelles nuits d'émeutes dans les banlieues, vingt généraux français à la retraite ont écrit une lettre ouverte à Emmanuel Macron, alors sur le point de briguer un second mandat, l'avertissant que les divisions entre les communautés et la montée de la "violence et du nihilisme en France finiraient par provoquer un effondrement social, avec un risque de chaos menant à une guerre civile qui nécessiterait alors une intervention militaire... dans une mission dangereuse pour protéger nos valeurs civilisationnelles et sauvegarder nos compatriotes".

Un texte fort, cosigné par une centaine d'officiers supérieurs et un millier d'autres militaires, dans un pays où l'armée est connue comme "la grande muette", c'est-à-dire qu'elle n'exprime jamais de préférence en matière de politique nationale. Dans le seul cas de la guerre d'indépendance algérienne, lorsque quatre généraux ont tenté un putsch contre le président Charles de Gaulle le 21 avril 1961 pour protester contre le projet de départ de la France de sa colonie rebelle, ils ont été suivis par un nombre pitoyable de militaires, et le coup d'État s'est éteint en trois jours. Six décennies plus tard, la lettre des généraux a été accueillie avec mépris, la plupart des commentateurs qualifiant ses auteurs de "hors sujet", interprétant ses prédictions apocalyptiques comme une "menace" contre la République.

Pourtant, cette semaine, Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, a semblé partager ces conclusions lorsque, en visite dans le village dans la Drôme, au sud de Lyon, il a averti que la France pourrait être à un "point de basculement" après l'agression mortelle à l'arme blanche d'un jeune garçon de 16 ans de la localité. Condamnant à la fois les attaques au couteau lors d'un bal du samedi soir et la marche subséquente de militants d'extrême droite désireux de se battre dans le quartier où vivent les suspects, le ministre a promis que le gouvernement se tiendrait aux côtés de la famille endeuillée et a appelé à une condamnation sévère, "jusqu'à la prison à vie [sans] circonstances atténuantes, pour les coupables. Il aurait ajouté que le gouvernement est clairement conscient que la violence des meutes fait monter les tensions... vous ne pouvez plus supporter ces gangs... nous non plus, promettant la mobilisation totale de l'État pour garantir la sécurité de tous les citoyens".

Trop peu, trop tard : les paroles bien intentionnées du ministre ont été mal accueillies. L'un des villageois aurait crié à Véran : "Vous avez fait beaucoup plus pour eux que pour les gens qui travaillent dur à la campagne, qui n'ont pas d'allocations et qui élèvent leurs enfants avec des valeurs".

"Ils", ce sont les groupes à problèmes des HLM, dont beaucoup sont des enfants ou des petits-enfants d'immigrés musulmans, comme les agresseurs qui on mené une expédition punitive dans la Drôme, armés de couteaux, qui ont perturbé le bal du samedi soir en criant "on est venu casser du français". La justice de Valence a refusé, contre l'avis général, de donner les prénoms des suspects qu'elle a arrêtés. Le pays tout entier se doute de la raison pour laquelle les prénoms n'ont pas été donnés : dans le but bien intentionné de ne pas "stigmatiser" toute une communauté dont l'immense majorité est respectueuse de la loi.

Dire que l'opinion publique française se crispe, c'est sous-estimer la perception actuelle, soutenue par de nombreux sociologues et statisticiens, selon laquelle le pays a gravement échoué dans l'assimilation de tous les citoyens. Pour reprendre un terme inventé par le romancier Michel Houellebecq, la France est de plus en plus "atomisée". Le meilleur sondeur et analyste politique français, Jérôme Fourquet, parle de "l'archipel français", un pays composé d'îles discrètes, toutes repliées sur elles-mêmes.

Pendant près de trois décennies, les gouvernements successifs ont choisi de ne pas regarder de trop près une situation qui s'aggravait. Pendant des siècles, la France a été une terre d'assimilation réussie. Les Italiens, les Espagnols, les Juifs russes, les Polonais sont venus et sont devenus français. Mais le nombre, ainsi que le passage de l'obligation d'"assimiler" à celle, plus facile, d'"intégrer", signifient que le modèle français est en train de s'effondrer.

Chaque échec concourt à l'effondrement général du pacte national. Le système éducatif français, longtemps admiré, n'est plus adapté : nos écoles sont passées en quelques années de la première à la dernière place du classement PISA, en particulier dans les régions où les enfants non francophones sont majoritaires dans la plupart des classes. Les professeurs des écoles sont de moins en moins respectés, tant par le corps politique - qui a laissé leurs salaires diminuer de moitié en termes réels - que par leurs élèves, turbulents et souvent violents. Dans certaines régions, l'histoire du XXe siècle, et notamment de l'Holocauste, est quasiment impossible à enseigner depuis des années : les incursions de l'islamisme dans les classes, longtemps niées, ont contribué à l'assassinat de deux enseignants en trois ans.

Quant aux policiers, mal payés, mal considérés, craignant souvent pour leur vie dans les zones où ils doivent faire régner l'ordre, ils démissionnent en masse le taux de suicide de la profession est l'un des plus élevés de France. En conséquence, le temps de formation a été réduit d'un an à huit mois, tant le besoin de bottes sur le terrain est important.

En conséquence, la confiance entre les classes dirigeantes et le peuple s'est dégradée au même rythme que le déclin économique et culturel de la France. Si vous habitez dans le centre de Paris ou de Lyon, voire de Marseille, vous pouvez envoyer vos enfants dans de bonnes écoles privées et de grandes écoles, ce qui vous garantit presque de bons emplois qui leur permettront de continuer à vivre là où la crise ne se fait pas sentir.

Comme ses prédécesseurs, Emmanuel Macron a d'abord affiché son indifférence à l'égard du système chaotique de l'immigration : le nouveau projet de loi sur l'immigration, sur le point d'être débattu à l'Assemblée nationale, tente de corriger les tendances laxistes de ces dernières années, mais il ne s'attaquera ni au problème des citoyens nés en France qui professent la haine de leur pays, ni à l'augmentation des arrivées en provenance des zones en difficulté. Il ne faudra pas attendre longtemps pour que la prochaine vague d'émeutes ait lieu, ou qu'une droite dure décide de prendre les choses en main. La guerre civile que les généraux avaient prophétisée, il y a deux ans, pourrait bien être à nos portes.

Article traduit sur The Telegraph

28 juin 2023

Quand la fiction dystopique devient réelle en France !

DU CINEMA AU REEL - De plus en plus de manifestations dégénèrent en émeutes et les manifestants franchissent des limites jusqu'alors impensables quitte à franchir la ligne rouge.

En septembre dernier, j'ai assisté à Paris à la projection du film Athena de Netflix, qui raconte une insurrection apocalyptique suite à l'assassinat sur vidéo d'une adolescente d'origine nord-africaine par un groupe d'hommes déguisés en policiers.

Les troubles commencent dans un hyperghetto français isolé et se transforment en une guerre civile à l'échelle nationale, une progression lugubre qui ne semble plus tout à fait farfelue. Se connecter aux médias sociaux ou allumer la télévision en France au cours de la semaine écoulée, c'est être transporté dans le monde d'Athéna.

À la fin du mois dernier, un policier de la banlieue parisienne de Nanterre a abattu Nahel Merzouk, un citoyen français d'origine algérienne et marocaine âgé de 17 ans qui conduisait illégalement, après avoir accéléré pour échapper à un contrôle routier. Sa mort a déclenché des jours de violence qui ont secoué le pays, frôlant parfois la révolte ouverte. Des groupes de jeunes mécontents ont incendié des voitures, des bus, des tramways et même des bibliothèques publiques et des écoles. Des foules itinérantes ont affronté des policiers en armure ; des adolescents écervelés ont saccagé des magasins de chaussures et des épiceries ; des jeunes hommes frénétiques se sont filmés en train de tirer en l'air sur ce qui semble être des kalachnikovs pointés vers le ciel.

Lorsque des scènes de ce type apparaissent dans une fiction, nombreux sont ceux qui, par réflexe, sursautent. Après la première d'Athena en septembre, le démagogue d'extrême droite Éric Zemmour a qualifié le film de propagande contre l'ordre public. D'autres critiques ont accusé son créateur, Romain Gavras, de se complaire dans une représentation réactionnaire et à la limite du racisme de la vie dans les banlieues, qui joue sur les stéréotypes nationalistes de la sauvagerie des immigrés. Avant Athena, Gavras était déjà largement connu pour son travail de caméra virtuose et époustouflant dans certains des clips musicaux les plus étonnants de ce siècle, ainsi que pour ses scènes expansives et hautement chorégraphiées d'émeutes, de manifestations de masse et d'autres représentations d'exclus sociaux résistant au contrôle autoritaire. Son clip pour « Stress », du duo électronique français Justice, montre une bande d'adolescents, pour la plupart noirs, menaçant la banlieue de Paris, frappant les passants et occupant agressivement l'espace public. Dans « Born Free » de M.I.A., les roux sont rassemblés et exterminés par des agents du gouvernement américain. Pour « No Church in the Wild », de Jay-Z et Kanye West, il montre une foule hétéroclite de jeunes masqués qui enflamment les rues de Prague avec des cocktails Molotov, tandis que des policiers militarisés à cheval les frappent.

Gavras est un de mes amis. Alors que le pandémonium s'intensifiait au cours de la semaine dernière, je lui ai envoyé un message pour lui dire qu'Athéna était prophétique.

Mais sa vision lucide ne vient pas de nulle part. Ces dernières années, les manifestations de masse en France ont évolué vers un désordre de plus en plus violent. Le mouvement des « Gilets Jaunes » a effectivement fait dérailler le gouvernement du Président Emmanuel Macron, et les troubles annexes qu'il a déclenchés ont duré de 2018 à 2020, jusqu'à ce que la pandémie de coronavirus ne vienne changer la donne. Au début de l'année, le pays a été paralysé par des grèves et des manifestations parfois violentes - et, oui, enflammées - en réponse aux réformes des retraites profondément impopulaires de M. Macron, qui retardent le départ à la retraite de deux ans. Pendant la majeure partie du XXIe siècle, le pays a souffert d'une rage ambiante qui reste en partie inexplicable et ne connaît pas de frontières raciales. Comme me l'a dit le philosophe Pascal Bruckner lorsque je l'ai appelé, la triste vérité est que « tout type de protestation dégénère désormais en émeute. »

Dans le même temps, les émeutiers semblent rajeunir et franchir plus volontiers des limites jusqu'alors impensables. À L'Haÿ-les-Roses, une ville de banlieue au sud de Paris, il y a quelques jours, des assaillants non identifiés ont foncé avec une voiture sur le domicile du maire, Vincent Jeanbrun, et ont mis le feu à la voiture pour tenter de détruire sa maison. La femme et les enfants de M. Jeanbrun dormaient. Deux membres de sa famille ont été blessés en tentant de s'échapper. Même si les Français sont devenus insensibles aux excès, on sent que peu de limites subsistent. Jeanbrun a fait remarquer à juste titre qu'il s'agissait d'une tentative d'assassinat et que « la démocratie elle-même est attaquée ». Au total, 99 mairies et 250 commissariats ou gendarmeries ont été pris d'assaut ; environ 3 400 personnes - âgées en moyenne de 17 ans seulement - ont été arrêtées ; plus de 700 policiers ont été blessés ; 5 000 véhicules ont été incendiés ; et 1 000 bâtiments ont été endommagés ou pillés.

Ces chiffres incroyables ne rendent pas compte de l'intensité des destructions ni du nihilisme qui s'est emparé d'un pays pourtant habitué aux manifestations et aux émeutes. Cette fois-ci, selon Le Monde, « cinq nuits et autant de jours de violence ont dépassé la gravité des émeutes de l'automne 2005, qui avaient duré trois semaines » et sont restées une sorte de point culminant national de l'insurrection violente.

« L'esprit de rébellion ne peut exister que dans une société où une égalité théorique cache de grandes inégalités de fait », écrit Camus dans Le Rebelle. « Le problème de la rébellion n'a donc de sens qu'à l'intérieur de notre propre société occidentale. Presque nulle part en Occident l'égalité entre les citoyens n'est exprimée de manière plus directe ou plus cohérente qu'en France ; les États-Unis sont peut-être la seule exception. Cela pourrait expliquer pourquoi, même si le filet de sécurité sociale français est beaucoup plus généreux qu'en Italie, en Allemagne, au Royaume-Uni et dans d'autres nations européennes riches et diversifiées, le malaise et la fureur manifeste - la violence aveugle qui est toujours prête à éclater même si la société devient mesurablement moins discriminatoire - restent beaucoup plus persistants ici. L'écart entre les belles promesses philosophiques et les déceptions granulaires de la réalité empirique ne peut pas non plus être entièrement ignoré dans toute considération de la vague de terrorisme d'origine intérieure qui a marqué le milieu des années 2010, lorsque plus de citoyens français que n'importe quelle autre nation occidentale sont partis combattre pour l'État islamique, et que les sympathisants du groupe ont perpétré une série d'horribles massacres en France même. »

Depuis les émeutes de Lyon au début des années 1980 - qui ont conduit à la Marche pour l'égalité et contre le racisme de 1983, largement considérée comme un tournant en matière de droits civiques pour la minorité musulmane du pays - aucune émeute en France n'a débouché sur un mouvement politique productif. « On a l'impression que les quartiers existent dans un vide politique, que la colère et les révoltes ne débouchent sur aucun processus politique, que les élus commentent les événements au lieu de transmettre la colère », a déclaré le sociologue François Dubet au journal Le Monde. C'est ce qu'il appelle « la violence et le silence », poussant plus loin la célèbre formule de Martin Luther King Jr. selon laquelle l'émeute est le langage de l'inaudible : En France aujourd'hui, l'émeute est le langage de ceux qui sont muets.

Le pouvoir du spectacle et de la rage fonctionne dans les deux sens et favorise rarement les classes inférieures qui nourrissent un ressentiment à l'égard de la société dans laquelle elles sont condamnées à vivre.

Dans Athena, les hommes déguisés en policiers qui sont responsables du meurtre viral sont démasqués comme étant des néo-nazis dont le but était de déclencher une rébellion dans les banlieues qui diviserait le pays, en submergeant les frustrations légitimes des communautés d'immigrés isolées et surveillées dans une discussion plus large « nous contre eux » sur la loi, l'ordre et la sécurité publique. Là encore, la fiction et la réalité se rapprochent à grands pas. Sur Twitter et d'autres plateformes, l'extrême droite française réelle est également rapidement dynamisée par la profusion de vidéos d'émeutes dans les rues. 

La semaine dernière, deux des principaux syndicats de police du pays ont publié une déclaration coordonnée étonnante. « Nos collègues, comme la majorité des citoyens, ne supportent plus la tyrannie de ces minorités violentes. L'heure n'est pas à l'action syndicale, mais au combat contre ces nuisibles », ont-ils déclaré avant de menacer de se révolter. « Aujourd'hui, la police est au combat parce que nous sommes en guerre. Demain, nous serons en résistance et il faudra que le gouvernement en prenne conscience. »

Dans le monde d'Athéna, la révélation que les assassins en uniforme sont des fascistes offre au public une certaine d'apaisement. Dans la France d'aujourd'hui, aucun déluge de ce type ne peut venir à bout de cette histoire. La même intrigue nauséabonde se répète. L'énigme qui se pose aujourd'hui à ce pays est une énigme qu'il a longtemps prétendu avoir résolue : Comment faire croire à une nation multiethnique de citoyens égaux que la liberté, l'égalité et la fraternité existent vraiment ? Tant que cette question n'aura pas trouvé de réponse convaincante, la politique de la France continuera à se faire pathétiquement dans la rue.

Préparez-vous ! La guerre civile est IMMINENTE !

27 juin 2023

CARTON ROUGE - Quand se faire soigner devient un parcours du combattant et certains renoncent aux soins médicaux !

QUAND LA SANTÉ SE CASSE LA GUEULE - La France est confrontée à un défi sanitaire majeur : la pénurie de médecins. Ce problème a un impact direct sur la qualité des soins et sur le système de santé publique. 1 Français sur 10 est aujourd’hui sans médecin traitant. Dans certaines régions, il faut faire jusqu’à 200 bornes pour consulter, quand d’autres renoncent tout simplement à se soigner quitte à mettre leur santé en jeu. Une pénurie inédite qui ne frappe plus seulement les campagnes, mais gagne aussi les grandes villes. Face à cette crise majeure, il faut avoir recours au système D pour se soigner.

Pendant des décennies, la France a plafonné le nombre d’étudiants en médecine. Il y a désormais moins de médecins et une pénurie de personnel dans les hôpitaux.

Dans l'une des régions les plus rurales de France, un hôpital psychiatrique craint de combler les lacunes de son calendrier de dotation en personnel cet été.

Les médecins ont déjà mis en place des équipes supplémentaires pour couvrir leurs collègues et facturer au fil du temps afin de combler les lacunes, un scénario qui se répète dans tout le pays dans un contexte de pénurie chronique de médecins.

“Nous avons réduit la capacité de certains services, notamment d'une clinique où le personnel et les lits ont été divisés par 2”, a déclaré Anne Maron Simonet, chef adjointe des opérations de santé à l'Association hospitalière Sainte-Marie de Rodez, en France.

Si l'établissement fonctionne actuellement “c'est grâce au bénévolat de notre personnel pour les heures supplémentaires”, a-t-elle ajouté.

‘Lutte quotidienne’

A environ 200 km à l'ouest de Rodez, dans la région du Lot-et-Garonne, la situation est étrangement similaire.

“La médecine générale est en difficulté, mais toutes les spécialités sont en difficulté, et les hôpitaux ne sont pas en mesure de recruter des médecins,” a déclaré le Dr Jean-Marcel Mourgues, médecin généraliste de la région et vice-président du Conseil National de l'Ordre des Médecins [Ordonnance des Médecins], organisme national des médecins’.

De longs retards de traitement dus à des pénuries, a-t-il ajouté, peuvent avoir un impact négatif sur les patients.

Une de ses patientes a été soignée pour un accident vasculaire cérébral alors qu'elle rendait visite à sa famille dans une autre région et à son retour au Lot-et-Garonne : “il a fallu plusieurs mois pour obtenir des rendez-vous avec des orthophonistes et des professionnels de la santé oculaire” selon les besoins de son rétablissement, a-t-il déclaré.

“C'est la lutte quotidienne de nos patients et médecins qui restent en pratique, non seulement pour essayer d'accueillir de nouveaux patients”, mais aussi pour s'assurer qu'il n'y ait pas de réduction de leurs soins, a-t-il ajouté.

Un rapport explosif publié le mois dernier par la DRES, l'agence française des statistiques sociales et sanitaires, révèle que deux tiers des médecins généralistes sont contraints de refuser de nouveaux patients en raison de la forte demande. L'année dernière, 78 % des médecins généralistes estimaient qu'il n'y avait pas assez de médecins dans leur région.

Certains hôpitaux locaux en France ont même dû fermer leurs services d'urgence de nuit, constatant qu'ils ne disposent pas de suffisamment de personnel pour rester ouverts.

Les administrateurs hospitaliers en Ardèche s'est tourné vers les réseaux sociaux pour expliquer leur décision de fermer du jour au lendemain, en précisant qu'il ne s'agissait pas d'une décision prise à la légère.

Plafond historique pour les étudiants en médecine

La répartition inégale des médecins est depuis longtemps un sujet de débat en France, avec de nombreuses discussions sur les zones sans accès insuffisant aux soins de santé, appelées “déserts médicaux”.

Le DREES a déclaré que c'était un terme qui faisait référence à une “réalité difficile à objectiver” mais qu'il y avait eu “des tensions accrues” dans des zones déjà mal desservies.

Selon les chiffres de la Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la France compte 3,4 médecins pour 1 000 habitants. C'est moins qu'en Allemagne, en Irlande, en Espagne, en Grèce et en Italie, mais légèrement plus élevé qu'en Hongrie ou en Belgique.

Mais c’est aussi un chiffre qui diminue à mesure que les professionnels de la santé prennent leur retraite sans avoir suffisamment de nouveaux étudiants pour les remplacer.

Cela remonte en partie à un plafonnement du nombre d'étudiants pouvant étudier pour devenir médecins en France, ce qu'on appelle le ‘numerus clausus’.
 
“[Pendant des décennies], le nombre d’étudiants a été considérablement réduit, les rêves d’une génération d’enfants qui voulaient devenir médecins étant brisés. Et maintenant, nous en payons les conséquences”, a déclaré Simonet.

Ce plafond a finalement été modifié en 2021 pour créer un nombre minimum d’étudiants qui devraient être inscrits à des études de médecine. Mais un autre rapport du DREES a prédit que le nombre de médecins atteindrait un point bas en 2024 avant d’augmenter lentement.

Certains affirment que les pénuries ont un impact sur la majeure partie du pays et qu’il faut faire davantage pour augmenter le nombre d’agents de santé.

“Il n'y a plus de zones surdotées en médecins”, a déclaré Arnaud Chiche, anesthésiste du nord de la France qui a fondé en 2020 une organisation appelée Collectif Santé en Danger.

“Le nom ‘numerus clausus’ a été supprimé il y a deux ans et a été remplacé par le ‘numerus apertus’ [inscription minimale], le gouvernement affirme donc que cela augmentera considérablement le nombre de médecins. Je peux vous dire que cela ne les augmentera pas suffisamment”, a déclaré Chiche.

“À mesure que les médecins généralistes prendront leur retraite, la situation va encore empirer dans les années à venir. C'est vrai que former des médecins prend du temps, mais d'un autre côté, si on ne commence jamais, on ne verra jamais la fin du problème”.

Simonet a ajouté que depuis la pandémie de COVID-19, le taux de rotation du personnel a augmenté.

“Nous avons beaucoup de personnel qui a quitté l'établissement, qui change d'activité, et soudain, cela met la pression sur le personnel et nous ne pouvons pas remplacer constamment les gens”, a-t-elle déclaré.

‘Opportunité manquée’

L'accès aux soins de santé a récemment fait l'objet d'intenses débats au Parlement français, où de multiples solutions ont été envisagées mais restent sujettes à de violents désaccords.

A nouveau projet de loi a été adopté par l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement, au début du mois, dans le but d'atténuer certains problèmes.

Le projet de loi, qui doit encore être adopté par le Sénat, ouvrirait un contrat d'engagement social permettant aux étudiants de deuxième année de médecine de travailler dans des zones dépourvues de suffisamment de médecins et faciliterait le travail des médecins étrangers en France.

Il créerait également un poste “d'infirmière référente” pour aider à coordonner les soins aux patients et enregistrerait automatiquement les professionnels de la santé au sein des communautés pour “encourager les soignants à travailler les uns avec les autres”.

Gustave Richard, de l'Association des petites villes de France (APVF), a déclaré que même si certaines mesures “vont dans la bonne direction, l'échec d'un amendement au Parlement qui aurait apporté des changements plus importants était une occasion manquée”.

Des députés de plusieurs groupes politiques ont proposé un amendement visant à mieux répartir les médecins à travers le pays en les obligeant à recevoir l’autorisation d’une agence régionale de santé avant d’exercer dans des zones où il y a suffisamment de médecins.

L’amendement, auquel se sont opposés de nombreux médecins et le gouvernement, a été rejeté.

Chiche a fait valoir que cette tentative était un exemple de la façon dont les politiciens essayaient de forcer les médecins à travailler d’une certaine manière au lieu de recruter davantage de médecins.

“Si nous ne voulons plus de déserts médicaux, nous devons augmenter le nombre de médecins formés”, a-t-il déclaré.

“Nous devons cesser d’avoir une logique de coercition parce que nous manquons en réalité de médecins, et les quelques-uns qui sont là, nous aimerions les forcer à travailler d’une certaine manière”.

Il soutient, comme les syndicats de médecins, que pour accroître l'attractivité de la profession, le gouvernement doit augmenter le prix de consultation à 25 euros afin que les médecins généralistes puissent embaucher des personnes pour gérer les tâches administratives.

Sinon, a-t-il dit, ils doivent se débarrasser du blocage administratif qui n'existe pas dans d'autres pays.

“Nous devons simplifier la pratique de la médecine dans les petites villes et pour ce faire, nous devons supprimer les frais administratifs. Mais cela n'arrivera pas en un claquement de doigts”, a-t-il déclaré.

Richard, quant à lui, a déclaré que tout le monde sait que la situation n'est “pas bonne et se détériore”, les autorités locales étant interrogées quotidiennement à ce sujet par les électeurs.

“Les attentes sont extrêmement élevées et les mesures incitatives [de la loi], même si elles peuvent jouer un rôle, ne suffisent pas”, a-t-il déclaré.

Face à la pénurie de médecins en France, quelles sont les conséquences pour les généralistes et les spécialistes ? Et à qui la faute ?

Au 1er janvier 2025, la France comptait 241 255 médecins actifs, soit une augmentation modérée de 1,7% par rapport à 2024. Cependant, cette augmentation masque une réalité inquiétante : la pénurie de médecins généralistes, essentiel pour les soins de première ligne.

Cette pénurie, aggravée par une répartition inégale des professionnels à travers le pays, crée des « déserts médicaux » Aujourd'hui, 87 % des Les territoires métropolitains et d’outre-mer souffrent d’un accès limité aux soins, en particulier dans les zones rurales.

Dans cet article, nous analyserons les causes, les conséquences et les solutions possibles pour garantir une couverture médicale équitable et relever les défis futurs.

Aperçu de la pénurie de médecins en France - La baisse progressive du nombre de médecins généralistes

La France est confrontée à une déclin inquiétant dans le nombre de médecins généralistes. Entre 2007 et 2025, le pays a perdu un médecin généraliste sur quatre, soit une diminution de plus de 8% sur cette période.

Cette tendance est due en grande partie au non-remplacement des départs à la retraite, ce qui exacerbe la situation pénurie dans ce secteur essentiel des soins primaires. A l'exception de quelques rares départements comme la Savoie et la Loire-Atlantique, tous les territoires français ont enregistré une baisse de leur densité médicale. Certaines régions, comme Paris et Nièvre, ont perdu jusqu’à un quart de leurs médecins généralistes entre 2007 et 2016.

Ce déclin démographique touche aussi bien les zones rurales qu’urbaines, rendant l’accès aux soins de plus en plus difficile pour les habitants. Par exemple, la région Bourgogne-Franche-Comté ne dispose que 9.1 médecins généralistes pour 10 000 habitants, un chiffre bien inférieur à la moyenne nationale de 11,3. De plus, près de 43 % des médecins généralistes ont plus de 60 ans, ce qui suggère des défis encore plus grands dans les années à venir.

La situation alarmante des spécialistes

La pénurie de médecins généralistes est déjà préoccupante, mais la situation des spécialistes n’est guère plus rassurante. Alors que certaines spécialités, comme la dermatologie et l’ophtalmologie, sont surreprésenté dans les grandes zones urbaines comme la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, les zones suburbaines et rurales souffrent d'une grave pénurie de spécialistes.

Dans des régions comme les Alpes-de-Haute-Provence et le Haut-Var, moins de 20 % de spécialistes ont mois de 40 ans, ce qui accentue la inégalités dans l'accueil aux soins spécialisés. Cette concentration de spécialistes dans les grandes villes, au département des zones rurales et périurbaines, souligne la nécessité de régulation localisée de l'offre médicale. Un tel ajustement est essentiel pour garantir un accès équitable aux moyens à l'ensemble de la population.

Causes multifactorielles de la pénurie de médecins - Vieillissement de la population médicale

Le vieillissement de la population médicale est l’une des principales causes de la pénurie de médecins en France. Presque 43% Les médecins généralistes ont désormais plus de 60 ans et cette tendance ne fait que s’accentuer avec le temps.

Ce phénomène conduit à un taux de retraite élevé, qui n’est pas toujours compensé par l’arrivée de nouveaux médecins. Cette situation est particulièrement critique dans zones rurales, où les médecins sont souvent plus âgés que dans les zones urbaines, ce qui aggrave déserts médicaux.

Les effets pervers du numerus clausus

Le numerus clausus, qui limite le nombre d’étudiants admis en première année d’études médicales, a des effets pervers sur la démographie médicale. Bien que ce système vise à réguler le nombre de futurs médecins, il ne prend pas en compte les besoins réels du territoire et des disparités géographiques. Cette limitation peut conduire à une pénurie des médecins dans certaines régions, tandis que d’autres zones peuvent avoir un excédent de professionnels de la santé.

De plus, le numerus clausus ne favorise pas nécessairement l’installation de jeunes médecins dans le zones les plus nécessiteuses.

Conditions de travail et de rémunération peu attrayantes

Le conditions de travail et les rémunérations des médecins en France sont souvent peu attractives, notamment pour les médecins généralistes. De longues heures de travail, une charge administrative élevée et une rémunération qui ne répond pas toujours aux attentes contribuent à décourager les jeunes médecins de choisir cette voie.

De plus, le pression exercée par les patients et le système de santé, ainsi que le manque de soutien administratif et logistique, exacerbent l'épuisement professionnel et démotivation parmi les professionnels de la santé.

Difficultés liées à l'organisation du système de santé

L’organisation du système de santé français présente également des défis importants qui contribuent à la pénurie de médecins. Le complexité administrative, les contraintes réglementaires et les difficultés financières rencontrées par les cabinets privés et les médecins hospitaliers sont autant de facteurs qui rendent la pratique de la médecine moins attractive.

De plus, les débats autour de la réglementation de l’établissement des médecins sur le territoire, tout en visant à améliorer l’accès aux soins, peuvent être perçus comme coercitif et décourager certains médecins de s’installer dans les zones où ils sont le plus nécessaires.

Impact sur la santé publique et l'accès aux soins - L'augmentation des déserts médicaux

L'augmentation de déserts médicaux a de graves implications sur l’accès aux soins pour une grande partie de la population française. En 2024, 87 % des territoires métropolitains et d'outre-mer ont été classés comme déserts médicaux, affectant six millions de Français qui n’avait pas de médecin de premier recours.

Ces zones, souvent rurales ou périurbaines, souffrent d’une pénurie chronique de médecins, ce qui entraîne des difficultés importantes pour les patients. Ils doivent souvent parcourir de longues distances pour obtenir soins de base, ce qui aggrave leur situation.

L’allongement des délais d’obtention des rendez-vous

Le pénurie de médecins généralistes et de spécialistes cela entraîne également des délais plus longs dans l’obtention des rendez-vous. Les patients doivent souvent attendre plusieurs semaines voire plusieurs mois consulter un médecin, ce qui peut retarder le diagnostic et le traitement de maladies potentiellement graves.

Cette situation est particulièrement préoccupante pour les patients souffrant de maladies chroniques qui exigent surveillance régulière et une gestion rapide.

Les conséquences sur les services d’urgences hospitaliers

Déserts de santé et la pénurie de médecins a également des conséquences directes sur les hôpitaux services d'urgence. Avec moins de médecins de premier recours, les patients sont plus susceptibles de se tourner vers les urgences pour des soins qui auraient pu être prodigués dans un cabinet médical.

Cela surcharge le services d'urgence, qui sont déjà souvent saturés et peuvent entraîner des retards dans la gestion de véritables urgences. Cette surcharge peut compromettre la qualité des soins et mettent en danger la vie des patients qui nécessitent une intervention immédiate.

Les solutions envisagées et leurs limites - L'élimination du numerus clausus et la réforme des études de santé

L'un des solutions majeures L'abolition du numerus clausus est envisagée pour pallier la pénurie de médecins en France. Décidée en 2019, cette réforme vise à transformer radicalement le système de santé en augmentant le nombre d’étudiants admis en deuxième année d’études en santé. En conséquence, le nombre de places en médecine devrait augmenter 11 500 en 2024 à 16 000 en 2027, ce qui représente une augmentation significative du nombre d’étudiants en médecine.

Cependant, cette élimination n’a pas encore produit les résultats escomptés en termes de réduction inégalités territoriales. La Cour des comptes a souligné que la planification des formations devrait être améliorée en fonction des besoins des territoires et des capacités de formation. Elle a également recommandé le rétablissement d’un voie d'accès unique aux études médicales pour simplifier un système actuel jugé complexe.

Incitations à l’implantation dans les zones défavorisées

Pour encourager les jeunes médecins à s’installer dans des zones mal desservies, plusieurs mesures ont été mises en place. Le ministre de la Santé, Yannick Neuder, a annoncé un projet de loi visant à offrir incitations financières et des avantages spécifiques pour les médecins qui choisissent de s’installer dans ces régions.

Ces mesures comprennent assistance à l'installation, des exonérations fiscales et une formation continue adaptée aux besoins spécifiques de ces domaines.

Bien que prometteuses, ces initiatives sont encore confrontées limitations pratiques. La qualité de vie, les opportunités de carrière et les conditions de travail dans ces zones restent souvent moins attractives que dans les grandes zones urbaines, ce qui continue de décourager de nombreux jeunes médecins.

L'utilisation de la télémédecine et des nouvelles technologies

La télémédecine et les nouvelles technologies représentent une autre solution envisagée pour améliorer l’accès aux soins, notamment dans les zones mal desservies. La télémédecine permet aux patients de consulter des médecins à distance, réduisant ainsi barrières géographiques et les retards de rendez-vous.

Les plateformes de télémédecine et les outils de diagnostic à distance sont de plus en plus utilisés pour remédier à la pénurie de médecins.

Cependant, cette solution dépend fortement des ressources disponibles infrastructure numérique et la connectivité dans les zones rurales, qui peut être déficiente. De plus, la télémédecine ne peut pas remplacer complètement les soins locaux et les consultations en personne, qui demeurent essentiel pour de nombreux patients.

Le développement de la coopération interprofessionnelle

La coopération interprofessionnelle entre médecins, infirmières, physiothérapeutes et autres professionnels de la santé est une solution clé pour améliorer l’efficacité et la qualité des soins. Équipes de soins multidisciplinaires permettre un partage des responsabilités et une allocation optimisée des ressources, répondant ainsi mieux aux besoins des patients.

Cependant, cette approche nécessite une approche efficace coordination et communication entre les différents professionnels de santé, ce qui peut être complexe à mettre en œuvre et à maintenir. De plus, les barrières réglementaires et les différences dans les pratiques professionnelles peuvent entraver l’adoption de ces modèles de soins collaboratifs.

Conclusion

Le pénurie de médecins en France, notamment parmi les médecins généralistes et les spécialistes, représente une crise majeure pour le système de santé. Déserts médicaux, exacerbés par le vieillissement de la population médicale et des conditions de travail peu attrayantes, ont de graves répercussions sur l’accès aux soins des millions de Français.

Les solutions envisagées, telles que l’élimination de la numerus clausus, des incitations à l’implantation dans des zones mal desservies et l’utilisation de télémédecine, doit être mis en œuvre d'urgence et de manière coordonnée. Il est essentiel que les politiques publiques soient adaptées à encourager les jeunes médecins s'installent en milieu rural, tout en améliorant leurs conditions de travail et leur rémunération. Une action collective et immédiate des décideurs politiques, des professionnels de la santé et de la société civile est essentielle pour résoudre ce problème et garantir équitable et un accès de qualité aux soins pour tous.


26 juin 2023

CARTON ROUGE - Quand l'école part en couille !

Racket, attaques, intimidations, menaces, dégradations, violences en classe,... Y a rien de tel quand des élèves sèment la terreur au sein des établissements scolaires.

Des élèves s'en prenant aux professeurs pendant les cours quand un fait ne leur plaît pas et à qui la faute ? Les réseaux sociaux qui s'emballent dont quelqu'un a émis une fatwa pour l'éliminer (Samuel Paty en a fais les frais en 2020). Autrement dit, la laïcité à l’école faisant face à une guerre civile à bas bruit risque de prendre cher si rien est fait !

Le système scolaire français en danger « à cause de l'islam radical », selon un rapport du Sénat. Un rapport accablant du Sénat français dresse un tableau désastreux de la situation dans les écoles françaises. Une incarnation rigide de la religion a pris racine dans de nombreuses salles de classe, menaçant les valeurs libérales de la France. Il s'agit d'une mise en garde avant que ça pète !

La « terrible solitude » des enseignants face aux menaces et aux attaques figurait parmi les problèmes soulignés.

Alors que la situation s'aggrave, le rapport sénatorial publié le 6 mars exhorte l'État à engager une « démarche proactive » et le ministère français de l'Éducation nationale à « reprendre le contrôle » pour rétablir la sécurité et se défendre contre l'islamisme radical avant qu'un drame majeur n'arrive.

Les sénateurs François-Noël Buffet et Laurent Lafon, co-rapporteurs du rapport, ont constaté une recrudescence des violences dans les établissements scolaires et pointé un « décalage entre les chiffres du ministère de l'Éducation et la réalité du terrain. »

« Les chiffres du ministère de l’Éducation nous indiquent que 0,2 % des enseignants du collège et du lycée déclarent avoir été menacés avec une arme [au cours de l’année scolaire 2021-2022]. »

« Cela peut paraître très peu, mais cela représente près de 900 enseignants. C'est quatre par jour »
, ont-ils déclaré.

Au cours de la même année, le nombre de démissions d’enseignants a augmenté de 36 pour cent par rapport à l’année scolaire précédente, tant dans l’enseignement primaire que secondaire.

« Le constat le plus frappant est la terrible solitude vécue par les membres du personnel éducatif face à un quotidien marqué par des tensions et des conflits », a déclaré Buffet.

Lafon a constaté une « méfiance » croissante entre les enseignants et leur hiérarchie administrative, qui a conduit à l’édification d’un « mur » entre eux et les autorités compétentes.

Buffett a souligné que « la communauté éducative est prise dans la violence ». Il a cité de multiples « formes de pression et d’agression » – des « insultes misogynes » aux agressions physiques.

Il a également souligné le fait que plus de la moitié des enseignants français choisissent de s'autocensurer lorsqu'ils sont confrontés à des parents en colère et à des élèves qui ne sont pas d'accord avec les programmes scolaires.

« Ils choisissent de ne pas aborder certaines œuvres, certains sujets », a expliqué le sénateur. Avant des sorties culturelles programmées, par exemple, « certains parents appellent pour savoir [le sujet], ce qui sera sur scène, s'il y aura des gens nus. »

Il en va de même pour les directeurs d'école, qui sont souvent confrontés aux parents dans leurs bureaux, tandis que les soi-disant conseillers pédagogiques voient les sanctions remises en cause à la fois par les parents et les élèves, parfois accompagnés d'avocats.

Selon les sénateurs, l'islam radical est un problème majeur au sein de la population scolaire. L'islamisme « devient monnaie courante », ont-ils déclaré.

Ils ont également noté une augmentation de « l'utilisation par certains élèves de la menace proférée à l'encontre d'un enseignant pour le faire passer pour un Paty. »

Samuel Paty était un enseignant décapité à Paris en 2020 par un musulman radicalisé et son meurtre a incité le Sénat français à lancer son rapport à la demande de la famille de la victime.

Les sénateurs ont déclaré que la situation actuelle était le produit de la montée du communautarisme ethnique et des politiques identitaires, favorisant la manifestation de « l’islam radical », ajoutant que « certaines nouvelles formes de spiritualité ne doivent pas être ignorées. »

Ils ont également noté que ces problèmes étaient amplifiés par les réseaux sociaux « où les rumeurs sont instrumentalisées par les groupes de pression ».

Les deux sénateurs ont formulé 38 recommandations, notamment l'élargissement de l'interdiction du port de symboles religieux ostentatoires aux événements prévus après les heures de cours, dans le cadre d'un effort visant à rétablir l'autorité des éducateurs.

Ils ont également suggéré l’introduction d’une nouvelle charte, dans laquelle les parents devraient promettre que les décisions des écoles « ne peuvent être contestées et n’ont pas à être justifiées. »

Les deux coauteurs du rapport recommandent également l'installation de caméras de vidéosurveillance à l'extérieur des écoles « sans l'accord du conseil d'administration [de l'école] » et suggèrent l'établissement d'un lien de communication direct entre les écoles et la police.

En outre, ils ont suggéré d’améliorer la formation du personnel éducatif, soulignant la crainte qu’un certain nombre de jeunes enseignants puissent être influencés [négativement] par la montée de termes tels que « laïcité ouverte » ou « laïcité plurielle », ainsi que par des débats publics qui confondent laïcité et tolérance.

RAPPORT : L'école de la République attaquée : agir pour éviter de nouveaux drames.

  • L'ancien proviseur du lycée Maurice-Ravel menacé de mort appelle à « ne surtout pas céder à la panique »

« Au début, j'étais dans le déni. » Philippe Le Guillou est l'ancien proviseur du lycée Maurice-Ravel du XXe arrondissement de Paris. En février, après avoir demandé à une élève de retirer son voile, il a été la cible de menaces et d'intimidations. Le 27 mars, le rectorat a annoncé sa démission.

Dans une interview accordée à nos confrères du Figaro, publiée le mercredi 27 novembre 2024, il revient sur cette affaire, qui rappelle celle de l'assassinat de Samuel Paty, professeur de collège assassiné par un islamiste radical à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) le 16 octobre 2020 et dont le procès se déroule en ce moment même.

« Il a été reconnu coupable, c'est important »

« Sur les réseaux sociaux comme dans la vie réelle, les élèves sont allés très loin dans les insultes et les menaces. Je n'ai pas regardé internet car ce n'est pas du tout dans ma culture, mais mon entourage m'a alerté sur tout ce qui y circulait. Ils étaient beaucoup plus inquiets que moi »
, témoigne Philippe Le Guillou, qui révèle avoir été encouragé à démissionner par le rectorat : « C'était une demande du rectorat. Il ne m'a pas dit explicitement que j'étais en danger mais voulait s'assurer du risque zéro. A mon avis, cette recommandation avait plus à voir avec la mort de Dominique Bernard [professeur de lettres assassiné le 13 octobre 2023 à Arras (Pas-de-Calais)] qu'avec le danger réel de ma situation.   »

Ibni-Akram Assoumani, qui avait appelé sur les réseaux sociaux à « brûler vif » le proviseur du lycée, a été condamné lundi 18 novembre par le tribunal correctionnel de Paris à une amende de 600 euros, à un stage de citoyenneté et à verser 3 000 euros de dommages et intérêts à Philippe Le Guillou. Une peine jugée légère par certains, que le proviseur relativise auprès de nos confrères du Figaro : « Il a été reconnu coupable, c'est important [...] mais j'ai compris que cette peine était faible et qu'elle envoyait un message négatif aux personnels de l'Education nationale. »

« Les enseignants et les chefs d'établissement doivent être soutenus »

Face à ce type de situation, il appelle les enseignants, les surveillants et les chefs d'établissement à « surtout ne pas baisser les bras ». Mais pour y parvenir, les enseignants et les directeurs doivent être soutenus, quel que soit le sujet, par leur hiérarchie.

Pour l'avenir, l'ancien proviseur souhaite « conserver une certaine forme d'anonymat. J'ai même renoncé à un projet de livre parce que la maison d'édition insistait pour que je montre mon visage sur la couverture. Tout cela est lourd. Je ne crains pas une fatwa mais je crains de tomber sur un fou qui me reconnaîtrait par hasard. »

  • Des écoles françaises pris dans l'engrenage de l'islamisme

Il y a vingt ans, l'histoire d'une bande d'adolescents français protestant qu'ils avaient été « choqués » par leur professeur leur montrant une peinture de 1603 représentant cinq femmes nues aurait provoqué l'hilarité dans tout le pays, et non la peur. « Qu'est-ce qu'ils ont à se plaindre ? » aurait été le mot d'ordre universel. Pourtant, les enseignants du lycée Jacques Cartier d'Issou, à l'ouest de Paris, savent depuis des années qu'il n'en est rien. Le scénario qui s'est déroulé la semaine dernière dans une classe de littérature française s'est produit de très nombreuses fois à travers le pays, dans le même type d'écoles publiques. Au cours des trois dernières années, deux enseignants ont été assassinés par des élèves ou des amis d'élèves, avec l'aide de nombreux parents censés s'indigner d'une quelconque atteinte à la stricte « morale » religieuse.

La scène qui s'est déroulée est la suivante, nous dit-on : une fille s'est levée pendant le cours pour s'opposer à l'utilisation du tableau (l'original se trouve au Louvre). Un groupe d'élèves l'a soutenue bruyamment, en insultant le professeur. Le cours s'est terminé dans une grande discorde. L'heure suivante, plusieurs élèves s'en prennent au chef de classe, traitant le professeur de littérature de « raciste » ; le lendemain, une mère menace le chef de classe d'un procès.

Alors que l'affaire fait la une des journaux télévisés locaux puis nationaux, Gabriel Attal, le nouveau ministre militant de l'éducation nationale, se rend dans l'établissement pour parler fermement des atteintes à la laïcité française et des perturbations scolaires, et promet que les contrevenants seront sanctionnés. Le personnel enseignant lui a rappelé qu'il s'agissait du 16e incident de ce type enregistré au cours des deux mois précédents. En octobre, l'agression mortelle à Arras d'un autre enseignant, Dominique Bernard, par un ancien élève tchétchène, a suscité l'indignation : elle a réveillé la colère des Français face à ce qui est de plus en plus évident : les échecs d'intégration de poches de communautés dans un pays qui avait jusqu'à récemment une tradition séculaire d'assimilation heureuse.

Une variante très rigide de l'islam, dérivée du wahhabisme, a été activement encouragée par des organisations islamistes radicales comme Al-Qaïda et les Frères Musulmans depuis la fin des années 1970, modifiant les traditions de la communauté musulmane en France, et celles de leurs pays d'origine. L'historien colonial Pascal Blanchard, l'une des têtes pensantes du Musée de l'immigration de Paris, qui a beaucoup travaillé sur des documents contemporains, note avec quelle facilité la première vague de travailleurs maghrébins venus reconstruire la France d'après-guerre dans les années 1950 et 1960 s'est intégrée dans les communautés mixtes des logements sociaux. Les indépendantistes algériens étaient aussi laïques que leurs alliés communistes français : trois décennies plus tard, le même régime a mené une guerre civile sanglante contre la terreur islamiste, qui a fait plus de 200 000 morts. Il n'est pas surprenant que la chaîne d'information Al-Jazeera, et son incarnation AJ+, qui ressemble à un TikTok orienté vers les jeunes, s'attaque presque quotidiennement au prétendu « racisme » français : ses sponsors semblent considérer la laïcité française et la liberté de choix qu'elle favorise, qu'ils semblent ne pas comprendre, comme leur ennemi le plus mortel.

La guerre existentielle menée sans relâche contre la culture et les libertés occidentales devrait servir d'avertissement à la Grande-Bretagne : l'intégration n'est pas une « oppression » mais un cadeau fait aux populations qui ont choisi de vivre dans nos sociétés ; une promesse de réussite et de bonheur dans le système économique et politique qui a rendu cette promesse possible. La gauche française, comme la gauche britannique, s'est ralliée à un discours qui sert ceux qui veulent le détruire, et le danger est que leurs alliés centristes, qui ont besoin de leurs votes, refusent d'être mis en garde. À mesure que les gouvernements, des Pays-Bas au Danemark en passant par l'Italie et les États-Unis, sont confrontés à la colère de l'opinion publique face à une intégration bâclée, la droite radicale, qui n'a peut-être pas de meilleures réponses, mais qui semble au moins reconnaître la réalité, remportera de plus en plus de victoires.

En cas de danger immédiat, il faudra changer d'école sans oublier de quitter également les réseaux sociaux avant qu'une vie soit mise en jeu. Si possible, déménager pour quitter le secteur et changer les cordonnées personnelles (numéros de téléphone, adresses postales, emails,...) pour repartir à zéro. Préférer le privé pour une meilleur scolarité et sécurité alors que le public dérape !

Article traduit sur BS, Telegraph et DFE

25 juin 2023

EXPLOSIF - 8 signes indiquant que le programme mondialiste progresse rapidement

L'avenir est là, et si vous aimez être dominé par des fous du pouvoir, vous allez l'adorer. L'identification numérique est l'un des principaux domaines sur lesquels les mondialistes se concentrent actuellement et, comme vous le verrez ci-dessous, les changements radicaux qui sont actuellement proposés sont extrêmement effrayants. Mais la plupart des Américains n'ont aucune idée de ce qui se passe.

Au lieu de cela, beaucoup d'entre eux sont obsédés par les drames relativement insignifiants que nos organes d'information corporatifs ne cessent de mettre en avant. Pendant ce temps, les mondialistes atteignent leurs objectifs à la vitesse de l'éclair, et il n'y a pratiquement aucune résistance. Voici 8 signes qui montrent que l'agenda futuriste des fous du pouvoir mondialiste avance rapidement au nom du N.O.M ....

#1 - À partir de septembre, l'Union européenne imposera à tous les États membres d'offrir un "portefeuille d'identité numérique" à l'ensemble de leurs citoyens et de leurs entreprises...

    L'Union européenne rendra obligatoire l'identité numérique dans le cadre de l'eIDAS 2.0, qui entrera en vigueur en septembre 2023 et garantira que tous les États membres proposent un portefeuille d'identité numérique (DIW) à leurs citoyens et à leurs entreprises. Selon la Commission européenne, "au moins 80 % des citoyens devraient pouvoir utiliser une solution d'identification numérique pour accéder aux principaux services publics d'ici à 2030".
#2 - Un système d'"empreintes digitales numériques" pour les Américains est soudain devenu le principal cheval de bataille de Barack Obama...
    L'ancien président Barack Obama a suggéré dans une nouvelle interview le développement d'"empreintes digitales numériques" pour lutter contre la désinformation et distinguer les informations vraies des informations trompeuses pour les consommateurs.

    M. Obama s'est entretenu avec son ancien conseiller principal à la Maison Blanche, David Axelrod, dans le cadre du podcast de ce dernier, "The Axe Files", sur CNN Audio. Au cours de l'entretien, M. Axelrod a indiqué qu'il avait vu "de la désinformation, de la désinformation [et] des deepfakes" ciblant M. Obama.
#3 - Une note d'information des Nations unies (ONU), que vous pouvez trouver ici, propose un système mondial d'identification numérique lié à nos comptes bancaires...
    Les identifiants numériques liés aux comptes bancaires ou aux comptes d'argent mobile peuvent améliorer la couverture de la protection sociale et permettre de mieux atteindre les bénéficiaires éligibles. Les technologies numériques peuvent contribuer à réduire les fuites, les erreurs et les coûts dans la conception des programmes de protection sociale.
#4 - L'Organisation mondiale de la santé a adopté "le système de certification numérique de l'Union européenne (UE)" et prévoit de le transformer en "système mondial"...
    En juin 2023, l'OMS adoptera le système de certification numérique de l'Union européenne (UE) pour mettre en place un système mondial qui contribuera à faciliter la mobilité mondiale et à protéger les citoyens du monde entier contre les menaces sanitaires actuelles et futures, y compris les pandémies. Il s'agit du premier élément constitutif du réseau mondial de certification de la santé numérique de l'OMS (GDHCN), qui développera une large gamme de produits numériques afin d'améliorer la santé de tous.

    "En s'appuyant sur le réseau de certification numérique de l'Union européenne, qui connaît un grand succès, l'OMS entend offrir à tous ses États membres l'accès à un outil de santé numérique à source ouverte, fondé sur les principes d'équité, d'innovation, de transparence et de protection des données et de la vie privée ", a déclaré le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS. "Les nouveaux produits de santé numérique en cours de développement visent à aider les populations du monde entier à recevoir des services de santé de qualité plus rapidement et plus efficacement".
#5 - Des agences fédérales américaines ont acheté des quantités massives d'informations sur des citoyens américains auprès de courtiers en données, et nous sommes avertis que ces informations pourraient potentiellement être utilisées à des fins de "chantage, de traque, de harcèlement et d'humiliation publique"...
    Les agences fédérales accumulent secrètement des montagnes de données qui pourraient être utilisées pour "le chantage, la traque, le harcèlement et l'humiliation publique" des citoyens américains.

    Cette allégation n'émane pas d'un fanatique des libertés civiles aux cheveux roses, mais d'un nouveau rapport destiné au chef des services d'espionnage de la nation, Avril Haines.
#6 - Il a été révélé que le Pentagone utilisait des outils en ligne très effrayants afin de "suivre, localiser et identifier secrètement toute personne exprimant une dissidence ou même un mécontentement à l'égard des actions de l'armée américaine et de ses dirigeants"...
    Dans un rapport choquant publié par The Intercept le 17 juin, des détails ont été révélés sur une stratégie de surveillance de la sécurité nationale des États-Unis visant à suivre, localiser et identifier secrètement toute personne exprimant une dissidence ou même un mécontentement à l'égard des actions de l'armée américaine et de ses dirigeants.

    Ces mesures, prises par le bataillon des services de protection de l'armée, s'inscrivent dans le cadre de leur mission de protection des généraux contre "l'assassinat, l'enlèvement, les blessures ou l'embarras".
#7 - Comme je l'ai indiqué hier, l'ONU a mis au point un système mondial de vérification des faits appelé "iVerify", en collaboration avec de grandes entreprises technologiques et des organisations financées par Soros.  L'objectif est de pouvoir contrôler la "désinformation" et les "discours de haine" sur toute la planète...
    Les Nations unies ont dévoilé un service "automatisé" de vérification des faits pour lutter contre la désinformation et les discours haineux sur Internet, dans le cadre d'un projet mené en partenariat avec des entreprises de haute technologie et des organisations financées par Soros.

    En réponse à ce qu'ils appellent la "pollution de l'information en ligne", qui constitue selon eux un "défi mondial", le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a lancé sa plateforme iVerify pour lutter contre la désinformation présumée et les discours de haine en ligne.
#8 - Le FMI admet publiquement qu'il est en train de construire "une plateforme CBDC mondiale" pour toutes les monnaies numériques des banques centrales nationales qui seront bientôt déployées...
    Lors d'une présentation à une conférence au Maroc, Kristalina Georgievahe, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a annoncé que l'organisme mondial "travaille dur sur le concept d'une plateforme CBDC mondiale".

    Mme Georgieva a déclaré que les monnaies numériques des banques centrales devaient être interopérables entre les pays, précisant que "si nous voulons réussir, les CBDC ne peuvent pas être des propositions nationales fragmentées".

    "Pour que les transactions soient plus efficaces et plus équitables, nous avons besoin de systèmes qui relient les pays", a poursuivi Mme Georgieva, ajoutant : "En d'autres termes, nous avons besoin d'interopérabilité".
Si vous pouvez lire toute cette liste sans vous alarmer, je ne sais pas s'il y a de l'espoir pour vous.

Les mondialistes construisent une grille de contrôle numérique mondiale qui leur donnerait potentiellement un pouvoir sans précédent sur la vie de chaque homme, femme et enfant de la planète entière.

Dans un tel système, si vous insistez pour être un rebelle, votre accès au système numérique pourrait être complètement révoqué.

Que feriez-vous alors ?

Comment survivriez-vous si vous ne pouviez pas acheter, vendre, trouver un emploi ou ouvrir un compte en banque ?

La technologie extrêmement avancée que nous possédons aujourd'hui nous a permis de faire beaucoup de bonnes choses, mais elle a aussi le potentiel d'être utilisée pour imposer la tyrannie à l'échelle mondiale.

Nous devons résister aux changements que les mondialistes tentent de nous imposer.

Malheureusement, la plupart des Américains ne parlent même pas de ces changements, et ce parce que les grands médias leur disent de se concentrer sur d'autres choses.

  • Ils veulent mettre en place un système mondial d'identification numérique "pour tous" qui serait relié à nos comptes bancaires

Il n'est pas nécessaire d'être un génie pour comprendre où cela pourrait mener.  Pendant un instant, j'aimerais que vous imaginiez un scénario "fictif" plutôt effrayant.  Dans un avenir pas si lointain, tous les "citoyens du monde" sont tenus de posséder une "identification numérique" appropriée, faute de quoi ils ne seront pas autorisés à accéder au nouveau système financier numérique mondial.  Les banques centrales du monde entier ont lancé leurs nouvelles "monnaies numériques", mais pour les utiliser, il faut "prouver que l'on est bien qui l'on prétend être", et le seul moyen d'y parvenir est d'utiliser le nouveau système mondial d'identification numérique qui a été mis en place.  Au fur et à mesure que l'argent liquide disparaît, ceux qui résistent à ce nouveau système mondial sont de plus en plus repoussés à la périphérie de la société.  Presque plus personne ne veut les employer, il leur est devenu pratiquement impossible d'obtenir des prêts et ils sont méprisés par une grande partie de la population.  Et puis, après que la grande majorité de la population mondiale a "volontairement" adhéré au nouveau système mondial d'identification numérique, on annonce que ce système va devenir obligatoire.  Cela signifie que toute personne qui ne s'y soumet pas ne pourra pas acheter, vendre, obtenir un emploi ou posséder un compte bancaire.

Vous pensez peut-être que j'exagère les dangers d'un système mondial d'identification numérique.

J'aimerais bien que ce soit le cas.

Une fois qu'un système mondial d'identification numérique sera mis en place, il deviendra rapidement la forme d'identification la plus importante.

Il deviendra plus important que votre permis de conduire et plus important que votre numéro de sécurité sociale.

Très vite, elle sera exigée pour la quasi-totalité des transactions financières effectuées en ligne.

Nombreux sont ceux qui pensent que c'est une bonne chose.  Après tout, il y a tellement d'escrocs et de voleurs sur l'internet de nos jours.

Je suis d'accord pour dire qu'il est nécessaire de renforcer la sécurité financière sur l'internet, mais je suis totalement opposé à tout type de système d'identification numérique mondial, car le potentiel de tyrannie serait sans commune mesure avec la réalité.

Malheureusement, c'est exactement le type de système qui est aujourd'hui proposé par les décideurs politiques des Nations Unies.

Dans un document de mai 2023 intitulé "Un pacte mondial pour le numérique - un avenir numérique ouvert, libre et sûr pour tous", on nous dit qu'"un avenir numérique ouvert, libre, sûr et centré sur l'homme" est absolument essentiel pour "atteindre les objectifs de développement durable"...

    Le présent document propose l'élaboration d'un Pacte mondial pour le numérique qui énoncerait des principes, des objectifs et des mesures visant à promouvoir un avenir numérique ouvert, libre, sûr et centré sur l'être humain, ancré dans les droits de l'homme universels et permettant d'atteindre les objectifs de développement durable. Il décrit les domaines dans lesquels il est urgent de mettre en place une coopération numérique multipartite et explique comment un Pacte mondial pour le numérique peut contribuer à concrétiser l'engagement pris dans la déclaration relative à la commémoration du soixante-quinzième anniversaire des Nations unies (résolution 75/1 de l'Assemblée générale) d'"élaborer une vision commune de la coopération numérique" en fournissant un cadre mondial ouvert à tous. Un tel cadre est essentiel à l'action multipartite requise pour surmonter les fractures liées au numérique, aux données et à l'innovation et pour parvenir à la gouvernance nécessaire à un avenir numérique durable.
La plupart des gens ne s'alarmeraient pas trop à la lecture de ce paragraphe d'introduction.

Mais comme on dit, le diable se cache dans les détails.

Si vous allez à la page 8 du document d'orientation, vous trouverez la section où un système d'identification numérique "lié à des comptes bancaires ou d'argent mobile" est proposé...
    Les identifiants numériques liés aux comptes bancaires ou aux comptes d'argent mobile peuvent améliorer la couverture de la protection sociale et permettre de mieux atteindre les bénéficiaires éligibles. Les technologies numériques peuvent contribuer à réduire les fuites, les erreurs et les coûts dans la conception des programmes de protection sociale.

J'en ai brièvement parlé l'autre jour, mais je ne pense pas que la plupart des gens aient compris les implications que cela a pour chacun d'entre nous.

Dans le cadre d'un tel système, si votre score de crédit social devient trop bas, vous pourriez être mis en "prison numérique" pendant un certain temps.  Vos "privilèges numériques" seraient suspendus pendant un certain temps, ce qui signifierait que vous ne pourriez pas acheter, vendre ou mener une vie normale pendant la durée de votre bannissement.

Bien entendu, si vous persistez à être un "récidiviste" suffisamment de fois, vos "privilèges numériques" pourraient être révoqués définitivement.

Que feriez-vous alors ?

Vous ne pourriez ni acheter ni vendre quoi que ce soit.

Vous ne pourriez pas trouver un emploi.

Vous ne pourriez pas avoir de compte bancaire.

Au mieux, vous seriez totalement exclu de la société.

Il ne faut pas croire que ce type de système est encore loin.

Dans trois mois, l'Union européenne imposera à tous les États membres d'offrir un "portefeuille d'identité numérique" à chacun de leurs citoyens et à chacune de leurs entreprises...

    L'Union européenne rendra obligatoire l'identité numérique dans le cadre de l'eIDAS 2.0, qui entrera en vigueur en septembre 2023 et garantira que tous les États membres proposent un portefeuille d'identité numérique (PID) à leurs citoyens et à leurs entreprises. Selon la Commission européenne, "au moins 80 % des citoyens devraient être en mesure d'utiliser une solution d'identification numérique pour accéder aux principaux services publics d'ici à 2030".
Dans un premier temps, la participation des particuliers et des entreprises au système européen sera volontaire.

Mais ces dernières années, nous avons vu à quelle vitesse les mesures "volontaires" peuvent devenir "obligatoires".

Lorsque je dis que nous vivons l'une des périodes les plus critiques de toute l'histoire de l'humanité, je ne plaisante pas.

Ce n'est pas pour rien que le Royaume-Uni, l'Union européenne et les États-Unis s'apprêtent tous à mettre en place des CBDC.

Et ce n'est pas pour rien que l'"identification numérique" est soudain devenue un sujet d'actualité.

Ils veulent vraiment construire une prison numérique pour chacun d'entre nous, et si vous avez l'intention de vous y opposer, c'est maintenant qu'il faut le faire.

Article traduit sur TEC

24 juin 2023

CARTON ROUGE - Quand les jeunes n'ont plus rien à perdre !

Pour les jeunes d'aujourd'hui et de demain, leur avenir s'annonce incertain ! Pourquoi et à qui la faute ? Au laxisme de la justice française et les parents des enfants qui baissent les bras ainsi que les réseaux sociaux qui s'emballent, favorisant explosion et flambée de violences avec fusillades en rapport avec le narcotrafic et gangs qui cherchent à déstabiliser la France en attaquent bâtiments publics tel que les mairies et prisons mais aussi, les établissements scolaires ainsi que leurs domiciles en les incendiant et en mitraillant à coups d'AK47 selon la presse et la télé.

Voici quelques faits qui font froid dans le dos... Des policiers encerclés par les jeunes prêts à en découdre mais un d'entre eux sort son arme de service et tire en l'air pour faire reculer la foule. En Gironde, un élu se fait péter la gueule pour faire arrêter un rodéo sauvage. La police découvre une cache d'armes avec munitions de forte puissance et une grande quantité de drogue dans un appartement. La honte pour le foot français, ça a pété à Paris après la victoire du PSG et plusieurs personnes ont été arrêtés par la police. En Haute-Savoie, un pompier renversé et sérieusement blessé lors d'un "run" sauvage entre deux voitures sur un parking. A Marseille, une voiture-bélier pilotée par un complice éclate un véhicule de police qui coursait une moto après un strike. La honte !

Tapages nocturnes, nuisances sonores, fusillades, trafic de drogue ou narcotrafic, rodéos ou courses sauvages, refus d’obtempérer (= Strike dans le jargon flic), pièges tendus par les jeunes,.... un cocktail explosif pour mettre la police sous tension. A quand le déploiement militaire avant que ça pète vraiment et que ça s'embrase ? La situation est inflammable et explosive, 4 Français sur 10 redoutent la guerre civile en France !

Intimidations, menaces,... Les jeunes qui ne pensent qu'à leurs gueules sont désormais considérés comme des parasites pour des riverains parfois excédés (et tentés de se faire justice eux-mêmes) vu qu'ils n'ont aucun respect et pourrissent la vie des quartiers. A quand des brigades de sécurité qui patrouillent dans le secteur ?

Dans les établissements scolaires, des professeurs sont menacés de mort et des élèves viennent armés en semant la terreur. Des élus et civils qui en ont fait les frais dont certains ont préféré de déménager par sécurité et ça été le cas pour une école maternelle qui a été contraint de mettre les voiles ailleurs selon une tribune au vitriol du Figaro. En 2027, attention à la surprise dans les urnes !