On s'est cru au bled ! En août 2003, les Franciliens
suffoquent à cause d'une vague de chaleur exceptionnelle. Le plus long
épisode caniculaire jamais enregistré depuis la création des relevés
météorologiques en 1873. Pourtant à ce moment, personne ne réalise ce
qui est en train de se jouer. En deux semaines, presque 15 000 personnes meurent
de chaud dans l'Hexagone, dont un tiers en Île-de-France.
Principalement des personnes âgées décédées seules chez elles ou à
l'hôpital, révélant l'isolement social que nombre de nos aînés
connaissent alors.Chaleur intense, les systèmes de climatisation réglés au maximum ! Nous sommes le lundi 11 août 2003 à Paris. Depuis maintenant plus d'une semaine, une vague de chaleur sans précédent frappe une France en vacances. Équipes de secours, pompiers, médecins, se retrouvent confrontés à une situation inhabituelle. Rapidement, les services d’urgence sont débordés, et les morts commencent à s’accumuler... Dans les hôpitaux, médecins et personnel administratif livrent un combat inégal. Jour et nuit. Sans relâche. Et seuls. Car le gouvernement est lui aussi en vacances... De sanitaire, la crise devient funéraire. Les pompes funèbres sont à leur tour dépassées. À la fin du mois d'août, la France compte ses morts : la canicule vient de faucher près de 15 000 personnes. Alors pourquoi n'a-t-on pas su éviter ce drame ? Pour quelles raisons les premiers signaux d’alarme n’ont-ils pas été entendus ? Qu'a révélé de notre société ce tragique épisode ? Pour le savoir, il faut remonter le fil des événements...

