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9 juillet 2017

FLASH - Un échantillon de peste retrouvé à l’extérieur d’un laboratoire du Pentagone

On se demande bien pourquoi les armées occidentales passent leur temps à manipuler des virus pathogènes extrêmement dangereux en essayant de les rendre encore plus dangereux puis tout d’un coup, comme par magie, ces virus disparaissent dans la nature… Ce n’est pas la première fois que ça arrive, aussi bien aux États-Unis qu’en Europe. La plus grande menace contre l’humanité aujourd’hui est bien l’armement militaire occidental qui joue avec la survie de l’humanité chaque seconde, c’est le vrai et unique terrorisme actuel, 1 million de fois plus dangereux que Daech, Al Qaïda, Al-Nosra…

La peste fait de nouveau parler d’elle outre-Atlantique. Peu après la contamination de deux touristes en août dernier, un échantillon de bacille de peste a été retrouvé dans une enceinte non confinée du laboratoire militaire chimique et biologique d’Edgewood (Maryland, Est) a-t-on appris jeudi du Pentagone. En cause, un problème d’étiquetage.

Pas de risque pour la santé des civils selon les experts

Selon un porte-parole, les inspecteurs des Centres de contrôle et de prévention (CDC), organisme fédéral de santé publique ont retrouvé cet échantillon dans un réfrigérateur.

« Le CDC a soulevé la question de savoir s’il s’agissait d’une substance infectieuse ou non infectieuse », a déclaré le porte-parole qui souligne que d’après des tests pratiqués par l’armée de terre américaine [propriétaire du laboratoire], la substance ne l’était pas. Ce dernier précise également qu’un « test supplémentaire est en cours » pour vérifier l’information.

Par ailleurs, le porte-parole a fait part des doutes existants sur la gestion d’autres échantillons d’encéphalite équine. Pour autant, les experts du CDC estiment, selon lui, qu’il n’y a pas de risque pour la santé des employés du laboratoire ou pour le public en général.

Etats-Unis : Une bactérie mortelle « s’échappe » d’un laboratoire de Louisiane

Selon USA Today, l'incident serait survenu au plus tard, en novembre 2014 au National Primate Research Center de Tulane, situé à 80 kilomètres de La Nouvelle-Orléans. Selon le quotidien, c'est à cette époque qu'une dangereuse bactérie, souvent mortelle, se serait, en effet, « retrouvée à l'extérieur du laboratoire du centre de recherche de haute sécurité ».

Les autorités, qui cherchent aujourd'hui encore à savoir comment cette bactérie a pu «s'échapper», ont affirmé que la population ne courait aucun risque bien que l'étendue de la contamination reste inconnue.

La bactérie en question est appelée Burkholderia pseudomallei ou bacille de Whitmore. On la trouve principalement en Asie du sud-est et dans le nord de l'Australie.

Classée dans la catégorie des agents pouvant être utilisés pour le bioterrorisme, la bactérie peut se transmettre à l'homme et à l'animal par contact avec un sol ou de l'eau contaminé. Centre de haute sécurité, le laboratoire de Tulane travaillait sur un vaccin.

Quatre singes et une inspectrice contaminés

Bien que le bacille n'ait pas été détecté sur les terrains appartenant au centre, les autorités rapportent que quatre singes rhésus, gardés dans des enclos extérieurs, sont tombés malades. Une inspectrice fédérale aurait également été contaminée après avoir visité le centre, mais il est possible qu'elle ait été exposée à la bactérie lors de précédents voyages à l'étranger.

Andrew Lackner, directeur du centre de recherche, a indiqué que 39 échantillons de sol et 13 échantillons d'eau provenant des terrains de l'établissement avaient été testés, sans qu'aucune trace de la bactérie ne soit détectée. Selon USA Today, trop peu d'échantillons ont été testés pour que cette dernière, difficile à détecter, puisse être trouvée.

De précédentes défaillances en matière de sécurité mises au jour

Pour rappel, les inspections récentes faisaient suite à la découverte au printemps d’échantillons de bacilles de la maladie du charbon mal inactivés expédiés par le laboratoire militaire de Dugway (Utah, Ouest). Une affaire qui a conduit le Pentagone à décréter un moratoire sur la production et l’expédition des substances biologiques sur ces sites, et une révision générale des procédures de sécurité dans ses laboratoires.

Le laboratoire de Dugway (Utah) a expédié pendant près de 10 ans, dans 194 laboratoires des Etats-Unis et de neuf pays étrangers, des échantillons de bacilles du charbon mal inactivés. Aucune contamination humaine n’a été décelée. Un nouveau rapport sur cette affaire doit être publié en octobre, a rappelé Peter Cook.

A noter que la peste est une maladie rare et dangereuse qui peut être mortelle si elle n’est pas traitée

Faut-il s'inquiéter du retour de la peste ?

Elle a déjà causé la mort de trois personnes. Si la peste n’a jamais été éradiquée des Etats-Unis, elle fait en ce moment un nombre élevé de victimes. 20 Minutes fait le point.
  • Que se passe-t-il ?
Depuis 2001, la peste frappe chaque année environ trois personnes aux Etats-Unis mais, ces cinq derniers mois, onze personnes ont été touchées et trois en sont mortes – elles étaient âgées de 16, 52 et 79 ans. C’est dans l’ouest du pays que les cas ont été répertoriés. Deux touristes ont notamment été contaminés dans le parc national de Yosemite (Californie), l’un des plus populaires des Etats-Unis avec quatre millions de visiteurs par an.
  • La peste, c’est quoi ?
Une maladie causée par une bactérie, la Yersinia pestis – baptisée ainsi parce qu’elle a été découverte par Alexandre Yersin, un Franco-Suisse, en 1894. « Si la peste se transmet en Europe par les puces des rats, elle est véhiculée aux Etats-Unis par les puces des rongeurs, notamment celles des écureuils, qui pullulent dans les parcs nationaux », explique Elisabeth Carniel, responsable de l’unité de recherche sur la peste à l’Institut Pasteur. Lorsque son hôte meurt, la puce contaminée cherche une nouvelle cible et peut piquer l’homme. Pour limiter l’épidémie, les autorités sanitaires américaines ont décidé de traiter tous les repaires de rongeurs avec un antipuces. La peste peut aussi se transmettre lors d’un contact avec une personne ou un animal infecté (chien, chat, etc.).
  • Quels sont les symptômes ?
Ils se manifestent « un à deux jours, voire une semaine après la piqûre », précise Elisabeth Carniel. Le malade est saisi d’une fièvre modérée, qui s’amplifie. Un bubon - une grosse boule douloureuse - va se former à l’aine, si la personne a été piquée à la jambe, à l’aisselle si elle a été piquée au bras ou encore au cou, si elle a été piquée à la tête. L’infection se répand dans le corps à travers le sang, c’est la septicémie, suivie de la mort. Elle survient au bout de quelques jours, voire d’une semaine. La peste se soigne facilement grâce à des antibiotiques… A condition que le patient soit pris en charge à temps, c’est-à-dire avant l’infection généralisée. Le taux de mortalité est d’environ 20 %.
  • Pourquoi la peste revient-elle ?
La peste n’a jamais été éradiquée. Si elle fait davantage de victimes cette année, c’est parce qu’il y a cet été, du fait des conditions climatiques favorables, une expansion de la population des rongeurs : « Comme ils sont plus nombreux, la bactérie se propage davantage et elle a plus de probabilité d’entrer en contact avec des êtres humains », analyse Elisabeth Carniel. « Certaines études démontrent que l’actuel réchauffement climatique est favorable à une résurgence de la peste sur la planète », ajoute l’experte.
  • La peste peut-elle se propager en France ?
« La maladie peut arriver en France, importée soit par des humains en phase d’incubation, soit par des rongeurs infectés qui auraient voyagé par bateaux. Mais la transmission s’arrêterait vite », assure Elisabeth Carniel. D’abord parce que la peste fait partie des maladies à déclaration obligatoire auprès des agences régionales de santé . « Je ne crois pas à une épidémie comme celle qui a sévi au Moyen-Age », poursuit l’experte. A cette époque, la peste avait décimé 40 % de la population française. « La dernière épidémie de peste en France remonte à 1920 et le dernier cas de peste a été recensé en Corse en 1945 », rappelle Elisabeth Carniel.
  • Peut-on se prémunir de la peste ?
S’il n’existe pas de vaccin, des antibiotiques prophylactiques (de prévention) sont commercialisés, mais ils sont administrés seulement à l’entourage proche des personnes infectées. « Si vous visitez un parc naturel américain, vous pouvez porter aux chevilles des colliers antipuces pour animaux domestiques, mais il ne faut pas les garder longtemps car ils peuvent être irritants. Il est recommandé de porter des manches longues et des pantalons, ce qui n’est pas toujours facile à supporter avec la chaleur… Mon principal conseil est de ne surtout pas s’approcher d’un rongeur mort », conclut Elisabeth Carniel.

Source : 20 Minutes via Le Libre Penseur (2015)
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