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30 juin 2023

Les émeutes soulignent la profondeur des tensions sociales en France

La mort d'un adolescent aux mains de la police place Emmanuel Macron devant un nouveau défi

Trois nuits d'émeutes à travers la France ont une fois de plus mis en évidence les tensions sociales aiguës du pays à un moment où la polarisation politique s'accentue.

Les dernières manifestations montrent que les quartiers pauvres et ethniquement mixtes de France restent une poudrière, déchirée par un sentiment d'injustice, de discrimination raciale et d'abandon de la part de l'État. Les désordres criminels, bien que choquants, n'ont pas encore atteint l'ampleur de 2005, lorsque plus de 10 000 voitures avaient été incendiées et plus de 230 bâtiments publics endommagés au cours d'une orgie de violence qui avait duré trois semaines. Mais les autorités craignent, à juste titre, que cela ne se reproduise.

Les troubles de cette semaine, comme ceux d'il y a 18 ans, ont été déclenchés par la mort d'un adolescent à la suite d'un contrôle routier avec la police. Cette fois-ci, la différence réside dans le pouvoir des réseaux sociaux à propager les troubles. L'extrême droite est également plus forte qu'en 2005. Et cette fois-ci, le président Emmanuel Macron et son gouvernement ont cherché à désamorcer les tensions plutôt qu'à les attiser.

En 2005, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, avait qualifié les jeunes impliqués dans les troubles des cités de la banlieue parisienne de « racaille » dont il fallait « se débarrasser ». Quelques jours plus tard, deux adolescents, l'un d'origine mauritanienne, l'autre d'origine tunisienne, ont été électrocutés alors qu'ils se cachaient de la police dans un poste électrique de la banlieue nord-est de la capitale. M. Sarkozy et son premier ministre, Dominique de Villepin, se sont rangés du côté de la police et ont laissé entendre que les deux garçons étaient des voleurs.

En revanche, M. Macron a qualifié d'« inexcusable » et d'« inexplicable » le fait que la police ait tiré sur un jeune homme de 17 ans d'origine nord-africaine alors qu'il prenait la fuite en voiture à Nanterre, au nord-ouest de Paris. Le policier concerné a été suspendu de ses fonctions, arrêté et mis en examen pour meurtre.

M. Macron a été attaqué par ses opposants de droite et par les syndicats de police pour avoir porté atteinte à la présomption d'innocence, et a été accusé de trahir la police. Mais la nécessité de l'intervention du président est devenue évidente lorsqu'une vidéo de la fusillade est apparue sur les réseaux sociaux, contredisant clairement le récit initial de sources policières selon lequel le policier avait tiré parce que sa vie était en danger. Ne pas donner l'impression de cautionner les violences policières est un premier pas nécessaire, sinon suffisant, vers le rétablissement de l'ordre public.

Certains experts ont attribué la fusillade de mardi à une loi adoptée en 2017, avant l'arrivée au pouvoir de M. Macron. Cette loi semble donner à la police davantage de pouvoirs pour tirer sur une voiture si ses occupants ne respectent pas un ordre de la police et mettent la vie d'un agent en danger.

Les détracteurs de M. Macron seront tentés d'affirmer qu'il a favorisé le dysfonctionnement des forces de police, avec son ministre de l'intérieur intransigeant Gérald Darmanin, en calculant qu'agir autrement ferait le jeu de l'extrême droite. Mais les preuves récentes des lacunes de la police sont nombreuses : usage excessif de la force lors des manifestations antigouvernementales ; violence raciste, comme le passage à tabac sauvage d'un producteur de musique d'origine africaine filmé par une caméra ; maintien de l'ordre public incompétent, comme on l'a vu lors de la finale de la Ligue des champions l'année dernière ; rupture de la confiance avec les résidents locaux, qui pourrait être inversée grâce à une réorientation vers la police de proximité. La police manque de ressources, mais aussi de formation. Le niveau élevé de soutien à l'extrême droite parmi les officiers est également inquiétant.

Les émeutes rappellent les problèmes sociaux et économiques profondément ancrés dans les quartiers pauvres de France et le long héritage de la négligence du gouvernement. Des progrès ont été accomplis depuis que Macron a pris le pouvoir en 2017, notamment la baisse du chômage global et du chômage des jeunes. Mais la pauvreté, la criminalité, la discrimination raciale et les mauvais résultats scolaires, qui sont profondément enracinés, requièrent davantage d'attention et de ressources de la part du gouvernement, même si les finances publiques sont serrées. Le plan Quartiers 2030 promis par Macron pour ces zones tarde à prendre forme.

Aucun de ces problèmes ne justifie un déchaînement de violence. Certains des jeunes hommes qui se battent contre la police dans les rues éprouvent une juste colère ; d'autres se contentent de savourer le frisson - et aiment encore plus le partager sur les médias sociaux. Plus les émeutes se prolongeront, plus il sera difficile pour le gouvernement de ne pas adopter une approche plus musclée. Si les troubles s'étendent, cela ne peut que favoriser l'extrême droite, qui a le vent en poupe et tout intérêt à brandir le spectre du désordre civil voire une guerre civile.

24 juin 2023

CARTON ROUGE - Quand les jeunes n'ont plus rien à perdre !

Pour les jeunes d'aujourd'hui et de demain, leur avenir s'annonce incertain ! Pourquoi et à qui la faute ? Au laxisme de la justice française et les parents des enfants qui baissent les bras ainsi que les réseaux sociaux qui s'emballent, favorisant explosion et flambée de violences avec fusillades en rapport avec le narcotrafic et gangs qui cherchent à déstabiliser la France en attaquent bâtiments publics tel que les mairies et prisons mais aussi, les établissements scolaires ainsi que leurs domiciles en les incendiant et en mitraillant à coups d'AK47 selon la presse et la télé.

Voici quelques faits qui font froid dans le dos... Des policiers encerclés par les jeunes prêts à en découdre mais un d'entre eux sort son arme de service et tire en l'air pour faire reculer la foule. En Gironde, un élu se fait péter la gueule pour faire arrêter un rodéo sauvage. La police découvre une cache d'armes avec munitions de forte puissance et une grande quantité de drogue dans un appartement. La honte pour le foot français, ça a pété à Paris après la victoire du PSG et plusieurs personnes ont été arrêtés par la police. En Haute-Savoie, un pompier renversé et sérieusement blessé lors d'un "run" sauvage entre deux voitures sur un parking. A Marseille, une voiture-bélier pilotée par un complice éclate un véhicule de police qui coursait une moto après un strike. La honte !

Tapages nocturnes, nuisances sonores, fusillades, trafic de drogue ou narcotrafic, rodéos ou courses sauvages, refus d’obtempérer (= Strike dans le jargon flic), pièges tendus par les jeunes,.... un cocktail explosif pour mettre la police sous tension. A quand le déploiement militaire avant que ça pète vraiment et que ça s'embrase ? La situation est inflammable et explosive, 4 Français sur 10 redoutent la guerre civile en France !

Intimidations, menaces,... Les jeunes qui ne pensent qu'à leurs gueules sont désormais considérés comme des parasites pour des riverains parfois excédés (et tentés de se faire justice eux-mêmes) vu qu'ils n'ont aucun respect et pourrissent la vie des quartiers. A quand des brigades de sécurité qui patrouillent dans le secteur ?

Dans les établissements scolaires, des professeurs sont menacés de mort et des élèves viennent armés en semant la terreur. Des élus et civils qui en ont fait les frais dont certains ont préféré de déménager par sécurité et ça été le cas pour une école maternelle qui a été contraint de mettre les voiles ailleurs selon une tribune au vitriol du Figaro. En 2027, attention à la surprise dans les urnes !

  • Les émeutes sont le choix des jeunes qui n'ont rien à perdre.

La lecture de « The Riots » nous amène à une question essentielle : avons-nous l’énergie nécessaire pour donner à ces personnes l’enjeu qui leur fait défaut ?

Les reportages du Guardian sur les émeutes m'ont profondément attristé. Une grande partie de ce qui y est relaté reflète des vies où la colère et la dépression sont presque devenues la norme, conséquences d'une multitude de frustrations et d'humiliations. Trop de ces jeunes pensent qu'ils n'auront jamais de relations humaines, respectueuses et ordinaires avec les adultes, surtout avec ceux qui détiennent l'autorité, et la police en particulier. Trop d'entre eux vivent dans un monde où l'obsession des « beaux » vêtements et accessoires, sur fond de précarité économique ou de simple privation, crée une atmosphère fiévreuse où le statut social fluctue aussi soudainement et brutalement que le marché des changes : une vie réussie est une vie où l'on maintient temporairement sa place dans une hiérarchie stylistique impitoyable, digne d'un darwinisme social. Trop d'entre eux ont le sentiment de n'avoir rien à perdre, car on leur répète, quasiment dès leur plus jeune âge, qu'ils n'ont aucune perspective de carrière sérieuse.

Se demander si ces émeutes étaient « politiques » ou « opportunistes » est vain. Il ne s'agit pas de personnes vivant dans une culture du droit acquis, ni, pour la plupart, de criminels endurcis. Ce ne sont pas non plus des héros de la contestation démocratique, la réponse britannique à la place Tahrir. Ce sont des personnes qui aspirent, de manière vague mais forte, à un emploi stable, sans savoir où le trouver ; qui, dans l'ensemble, souhaitent appartenir à une société et vivre dans un climat où elles sont prises au sérieux en tant que travailleurs, citoyens et personnes dans le besoin ; et qui se sont habituées à être marginalisées et traitées comme des êtres jetables.

Il y a donc un agenda politique au sens large : celui de l'organisation de notre vie en société. Mais comme nombre de ces personnes sont fragilisées – par des familles instables, une éducation dispensée dans des conditions quasi impossibles, par ce qu'elles perçoivent comme une suspicion et une discrimination constantes – leur façon d'évacuer les tensions est destructrice et chaotique. Inutile de s'apitoyer sur leur sort : elles font des choix terriblement mauvais, égoïstes et à court terme. La question est de savoir pourquoi de tels choix semblent naturels ou inévitables à tant de personnes. On peut être mal à l'aise quand certains décrivent comment les émeutes leur ont procuré un sentiment de joie intense, de libération et de puissance. Mais il faut se demander quelle est cette vie où l'on trouve son bonheur en regardant un magasin incendié ou un policier touché par une brique.

Il y a près de trois ans, la Children's Society publiait son rapport « Une enfance épanouie » , une analyse approfondie de ce que les jeunes considéraient comme un environnement propice à leur développement. Ses conclusions étaient d'une simplicité désarmante : les jeunes ont besoin d'amour. Ils ont besoin d'un cadre stable pour leur vie, tant sur le plan émotionnel que social ; un cadre qui leur permette de considérer certaines choses comme acquises, afin qu'ils n'aient pas à lutter sans cesse pour être reconnus. Nous devons rester vigilants face aux pratiques professionnelles qui compromettent cet environnement et nous interroger sur la manière dont le droit et la société favorisent une stabilité familiale saine, notamment par la formation à la parentalité et par des activités et des accueils extrascolaires de qualité. Nous devons remettre en question une philosophie éducative trop axée sur l'atteinte d'objectifs pour développer le caractère. Et nous devons examiner attentivement les idées reçues que nous inculquons à nos enfants concernant l'acquisition de biens et le profit matériel individuel.

Les auteurs de ce rapport ont courageusement refusé de se montrer pessimistes, comme le veut la mode, à l'égard de la jeune génération, sans pour autant prétendre que tout allait bien. Les événements de l'été dernier auront sans doute incité nombre d'entre eux à dire : « Je vous l'avais bien dit ! » Mais lorsque les problèmes endémiques qu'ils ont mis en lumière se conjuguent à l'impact d'un profond désespoir économique et à la perspective d'un chômage des jeunes atteignant des niveaux records, il n'est pas surprenant de voir des jeunes instables, désorganisés et déracinés laisser libre cours à leur frustration dans une frénésie destructrice semblable à celle que nous avons observée en août.

La dure réalité est qu'il n'existe pas de cause unique que nous puissions traiter dans un délai imparti. Les solutions devront émerger progressivement, à mesure que nous tenterons de réorienter toute une culture. Certains éléments de ce processus sont faciles à identifier. Lorsque nous envisageons des réductions de dépenses, au niveau national et local, nous devons les évaluer auprès des jeunes : quel sera leur impact mesurable sur les enfants et les jeunes ? Et si cet impact est problématique, comment le compenser ? L'idée que réduire les services destinés à la jeunesse puisse constituer une véritable économie – sans même parler de son éthique – devrait être (mais n'est pas toujours le cas dans la pratique) manifestement indéfendable.

Nous devons soutenir nos professionnels de l'éducation, déjà surchargés de travail, dans la création et le maintien d'environnements où le caractère se forge et l'imagination se nourrit, où l'on ne se contente pas d'élever les aspirations, mais où l'on offre également des outils pour faire face à la déception et à l'échec avec maturité – une éducation des émotions est absolument nécessaire dans une culture où les aspirations sont souvent vaines.

Il est intéressant de constater que très peu des personnes interrogées dans le cadre de ce projet ont identifié une mauvaise éducation parentale comme cause de leurs problèmes. On pourrait se dire : « Évidemment ! » Mais ce serait passer à côté de l’essentiel. Nombre d’entre elles éprouvaient un respect, voire une certaine inquiétude, quant au jugement que leurs parents pourraient porter sur elles. Certaines ont admis que si elles étaient parents, elles ressentiraient la même chose que leurs propres parents. Mais les valeurs inculquées au sein de leur famille étaient régulièrement mises à mal par ce que la société leur présentait – notamment le spectacle, observé dans de nombreux contextes en août dernier, d’adultes incitant des jeunes à se joindre à eux pour des pillages ou des actes de violence. Comment, en tant que société, pouvons-nous consolider les bonnes valeurs transmises à la maison et montrer que nous aspirons collectivement à ce qu’une famille saine aspire à : attention et reconnaissance mutuelles, stabilité et intelligence émotionnelle, un sentiment de valeur qui ne dépend pas des possessions matérielles ?

Diaboliser les jeunes à la conduite instable et destructrice n'est pas constructif ; les criminaliser systématiquement ne fait que renforcer les facteurs à l'origine du problème. Bien entendu, la délinquance doit être punie et il est nécessaire de définir des limites aux comportements acceptables. Le système de justice pour mineurs a fait ses preuves en matière de justice restaurative, qui permet aux jeunes de prendre conscience des conséquences humaines de leurs actes. Nous disposons d'outils pour mettre en œuvre des solutions autres que des sanctions vindicatives ou exemplaires.

La grande question que nous pose « Reading the Riots » est de savoir si, dans notre climat d'inquiétude actuel, face à l'austérité inévitable qui se profile, nous avons l'énergie nécessaire pour investir dans la famille, le voisinage et l'école afin de venir en aide à ceux qui pensent n'avoir rien à perdre. Il nous faut simplement les convaincre que, gouvernement et société civile confondus, nous mettrons tout en œuvre pour leur donner ce qu'ils n'ont pas. Sans cela, nous serons confrontés à de nouvelles flambées d'anarchie stérile, dont nous serons tous perdants, jeunes et vieux.

03 juin 2023

Comprendre la guerre civile : causes, étapes et exemples historiques

Les guerres civiles sont un phénomène récurrent dans l'histoire de l'Humanité, qui laisse souvent des traces profondes dans les sociétés qu'elles affectent. Ces conflits, qui se déroulent au sein d'une même nation, sont marqués par une violence intense et ont pour objectif la prise ou la conservation du pouvoir. Qu'elles surviennent spontanément ou qu'elles soient méticuleusement planifiées, les guerres civiles peuvent remodeler le paysage politique d'un pays. Dans cet article, nous nous pencherons sur les causes, les étapes et les exemples historiques marquants des guerres civiles afin de mieux comprendre leur complexité et leur impact.

Quelles sont les causes d'une guerre civile ?

Pour comprendre les causes d'une guerre civile, il faut examiner les tensions sous-jacentes au sein d'une société. Plusieurs facteurs peuvent contribuer à l'éclatement d'un conflit civil :
  • Une gouvernance inefficace : Lorsqu'un gouvernement ne parvient pas à fournir les services de base, à maintenir l'ordre public ou à répondre aux besoins et aux griefs de sa population, il peut créer un terrain fertile pour la rébellion.
  • Griefs non satisfaits : Ils peuvent découler de l'inégalité économique, de l'injustice sociale, de la discrimination ethnique ou religieuse et de la répression politique. Lorsque ces problèmes sont ignorés ou exacerbés par ceux qui détiennent le pouvoir, ils peuvent déclencher une guerre civile.
  • Les luttes de pouvoir : Des factions ou des groupes concurrents au sein d'un pays peuvent s'engager dans une guerre civile pour prendre le contrôle du gouvernement ou maintenir leur domination.
  • Influences extérieures : Il arrive que des nations ou des groupes étrangers soutiennent l'une des parties d'un conflit civil pour promouvoir leurs propres intérêts, ce qui complique encore la situation.
Les étapes d'une guerre civile

Les guerres civiles se déroulent généralement en plusieurs étapes, chacune ayant sa propre dynamique et ses propres défis. Comprendre ces étapes peut aider à appréhender la progression de ces conflits :

1. Construire une structure de résistance

Cette première étape implique l'organisation de groupes d'opposition. Ces groupes s'efforcent de mobiliser des soutiens, de rassembler des ressources et d'établir une structure de direction. Ils peuvent également s'engager dans des efforts de propagande pour gagner la population en général.
  • Mobilisation : Les groupes d'opposition recrutent des membres, souvent au sein de communautés marginalisées ou mécontentes du statu quo.
  • Collecte de ressources : Des fonds, des armes et d'autres fournitures nécessaires sont collectés pour soutenir la résistance.
  • Leadership : Une hiérarchie et une structure de commandement claires sont établies au sein de l'opposition.
2. L'application d'un climat de violence

À mesure que la résistance gagne en force, elle commence à défier le gouvernement en place par des moyens violents. Cette étape est marquée par des escarmouches, une guérilla et des actes de sabotage. L'objectif est d'affaiblir le contrôle du gouvernement et de démontrer les capacités de la résistance.
  • Tactiques de guérilla : De petites unités mobiles se livrent à des attaques ponctuelles, en exploitant l'effet de surprise.
  • Sabotage : les infrastructures, telles que les ponts, les routes et les réseaux de communication, peuvent être prises pour cible afin de perturber les opérations du gouvernement.
  • Guerre psychologique : Les actes de violence visent souvent à susciter la peur et l'incertitude au sein de la population civile et des forces gouvernementales.
3. Gagner publiquement le pouvoir

La dernière étape consiste pour la résistance à tenter de prendre le contrôle du gouvernement et de s'imposer comme la nouvelle autorité en place. Cela peut se faire par la victoire militaire, la négociation ou une combinaison des deux.

Victoire militaire : Les forces de la résistance peuvent renverser le gouvernement en place par des batailles décisives ou une campagne prolongée.
Négociation : Dans certains cas, un accord de paix ou de partage du pouvoir est conclu, permettant à la résistance de prendre pied au sein du gouvernement.
Consolidation : Une fois au pouvoir, le nouveau régime s'efforce de stabiliser le pays, souvent confronté au défi de passer de la ferveur révolutionnaire au maintien du statu quo.

Exemples historiques de guerres civiles

Pour saisir les implications des guerres civiles dans le monde réel, explorons deux exemples historiques significatifs :
  • La guerre civile du Pakistan oriental et la naissance du Bangladesh
En 1971, le Pakistan oriental (aujourd'hui le Bangladesh) a été le théâtre d'une guerre civile brutale qui a conduit à son indépendance du Pakistan occidental. Le conflit était alimenté par les disparités politiques, économiques et culturelles entre les deux régions. La Ligue Awami, dirigée par Sheikh Mujibur Rahman, a défendu la cause de l'autonomie du Pakistan oriental. La guerre a été marquée par de nombreuses atrocités, notamment la tristement célèbre opération Searchlight menée par l'armée pakistanaise pour écraser le mouvement indépendantiste.

Malgré la violence, la résistance du Pakistan oriental, soutenue par l'Inde, a finalement réussi. Le Bangladesh est devenu une nation indépendante, mais la guerre a laissé de profondes cicatrices, avec des millions de vies perdues ou déplacées.
  • La guerre civile sri-lankaise et la montée en puissance des LTTE
La guerre civile sri-lankaise, qui a duré de 1983 à 2009, est un conflit prolongé et dévastateur entre le gouvernement sri-lankais et les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE). Les LTTE cherchaient à établir un État tamoul indépendant dans les régions du nord et de l'est du Sri Lanka, en invoquant la discrimination et la marginalisation de la minorité tamoule.

La guerre a été marquée par des combats intenses, des attentats suicides et des violations des droits de l'homme de part et d'autre. Le gouvernement sri-lankais a fini par remporter une victoire militaire sur les LTTE en 2009, mais le conflit a laissé des blessures durables et des questions sur la réconciliation et la justice.

Les conséquences d'une guerre civile : Les défis de la gouvernance

La conclusion d'une guerre civile n'est que le début d'une nouvelle série de défis. La gouvernance d'après-guerre exige de passer des tactiques révolutionnaires au maintien de la stabilité et au traitement des causes profondes du conflit. Voici quelques-uns des principaux défis à relever :
  • Reconstruire les infrastructures : Les guerres civiles laissent souvent des traces de destruction, ce qui nécessite des efforts de reconstruction considérables.
  • Redressement économique : La guerre peut paralyser l'économie, ce qui nécessite des politiques de relance de la croissance et de lutte contre la pauvreté.
  • Réconciliation sociale : Il est essentiel de guérir les divisions au sein de la société et de favoriser un sentiment d'unité pour prévenir de futurs conflits.
  • Stabilité politique : L'établissement d'un gouvernement stable et inclusif qui représente toutes les factions et tous les groupes est essentiel pour une paix à long terme.
Conclusion

Les guerres civiles sont des conflits complexes et multiformes qui découlent de problèmes profondément ancrés dans une société. La compréhension de leurs causes, de leurs étapes et des exemples historiques peut fournir des indications précieuses pour la prévention et la résolution de ces conflits. Cependant, l'après-guerre civile présente son propre lot de défis, nécessitant des efforts concertés de reconstruction et de réconciliation. En étudiant ces conflits, nous pouvons œuvrer pour un monde plus pacifique et plus juste.

28 avril 2023

NO COMMENT - Police : les mots qui dérangent !

Soutien à nos hommes ! Force à eux qui nous protègent avant que la France ne soit échec et mat et ne finisse en guerre civile ! Le jour que ça va péter, ne venez pas chialer au poste ! Pas de police, justice soi-même assurée alors vous voilà avertis !

Ce monde va mal, très mal, partout dans tous les domaines, tout va mal... Mais nous en sommes tous responsables d’une manière ou d’une autre... Mettons tout à plat... apprenons à nous parler, à écouter l’autre, à le respecter... L’autre c’est un peu nous même avec nos souffrances et nos désespoirs, nos manques et nos chagrins... Apprenons à comprendre que tout a été fait pour en arriver là aujourd’hui... Diviser pour mieux régner... Un travail de longue haleine... Un système mis en place petit à petit sans même que nous nous en apercevions... Nous sommes tous si différents mais en même temps si semblables... Nos attentes de la vie sont à peu de choses près les mêmes... Alors, asseyons nous tous ensemble et exposons nos griefs dans le respect de chacun et voyons ce que nous pouvons changer chacun à notre humble niveau et ne laissons plus quelques sinistres individus détruire notre Humanité ! Les enfants de demain vous en remercierons !

11 mai 2022

DOCU - Alcool au volant : attention danger !

AVERTISSEMENT - L'alcool au volant est responsable de plus d'un tiers des accidents mortels. Chaque année en France, plus de 1 000 personnes sont tuées dans un drame de la route impliquant un conducteur ivre. Une sur quatre a entre 18 et 24 ans. Nous étions avec les sapeurs-pompiers qui ont secouru Mathieu et sa petite amie. Ils fêtaient leur mention au baccalauréat, mais ce soir-là, sous l'emprise de l'alcool, le jeune homme perd le contrôle de sa voiture. Choqués, blessés mais en vie : ont-ils pris conscience de leur comportement irresponsable ? Nous sommes retournés les voir. Nathalie, elle, n'a jamais vu revenir sa fille de la fête de la musique. Ils étaient cinq dans la voiture, tous avaient bu. Naïs-Ambre était à l'arrière : éjectée de la voiture, elle n'a pas survécu. Nathalie souhaite que le conducteur soit condamné à une peine exemplaire. Nous avons suivi son combat jusqu'au procès. Pour enrayer l'hécatombe, le gouvernement français s'inspire souvent de méthodes testées hors de nos frontières. En Suède, où l'objectif est « zéro mort » en 2020, l'amende moyenne pour une conduite en état d'ivresse est de 2 000 €...

Pourquoi se défoncer la gueule pour s'éclater ? Faire des "Défonce Express" ('Binge Drinking' en anglais) entre amis peut envoyer des personnes aux urgences ou à la mort alors vous êtes avertis ! Aussi, la "Neknomination" a fait des ravages chez les jeunes et ce jeu pourrait être fatal pour certains.


Vidéo complète sur Rutube

  • Prendre sa bagnole en étant bourré, ça donne ça !


  • NO COMMENT - Les dernières secondes avant le crash fatal !

Sur les images, Michael Owen se trouve du côté passager et filme le conducteur Kyle Careford, drogués et ivres tout les deux. Kyle Careford est en excès de vitesse à plus de 140 km/h dans la nuit du samedi au dimanche 12 avril 2015 en pleine ville. A une vitesse aussi élevée, Kyle Careford ne peut éviter un choc, et fonce droit sur le muret de protection de l'église dans la ville de Crowborough. Les deux garçons sont morts sur le coup.
 

ATTENTION - La sanction contre les alcoolos et toxicos est corsée ! Retrait de permis immédiat si positif aux stups et 8 points en moins si le conducteur est bourré & défoncé au volant...

06 juin 2021

FLASH - Pourquoi ça va péter en France ?

Dans la foulée des tribunes de militaires de ces dernières semaines, un officier parachutiste (présenté comme un commandant) a pris la parole sur le fil Telegram de Gallia Daily pour nous mettre en garde face à la guerre civile dès maintenant. Après mûre réflexion, nous avons choisi de rediffuser ce texte intégralement, compte tenu des réactions qu'il suscite dans l'état-major. Prise très au sérieux par le commandement de l'armée, cette interview aux accents hégéliens mérite d'être lue à tête reposée pour mesurer l'écart qui sépare la perception parisienne (dominante dans les médias subventionnés) de la réalité, et la perception opérationnelle. Ce texte méritera de plus amples authentifications, mais il témoigne d'un état d'esprit à connaître et à ne pas négliger dans certains "segments" de l'armée aujourd'hui.

Le texte qui suit est tiré d’un fil Telegram relativement confidentiel, appelé Gallia Daily. Il produit une interview présentée comme celle d’un officier parachutiste d’active qui inquiète beaucoup les généraux en activité. L’officier qui prend la parole anonymement affirme appartenir à un groupe amical d’officiers d’active qui préparent une riposte à une guerre civile. Nous laissons chaque lecteur se forger une opinion sur ce texte, qui nous semble répondre utilement aux tribunes que nous avons intégralement publiées ces dernières semaines…
 
Sur la lettre des généraux

Gallia Daily (GD) : Mon Commandant, merci de nous recevoir. Pour commencer, pouvez-vous nous dire pourquoi vous pensez que les généraux ont ressenti le besoin d’écrire cette lettre, et pourquoi maintenant en particulier ?

Je crois qu’à certains égards, l’armée a porté le poids du silence pendant trop longtemps. Nous sommes liés par un devoir de réserve, de neutralité. Nous ne sommes pas autorisés à exprimer notre opinion sur la situation, mais cela ne signifie pas que nous n’avons pas d’opinion.

Je dirais même qu’au contraire, un militaire français (et encore plus un officier) a une vision infiniment plus claire et plus réaliste de la situation du pays que beaucoup de civils. Les militaires voient très bien la pente sur laquelle notre pays s’engage. Et la lettre le résume très bien : nous nous dirigeons tout droit vers un éclatement violent du pays. Tout militaire honnête peut le voir, mais aucun militaire n’est autorisé à le dire.

Quand on est le gardien d’un pays et que l’on est chargé de protéger sa tranquillité et son avenir, c’est une véritable torture de ne pas avoir le droit de tirer la sonnette d’alarme. En nous demandant de nous taire, la République nous demande de nous taire comme un père qui verrait ses enfants avaler un poison mortel… Cela faisait quelques années (quelques décennies) que les militaires se taisaient, mais maintenant je pense que c’était trop, « il fallait que ça sorte ».

Pourquoi maintenant précisément ? Est-ce à cause d’un changement profond de la société qui nécessiterait de s’exprimer ? Bonne question. Je ne le pense pas. Je crois que c’est précisément parce que tout devrait changer mais que rien ne change qu’il était nécessaire de s’exprimer. Nous sommes au bord de l’abîme et rien ne change.

GD : Le contenu de cette lettre vous semble-t-il trop alarmiste ? Extrémiste ? Exagéré ? Que pensez-vous de la substance de leurs propos ?

En un mot ? Prophétique. Cette lettre est froide et prophétique. Et c’est pourquoi elle est dérangeante. C’est mon analyse personnelle, mais je crois que la partie de la lettre où nos Anciens parlent de la guerre qui vient et des « milliers de victimes » qui vont s’accumuler, est la plus frappante. Et la plus inquiétante.

Car d’une certaine manière, cette lettre nous invite à faire un saut dans le futur, à former cette vision : imaginez la rue de votre village ou de votre ville, avec des voitures brûlées et renversées, une odeur de cadavres, un voisin accroché au lampadaire ou mort sur le trottoir, le visage écrasé. Imaginez la place de votre ville transformée en champ de tentes de l’ONU pour accueillir les réfugiés de guerre. Imaginez la chapelle de votre hameau transformée en cache d’armes, en tour pour un TP [sniper] ou en hôpital de fortune… Imaginez le parc où jouent vos enfants transformé en cantonnement pour une section de combat en transit… Imaginez les larmes dans votre famille, chez vos amis, lorsque chacun devra choisir son camp…

Cette lettre n’est pas seulement une lettre. C’est une image mentale de notre futur proche, une image de notre patrie détruite par la guerre. Et personne ne veut avoir cette vision. Alors certaines personnes jurent de détruire ceux qui, en écrivant cette lettre, ont apporté cette vision dans leur vie.

Cette lettre est-elle extrême ? Je ne le pense pas. Au contraire, je pense qu’elle est très tiède. Avec tout le respect que je dois à nos aînés, il me semble que l’âge les a rendus doux et sages, peut-être trop. La situation est, je crois, infiniment plus grave que ne le laissent entendre nos aînés.


GD : On sait que cette lettre a été écrite et signée pour moitié par des militaires retraités, et pour moitié par des officiers de deuxième section et des réservistes. On peut donc se demander si le contenu de cette lettre représente une vision isolée de quelques vieux soldats, ou si cette vision est partagée au sein de l’armée active ?

Dans l’armée, il y a ceux qui n’ont aucune opinion sur rien, et qui n’ont pas non plus d’opinion sur cette lettre. Et il y a ceux qui ont une opinion sur tout. Parmi ces derniers, je dirais que la grande majorité de l’Institution est d’accord avec la déclaration contenue dans cette lettre. Des soldats, aux sous-officiers, aux officiers, je pense que tout le monde est d’accord.

Il y a forcément des débats sur le fond, certains sont plus radicaux, d’autres moins, d’autres trouvent qu’il était maladroit d’écrire une lettre publique. Mais dans l’ensemble, tous les militaires partagent le constat d’une France qui s’effondre.

Il n’y a pas de sondage, vous devrez donc me croire sur parole. Mais pour vous donner un exemple : nous avons beaucoup discuté de cette lettre avec certains de mes anciens camarades de promo à l’EMIA, et la totalité de mes camarades sont d’accord avec cette lettre. Pas 51%, ou 60%. 100 %. 100%… Même chose à Cyr [ESM de Saint Cyr]. Il en est de même pour la dernière promotion de Saint Maix [école de sous-officiers].

Ce que j’essaie de vous faire comprendre, c’est que presque tous les jeunes cadres de notre armée, les futurs sergents, lieutenants, colonels et généraux, sont conscients que la France est certes en train de s’effondrer. Mais surtout, ils sont conscients qu’elle va vers la guerre. C’est un sujet dont nous parlons très librement entre nous, dont nous parlons très souvent.

Quelques jours avant cet entretien, j’étais dans mon régiment et je suis allé à la popote de ma compagnie. La télévision était allumée et ils parlaient de la lettre. Un jeune caporal de ma compagnie rigolait et disait à son sergent :
« Putain, nos familles pensent qu’on va se battre contre Daesh dans le désert, mais en fait on va finir dans un VBCI [blindé] dans les Yvelines, la bataille de nos vies va être la bataille de France… » . C’est anecdotique, mais je pense que cela représente bien le sentiment d’une grande partie des soldats français : la bataille de notre vie, ce sera la bataille de la France….

Vous trouverez forcément des gens, soldats et officiers, qui ne sont pas d’accord avec cette lettre. Dans une armée de 300.000 hommes, c’est statistiquement évident. Mais je répète mon propos : pour l’immense majorité des soldats de nos armées, la question du déclin de la France ne se pose même pas. Le déclin de notre pays est une évidence pour la quasi-totalité d’entre nous.


GD : Les généraux qui ont signé cette lettre sont-ils influents et écoutés ? Ont-ils une emprise ou une influence sur les soldats français ?

Non, absolument pas. La plupart des militaires sont déjà incapables de nommer leur chef de corps ou leur chef BOI… Les militaires ne connaissent pas la plupart des généraux et des officiers qui ont signé cette lettre. C’est logique et c’est très bien comme ça.

Comme je l’ai dit, l’objet de cette lettre n’est certainement pas un appel à l’action dirigé contre les soldats. À l’exception de quelques députés malhonnêtes, je pense que personne ne le croit. Cette lettre est un appel à l’action dirigé vers les politiciens. C’est aussi un appel à la prise de conscience adressé au peuple français.

A partir de là, le statut de ces généraux n’a pas d’importance. Peu importe qu’ils soient respectables, respectés, influents, médiatiques…. De toute façon leur vocation n’est pas d’agir, et je crois qu’elle ne l’a jamais été.

Leur rôle était d’écrire, et ils l’ont fait. Ils étaient les messagers d’un message important et urgent. Aujourd’hui, tout le monde s’en prend au messager. Ils cherchent à les punir, à les faire renvoyer, ils cherchent leurs antécédents… Ou au contraire, certains se mettent à espérer que ces généraux vont agir, qu’ils vont faire quelque chose, ils attendent béatement que l’armée agisse…

Les deux positions sont idiotes. Elles se focalisent sur le messager, dans un cas avec haine et dans l’autre avec espoir. Mais dans les deux cas, ces positions occultent l’essentiel : ce qui compte ici, c’est le message qui nous est adressé. Le reste n’a pas d’importance.

Comme je l’ai dit, personne dans l’armée ne croit une seconde que ces généraux vont faire quelque chose. Personne. Et je ne pense pas que les généraux eux-mêmes aient jamais prévu de faire quoi que ce soit.

Je le dis donc à la fois aux « républicains antimilitaristes inquiets » et aux « césaristes providentialistes enthousiastes » : n’attendez rien de ces généraux, et n’attendez rien de l’armée en général. Il ne se passera rien de ce côté-là. Cette lettre était une alerte, rien de plus, il n’y a pas de complot de militaires patriotes qui, dans l’ombre, préparent un coup d’état pour sauver la France.

J’ai vu dans la liste de questions que vous m’avez envoyée de la part de vos lecteurs américains que beaucoup font référence au mouvement Qanon. Je ne suis pas un expert en politique intérieure américaine, mais d’après ce que je comprends, le mouvement Qanon est un mouvement d’Américains complotistes qui croient que, face à une élite internationale malveillante, il y aurait à la tête de nos pays une élite cachée et positive qui agirait dans l’ombre au nom du peuple, pour ainsi dire.

Que cette théorie soit vraie ou fausse, je considère que toutes les théories qui encouragent la passivité sont néfastes. Si demain une rumeur essaie de vous faire croire qu’il y a des gens de votre côté et qu’ils vont libérer le pays pour vous et changer les choses alors que vous êtes assis sur votre canapé, alors c’est un mensonge.

Je le dis pour les Français et pour la plupart des autres peuples : il n’y a pas de groupe dans l’ombre qui travaille pour défendre vos intérêts ; il n’y a pas de conspiration de généraux, de milliardaires ou de politiciens pour changer les choses au nom du peuple. Il n’y a rien de tel.

Si demain des généraux vous disent : « Restez chez vous, nous avons le contrôle, nous nous occupons de tout, le pays sera bientôt libre », ils vous mentent. Faites exactement le contraire de ce qu’ils vous disent, agissez, ne soyez pas passifs. La liberté est nécessairement active, la passivité est un esclavage. L’homme passif est toujours soumis à la volonté des hommes qui agissent.


GD : Donc selon vous, les généraux ou l’armée n’ont aucun rôle à jouer ?

Ce n’est pas exactement ce que je dis. A mon avis, l’armée, les figures charismatiques, se contentent toujours d’accompagner et de structurer les grandes dynamiques anthropologiques.

Il est très probable qu’un jour, pour une raison ou une autre, la population française se mettra à bouger sur des bases plus ou moins claires. Et il est très probable qu’à ce moment-là, une fois la fenêtre d’opportunité ouverte, l’armée en profitera et pèsera de tout son poids d’un côté ou de l’autre.

Mais je doute sincèrement que l’armée puisse avoir un quelconque rôle de leader. Pas plus il y a 100 ans qu’aujourd’hui. L’armée aura un rôle à jouer, peut-être même un rôle décisif. Mais vous ne devez rien attendre de l’armée, vous ne devez rien attendre de ces généraux pour le moment.

Je sais que c’est dur d’attendre, on aimerait penser que quelque part des vieillards sages et paternels veilleraient sur nous. Mais pour l’instant, ces soldats qui ont signé la lettre ont joué leur rôle : ils ont parlé au nom des soldats d’active, ils ont alerté les Français. Leur rôle s’arrête là. La balle est maintenant dans le camp des Français. L’acteur principal du prochain acte ne sera pas l’armée, ce sera le peuple français. Ce sera vous. L’armée la plus puissante de France, c’est vous, une coalition de 67 millions de civils.

Sur le « Grand Remplacement »

GD : Dans leur lettre, les généraux évoquent à demi-mot le problème de l’immigration, de l’anarchie, et de l’antiracisme agressif d’une partie de la gauche. Que pensez-vous de cette analyse ?

Leur analyse est à la fois très juste et très fausse, car elle est partielle. Elle est correcte dans le sens où les problèmes cités [islam, immigration, antiracisme] représentent une menace. Mais elle est fausse dans le sens où les généraux n’ont pas identifié ce qui est menacé en fin de compte.

Ce qui est menacé, ce ne sont pas  » les valeurs de la République « , ni nos lois, ni notre système parlementaire, ni notre  » vivre-ensemble « . Ce qui est menacé, c’est la France. C’est le droit des Français à disposer d’un territoire pour y vivre. Ou pour reformuler en des termes certes polémiques mais plus précis : ce qui est menacé à moyen et long terme, ce sont les Français de souche.

Les menaces dont parlent les généraux sont l’expression très concrète d’une évolution absolument inédite dans l’histoire de notre pays : une nation forte et dominatrice, invaincue et invincible, se lasse de sa surpuissance et décide de s’inventer des problèmes pour s’occuper. Ainsi, elle se retrouve rapidement affaiblie et culpabilisée au point de se suicider démographiquement. La France n’est pas attaquée, elle ne meurt pas tuée par un ennemi plus fort. Elle se suicide.

Mais le caractère suicidaire de notre situation actuelle n’enlève pas la responsabilité des élites ou des populations nouvellement arrivées. Celui qui frappe un homme dans le dos mérite la corde. Celui qui frappe un homme déjà à terre mérite la corde. Les élites et les lobbies sont coupables de trahir et de frapper la France dans le dos ; les populations colonisatrices sont coupables de frapper un pays déjà à terre.

C’est ce débat qui devrait être au centre de la scène publique, et c’est ce débat tabou qui n’est pas évoqué par les généraux : celui de la tension raciale qui commence et qui va atteindre un pic paroxystique.

La question qui se pose au XXIe siècle est celle de savoir si les Français de souche auront encore un pays à la fin du siècle. C’est tout. Tous les autres débats sont des circonvolutions pour parler de ce sujet sans en donner l’impression.


GD : Au Gallia Daily, nous avons essayé de créer une définition simple de la théorie du « Grand Remplacement » revendiquée par l’extrême droite.

« Grand remplacement : l’idée que, depuis la fondation de la France, les habitants de la fin d’un siècle ont toujours été les descendants des habitants du début de ce siècle ; un équilibre démographique qui va se modifier au cours du XXIe siècle, les habitants de l’année 2099 n’étant pas, pour beaucoup, les descendants de ceux qui vivaient en France en 2000, 1900, 1800… »

Que pensez-vous de cette théorie selon cette définition ?

Cette définition a le mérite d’être simple et exhaustive. Mais elle est absolument inutile, pardonnez-moi. Ce que vous décrivez est une évidence évidemment évidente. Pas besoin d’une définition de 100 mots pour s’en rendre compte… Qualifier simplement cette observation de « théorie » est un non-sens. Ce n’est pas une théorie, le remplacement démographique est une observation empirique de base.

On peut s’en réjouir, le déplorer, vouloir l’accélérer, le ralentir, l’aménager, le stopper, l’inverser…. Cela n’a finalement aucune importance. Ce fait existe, toutes les statistiques le montrent : je n’ai plus en tête les chiffres de la drépanocytose [note : 40% de naissances non européennes en 2016], mais ils sont, me semble-t-il, une preuve indéniable que la structure ethnique de notre pays est en train de changer. Les bébés qui peuplent nos maternités ne sont pas les arrière-petits-enfants des Français du XVIe siècle. Celui qui ose dire le contraire est un négationniste.

Mais en réalité, tout le monde est conscient que le remplacement démographique est une réalité. Ceux qui nient l’existence de ce phénomène en sont également conscients ; s’ils le nient, c’est uniquement dans le but de le prolonger. Celui qui dit « le grand remplacement n’existe pas » dit en fait « je sais qu’il existe, je veux qu’il se prolonge, donc pour cela il faut que je nie qu’il existe pour ne pas choquer et réveiller la population ».

Vous imaginez bien que si demain les députés de LFI disaient « Nous sommes les candidats du Grand Remplacement, le fait que les Français de souche disparaissent est une chance pour notre pays ! », ça ferait mauvais genre. C’est pourtant exactement leur ligne politique. Un député LFI sait très bien que les Français de souche existent, et qu’ils sont en train de disparaître.

Le déni de la réalité est donc toujours un moyen pour eux de protéger le statu quo, c’est-à-dire de prolonger l’extinction de notre peuple.


GD : Donc pour vous le « Grand Remplacement » est une réalité ?

C’est une évidence, quel que soit le nom qu’on lui donne. Le fait est qu’un couple français qui donne naissance à un enfant en 2021 doit être conscient que cet enfant grandira dans un pays où il sera minoritaire, où les tensions raciales seront exacerbées. Je ne dis pas « l’enfant sera minoritaire demain », je dis « nos enfants sont déjà condamnés à être minoritaires chez eux, déjà aujourd’hui ». Je le sais d’autant mieux que j’ai 4 enfants.

Un militaire a la chance de pouvoir rentrer chez lui le soir et d’enlever ses Haix et son Felin [uniforme]. Nous pouvons enlever notre uniforme et vivre une vie normale après tout. Nos enfants n’auront pas cette chance, ils porteront leur uniforme toute leur vie : leur peau blanche est leur uniforme dans cette guerre atroce qui leur est déjà faite, une guerre qui va s’intensifier. J’espère que les parents qui lisent ceci en sont conscients : le monde que vous connaissez n’existe plus pour vos enfants. Il n’existe plus. Leur monde, c’est le Brésil mélangé au Liban, ce n’est pas les Trente Glorieuses ou les dessins animés de Gullie.

Alors oui, non seulement le phénomène du changement démographique est une réalité. Mais c’est même le principal clivage politique du pays. Au final, consciemment ou non, tout le monde se structure autour de ce sujet ou de ses satellites. La gauche trouve que 400 000 immigrés par an, ce n’est pas assez, que [40 %] des naissances africaines, ce n’est pas assez. La droite trouve que c’est un peu trop, mais que si Mokhtar s’appelait François, se convertissait à l’athéisme LGBT et obtenait sa carte d’identité française, tout irait mieux pour notre pays.

Pour l’instant, ces débats sont puérils et hypocrites. Mais la discussion deviendra plus tendue et plus radicale lorsque les Français comprendront qu’il ne s’agit pas seulement d’un débat théorique, lorsqu’ils comprendront que c’est leur vie, en tant qu’individus et en tant que peuple, qui est en jeu.


GD : Pensez-vous que les Français comprennent la gravité de la situation de leur pays ? Pouvez-vous donner votre vision de la France dans 5 ans ? 10 ans ? 20 ans ? Pensez-vous que les choses vont empirer, ou êtes-vous optimiste ?

Les Français comprennent-ils la gravité de la situation ? Absolument pas. Je le pense vraiment. J’ai beaucoup de respect pour les civils et je sais que certains d’entre eux comprennent très bien ce qui se passe, car ils en souffrent tous les jours. Mais sincèrement, la plupart des Français ne comprennent pas du tout ce qui se joue.

Les Français vivent tranquillement leur vie, ils ne comprennent pas qu’au quotidien, leurs élites négocient leur avenir. Le bloc de gauche tente d’obtenir l’effacement total des Blancs pour satisfaire leur besoin maladif de pardon et leur sentiment d’injustice blessée. Et le bloc de droite essaie de négocier les termes de la capitulation, sur la base de « oui, les Blancs sont une minorité juste parmi d’autres qui doit être protégée dans une certaine mesure, s’il vous plaît, merci, au revoir ».

Pour les deux blocs, comme je l’ai dit, les preuves sont déjà là : la France a disparu, les Français de souche sont des vestiges. La seule différence est que d’un côté, on veut raser définitivement les vestiges, et de l’autre, on veut mettre les vestiges dans un musée.

Les différentes forces de l’élite de notre pays ont signé le Pacte Molotov-Ribbentrop 2.0. Si vous vous souvenez, ce pacte était un accord secret entre les Russes et les Allemands pour diviser la Pologne. Malgré le pacte, les Polonais ont continué à mener une vie normale, sans se douter que leur destin était déjà scellé.

C’est exactement la situation actuelle des Français : ils ont encore l’illusion de vivre dans un pays à peu près normal, d’avoir une vie normale. Parce que l’inertie du système précédent et de l’époque précédente permet de maintenir les formes. Pour encore quelques temps. Mais en réalité, le sort des Français de souche est déjà liquidé. Que vous soyez de gauche ou de droite, si vous me lisez, sachez que dans tous les cas le scénario du film est déjà écrit, et vous n’êtes pas au casting.

Et pour filer la métaphore historique, croyez-moi, même si je compatis à la souffrance des Polonais et à leur histoire blessée, j’envie infiniment leur sort par rapport à ce qui attend les Français : les troupes allemandes avaient beaucoup plus de respect pour les Polonais qu’elles occupaient, que les élites françaises n’en ont pour leur pays, celui qu’elles trahissent.

Pour l’instant, la situation en France se maintient de manière assez artificielle. Tout semble très solide. Le système républicain est encore en train de mettre les formes. Mais c’est une République Potemkine, avec des institutions en plâtre, comme un vieux décor de western. C’est un château de cartes. Il suffira d’un rien (et ce rien se produira), pour achever définitivement le basculement vers une France post-française. Une France où les Français de souche seront une majorité-minoritaire, puis une majorité à abattre, puis une minorité à combattre, puis une minorité à abattre, puis une minorité abattue. Puis une minorité disparue.

Je ne parle pas d’un scénario de science-fiction. Je parle de la France de 2050, le pays dans lequel vos enfants vivront lorsqu’ils auront 25 ans. En 2050, c’est l’année où votre fils ou votre fille aura son premier enfant. Cet enfant naîtra dans une France où plus de 65% des autres enfants seront d’origine africaine. C’est une dynamique inéluctable, car la démographie est inéluctable et les instincts tribaux ou raciaux que la démographie réveille sont violents.

Suis-je donc optimiste ? Sur le long terme, oui. A court et moyen terme, non. Les militaires disent « la sueur épargne le sang ». C’est-à-dire qu’il faut affronter toutes les situations à l’avance, à l’entraînement, pour pouvoir avancer ensuite sans pertes dans l’avenir.

« La sueur épargne le sang », les Français refusent depuis plusieurs années d’affronter réellement et définitivement le problème, ils auront donc le sang.


GD : Donc, à votre avis, les généraux ont raison de souligner que la situation actuelle va empirer jusqu’à, peut-être, conduire à une guerre ?

La « guerre » dont nous parlons peut prendre des millions de formes différentes. Elle peut durer 4 jours, 4 semaines, 4 décennies ou 4 siècles… Mais elle aura lieu, c’est certain. Et c’est logique. Nous pouvons être émus par cela, mais nous n’avons pas le droit de feindre la surprise.

Comme je l’ai souligné précédemment, la situation de la France peut être résumée facilement : il y a un peuple premier (les Français de souche) qui, sous l’impulsion d’une élite de traîtres, se trouve placée dans un rapport de force démographique avec des populations étrangères pour obtenir le contrôle du territoire et l’initiative politique dans les institutions du pays.

La nature a horreur du vide, mais elle a aussi horreur du trop-plein. Deux rois ne peuvent pas s’asseoir sur un seul trône. Au début, ce rapport de force entre Français et étrangers est resté purement démographique (c’est-à-dire mathématique, passif). Mais au fil du temps, il est devenu culturel, chaque population tentant d’affirmer sa (sous-)culture et/ou sa religion.

Aujourd’hui, cet équilibre des forces se déplace vers l’arène politique, c’est la phase cruciale, l’avant-dernière phase. Lorsque la politique ne parviendra pas à résoudre le problème, nous entrerons dans la phase militaire.

Je dis « Quand la politique échouera à résoudre le problème » au futur, car croyez-moi, la politique échouera. Regardez la Yougoslavie, le Liban, l’Afrique du Sud, la Palestine… La phase politique échouera nécessairement à pacifier la situation, car à la fin de la phase politique, quel que soit l’accord conclu, il y aura inévitablement un camp qui se sentira lésée : soit les minorités-majoritaires, déçues de ne pas avoir obtenu plus de pouvoir, soit la majorité-minoritaire, furieuse d’avoir été dépossédée.

Si un camp gagne, l’autre perd, et vice versa. La guerre s’imposera donc naturellement comme la seule possibilité pour le perdant d’obtenir ce qu’il veut. Car la guerre n’est que le prolongement de la politique par d’autres moyens, Clausewitz l’a dit mieux que moi.

GD : Dans la lettre, les généraux appellent à l’action pour éviter cette guerre. Combien de temps pensez-vous que nous ayons avant qu’il ne soit trop tard pour réagir ? Quelle est la fenêtre d’opportunité pour agir ?

La fenêtre temporelle était 1990-2000. Elle est déjà passée. Il est maintenant trop tard. Certains parlent de « remigration », d’autres rêvent « d'inverser les flux migratoires »… La vérité que personne n’ose affirmer est que nous ne pouvons plus traiter le problème de manière pacifique ou politique.

La masse étrangère sur notre sol est trop profondément implantée ; les idées folles de culpabilité sont trop profondément enracinées dans le cerveau de notre peuple abusé. Il est trop tard. Beaucoup trop tard. J’avais 5 ans qu’il était déjà trop tard pour agir en amont. Notre situation actuelle n’est que la suite logique de ces choix (ou non choix). Aujourd’hui, il est trop tard pour faire les choix que nous aurions dû faire il y a 30 ans.

La question n’est donc plus « comment agir pour éviter l’éclatement du pays, la division, la partition, la guerre civile ? ». La seule question qui se pose est : « Quand cette rupture arrivera-t-elle et comment en triompherons-nous ? »

Je dois préciser que c’est là mon plus grand désaccord avec les généraux : ils pensent qu’il faut éviter la guerre civile. Ce n’est pas mon cas, pas plus que celui de la grande majorité de mes camarades militaires.

S’il y avait un moyen d’éviter la guerre ET de résoudre le problème pacifiquement sans concessions, je le soutiendrais bien sûr. Mais j’ai expliqué pourquoi, à mes yeux, la solution ne peut plus avoir de solution pacifique [trop nombreux, depuis trop longtemps, avec l’aide de trop de ‘traîtres’].

A partir de là, vouloir à tout prix éviter la guerre civile, même s’il n’y a pas de solution pacifique, c’est de facto une capitulation a priori, cela impliquera des concessions insupportables. C’est-à-dire qu’on va demander au peuple français de se soumettre aux exigences de l’autre camp pour essayer de satisfaire nos antagonistes et éviter la guerre….

Les généraux qui ont écrit cette lettre sont utopistes et pensent que les débats au Palais Bourbon [Assemblée Nationale] peuvent nous sortir de l’impasse comme par magie. Ce n’est pas vrai. Et je sais qu’ils le savent, ou qu’ils le comprendront bientôt.

Donc, non seulement nous ne devrions pas essayer d’éviter la guerre civile. Mais ironiquement, il est plutôt vertueux qu’elle se produise. Si elle ne se produisait pas, cela signifierait que les Français ont définitivement abandonné tout idéal et qu’ils ont accepté de capituler pour préserver la paix, quitte à profiter de cette paix en tant qu’esclaves.

Mais il est fou celui qui est prêt à sacrifier sa liberté comme une offrande dans l’espoir d’une paix douce et tranquille. La seule chose qu’il obtiendra est le mépris des yeux qui le regardent, le coup de la main qui le nourrit et le crachat de la bouche qui l’a enjôlé.

La liberté ne se négocie pas, notre génocide ne mérite pas d’être « arrangé » ou « adapté ». Les Français ont un droit inaliénable et exclusif sur la terre de leurs ancêtres et tant qu’ils porteront cette certitude comme une flamme dans leur cœur, ils seront invincibles.

« Jusqu’où la population française est-elle prête à aller pour garantir sa survie et l’avenir de ses enfants ? »

Sur la guerre civile en France

GD : Vous êtes donc convaincu qu’il y aura un conflit violent en France. Certains parlent de « guerre civile », d’autres de « guerre raciale ». Quelle est votre position ?

Je pense que le terme « guerre civile » est très problématique. Il couvre certes une partie du problème, puisque les Français de souche seront nécessairement opposés à d’autres Français de souche, par exemple la gauche à la droite. Mais ce terme brouille les pistes, car ce conflit, lorsqu’il aura lieu, ne verra pas seulement des Français de souche s’opposer entre eux. Comme je l’ai longuement expliqué, ils combattront aussi et surtout des forces étrangères à notre pays, qu’elles aient ou non la nationalité française. Je pense bien sûr en premier lieu aux communautés originaires d’Afrique et établies sur notre territoire. A ce titre, il est inapproprié de parler de  » guerre civile  » lorsqu’un peuple se soulève et combat l’envahisseur.

L’expression « guerre raciale » est inappropriée pour les mêmes raisons. D’abord, parce qu’elle se concentre sur l’aspect racial (ou ethnique) du conflit. Ce terme implique que les Blancs seront tous unis contre les Noirs qui seront eux-mêmes tous unis contre les Blancs. Ce terme ignore les dimensions tribales, religieuses et culturelles. Du côté des forces étrangères, les Maliens et les Congolais ne s’entendront probablement pas bien… Pas plus que les Marocains et les Algériens… Et inversement, ce terme implique que tous les « Blancs » seront unis dans la lutte, ce qui est une autre imbécillité. Les populations turques, kabyles ou juives sont parfois considérées comme « blanches », mais ces personnes restent des étrangers en France et en Europe… De même, au sein des Français de souche, on verra des luttes internes, des luttes entre factions, entre Français de souche de gauche et de droite, d’extrême droite et de droite, entre Français religieux et laïcs, etc etc.

Aucun de ces deux termes ne me convient. La guerre que nous connaîtrons sera à mi-chemin entre ces deux choses. Mais ceci dit, si je pousse la réflexion encore plus loin, je pense que nous ne devrions pas du tout parler de « guerre ». J’utilise ce mot par facilité. Mais en soi, nous ne serons pas confrontés à une guerre au sens où nous l’entendons. Nous ne trouverons pas 100.000 soldats avec des tanks et des hélicoptères de chaque côté. Nous serons dans quelque chose d’extrêmement asymétrique, para-étatique, informationnel. Cela ne veut pas dire que le combat physique est exclu. Mais les nouvelles guerres, de 4ème ou 5ème génération comme on dit, laissent beaucoup moins d’importance au contrôle physique du territoire, c’est-à-dire à la guerre au sens traditionnel.

Aujourd’hui, le contrôle physique semble être une condition sine qua non pour sécuriser votre position, mais ce n’est pas ce qui permet de gagner la guerre. La guerre se gagnera ailleurs que sur la ligne de front, même si la supériorité militaire est une nécessité. Pour le dire plus clairement : il me semble évident que les Français de souche contrôleront de facto la grande majorité du territoire, avec une facilité déconcertante. Mais cela ne signifie pas que la guerre sera gagnée… Dans ce genre de guerre, contrôler son territoire est nécessaire, mais la victoire s’obtient d’une autre manière : en mobilisant sa population et l’opinion internationale afin de trouver la légitimité pour enlever définitivement le caillou dans sa chaussure, purger ses institutions et normaliser son nouveau régime en tissant des liens avec l’étranger.

Le grand défi sera celui-ci, et ce n’est pas un défi militaire. Le défi militaire sera gagné en quelques jours. Si l’armée avait les mains libres, le pays entier serait « libéré » en dix jours. Si l’armée avait les mains libres, le pays entier et ses institutions seraient purgés en un mois. Littéralement. Il faut une compagnie d’infanterie pour tenir une ‘cité sensible’ ; il faut 15 marins pour manœuvrer un porte-conteneurs ; il faut seulement 3 juges pour juger un millier de traîtres. Ce grand nettoyage historique serait très facile à mettre en place, même si l’on est attaché aux formes de la légalité. La difficulté est ailleurs.

La question qui va se poser est en effet la suivante : jusqu’où la population française est-elle prête à aller pour garantir sa survie et l’avenir de ses enfants ? C’est là que le pays sera divisé, entre ceux qui sont prêts à tout, et ceux qui veulent fixer des limites plus ou moins strictes. C’est ce débat qui fera durer le conflit.

GD : Concrètement, si ce conflit devait se dérouler sur le sol français, peut-on essayer d’imaginer ce que cela donnerait, précisément ?

C’est un exercice difficile mais auquel nous nous livrons régulièrement avec certains de mes camarades et subordonnés. Depuis les attentats de 2016, nous avons forgé un petit groupe de prospective amical et informel sur ce sujet. Notre objectif est d’essayer d’utiliser notre bagage militaire et d’adapter nos outils d’analyse à la situation française pour voir quels scénarios seraient réalistes. Je sais que d’autres officiers dans d’autres régiments font la même chose et dès que possible, nous partageons des RETEX [débriefing], nous essayons d’échanger nos conclusions et nos réflexions.

Très honnêtement, il est difficile d’imaginer à quoi ressemblerait ce conflit. Il y a une infinité de possibilités. Il s’agit d’un ensemble de paramètres assez ahurissants à maîtriser, et dans tous les cas il s’agit d’hypothèses.

Mais après plus de 5 ans de réflexion sur ce sujet, nous sommes arrivés au scénario qui nous semble le plus réaliste, du moins de notre point de vue. Nous l’avons expérimenté sous la forme d’un wargame accéléré [simulation théorique] sur une douzaine d’heures, avec une équipe bleue, une équipe rouge et des observateurs. La partie « militaire » de ce scénario (la guerre elle-même) ne présente aucun intérêt puisqu’il s’agit d’une pure spéculation. Mais en revanche, la partie antérieure, le « déclenchement », me semble importante à partager. Je vais essayer de résumer simplement nos pensées. Alors, comment tout cela commence-t-il ?

PHASE 1 : DÉCLENCHEMENT – Émeutes à l’échelle nationale

Dans notre scénario, la France est en pleine période électorale, le débat fait rage et à l’image des récentes élections américaines, les tensions raciales sont à leur comble, le sentiment anti-police également. Un contrôle de police dégénère, les images sont diffusées sur les réseaux sociaux comme SnapChat, plusieurs villes font face à des émeutes, les politiciens de gauche encouragent indirectement les tensions à travers leurs relais médiatiques, en organisant des manifestations, en appelant les lycéens et les étudiants à bloquer leurs écoles.

La situation dégénère en une émeute nationale, les centres-villes sont le théâtre d’émeutes et d’exactions, les infrastructures (bus, métro, tramway, périphériques) sont régulièrement bloquées, réduisant les flux économiques.

Des groupes de civils s’organisent pour se défendre contre les émeutiers.

Note : Vous reconnaîtrez ici un scénario très similaire à ce que les USA ont vécu en 2020-2021…. Pourtant, c’est un scénario qui a été écrit et joué en novembre 2018…. Les lecteurs français pourront aussi reconnaître ici des éléments assez similaires avec ce qui a été imaginé par de nombreux auteurs de fiction.

PHASE 2 : TRANSITION – instabilité politique

Finalement, dans notre scénario, après plusieurs semaines et de nombreux morts, face à la pression internationale, le calme revient. Mais la situation n’est plus jamais la même. La violence a laissé des traces dans le pays, comme un traumatisme à l’échelle de la société, la ligne rouge est définitivement tracée sur le terrain entre les deux camps. Les groupes d’autodéfense formés par les citoyens pendant les troubles continuent d’exister de manière informelle et de se renforcer et de s’organiser, car chacun a le sentiment que ces événements pourraient se reproduire…

À la suite de ces émeutes, la situation politique est extrêmement compliquée, avec au moins trois camps distincts :

  • le « Bloc de gauche » : représentant les minorités raciales, ceux qui veulent que les émeutes ne soient qu’un début pour abattre l’ancien système et aller encore plus loin ; ils utilisent cet argument pour demander des réformes avec un discours qui consiste à dire « vous avez vu ce dont nous sommes capables, si vous ne nous donnez pas ce que nous voulons, ça recommencera ».
  • le « Bloc du Centre« , représentant le statu quo, dont la ligne politique consiste essentiellement à dire « plus jamais ça », à promouvoir encore plus la doctrine de la diversité du « vivre-ensemble », à parler du renouvellement du « contrat social », à calmer le jeu… L’objectif avoué étant d’éviter un nouveau conflit. C’est le camp de la soumission.
  • le « Bloc de droite » : qui regroupe les Français les plus radicaux, qui appellent à ne pas céder aux émeutiers ou à la gauche, qui tente de récupérer et structurer les groupes d’autodéfense pour peser sur la situation.

Dans le scénario que nous avons étudié, c’est dans cette phase que se jouera l’essentiel de notre avenir. C’est là que les patriotes auront le rôle le plus crucial à jouer, d’abord pour gagner le plus d’influence au sein du bloc de droite lui-même, pour s’assurer que le récit principal est guerrier, militariste et sans concessions. Ensuite, pour s’assurer que dans le jeu politique plus large, le bloc de droite est le plus fort, le plus entreprenant, le mieux préparé.

PHASE 3 : GUERRE OU PAS ? – Trois voies possibles

A ce moment, dans cette phase de transition politique, tout est suspendu, la balle peut tomber des deux côtés. A ce moment du scénario, les avis au sein de notre groupe de travail ont divergé en 3 groupes :

  • PAS DE GUERRE : Ceux qui pensent que le bloc de droite perd son influence au profit du bloc du centre et que la situation se normalise, sans conflit majeur. La France devient un pays communautaire de fait, où les Français de souche se soumettent et acceptent d’être une communauté parmi d’autres.
  • SÉPARATION DE FACTO : Ceux qui pensent que le bloc de droite finira par avoir suffisamment de poids pour décider unilatéralement de son propre sort et se séparer des deux autres, au sens politique du terme. C’est-à-dire créer une organisation étatique parallèle de facto, avec ses fonds de solidarité, sa police basée sur des groupes d’autodéfense, ses institutions…. La France existerait toujours en tant qu’état unitaire, mais de facto une partie de la population serait à la fois française ET membre de cette création sui generis.
  • GUERRE TOTALE : Ceux qui pensent que la situation est insoluble entre les trois camps et qu’elle finira par dégénérer en guerre ouverte, au sens propre du terme, impliquant des combats militaires. L’armée est alors divisée en 3 parties : (a) une partie déserte avec son matériel vers le bloc de gauche ou vers des bandes armées des banlieues. (b) Une partie reste fidèle au bloc du centre, qui représente l’État légal et bénéficie du soutien international. (c) Une partie importante rejoint le bloc de droite et se joint aux groupes d’autodéfense civils. L’issue de cette guerre est impossible à anticiper. Mais l’aspect clé réside dans le choix que fera le bloc du centre : soit il finira par rejoindre le bloc de gauche, soit il finira par rejoindre le bloc de droite. Puisque le Bloc du Centre est celui des légalistes, le ralliement du Bloc du Centre à l’un des deux autres blocs légitimera et « légalisera » la lutte de ce bloc.

[...]

Je répète qu’il s’agit d’un scénario parmi d’autres, mille choses différentes peuvent se produire, les résultats sont également incertains. Mais dans tous les scénarios que nous avons étudiés ces 5 dernières années, nous avons toujours retrouvé ces différentes phases et ce modèle particulier : des émeutes ultra-violentes, une phase de transition, une phase finale. C’est la phase de transition qui est la plus cruciale dans ce schéma, car c’est pendant cette phase que tout va se jouer.


GD : Vous semblez donc avoir réfléchi au problème. Vous affirmez également que d’autres militaires mènent une réflexion similaire. Une rumeur circule à l’extrême droite selon laquelle le gouvernement ou l’état-major prépare une « opération RONCES », un plan visant à prendre le contrôle des zones interdites en cas de guerre ou d’émeutes. Savez-vous si un tel plan existe ?

Elle existe. C’est une certitude. Je ne dis pas que le CEMA [l’état-major] a une boîte avec un dossier écrit « opération Ronces ». Mais il est évident que l’Etat-major a réfléchi à ces questions, que l’Elysée a réfléchi à ces questions. Nos dirigeants sont peut-être hypocrites mais ils ne sont pas ignorants. Le réseau de renseignement français est très efficace. Les Préfets, les ministres et les présidents successifs sont au courant d’absolument tout ce qui se passe. Ils savent très bien que la situation de guerre dont nous parlons est réaliste. Et ils l’ont nécessairement préparée, quel que soit le nom de ce plan ou la forme qu’il prendra.

Vous pouvez imaginer que si une trentaine d’officiers et de sous-officiers peuvent réfléchir à ces questions, comme mes camarades et moi l’avons fait, alors le commandement le fait aussi. Je pense qu’ils n’y pensent pas seulement de manière informelle, mais qu’ils y réfléchissent de manière formelle et hebdomadaire. C’est également l’avis de la plupart des officiers à qui je parle de ces choses. Il n’y a aucun doute dans leur esprit que nos dirigeants sont beaucoup moins naïfs et candides qu’on pourrait le croire.

GD : Si le conflit dont vous parlez éclate, l’armée sera-t-elle la seule à se battre ? Imaginez-vous que des civils puissent se joindre au combat ? Des bandes errantes, des volontaires civils, des survivalistes isolés ?

Je pense que dans l’imaginaire des gens, une guerre implique nécessairement des centaines de milliers de soldats. A mon avis, nous serons très loin de cela dans le cas français. Le nombre total de combattants réels (soldats professionnels) sera probablement bien inférieur à 100 000. Mais il faut y ajouter les civils armés.

  •  D’une part, les bandes criminelles ou politiques, désorganisées, qui représenteront probablement le plus grand nombre de civils armés.
  •  Et de l’autre côté, des civils armés isolés. Ou des civils organisés dans les groupes d’autodéfense dont je parlais. Ces groupes seront probablement soutenus directement par l’armée, ou organisés par d’anciens policiers et soldats, peut-être sur le modèle des SAS en Algérie française, c’est-à-dire, par exemple, un soldat professionnel encadrant 7 à 10 « auxiliaires » civils sur un territoire donné. Les civils auront alors la possibilité d’aider l’armée régulière, au moins à tenir le territoire.

Le survivalisme est aussi un sujet compliqué, il y a autant de survivalismes que de survivalistes…. C’est un milieu qui a ses codes, mais où les gens sont assez libres de leurs opinions. Il est difficile d’imaginer quel pourrait être leur rôle en tant que communauté. Mais je ne pense pas qu’il soit exagéré de dire que la plupart des survivalistes ont une forte tendance patriotique et qu’il est probable qu’un petit nombre d’entre eux puisse rejoindre ou créer les groupes dits d’autodéfense. Comme les chasseurs d’ailleurs.

Concernant les volontaires européens ou expatriés, je suis personnellement très favorable à la mise en place d’unités étrangères encadrées par des Français en cas de conflit. C’est un défi logistique, juridique et humain. Mais d’après ce que j’ai vu en étudiant d’autres conflits, l’effort en vaudrait la peine.


GD : En considérant que vous avez raison et qu’une guerre civile est effectivement à prévoir en France, dans quelle fenêtre de temps voyez-vous un tel conflit ? A votre avis, la récente crise autour de COVID-19 peut-elle aggraver la situation ou contribuer à provoquer la guerre ?

La fourchette de temps me semble très difficile à évaluer, je préfère ne pas m’y risquer. Mais disons que ce sera nécessairement de notre vivant. La tension ne me semble pas assez importante pour imaginer un conflit avant 2030. Et si rien ne s’est passé en 2050, il sera probablement trop tard et la situation sera définitivement perdue. Cela nous laisse donc 10 ans pour nous préparer à cette fenêtre de 20 ans.

Concernant la situation sanitaire, il s’agit évidemment d’un événement très significatif qui contribuera certainement à mettre de l’huile sur le feu. Il n’est pas impossible qu’un mouvement national-populiste similaire à celui des Gilets Jaunes apparaisse dès la fin de l’année 2021 ou au cours de l’année 2022. Cela me semble tout à fait réaliste et nos amis de la Police Nationale pourront confirmer que ces scénarios sont pris au sérieux en ce moment.

Néanmoins, je doute qu’un tel mouvement puisse conduire à un changement de la situation. Mais, ces événements restent historiquement importants car ils contribuent au divorce entre les Français et leur élite politique.


GD : Un mot pour conclure ?

Un conseil : ne perdez pas espoir.

Rien n’est encore perdu, tout ne fait que commencer. Soyez actifs, soyez lucides, soyez droits, soyez intransigeants, soyez fiers d’être français, soyez certains de votre légitimité sur cette terre. C’est votre devoir.

Gardez la tête froide, ne tombez pas dans les pièges électoraux ou dans les fausses polémiques des plateaux télé, dans la fausse opposition. Ne succombez pas aux tentations faciles, ne vous laissez pas convaincre que ce sera facile, qu’il suffit d’attendre, que d’autres feront le travail à votre place…

Le peuple français est confronté à un défi héroïque, celui de défier le sens de l’Histoire et de réimposer la souveraineté du peuple au centre de toutes choses. Le défi de rappeler ce qu’est le peuple : une lignée millénaire à protéger comme un trésor, et non une masse d’individus fongibles et corvéables.

C’est un défi absolument colossal, celui de répondre à la question posée depuis 1945, et à laquelle nous avons refusé de répondre jusqu’à présent : « Un peuple a-t-il le droit d’avoir une nation qui soit à son service exclusif ? ».

Les tristes événements de la Seconde Guerre mondiale ont voulu offrir une réponse négative à cette question. Aujourd’hui, tout nous pousse à lui offrir une réponse positive. Quoi qu’il en soit, c’est une question à laquelle il faut répondre. Et la réponse sera définitive, totalement définitive.

Et l’Histoire a décidé que ce serait le peuple français qui serait le premier à répondre à cette question… Parce que nous serons les premiers européens à être confrontés à ce questionnement existentiel, celui de choisir d’être ou de ne pas être en tant que peuple.

Je pense que toute nation tremblerait de peur devant un tel défi. Toute nation tremblerait avant même d’entrer dans l’arène. D’autres nations trembleraient de peur : la peur d’être seul contre tous, d’être mal jugé, mal aimé, mal considéré… Mais la France est différente, nous n’avons pas peur de la solitude, nous n’avons pas peur de nous battre à un contre dix. Toute notre histoire nous a préparés à remplir cette tâche, à accomplir ce rôle, à être ceux par qui les changements de paradigme arrivent.

Alors ne désespérez pas. Comme le disait ce caporal de mon unité : « le combat de notre vie est la bataille de France ». Ces mots sont durs et font froid dans le dos, je le sais. Vous avez le droit d’être triste, vous avez le droit d’être en colère, vous avez même le droit d’avoir peur. C’est normal, le temps vous a choisi pour une tâche difficile, vous auriez sans doute aimé une vie plus tranquille… Mais soyez heureux, car vous êtes la génération dans laquelle un cycle va se terminer et un autre va commencer. Ces choses n’arrivent qu’une fois dans l’Histoire. Et non seulement cela se produira de votre vivant, mais vous aurez un rôle à jouer.

Préparez-vous, éduquez-vous, entraînez-vous, endurcissez-vous, apprenez des compétences, mariez-vous, éduquez bien vos enfants, prenez soin de vos amis, agissez pour devenir un exemple pour les plus faibles et agissez en suivant l’exemple des plus forts.

Votre sang bouillonne de pouvoir, de génie, de gloire et d’honneur. Et il n’y a pas de plus grand honneur pour un homme ou une femme que de défendre son sang en défendant son territoire. Soyez forts, soyez fiers, soyez français.

NOTE : Titre de l'article original modifié

Source : Gallia Dailly via le Courrier des Stratèges

10 mai 2021

FLASH - La guerre civile couve selon des militaires français anonymes qui lancent une nouvelle tribune au vitriol !

ALERTE ROUGE GENERALE - Policier tué par un dealer au 9 mm, jeunes de quartiers sensibles qui tirent au mortier (bientôt à balles réelles), "Cop Hunting", des automobilistes qui ne s'arrêtent plus au feu rouge sous peine d'être agressés, bus pris pour cible, les zones de non-droit devenues des bombes à retardement, un membre du GIGN qui met en garde, les réseaux sociaux qui s'emballent, le rap qui dérape,.... La guerre civile en France peut éclater à tout moment alors, une de fois de plus, vous voilà prévenus ! CA VA PETER !

L'effet d'une bombe ! Après la première tribune au vitriol publiée en avril 2021 qui a secoué la politique française, les militaires remettent une couche en passent la seconde selon Valeurs Actuelles et c'est du lourd mais vraiment du lourd hautement explosif !

Monsieur le Président de la République,

Mesdames et Messieurs les ministres, parlementaires, officiers généraux, en vos grades et qualités,

On ne chante plus le septième couplet de la Marseillaise, dit « couplet des enfants ». Il est pourtant riche d’enseignements. Laissons-lui le soin de nous les
prodiguer :

« Nous entrerons dans la carrière quand nos aînés n’y seront plus. Nous y trouverons leur poussière, et la trace de leurs vertus. Bien moins jaloux de leur survivre que de partager leur cercueil, nous aurons le sublime orgueil de les venger ou de les suivre »

Nos aînés, ce sont des combattants qui ont mérité qu’on les respecte. Ce sont par exemple les vieux soldats dont vous avez piétiné l’honneur ces dernières semaines. Ce sont ces milliers de serviteurs de la France, signataires d’une tribune de simple bon sens, des soldats qui ont donné leurs plus belles années pour défendre notre liberté, obéissant à vos ordres, pour faire vos guerres ou mettre en œuvre vos restrictions budgétaires, que vous avez salis alors que le peuple de France les soutenait.

Ces gens qui ont lutté contre tous les ennemis de la France, vous les avez traités de factieux alors que leur seul tort est d’aimer leur pays et de pleurer sa visible déchéance.

Dans ces conditions, c’est à nous, qui sommes récemment entrés dans la carrière, d’entrer dans l’arène pour avoir simplement l’honneur d’y dire la vérité.

Nous sommes de ce que les journaux ont nommé « la génération du feu ». Hommes et femmes, militaires en activité, de toutes les armées et de tous les grades, de toutes les sensibilités, nous aimons notre pays. Ce sont nos seuls titres de gloire. Et si nous ne pouvons pas, réglementairement, nous exprimer à visage découvert, il nous est tout aussi impossible de nous taire.

Afghanistan, Mali, Centrafrique ou ailleurs, un certain nombre d’entre nous ont connu le feu ennemi. Certains y ont laissé des camarades. Ils ont offert leur peau pour détruire l’islamisme auquel vous faites des concessions sur notre sol.

Presque tous, nous avons connu l’opération Sentinelle. Nous y avons vu de nos yeux les banlieues abandonnées, les accommodements avec la délinquance. Nous avons subi les tentatives d’instrumentalisation de plusieurs communautés religieuses, pour qui la France ne signifie rien - rien qu’un objet de sarcasmes, de mépris voire de haine.

Nous avons défilé le 14 juillet. Et cette foule bienveillante et diverse, qui nous acclamait parce que nous en sommes l’émanation, on nous a demandé de nous en méfier pendant des mois, en nous interdisant de circuler en uniforme, en faisant de nous des victimes en puissance, sur un sol que nous sommes pourtant capables de défendre.Oui, nos aînés ont raison sur le fond de leur texte, dans sa totalité. Nous voyons la violence dans nos villes et villages. Nous voyons le communautarisme s’installer dans l’espace public, dans le débat public. Nous voyons la haine de la France et de son histoire devenir la norme.

Ce n’est peut-être pas à des militaires de dire cela, arguerez-vous. Bien au contraire : parce que nous sommes apolitiques dans nos appréciations de situation, c’est un constat professionnel que nous livrons. Car cette déchéance, nous l’avons vue dans bien des pays en crise. Elle précède l’effondrement. Elle annonce le chaos et la violence, et contrairement à ce que vous affirmez ici où là, ce chaos et cette violence ne viendront pas d’un « pronunciamento militaire » mais d’une insurrection civile.

Pour ergoter sur la forme de la tribune de nos aînés au lieu de reconnaître l’évidence de leurs constats, il faut être bien lâche. Pour invoquer un devoir de réserve mal interprété dans le but de faire taire des citoyens français, il faut être bien fourbe. Pour encourager les cadres dirigeants de l’armée à prendre position et à s’exposer, avant de les sanctionner rageusement dès qu’ils écrivent autre chose que des récits de batailles, il faut être bien pervers.

Lâcheté, fourberie, perversion : telle n’est pas notre vision de la hiérarchie.

L’armée est au contraire, par excellence, le lieu où l’on se parle vrai parce que l’on engage sa vie. C’est cette confiance en l’institution militaire que nous appelons de nos vœux.

Oui, si une guerre civile éclate, l’armée maintiendra l’ordre sur son propre sol, parce qu’on le lui demandera. C’est même la définition de la guerre civile. Personne ne peut vouloir une situation aussi terrible, nos aînés pas plus que nous, mais oui, de nouveau, la guerre civile couve en France et vous le savez parfaitement.

Le cri d’alarme de nos Anciens renvoie enfin à de plus lointains échos. Nos aînés, ce sont les résistants de 1940, que, bien souvent, des gens comme vous traitaient de factieux, et qui ont continué le combat pendant que les légalistes, transis de peur, misaient déjà sur les concessions avec le mal pour limiter les dégâts ; ce sont les poilus de 14, qui mouraient pour quelques mètres de terre, alors que vous abandonnez, sans réagir, des quartiers entiers de notre pays à la loi du plus fort; ce sont tous les morts, célèbres ou anonymes, tombés au front ou après une vie de service.

Tous nos aînés, ceux qui ont fait de notre pays ce qu’il est, qui ont dessiné son territoire, défendu sa culture, donné ou reçu des ordres dans sa langue, ont-ils combattu pour que vous laissiez la France devenir un Etat failli, qui remplace son impuissance régalienne de plus en plus patente par une tyrannie brutale contre ceux de ses serviteurs qui veulent encore l’avertir ?

Agissez, Mesdames et Messieurs. Il ne s’agit pas, cette fois, d’émotion sur commande, de formules toutes faites ou de médiatisation. Il ne s’agit pas de prolonger vos mandats ou d’en conquérir d’autres. Il s’agit de la survie de notre pays, de votre pays.

"Le but de cette tribune au vitriol n'est pas de mettre à mal nos institutions mais d'alerter sur la gravité de la situation", justifie l'hebdomadaire en préambule de la tribune, alors que le premier texte avait déclenché une vive polémique au sein de la classe politique selon LCI.

Source : Valeurs Actuelles (il est possible de signer l'appel en bas de la page)