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21 juillet 2017

FLASH - Les gestionnaires de fonds redoutent un krach du marché obligataire

Les plus grands risques pour les marchés sont un krach obligataire mondial et une erreur des banques centrales, selon le baromètre de Bank of America Merrill Lynch (BofA).

En 2016, le sondage de BofA Merrill Lynch montre que les gestionnaires d'actifs identifient trois risques principaux: la valorisation élevée des obligations, la fragilité de l'UE et l'élection américaine.

L'anxiété augmente dans les rangs des gestionnaires d'actifs. D'après les résultats du sondage mensuel de Bank of America Merrill Lynch Global Research, le niveau de liquidités dans leurs portefeuilles n'avait plus été aussi élevé depuis juillet, juste après le vote des Britanniques en faveur d'une sortie de leur pays de l'Union européenne. Et avant cette statistique intimement liée au Brexit, il faut remonter à l'automne 2001 pour observer une telle quantité d'argent conservée en cash parmi les gérants des fonds.

"Nerfs à rude épreuve"

"Les niveaux de cash ont bondi de 5,5% en septembre à 5,8% ce mois-ci", précise BofA Merrill Lynch qui ajoute que ce pourcentage élevé est le reflet des craintes des investisseurs au sujet "d'une désintégration de l'Union européenne, d'un krach obligataire et d'une victoire républicaine dans la course à la Maison-Blanche". Les politiques monétaires ultra-accommodantes menées par les grandes banques centrales ces dernières années ont largement soutenu les cours obligataires. À présent qu'une sortie progressive de ces mesures exceptionnelles est évoquée (en Europe) ou est en cours (aux Etats-Unis), les investisseurs craignent un brusque retournement du marché des obligations. Jusqu'à présent, on n'a toutefois observé qu'une légère tension, très progressive, des taux d'intérêt.

Néanmoins, "les niveaux de liquidités de ce mois indiquent que les investisseurs sont pessimistes, signale Michael Hartnett, chef de la stratégie d'investissement chez BofA Merrill Lynch. La peur d'un krach obligataire met les nerfs à rude épreuve". Il souligne aussi les inquiétudes au sujet de l'avenir de l'Union européenne, après le vote en faveur du Brexit. Toutefois, "bien que les investisseurs considèrent une désintégration de l'UE comme un grand risque de perte, les gestionnaires de fonds européens sondés sont plus optimistes au sujet des perspectives de croissance économique de la zone euro et attendent une inflation plus élevée", nuance Manish Kabra, stratégiste en actions européennes chez BofA Merrill Lynch.

Parmi les gestionnaires d'actifs, les matières premières retrouvent la cote, signale encore le sondage. "Avec des anticipations d'inflation à leur plus haut niveau en 16 mois et la perception que les valorisations des actions et des obligations des marchés développés sont à des niveaux records, les investisseurs ne sous-pondèrent plus les matières premières pour la première fois depuis décembre 2012", détaille BofA Merrill Lynch.

Par rapport au mois de septembre, les gestionnaires ont réduit leurs investissements dans les valeurs des soins de santé et de la pharmacie, dans les sociétés immobilières et dans les obligations. Ils ont par contre augmenté leur exposition aux valeurs bancaires et de l'assurance, aux matières premières et aux marchés émergents.

Concernant ces derniers, BofA Merrill Lynch précise que l'allocation en actions émergentes a atteint son plus haut niveau de surpondération en trois ans et demi.

Source : L'Echo.be
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