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31 mars 2013

OGM : Obama signe la loi "Monsanto Protection Act" !

Le président américain Barack Obama a signé un projet de loi qui a été écrit en partie par la société multi-milliardaire qui profitera directement de la loi.

Mardi, le président a mis son nom au bas du texte HR 933, une résolution pour une loi de dépenses, approuvée par le Congrès quelques jours plus tôt. Bien camouflé dans les 78 pages de cette loi, on trouve une disposition qui, en gros, protège les muit-nationales des biotechnologies de tout litige, tout comme la firme Monsanto basée dans le Missouri.

Avec la signature du président, les géants qui opèrent avec des organismes transgéniques et des semences modifiés génétiquement obtiennent le feu vert pour continuer à planter et vendre des plantes faites par l'homme, même si les questions concernant les risques que posent ce type de produits pour la santé des consommateurs, restent largement sans réponse.

Face à l'accord de la Chambre et du Sénat, plus de 250 000 personnes ont signé une pétition demandant au président de mettre son veto à la loi de dépense et sur le rajout de l'avenant sur les biotechnologies, qui depuis a été couramment évoqué sous le nom de la "Loi de protection de Monsanto".

Connor Sheets de IB Times a écrit : "Mais Obama a ignoré la pétition et a préféré signer une loi qui empêche efficacement tout tribunal fédéral d'avoir la possibilité d'arrêter la commercialisation ou la mise en culture d'OGM ou de plantes GM, indépendamment des conséquences sur la santé dues à la consommation de ces produits, que l'on pourrait découvrir dans l'avenir."

James Brumley, reporter pour Investor Place explique un peu plus précisément combien le nouvel avenant est dangereux, maintenant que les industriels des biotechnologies sont autorisés à passer outre les contrôles judiciaires. Jusqu'à ce qu'il soit signé, il écrit que "USDA supervisait et autorisait (ou refusait) les tests de semences modifiées génétiquement, tandis que la cour fédérale conservait l'autorité de stopper les tests ou la commercialisation de ces plantes, si elle pensait que la santé publique était menacée. Avec l'avenant HR 933 devenu loi, le système juridique n'a plus le droit d'intervenir et de protéger les consommateurs."

La signature du président n'est pas vraiment une surprise. Quant à la génèse de cette loi, d'après un article paru lundi dans le New York Daily News, le sénateur républicain du Missouri, Roy Blunt "a travaillé avec Monsanto pour formuler les termes de cette loi".

Le sénateur Blunt a défendu cette loi devant les News. Il a rejeté les allégations comme quoi elle créerait un précédent fâcheux qui allait affecter l'ensemble de l'agriculture américaine et ripostait en affirmant : "Ce qu'elle dit, c'est que si vous plantez une plante qui est légalement autorisée à la culture lorsque vous la plantez, vous pouvez la récolter. Dans cette loi, il ne s'agit que d'une protection d'un an".

Mais un an, c'est largement suffisant pour provoquer des dommages catastrophiques en autorisant à la culture dans les sols, sans contrôle, des organismes produits en laboratoire. Avec la Loi de protection de Monsanto, les inquiétudes pour la santé qui peuvent être soulevées immédiatement après la mise en culture des plantes transgéniques, ne pourront être entendues par un juge. Blunt, un jeune sénateur qui a été à des postes éligibles depuis la fin des années 90, a de bonnes raisons de blanchir la loi dont il a lui-même aidé la rédaction. Le CRP note que le sénateur Blunt a reçu 64 250 dollars de Monsanto pour son comité de campagne etre 2008 et 2012. Le site du "Money Monocle" ajoute que Blunt a été, ces dernières années, le plus gros bénéficiaire des financements de la part de Monsanto.

Sur le site officiel du législateur, une déclaration qui explique un peu plus les raisons pour lesquelles il a favorisé le HR 933 dans cela.
"En tant que membre du ASA, le développement rural, la FDA et organismes connexes, le sénateur Blunt a joué un rôle essentiel dans l'écriture des crédits agricoles de l'année fiscal 2013. Cette loi a maintenu un soutien vital pour la recherche et la vulgarisation dans les universités de concession de terres, les subventions de renforcement des capacités pour les collèges de subventions non fonciers de l'agriculture et de financement concurrentiel dans le cadre du USDA et AFRI. le projet de loi comporte aussi des fonds pour les activités de conservation, des programmes de prêts au logement et d'affaires pour les communautés rurales, des programmes de nutrition nationaux et internationaux. "
Nulle part le site du sénateur mentionne la Loi sur la protection de Monsanto par son nom, mais il prétend Blunt "soutient la poursuite des investissements dans la recherche agricole et de l'ingénierie."

"Blunt ne se rendent pas compte que Monsanto aurait beaucoup à gagner si l'article 735 a survécu et HR 933 a été signé dans la loi ?", demande Brumley. "Peu probable".

"Il n'y a aucun moyen de contourner le fait qu'il s'agit d'un conflit d'intérêts abusif", dit-il.

Brumley n'est clairement pas le seul qui se sent de cette façon : soit la page Blunt dans Wikipedia a été piratée cette semaine de lire dans le premier paragraphe : "Son siège au Sénat était précédemment détenu par le républicain Kit Bond, jusqu'à la retraite de James Bond, et sera vendu par Blunt Monsanto Corporation lors de sa retraite."

URGENT - Aux gouvernements français, allemand et néerlandais, et à tous les Etats faisant partie à la Convention européenne sur les Brevets :

En tant que citoyens concernés, nous vous exhortons à prendre une position de leader pour corriger la loi européenne sur les brevets, en appelant le Conseil d'administration de l'Organisation Européenne des Brevets à combler les lacunes qui permettent aux firmes de breveter les variétés de plantes et les semences. Des interdictions et garde-fous clairs sont nécessaires pour protéger les consommateurs, les agriculteurs et les sélectionneurs de la prise de pouvoir des grands groupes sur notre chaîne alimentaire.
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