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27 mai 2017

Les enfants du terril

C'est l'histoire de deux jeunes Lensois. Loïc, 15 ans, qui souffre de phobie scolaire et peine à terminer sa classe de troisième. Et Théo, son frère, encore protégé par l'innocence de ses 10 ans, et qui transforme les ruines de son quartier en vaste terrain de jeux. Tous deux habitent au 12-14, une petite cité minière délabrée de la ville de Lens. Le document choc les suit, les écoute. Patricia, leur mère, se bat pour maintenir la cohésion familiale et assurer un avenir à ses fils. Ca parle de pauvreté, de misère sociale et culturelle. "Entre représentations allégoriques et détresse du quotidien, ce documentaire est une réflexion sur les effets dévastateurs de la pauvreté et sur la perte de confiance dans m'avenir qui menace les deux frères".

25 mai 2017

FLASH - WannaCry et autres virus révèlent les lacunes de la cyber-sécurité mondiale

Une dizaine de jours après l'apparition du logiciel-rançon, de nombreuses responsabilités peuvent être pointées : celle de la NSA qui a directement inspiré le virus, celle des États qui laissent se développer un véritable marché des failles informatiques et celle des entreprises qui avaient été prévenues d'une attaque.

Il a fallu tout juste une semaine pour qu’un groupe de chercheurs élabore une solution permettant de mettre en échec le virus WannaCry qui, depuis le vendredi 12 mai et dans 150 pays, a infecté plus de 300 000 ordinateurs dont les données ont été prises en otage.

Cet outil, qui permet de dé-chiffrer son PC sans avoir à payer la rançon demandée par les cybercriminels, a été baptisé « WanaKiwi » et a été développé par trois Français : Adrien Guinet, Matthieu Suiche et Benjamin Delpy. Vendredi 19 mai, Europol a annoncé avoir testé avec succès le logiciel sur lequel le trio travaillait de manière informelle depuis plusieurs jours et nuits. Mis gratuitement à la disposition du grand public, « WanaKiwi » devrait mettre un coup d’arrêt à la propagation du virus et clore, temporairement, un épisode peu glorieux de l’histoire de la sécurité informatique.

Il y aura beaucoup de leçons à tirer de l’affaire WannaCry, trop vite résumée à une « cyberattaque sans précédent ». En réalité, WannaCry n’était aucunement une cyberattaque et c’est justement l’existence de nombreux précédents qui inquiète le plus. WannaCry est l’arbre qui cache la forêt. Un impressionnant emballement médiatique a conduit à surestimer son impact, tout en masquant les lacunes critiques des principaux acteurs chargés d’assurer la sécurité informatique des États.

C’est donc le vendredi 12 mai que WannaCry s’est répandu comme une traînée de poudre. L’alerte est donnée en début de soirée et, en quelques heures, la situation paraît catastrophique. Des milliers d’ordinateurs sont infectés. L’attention se porte principalement sur la Grande-Bretagne où plusieurs hôpitaux sont touchés, l'incident entraînant de nombreuses perturbations. Mais des réseaux sensibles du monde entier sont également visés : le ministère de l’intérieur et la banque centrale russes, le groupe de télécommunications espagnol Telefonica, le réseau férré allemand Deutsche Bahn ou encore le géant américain de la livraison FedEx.

En France, l’entreprise Renault fait partie des premières victimes et doit fermer plusieurs sites de production, une « mesure de protection pour éviter la propagation du virus ». Dès le samedi 13 mai, Europol affirme que l’attaque est d’un « niveau sans précédent ».



Pour toutes ces victimes, le constat est le même. Lorsqu’elles veulent utiliser leur ordinateur, un message s’affiche : « Oups, vos fichiers ont été encodés. » Leurs fichiers ont été chiffrés par le virus et ne pourront être décryptés qu’avec un mot de passe. Pour l’obtenir, elles doivent débourser la somme de 300 dollars payables en bitcoins, la principale crypto-monnaie. Si elles ne s’exécutent pas, les données seront définitivement perdues.

Une semaine plus tard, la propagation du virus semble endiguée. Dès le 13 mai, un jeune chercheur en cybersécurité britannique, répondant au pseudo de MalwareTech, avait découvert « par hasard » une faille dans le code source du virus lui-même, permettant de freiner considérablement la diffusion. Au bout du compte, selon des estimations fournies mercredi par la société de sécurité informatique Kryptos Logic, sur les 300 000 victimes, 30 % résident en Chine et 20 % en Russie, contre 7 % aux États-Unis et 2 % en France, en Grande-Bretagne et en Allemagne. Ce qui frappe le plus, c’est la pauvreté du butin amassé par les cybercriminels. Selon des chiffres cités par Reuters, vendredi 19 mai, seules 309 rançons avaient été versées. Soit seulement une victime sur mille, pour un montant total de 94 000 dollars.

Le bilan de cette « cyberattaque sans précédent » paraît bien maigrelet comparé à ses nombreux prédécesseurs, comme le rappelle notamment le site Reflets. Dès l’an 2000, le ver informatique I LOVE YOU avait fait la une des médias internationaux en infectant 10 % des ordinateurs du monde entier, pour un dommage estimé à 5 milliards de dollars. Et un an plus tard, c’est le virus Code Red qui touchait 359 000 ordinateurs, causant 2 milliards de dollars de dégâts.

Dans l’histoire de la sécurité informatique, nombreuses sont les opérations ayant touché plus de machines et fait plus de dommages que WannaCry. Le plus inquiétant dans cette affaire n’est pas le nombre de victimes, mais bien qu’elle ait pu se produire et ce malgré les nombreux avertissements.

WannaCry est avant tout l’histoire de la faillite de la cybersécurité. « Il ne s’agit même pas d’une cyberattaque, mais d’une simple opération mafieuse », confirme Éric Filiol, chercheur en cryptologie et virologie, directeur de recherche à l’ESIEA. « Cette affaire est tout simplement désolante. C’est à se taper la tête contre les murs ! Tout ça n’aurait même jamais dû arriver. Et encore, il ne s’agissait pas d’une attaque d’un niveau très élevé. Si nous avions eu affaire à un virus du type Conficker, je n’ose imaginer ce qui serait arrivé… »

Conficker est un autre exemple de virus bien plus destructeur que WannaCry. Apparu en 2008, il avait infecté, selon les estimations, entre 3,5 et 9 millions d’ordinateurs. Mais surtout, il s’était propagé au sein de nombreux réseaux sensibles, dont le département de la défense américain et les ministères de la défense britannique et français. Plusieurs sous-marins britanniques avaient même été infectés et plusieurs chasseurs Rafale français auraient été cloués au sol par l’incident.

Concernant WannaCry, le nombre de grandes entreprises touchées a de quoi surprendre. Cela faisait plusieurs mois que son arrivée était annoncée et les directeurs de la sécurité informatique (DSI) du monde entier disposaient de tous les outils pour s’y préparer. La principale innovation de ce logiciel-rançon est en effet de se propager non pas par mail, mais en utilisant une faille bien identifiée des logiciels de Microsoft. Dès le mois de mars, la société avait même diffusé une mise à jour permettant de la corriger.

La publication de ce correctif arrivait à point nommé. Car visiblement, la vulnérabilité avait déjà été repérée par d’autres, et notamment par la NSA américaine. Le 14 avril, un groupe de hackers se faisant appeler Shadow Brokers publiait une série d’outils de l’agence américaine utilisant des vulnérabilités « 0 Day », c’est-à-dire n’ayant fait l’objet d’aucune publication ni correctif. Parmi ceux-ci figure ETERNALBLUE, qui utilise exactement la même faille que WannaCry. La parenté entre WannaCry et ETERNALBLUE a très vite été établie. Dès le 13 mai, Microsoft publiait d’ailleurs une alerte appelant ses utilisateurs à mettre à jour leurs logiciels.

Cela veut donc dire que, durant deux mois, les responsables en cybersécurité des entreprises victimes ont ignoré ces différentes mises en garde et omis de mettre à jour leurs réseaux. Éric Filiol ne mâche pas ses mots : « C’est révoltant, scandaleux. Aujourd’hui, je vois plus de DSI faire les beaux dans les salons de cybersécurité que de DSI faisant correctement la base de leur travail. Je suis désolé, mais ceux des entreprises visées devraient selon moi être tout simplement virés. »

Cette incurie ne serait pas limitée au cas de WannaCry. « Il y a un véritable problème non seulement de gestion des attaques, mais tout simplement de culture. On se souvient de la découverte en 2014 de la faille de sécurité “HeartBleed” qui touchait OpenSSL. À l’époque, cette grave vulnérabilité, qui existait déjà depuis deux ans, avait fait la une des journaux. Et pourtant, il y a quelques mois a été publié un audit révélant que 200 000 serveurs n’étaient toujours pas sécurisés ! Cela veut dire que, depuis 2014, ils n’ont rien fait pour corriger une telle faille. Si les gens ne font pas le travail de base, que voulez-vous, on court forcément à la catastrophe… »

« Les citoyens sont en danger »

Il est impossible de ne pas évoquer la responsabilité, ou plutôt l’irresponsabilité, des États et de leurs agences de renseignement qui ont mené un travail de sape de la sécurité informatique mondiale. Cela fait des années que des hacktivistes et chercheurs dénoncent l’agressivité des méthodes employées par les agences gouvernementales. Que ce soit en imposant aux entreprises du Net d’installer dans leurs produits des “backdoors”, des portes dérobées, ou en développant des outils pour exploiter des vulnérabilités existantes, les hackers des services de renseignement ont introduit autant de faiblesses dans la sécurité informatique mondiale.

Ces outils et failles sont censés rester secrets. Mais l’expérience montre que c’est rarement le cas. Lorsqu’une vulnérabilité est introduite dans un système, il se trouvera toujours un hacker, un lanceur d’alerte, un cybercriminel ou une agence gouvernementale pour la repérer et soit la dénoncer pour qu’elle soit corrigée, soit l’utiliser dans son propre intérêt.

Edward Snowden fait partie de ceux qui ont pointé du doigt les méthodes de la NSA. Le 13 mai, il soulignait sur Twitter l’ironie de la situation : « Prenez un moment pour vous demander pourquoi on nous laisse avec des chercheurs, et non des gouvernements, pour essayer de contrer la pagaille permise par le ransomware de la NSA. » Son tweet était accompagné d’un lien vers un article faisant état d’un rapport de la société Cisco, selon lequel 90 % des dépenses effectuées dans le cadre de cyberprogrammes par l’ensemble des agences américaines étaient dédiées à des opérations offensives.



WannaCry aura au moins permis de pointer clairement la responsabilité des États. Vendredi, le fondateur de Wikipedia, Jimmy Wales, a ainsi qualifié le ransomware « d’énorme foirage » du gouvernement américain. « C’est quelque chose qui aurait dû être réglé au moment où la NSA l’a découvert. Il aurait dû le notifier à Microsoft pour qu’ils puissent discrètement publier un correctif. (…) Il est très problématique de voir les services de sécurité stocker et armer des choses qui sont très risquées pour le public », a déclaré Jimmy Wales sur NBC.

De son côté, le président de Microsoft, Brad Smith, a réclamé, dans un texte publié le 14 mai, une « convention de Genève numérique » qui protégerait les citoyens des cyberguerres que se livrent les services. Celle-ci imposerait notamment aux gouvernements de signaler toute vulnérabilité aux entreprises.

Cette prise de conscience du géant de l’informatique ne convainc pas vraiment Éric Filiol. « Ce sont des gesticulations, car ils savent très bien qu’ils ne l’auront jamais. Mais surtout, c’est l’hôpital qui se fout de la charité. Microsoft se fait des milliards sur notre dos sans que l’on ne puisse rien dire. Qu’ils commencent par faire leur boulot », assène le chercheur.

Comme l’ont montré les révélations d’Edward Snowden, les grandes entreprises du Net américaines ont toujours activement collaboré avec leurs agences de renseignement, sous la contrainte ou volontairement. Et la firme fondée par Bill Gates est connue pour avoir déjà installé volontairement des backdoors dans ses produits. Malgré ses démentis, l’existence de ces fonctions cachées a même été confirmée dès 2000 par le gouvernement français dans un rapport du ministère de la défense, classé secret mais cité dans un rapport parlementaire.

Le cœur du problème est que la vulnérabilité des systèmes informatiques, qui devrait être l’exception, est devenue une règle, une condition de fonctionnement indispensable. Il existe même un marché des failles « 0 Day », où des vulnérabilités s’échangent pour quelques milliers ou quelques millions de dollars. Une partie de cette économie est légale et encadrée, avec des sociétés spécialisées comme la franco-américaine Vupen. Une autre partie est souterraine. Mais sur ce point, les intérêts des agences de renseignement et des groupes cybercriminels convergent.

« La cyberguerre nécessite un marché des vulnérabilités », analyse Éric Filiol. « Celles-ci n’ont un intérêt que si l’on veut des systèmes faibles. Et toute une économique s’est construite là-dessus », poursuit le chercheur. Aujourd’hui, « les États ne peuvent agir que s’ils maintiennent un certain niveau d’insécurité permanente. Et cette insécurité permanente est entretenue par le marché des vulnérabilités ». Selon lui, la solution serait de « pénaliser les ventes de failles 0 Day. Or, non seulement elles ne sont pas pénalisées, et en plus on les favorise ».

Un avis que partage Bluetouff, hacker et journaliste de Reflets. Dans un article publié le 17 mai, il appelle à pénaliser « la bêtise numérique » en interdisant les ventes de failles 0 Day, mais également en sanctionnant les entreprises trop laxistes en matière de sécurité. « Au risque d’en choquer certains, il devient nécessaire de réprimer les personnes physiques ou morales qui connectent quoi que ce soit à Internet alors qu’elles savent que plus aucun correctif de sécurité n’est assuré sur l’objet qu’ils connectent à Internet », écrit-il.

En définitive, WannaCry est bien plus inquiétant pour ce qu’il révèle de l’état de notre cybersécurité que par les dégâts qu’il a pu causer. Entre de grandes entreprises qui n’entretiennent pas leur parc informatique, des fabricants de logiciels qui fournissent des produits non sécurisés et des agences gouvernementales qui utilisent et entretiennent un marché des vulnérabilités, les cybercriminels ne sont peut-être pas les plus à craindre. « Cette affaire pose de nombreux problèmes », résume Éric Filiol. « Il y a tout d’abord les DSI qui ne font pas leur boulot. Mais il y a également notre hyper dépendance à Microsoft. Cette société équipe aujourd’hui une bonne partie de nos administrations, du ministère de la défense à l’éducation nationale. Que se passera-t-il si, un jour, la France entre en conflit avec les États-Unis ? »

Pour Éric Filiol, la solution passe par une prise de conscience politique. « Nous sommes dans une situation qui met en danger les citoyens car les États ont peur de leur rôle régulateur », estime-t-il. Mais les agences de renseignement ont également une grande part de responsabilité. « Nous courons à la catastrophe », poursuit le chercheur. « Il faut une convention internationale, comme celle d’Ottawa pour les mines antipersonnel ou celle de Paris pour les armes chimiques. »

En attendant cette éventuelle prise de conscience, les cybercriminels poursuivent leurs affaires. Mercredi 17 mai, les Shadow Brokers ont annoncé détenir encore de nombreux outils dérobés à la NSA. Ils comptent les mettre en vente à partir du mois de juin sous la forme d’un abonnement à un « club », le « Shadow Brokers Data Dump of the Month’s service ». En échange d’un abonnement mensuel, ses « membres » recevront chaque mois un lot de données. « Ce que les membres font ensuite des données ne dépendra que des membres », précisent les Shadow Brokers

Source : Mediapart

24 mai 2017

ALERTE ROUGE ! Quand les ordinateurs et disques durs sont pris en otage !

La grande cyber-attaque du 12 mai dernier contre des centaines de milliers d'ordinateurs et disques durs via une faille dans Windws faisant trembler le Web mondial et entreprises à travers d'une centaine de pays.

Les pirates informatiques prêts à tout pour vous soutirer du pognon en infectant les ordinateurs fonctionnant sous Windows via les emails, publicités piégées,...... Vous voilà prévenus !

Un logiciel-rançon (ransomware en anglais) est un virus informatique qui prend en otage des données personnelles. Pour ce faire, un logiciel-rançon bloque l'accès aux données personnelles puis demande à leur propriétaire d'envoyer la monnaie en échange de la clé qui permettra de les débloquer.

Vous vous rappelez de Cryptolocker qui détruisait les disques durs en 2013 ? Et de Locky en 2016 ? Petya s'annonce tres redoutable ! En effet, Petya bloquera purement et simplement le démarrage de l'ordinateur et exigera de payer la rançon sinon ça double et ainsi de suite. Seule solution radicale pour repartir à zéro, le formatage de bas-niveau pour pouvoir réutiliser l'ordinateur ou le disque dur.

D'autres virus sous cette même forme peuvent naître pour détruire les systèmes informatiques du monde entier. Un hôpital américain a été contraint de payer un montant pour récupérer son système informatique. Le mode opératoire du virus consiste a bloquer le contenu du disque dur y compris les disques durs externes et clefs USB branchés sur l'ordinateur infecté. Le virus peut prendre sous la forme d'un fichier ZIP, RAR, PPS, DOC, XLS, PDF, JS, TXT,.... et bien d'autres. Quoi qu'il en soit, ne JAMAIS ouvrir les emails en provenance d'inconnus ou de cliquer sur des publicités douteuses. Tant que la victime n'a pas payé la rançon pour récupérer ses données, le disque dur restera bloqué de manière permanente et sera détruit en quelques jours mais réutilisable après un formatage de bas niveau.

Pour limiter la perte de données, faire régulièrement des sauvegardes sur disque dur externe ou clef USB et ne pas les laisser brancher en permanence sur l'ordinateur. Rappelez-vous, le virus Tchernobyl a fait de sérieux dégâts en détruisant les cartes mères en 1999-2000 dans le monde entier et Sapphire qui a fortement ralenti le Web mondial en 2003.




Malwarebytes, très connu pour éradiquer les logiciels malveillants, a publié un anti-ransomware pour Windows en complément de l'antivirus ou suite de sécurité. Marres des virus ? Passez à Linux et vous ne serez pas déçu !

Soleil, bagarres, drogues et accidents ; un été sous haute tension

Chaque été, la côte basque accueille des touristes de plus en plus nombreux, et voit se développer la délinquance et les incivilités. La brigade anti-criminalité oeuvre sans relâche pour veiller sur les vacanciers.

Soleil et farniente... Pour des millions de Français, l'été reste la saison des vacances. Mais pour les policiers, les gendarmes et les pompiers c'est la période la plus agitée de l'année. Bagarres, agressions, vols à main armée, accidents de la route, trafics de drogue : en juillet et en août, les forces de l'ordre sont sur le qui-vive. Le document a partagé le quotidien de ceux qui assurent la sécurité des touristes dans deux stations balnéaires incontournables de la Méditerranée et de l'Atlantique : l'une à Palavas-les-Flots et la seconde près de Biarritz.


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23 mai 2017

Terrorisme, raison d'Etat

Comment la "guerre contre la terreur" lancée par l'administration Bush après le 11-Septembre a amplifié la menace djihadiste pour se muer en un conflit mondial qui menace le coeur même de la démocratie.

Avant le 11-Septembre, quelque quatre cents personnes avaient prêté allégeance à Al-Qaïda. Seize ans plus tard, on compte des dizaines de milliers de militants djihadistes répartis sur plusieurs continents. Les attaques terroristes se sont multipliées à travers le monde, entraînant en Occident une tension des relations avec les minorités et les pays musulmans. En violant les valeurs démocratiques qu'elle prétendait défendre, la "guerre contre la terreur" lancée par l'administration Bush au lendemain  du 11-Septembre a eu l'effet d'"un coup de marteau dans une fiole de mercure" : elle a fragmenté  une menace autrefois circonscrite, et s'est muée en un conflit mondial et permanent, formidable terrain pour le recrutement djihadiste, mais aussi pour les groupes xénophobes qui montent en puissance, en Europe comme aux États-Unis. Tel est le sombre bilan qu'établissent, face au réalisateur Ilan Ziv (Capitalisme), des dirigeants politiques, des responsables de la sécurité et des généraux américains, britanniques, français et israéliens qui ont vécu les événements de l’intérieur et au plus haut niveau. Qu'ils restent fidèles à leurs actes passés, comme le néoconservateur Richard Perle, ou qu'ils s'avouent hantés par la culpabilité, comme l'ancien bras droit de Colin Powell au secrétariat d'État, Lawrence Wilkerson, ils permettent de comprendre pourquoi cette guerre qui a ravagé le Moyen-Orient et causé des centaines de milliers de morts constitue une impasse dont il est difficile de sortir. Du mensonge délibéré qui a déclenché l'invasion de l'Irak aux "sites noirs" où les États-Unis ont pratiqué la torture, Ilan Ziv décrypte les faits à l'aune du présent, pour montrer combien les concepts forgés par une administration pourtant discréditée restent plus que jamais agissants.






NOTE : A vos copies avant que les vidéos ne disparaissent

22 mai 2017

Fraudes, vols et agressions : les transports sous haute tension

Pickpockets, dégradations, bagarres, selon un sondage récent, un voyageur sur deux se sent en insécurité dans les transports en commun. Il faut dire qu’en 2015, plus de 11000 faits de violence ont été commis dans le métro et le RER, soit 30 agressions par jour. Dans certaines banlieues, des secteurs sont devenus des zones de non-droit et les chauffeurs de bus n’ont pas toujours les moyens de lutter (certaines lignes de bus ont été déviés). Les services de police disposent d’une brigade spéciale compétente sur Paris et sur toute l’Île-de-France : la Brigade des réseaux ferrés, 1200 hommes qui opèrent en tenue ou en civil. Nous les avons suivis pas à pas  sur le terrain. Nous avons également enquêté sur les éternels retards et les grèves à répétitions qui poussent à bout les millions d’usagers de transports en commun.

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20 mai 2017

Secrets et coulisses d'une unité d'élite : la Garde Républicaine

Ils sont cavaliers, motards, fantassins ou musiciens. Ils appartiennent à la prestigieuse Garde Républicaine, créée en 1848 par Napoléon III. La principale mission de cette unité d'élite : la protection des institutions et des plus hauts lieux de pouvoir de notre République comme l'Élysée, Matignon ou l'Assemblée nationale. 

Pour la première fois, Ophélie Meunier et les caméras de Zone Interdite se sont immiscées au cœur de ces régiments uniques ; une institution au sein de la Gendarmerie nationale. Depuis plus d'un siècle, la Garde Républicaine a ses propres codes et son histoire. La tenue de ces soldats n'a d'ailleurs que très peu évolué : avec leurs casques à crinière et leurs fourragères, ils sont de toutes les cérémonies officielles, encadrent les visites des chefs d'État et défilent en grande pompe le 14 juillet. Zone Interdite a rencontré celles et ceux qui font vivre la Garde Républicaine ; une unité d'exception qui doit tous les jours s'adapter aux défis et aux menaces du monde moderne tout en perpétuant ses traditions.

À 24 ans, Anaïs vient d'intégrer le régiment de cavalerie, dernière unité montée de l'armée française. Au Quartier des Célestins, petit coin de campagne caché au cœur de Paris, la jeune recrue va s'entraîner toute l'année pour réaliser son rêve de petite fille : défiler le 14 juillet. Elle va également vivre son premier service d'honneur à l'Élysée lors de la visite d'État du Roi et de la Reine des Pays-Bas.

À ses côtés, Daniel, son maître d'apprentissage. Il nous dévoilera certains des secrets historiques les plus étonnants de l'unité où transparait encore l'art de la guerre. Il nous emmènera à la rencontre des artisans d'art de la Garde. Casquier, fourbisseur, sellier... Derniers gardiens du patrimoine français, ils perpétuent un savoir-faire vieux de plusieurs siècles. À l'approche du défilé du14 juillet, leur équipe est particulièrement mise à l'épreuve.

Pierre est chef d'un des 7 pelotons d'intervention de la Garde. Carrure de rugbyman et sourire jusqu'aux oreilles, il fait partie de l'unité très opérationnelle de la Garde dont les principales missions sont la protection et la surveillance des palais nationaux ainsi que les interpellations musclées au profit des brigades de gendarmerie de la région parisienne. Cette année, un événement va chambouler sa vie de militaire... 

Guillaume est l'un des « virtuoses » de l'escadron motocycliste de la Garde Républicaine, spécialisé dans les escortes à risques des chefs d'État mais aussi des délinquants les plus dangereux, en passant par la sécurité sur le parcours de Paris-Roubaix, la course cycliste la plus exigeante au monde. Cette année, entre deux missions, Guillaume encadre également la sélection des nouveaux arrivants. Nous avons vécu de l'intérieur les tests de recrutement particulièrement éprouvants où 80% des candidats sont recalés.

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19 mai 2017

A l'école de la légion : dix jours d'enfer au coeur de la jungle

Ce sont les élèves de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr. C'est la future élite de l'Armée française. Bientôt, ils dirigeront et encadreront les forces de défense de notre pays. Le document a suivi le stage le plus éprouvant de leur formation. En plein cœur de la jungle de Guyane, ces apprentis officiers, garçons et filles, ont dû affronter des conditions infernales, sous l'autorité d'un impitoyable instructeur issu de la prestigieuse Légion étrangère. Chaleur, humidité, animaux dangereux, manque de nourriture et de sommeil... rien ne leur a été épargné. Confrontés à des parcours commando très difficiles puis livrés à eux-mêmes lors d'un exercice de survie extrêmement dur, tous n'iront pas au bout. Pour recevoir le précieux insigne « aguerrissement », les plus valeureux ont dû repousser leurs limites à l'extrême...

16 mai 2017

Faux billets, drogue, cambriolages : les gendarmes sur tous les fronts

Les trafics de fausse monnaie et de drogue représentent une économie parallèle contre laquelle les gendarmes tentent de lutter sans relâche. Chargés d'assurer la sécurité des habitants, ils s'attaquent aussi à la recrudescence de cambriolages perpétrés par des bandes de plus en plus organisées. Pour mieux comprendre leurs méthodes d'investigation, des journalistes ont suivi leur quotidien pendant plusieurs semaines. Recherche de témoignages, filatures, interrogatoires et interpellations... la progression de leurs enquêtes pour démanteler les réseaux est suivie pas à pas.

14 mai 2017

Danger sur la route : la police contre-attaque

Vitesse excessive, conduite sous l'emprise de l'alcool ou de drogues, les comportements à risque des conducteurs sont à l'origine de deux accidents sur trois. Depuis deux ans, les patrouilles ont pour consigne de redoubler d'efforts en matière de sécurité routière, car le nombre de victimes est en hausse, avec une moyenne de 10 tués et 200 blessés par jour en 2015. En région parisienne par exemple, la traque aux chauffards s'intensifie. Dans les rues de la capitale, la compagnie motocycliste de la préfecture de police ne laisse passer aucune entorse au code la route. La police peut compter sur différentes techniques pour sanctionner les conducteurs inconscients.

12 mai 2017

Incendies, accidents, noyades : alerte rouge pour les pompiers du Sud-Ouest

Accident de canyoning, excursions à haut risque sur les rivières, accidents de la route spectaculaires, crash d'ULM, sans oublier un incendie meurtrier d'une incroyable violence... Cette année encore, les pompiers de la nouvelle région Occitanie n'ont pas eu un moment de répit. Il faut dire que la diversité du relief les a obligés à être sur tous les fronts : des gorges de l'Aveyron, très touristiques, aux petites routes sinueuses de campagne en passant par les grandes forêts de l'Hérault, les zones à risques sont nombreuses, et les pompiers ont enchaîné des interventions spectaculaires, voire dangereuses. Les soldats du feu sont sur tous les fronts pour porter secours aux personnes en détresse. Pendant deux mois, ils ont été suivis dans leurs interventions. Certaines, comme le dramatique incendie qui a ravagé l'Hérault cet été, ont marqué les jeunes pompiers.

11 mai 2017

Chocs frontaux, excès de vitesse, stupéfiants : pourquoi les routes françaises sont-elles de plus en plus meurtrières ?

En 2016, la mortalité routière a marqué une troisième année de hausse consécutive avec 3469 victimes. Excès de vitesse, alcool, stupéfiants, téléphone portable au volant : les principaux facteurs d'accidents sont connus. Tout comme les axes routiers les plus dangereux. Alors pourquoi ne peut-on pas réduire les comportements à risque ? Malgré le système du permis à point et la multiplication des radars, pourquoi y a-t-il de plus en plus de chauffards ? Pendant plusieurs mois, 90 Enquêtes a sillonné sur routes les plus meurtrières au côté des gendarmes, policiers, pompiers et dépanneurs

AVERTISSEMENT - Le krach financier pourrait se produire à l'automne prochain

Si un ancien responsable de l'administration Reagan est droit dans ses bottes, nous verrons probablement le prochain effondrement financier majeur d'ici la fin de 2017. Selon Wikipedia, David Stockman "est un auteur, ancien homme d'affaires et politicien américain qui a été le Représentant républicain de l'État du Michigan (1977-1981) et en tant que Directeur du Bureau de la gestion et du budget (1981-1985) sous la présidence de Ronald Reagan." Il a été fréquemment interrogé par des médias importants tels que CNBC, Bloomberg et PBS, et il est une voix très respectée dans la communauté financière. Comme d'autres analystes, Stockman croit que l'économie américaine est en forme, et il a déclaré à Greg Hunter lors d'une interview récente qu'il est convaincu que le S&P 500 pourrait bientôt lourdement chuter "de 40% ou même plus" ...
Le marché se prépare à la perfection pour toute l'éternité. C'est fou.... Je pense que le marché pourrait facilement ploger à 1.600 ou 1.300 contre 2400 actuellement. Cela pourrait chuter de 40% ou même plus une fois que le fantasme sera fini. Lorsque le gouvernement montre ses vraies couleurs, il se dirige vers un bain de sang fiscal lorsque cette idée folle selon laquelle il y aura des stimulants budgétaires de Trump est mise en repos une fois pour toutes. Je veux dire que ça ne se passera pas. Ils ne peuvent pas imposer une réduction fiscale si grande sans résolution budgétaire qui a incorporé 10 ou 15 milliards de dollars de dettes au cours de la prochaine décennie. Il ne va pas passer le Congrès. . . . Je pense que c'est le rassemblement du grand sucker que nous avons jamais vu.
Mais encore plus alarmant, ce que Stockman avait à dire sur le moment potentiel d'un tel crash financier. Selon Stockman, s'il choisissait un moment pour le prochain baissier du marché boursier, il "ciblerait quelque part entre août et novembre" ...
Le S&P 500 va baisser par des centaines et des centaines de points quelque temps au cours des prochains mois alors que nous entrons dans cette crise inattendue.... Je voudrais cibler quelque temps entre août et novembre, car c'est à ce moment-là que le caoutchouc va rencontrer la route sur une augmentation du plafond de la dette lorsqu'ils sont hors de trésorerie. Washington va se retrouver dans un conflit politique vicieux sur ce qu'il faut faire au sujet du plafond de la dette.... Ce sera un bain de sang fiscal gigantesque comme celui que nous n'avons jamais vu.
Cela a vraiment attiré mon attention, car ce sont les mois exacts au cours de laquelle les événements que je dépeints dans le début de la fin campent.

Sans aucun doute, le système financier américain est en sursis, et nous ne pouvons pas continuer dans la dette tant indéfiniment. En 2017, l'intérêt sur la dette nationale sera plus d'un demi-trillion de dollars pour la première fois, et ce sera encore plus élevé l'année prochaine parce que nous sommes susceptibles d'ajouter au moins un autre trillion de dollars à la dette au cours de l'exercice.

Pendant ce temps, les marchés financiers continuent à devenir plus absurdes à chaque jour qui passe.

Regardez Tesla. Il s'agit d'une société qui, en quelque sorte, a réussi à perdre 620 millions de dollars au premier trimestre de 2017, et elle a constamment perdu des centaines de millions de dollars, trimestre après trimestre.

Et pourtant, le marché valorise Tesla à 48 milliards de dollars.

C'est presque comme si nous vivions dans un monde opposé où plus vous perdiez de l'argent que les investisseurs plus précieux pensent que vous êtes. Des entreprises comme Tesla, Netflix et Twitter brûlent à travers de gigantesques montagnes d'argent comptant des investisseurs sans jamais faire de profit, et personne ne semble s'en soucier.

Les titres adossés à des créances hypothécaires commerciales sont un autre drapeau rouge qui commence à attirer l'attention ...
Le pourcentage de prêts de garantie hypothécaire commerciale en service spécial (MBS) a atteint 6,6% à la fermeture d'avril, l'alerte hypothécaire commerciale signalée, citant les données de Trepp. Les cinq points de base sont plus élevés en mars, alors que le taux d'imposition des titres adossés à des créances hypothécaires commerciales de Fitch (CMBS) augmentait de neuf points de base à fin avril, à 3,5%.

Les taux de MBS et de CMBS ont atteint leurs niveaux les plus élevés depuis 2015
Au cours de la crise de 2008, les titres hypothécaires réguliers ont joué un rôle majeur, et cette fois-ci, les titres qui sont soutenus par des hypothèques commerciales pourraient causer beaucoup de ravages.

L'une des raisons de cela est que les propriétaires de centres commerciaux ont des difficultés si énormes. Le nombre de fermetures de magasins de détail en 2017 est sur le rythme de briser le record historique de plus de 20%, et Bloomberg prévoit que près d'un milliard de mètres carrés d'espace de vente au détail finiront par fermer ou être utilisés à d'autres fins.

Inutile de dire que cela est consacrent énormément de pression sur ceux qui tentent de louer un espace pour les détaillants, et beaucoup de leurs dettes commencent à aller mal.

En 2007 et au début de 2008, beaucoup d'analystes qui ont fortement averti des titres adossés à des créances hypothécaires, un important choc boursier et une récession imminente se moquaient. Les personnes continuaient à leur demander quand la crise allait enfin arriver et des dirigeants tels que le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, ont assuré avec assurance que l'économie américaine n'allait pas faire l'expérience d'une récession.

Mais bien sûr, nous sommes arrivés à l'automne 2008 et l'enfer se déchaîna. Les investisseurs ont soudainement perdu des milliards de dollars, des millions d'emplois ont été perdus et l'économie américaine a plongé dans la pire récession depuis la Grande Dépression des années 1930.

Maintenant, nous nous trouvons au bord d'une catastrophe encore pire. La dette nationale américaine a presque doublé depuis la dernière crise, la dette des entreprises a plus que doublé, et tous nos fondamentaux économiques à long terme ont continué de se détériorer.

La seule chose qui nous a sauvé est notre capacité d'entrer dans des quantités énormes de la dette, et une fois que la bulle de la dette éclate enfin ce sera le plus grand niveau de l'ajustement de vie que les Américains ont jamais vu.

Je ne sais pas si le calendrier de Stockman sera précis à 100% ou non, mais ce n'est pas ce qui est important.

Ce qui est important, c'est que des décennies de décisions extrêmement insensées ont rendu inévitable la plus grande crise économique de l'histoire américaine, et quand elle éclate complètement, la douleur sera absolument absente des graphiques et tableaux.

Article traduit sur TEC

10 mai 2017

Ne laisse pas traîner ton fils !

Un jeune homme se promène avec un petit chien fait une expérience auprès des mères dans une aire de jeux pour enfants. Il suffit d'une seconde d'inattention pour que tout bascule. Pour les parents, une seule solution s'impose : vigilance absolue !

Explosion des cambriolages et insécurité : comment sommes-nous protégés ?

Chaque année, plusieurs centaines de milliers de cambriolages sont recensés en France. Aujourd'hui, une nouvelle technique se répand de plus en plus : le vol par escalade. Les malfrats n'hésitent pas à grimper le long des façades des immeubles pour entrer chez les particuliers par les fenêtres. Du dépôt de plainte des victimes aux gardes à vue des suspects, nous retraçons le travail des enquêteurs de la police.

En 2014, 568 000 ménages se sont déclarés victimes de cambriolages ou tentatives de cambriolage de leur résidence principale. Un chiffre en augmentation puisqu’il s’élevait à 402 000 en 2009 et à 531 000 en 2012. Ainsi, en France, un cambriolage se produit toutes les 90 secondes. Et lorsqu’on sait que ces vols surviennent souvent en votre présence, parfois avec violences, il y a tout lieu d’être inquiet.

Comment se passe un cambriolage ? La plupart du temps, c’est en pleine journée pour 80% d’entre eux (55% entre 14 et 17h). Et tout va très vite : 20 minutes suffisent en moyenne. Le temps d’emmener bijoux, objets de valeur, argent liquide, ordinateurs... et parfois votre véhicule si vous êtes victime d’un home-jacking (braquage à domicile). 75% des objets dérobés ne sont jamais retrouvés.

Depuis quelques années, on observe aussi que 30% des cambriolages sont l’œuvre de gangs et mafias organisés : des réseaux installés en France qui ont fait de cette pratique une « occupation à plein temps ».

Comment se protéger efficacement ? L’installation d’une porte blindée avec serrure multipoints est un bon début. En effet, 47% des voleurs passent par la porte mais abandonnent leur effraction si celle-ci résiste plus de 5 minutes. Cependant, la meilleure solution connue reste l’alarme : sa sonnerie hurlante fait fuir près de 99 % des cambrioleurs.




8 mai 2017

Jeux vidéo, les nouveaux maîtres du monde

Longtemps perçu comme un loisir d'adolescents, le jeu vidéo s'est généralisé. Depuis une trentaine d'années, il a surfé sur les innovations technologiques, en s'appuyant sur des pulsions universelles pour séduire un public de plus en plus large. Cette industrie, dont les revenus mondiaux annuels atteignent 100 milliards de dollars, a réussi à adapter ses produits culturels à une économie globalisée. Les jeux vidéo sur console n'ont désormais rien à envier aux superproductions hollywoodiennes. Parallèlement, la diffusion des smartphones s'est accompagnée d'une prolifération de jeux au succès monstre. Cette enquête rythmée décrypte la domination écrasante de ce nouveau média.



ATTENTION : Certaines scènes du documentaire sont violents

6 mai 2017

FLASH - La loi Macron, nouvelle brique qui éloigne les salariés des prud’hommes

L’entrée en vigueur, l’été 2016, du volet de la loi Macron consacré aux prud’hommes entraîne des interrogations sur la chute des saisines par les salariés ou les chômeurs observée dans plusieurs villes. Des avocats en droit social sont vent debout contre les nouvelles procédures, qui compliquent fortement l’accès aux juges.

Ce sont des mots qui sonnent comme une ritournelle lorsque l’on parle de la justice : engorgement, congestion, saturation. Des termes qui qualifient notamment les conseils de prud’hommes (CPH). Il y a en France 216 de ces « tribunaux » de proximité, où la justice est rendue par des juges non professionnels, issus des organisations syndicales et patronales, sur les contentieux qui opposent salariés et employeurs. Depuis des années, à l’instar d’autres juridictions, ils croulent sous les dossiers. Certes, selon les territoires, les différences de traitement peuvent être fortes, mais la moyenne du parcours d’un dossier reste excessivement élevée.

Selon le rapport de la mission de soutien et d’accompagnement à la réforme de la justice prud’homale, remis au premier ministre le 19 avril 2017, « la durée moyenne des affaires traitées au fond étaient en 2016 de 21,9 mois et […] il est exceptionnel qu’un conseil de prud’hommes traite les affaires en moins de neuf mois ». Celui de Nanterre pulvérise les records avec une durée globale de 31,3 mois en 2016, quand celui de Saint-Omer réussit l’exploit de boucler un jugement au fond en 8 mois.

Le rapport d’où sont tirés ces chiffres tombe à propos. Il fait le point sur une réforme passée relativement inaperçue dans le cadre de la loi Macron d’août 2015, grand fourre-tout économique et social du quinquennat de François Hollande. Il s’agissait notamment, pour le volet concernant cette juridiction, de « réduire les délais de jugement et les taux d’appel excessivement élevés », selon l’exposé des motifs présentés à l’époque. Un bien bel objectif. Sauf que certains tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme sur les conséquences de cette réforme. C’est le cas d’Anne Dufour, présidente (CFDT) du CPH de Paris. Le 28 avril dernier, elle dénonçait sur France Inter une chute de 40 % du nombre de saisines devant les conseils de Lyon et Paris entre août et décembre 2016. Le président du CPH de Lyon, Bernard Augier (CGT), indique à Mediapart avoir plutôt observé une baisse de l’ordre de 20-25 % entre août 2016 et février 2017.

Une évolution qui rebute les salariés

Malgré la divergence de chiffres, le constat est identique. Selon les deux syndicalistes à la tête de ces juridictions, nombre de salariés renoncent désormais à leur possibilité de saisine à la suite de la complexification de la procédure. Avec le décret du 20 mai 2016, chaque personne doit désormais remplir un formulaire de six pages détaillant « les événements liés au litige et les demandes chiffrées, ainsi qu’écrire un exposé sommaire des motifs », accompagné des pièces nécessaires. Avant la loi, qui est réellement entrée en vigueur en août dernier, un salarié ou un chômeur se contentait de saisir le CPH très simplement (en cochant quelques cases dans un document) et pouvait constituer son dossier, accompagné ou non d’un avocat, jusqu’au jour de l’audience.

« Ce changement rebute les salariés, pas tous armés quand ils n’ont pas d’avocat », constate Frédéric-Paul Martin, conseiller prud’homal CFE-CGC au CPH de Paris. « Ce décret nécessite de saisir par voie de requête motivée, ce qui est loin de la simplification présentée », détaille l’avocat en droit social David Métin. En clair : il faut désormais monter, documenter et rédiger un dossier presque aussi complet que lorsque l’on se présente devant les conseillers le jour de l’audience. Une gageure pour un individu isolé.

De nombreux avocats spécialisés dans la défense des salariés sont vent debout contre cette nouvelle procédure. « Rien que pour nous, c’est déjà un casse-tête, alors imaginez pour un salarié, déplore Lilia Mhissen, qui défend notamment la CGT d’Air France. Motiver en fait et en droit, c’est plus compliqué que de remplir des cases. C’est un vrai bazar, un vrai cauchemar. »

« Il est évident qu’il y a une baisse des saisines, cela se voit à l’œil nu quand on se rend au conseil des prud’hommes », ajoute Rachel Saada, avocate spécialisée très expérimentée. Elle dénonce une fracture qui s’établit entre les cadres, souvent conseillés et mieux à même de comprendre le dispositif, et les plus précaires. Sa consœur Isabelle Taraud témoigne, elle aussi, de la baisse de fréquentation des CPH : « En février, la dernière fois que je suis allée au CPH de Créteil, il y avait énormément moins d’affaires en audience que d’habitude, seulement quatre contre dix à douze habituellement. » L’avocat David Métin évalue la baisse d’activité des cabinets spécialisés à environ 30 % depuis huit mois, même s’il reconnaît être lui-même moins impacté par cette tendance.

Rachel Saada, très critique contre la réforme, observe le même mouvement : « Financièrement, ça devient compliqué. Les cabinets spécialisés sont des microstructures, avec peu de trésorerie. Même pour mon cabinet, je commence à être inquiète. La nouvelle procédure empêche de constituer les dossiers au fil de la procédure, et est plus pointilleuse. Non seulement le client doit nous payer d’un coup, lorsqu’on ouvre la procédure, mais en plus nous devons augmenter nos tarifs. » Elle dénonce ainsi un double mur érigé par la loi Macron – l’un lié à la procédure, l’autre à l’argent –, qui pénalise les plus fragiles.

Denys Robiliard, soutien de Benoît Hamon et rapporteur de ce volet du projet de loi à l’Assemblée nationale, ne croit pas à une telle influence du décret Macron sur le volume des saisines : « Notre volonté avec cette loi était d’accélérer les procédures, mais en aucun cas de les rendre plus difficiles d’accès. Et je ne vois pas comment le texte de loi aboutirait mécaniquement à une baisse du nombre de saisines. Il convient cependant que dans certaines juridictions, les demandes des greffes en direction des salariés vont plus loin que ce qui a été fixé dans les décrets d’application de la loi, et parfois, dépassent ce qui était attendu ». Selon Bernard Augier, du CPH de Lyon, le gouvernement a commencé à travailler sur un nouveau décret afin d’améliorer certains dysfonctionnements. Mais l’alternance politique risque d’ensevelir ce texte.

« Il y a aussi, sans doute, un télescopage avec l’entrée en application de la loi de sécurisation de l’emploi, qui a raccourci les délais de prescription, indique Denys Robiliard. La première date d’effet de cette nouvelle prescription est arrivée justement en juin, et il est possible que des procédures aient dû être abandonnées. » Ce texte, porté par l’ancien ministre du travail Michel Sapin en 2013, réduit la capacité de demander des arriérés de salaires, passant d’un délai de cinq ans à trois ans. En réalité, cela joue à la marge. Selon la dernière étude du ministère de la justice sur « les litiges individuels du travail », parue en août 2015, les demandes ciblées sur les créances salariales ne représentaient que 0,6 % des litiges en 2013…

Le fameux décret Macron serait donc le seul responsable de cette spectaculaire baisse des saisines ? L’avocate Savine Bernard, tout en reconnaissant la complexification qu’il peut entraîner, nuance l’analyse. « Il faut également ajouter une autre loi, de 2008, portant déjà sur la prescription, qui rend moins intéressantes certaines procédures », complète-t-elle. Elle observe par ailleurs que le contentieux prud’homal est en baisse depuis déjà 2009, date de la mise en place de la rupture conventionnelle. Cette année-là, il atteignait un pic de 225 000 affaires, contre environ 200 000 aujourd’hui.

Selon elle, la loi Macron a surtout pour effet de rigidifier les procédures en appel, moins en première instance. Ce qui, sans le dire de cette manière, était l’un des buts de la loi. « L’esprit est de verrouiller l’accès au juge », résume Savine Bernard. Elle cite la cour d’appel de Versailles très pointilleuse sur la procédure, alourdissant ainsi le travail des avocats. Ce que Rachel Saada généralise par la formule : « Lorsque le législateur intervient, c’est toujours pour éloigner le juge du justiciable. »

Les moyens de la justice en question

Globalement, c’est plus une accumulation de textes qui fait aujourd’hui s’éloigner la justice prud’homale des victimes du monde du travail. Après la mise en place de la rupture conventionnelle (2009), de la loi de sécurisation de l’emploi (2013) et de la loi Macron (2015), celle dite El Khomri (2016) a institué le barème indicatif, qui devrait induire une baisse des dommages et intérêts. Et donc rendre moins intéressantes certaines procédures. Emmanuel Macron promet d’instaurer un barème obligatoire, celui contenu dans sa loi d’août 2015 ayant été retoqué par le Conseil Constitutionnel.

Cet arsenal législatif, voté au fil des ans sous des gouvernements de droite et de gauche, favorise les transactions de gré à gré, entre salariés et employeurs. Avec un risque : une privatisation de la justice. « Moins de contentieux, cela veut dire moins de jurisprudence qui fait avancer le droit. Cela signifie aussi une justice privée qui n’éclaire pas le droit, analyse Isabelle Taraud. C’est problématique. Nous sommes inquiets. »

Cette tendance historique à mettre des obstacles entre le citoyen et les CPH a-t-elle un effet sur les délais de traitement des jugements, objectif premier de la loi Macron ? Impossible aujourd’hui d’y répondre en raison du manque de recul. Mais la vraie question se trouve peut-être ailleurs, dans les moyens de la justice prud’homale. Sur ce point, le rapport sur le suivi de la loi Macron est éclairant : « Le plan de soutien à la mise en place de la réforme prud’homale prévoit une dotation de 1 512 postes informatiques, soit 7 postes pour chacun des 216 conseils de prud’hommes […]. Le raccordement des postes informatiques à l’intranet est en cours. Toutefois, seuls le président et le vice-président du conseil de prud’hommes bénéficieront de cet accès. Pour des raisons budgétaires, il n’est pas prévu pour l’instant un raccordement général, ne serait-ce que celui des présidents et vice-présidents de section. » En outre, les conseillers prud’homaux n’ont un accès en ligne aux documentations que depuis mars 2017… Des éléments qui donnent une image nette du dénuement de ces juridictions et de leur inaptitude à gérer efficacement les dossiers. Et là se trouve certainement le vrai nœud du problème.

Source : Mediapart

5 mai 2017

Pizza, sauce tomate, parmesan : révélations sur nos produits italiens préférés

Les Français sont les premiers consommateurs de produits italiens et mangent plus de pizzas que les Italiens eux-mêmes. Aujourd'hui, les produits italiens ont envahi les rayons de nos supermarchés : pâtes, pizzas, sauces tomates, ou encore fromages comme l'emblématique parmesan… Un exemple parmi tant d'autres : les sauces tomates contiennent en fait peu de tomates, quant aux pâtes farcies, la traçabilité de la viande pose question.

Ce document reviendra notamment sur le faux parmesan qui se vend à grande échelle en France. La gastronomie italienne est également très présente dans les restaurants de nos villes avec le boom des pizzerias et autres trattorias. En général, ils sont peu onéreux et proposent un large choix de produits. Mais comment les pizzas et les pâtes sont-elles préparées ? Avec quels ingrédients ? Dans quelles conditions d'hygiène ? Que contiennent les pizzas livrées à domicile ? Enquête et révélations sur ces produits stars de la gastronomie italienne.


VIDEO 1 - VIDEO 2

Que feriez-vous en cas de crise majeure ?

Comment allez-vous gérer toutes les personnes qui frapperont à votre porte lors d'une crise majeure parce qu'elles n'ont pas fait leurs propres préparatifs et provisions ? Plus tôt aujourd'hui, quelqu'un m'a demandé ce sujet sur Facebook, et je pensais que c'était une très bonne question, car des milliers de mes lecteurs seront confrontés à ce dilemme précis à un moment donné. Le jour où ça va vraiment péter en Amérique, inévitablement votre famille, vos amis et vos voisins se présenteront à votre porte en vous demandant de l’aide. Lorsque cela se produira, que ferez-vous ?

Certaines personnes expliquent de façon sincère qu’elles ne partageront pas ce qu’elles ont mis de côté avec n’importe qui, et même avec les membres de leur famille qui seront accueillis avec une arme s’ils se présentent sans préavis.

Personnellement, je ne pourrais jamais faire cela. Ma femme et moi avons toujours pensé qu’il fallait se préparer à toute éventualité car des gens aurons besoin de notre aide lorsque la situation deviendra difficile. Et se détourner de ceux qui sont en détresse est contre tout ce que nous défendons. N’oubliez pas que j’ai écrit un livre traitant du véritable sens de l’amour, et ce serait très hypocrite d’écarter ceux que je côtoie au quotidien lorsqu’ils auront le plus besoin de moi.

Et même si je voulais être cynique, ma femme ne me laisserait jamais faire ça. Elle a un cœur et ne supporterait pas me voir me comporter ainsi. Pour vous montrer à quel point mon épouse est gentille, lorsqu’elle trouve une araignée dans notre habitation, elle la capture délicatement et la libère à l’extérieur. Je lui explique pourtant qu’elle va se reproduire et que ce ne sera plus une seule mais plusieurs araignées qui reviendront, mais cela semble sans importance pour elle. Il est donc évident que nous allons devoir trouver une solution non violente afin de faire face à ce problème d’araignées.

Mais je comprends l’énervement de certains qui avaient tout fait pour prévenir leur famille et amis de ce qui se passe depuis des années et qui n’ont jamais rien écouté, ni rien fait.

Il est certain que les ressources sont limitées. Pour la grande majorité d’entre nous, beaucoup auront eu du mal à se préparer. S’ils ont pu épargner et avoir conservé assez de ressources. Pourquoi serait-ce, ceux qui ont refusé de prendre en compte les avertissements et aussi de se préparer à l’avance, qui auraient maintenant le droit d’en bénéficier ?

Malheureusement la vie n’est pas si simple et malgré que beaucoup de gens n’écoutent pas ce qu’on peut leur dire et ce pour de multiples raisons, je crois qu’il faudra faire preuve de tolérance.

Regardez, depuis des années des milliers d’Américains avertissent du chaos qui se profile. Je dirais qu’ils ont tout simplement les pieds sur terre, qu’ils se basent sur des faits que tout le monde peut vérifier et qu’ils ne se bercent pas d’illusions entretenues par les médias notamment.

Jour après jour, si vous prenez bien le temps d’observez partout autour de vous, vous pouvez constater que tous les ingrédients sont réunis pour que ça pète fortement. Nous n’avons jamais été aussi près d’une 3e guerre mondiale qu’aujourd’hui, nos politiciens reconnaissent publiquement que les relations américaines avec la Russie n’ont jamais été aussi mauvaises, la dette publique américaine atteint le montant astronomique de 20 trillions de dollars, la nation américaine est sur le point de se déchirer dans des conflits et troubles civils et sociaux voire de guerre civile, les marchés financiers amorcent un retournement et se profilent vers un énorme krach, des animaux meurent dans des proportions énormes partout dans le monde et des catastrophes naturelles se produiront avec une régularité effrayante.

Mais nous sommes censés croire que tout va bien se passer, hein, et ce même si les avortements se poursuivent à l’échelle industrielle en Amérique, et qu’à peu près toutes les formes d’immoralité sexuelle que l’on puisse imaginer explosent juste sous nos yeux dans l’unique but de nous divertir. L’industrie du divertissement n’est plus qu’une bouche d’égout, et notre société se dirige vers une consommation de drogues légales et illégales pouvant transformer les personnes en zombies.

J'ai des dizaines d'autres faits que je pourrais citer concernant notre décadence morale, mais je pense que vous comprenez le point.

Si nous changeons notre comportement, je comprendrais pourquoi il serait logique que l'Amérique soit bénie.

Mais nous n'avons pas changé notre comportement, et il n'y a aucun signe que cela se produira bientôt.

En tant qu'humains, nous avons la liberté de choisir, mais ces choix ont inévitablement des conséquences.

La même chose est vraie pour notre nation dans son ensemble. Nous avons fait un tas de choix extrêmement mauvais, et ces choix se traduiront par des conséquences incroyablement douloureuses.

Donc, vous pouvez faire ce que vous voulez, mais ma femme et moi continuerons à nous préparer . L'Amérique est destinée à une date de catastrophe, et ceux qui suggèrent le contraire ne sont pas honnêtes avec vous.

Article traduit sur TEC

29 avril 2017

FLASH - Les inégalités à l’origine du malaise social et ça finira par péter !

En Mai 68, des ouvriers grévistes des usines Renault de Billancourt revendiquent une amélioration de leurs conditions de travail et des augmentations de salaire, moment intense de la vie socio-politique française.....dont, malheureusement, les revendications sont à peu près identiques de nos jours dans un tout autre contexte...

La montée des populismes est la résultante de nos échecs économiques. Le travail se retrouve de plus en plus exclu du partage des richesses créées au profit du capital. Jamais les inégalités n’ont été aussi grandes. Un effondrement historique depuis l’avènement de l’ère industrielle.

Il est parfois des graphiques qui disent plus que des milliers d’analyses, aussi bonnes et éclairées soient-elles. Début avril, le Fonds monétaire international a publié sur son blog l’évolution de la part du revenu national versée aux travailleurs depuis 1970. Ce seul graphique résume à lui seul l’origine du malaise social et sociétal qui secoue toutes les économies avancées, voire toutes les économies du monde. C’est l’effondrement. Un effondrement historique dont on peine trouver des comparaisons depuis l’avènement de l’ère industrielle. En 45 ans, la part des revenus du travail a baissé de plus de 5 points pour tomber à 50 % à peine dans les économies avancées. Dans les pays en développement, elle atteint désormais à peine 36 %.

Là se trouve sans nul doute la source de tout le malaise occidental, de cette colère des laissés-pour-compte, de ce sentiment d’exclusion, de ce pessimisme de parents persuadés que leurs enfants vivront moins bien qu’eux, de cette montée des populismes qui ébranlent les uns après les autres les pays avancés : de ces échecs économiques évidents. Alors que le PIB mondial a été multiplié par plus de 25 fois sur la période (de 2 900 milliards de dollars à 74 100 milliards de dollars selon la Banque mondiale), que la productivité a été multipliée par 30, les personnes tirant leurs revenus de leur seul travail sont de moins en moins associées à l’augmentation des richesses produites.

Cette baisse tendancielle a été engagée dès les années 1970. Les entreprises ont commencé à peser sur les salaires pour reconstituer les marges. Mais le mouvement n’a cessé de s’amplifier et de s’accélérer au fil des décennies. L’âge de la grande compression, documentée par des économistes comme Thomas Piketty, Joseph Stiglitz ou Paul Krugman, a commencé, amenant à réduire tant et plus la part du travail dans le partage de la valeur ajoutée ou des PIB. Les salaires moyens en monnaie constante aux États-Unis et dans une moindre mesure en Europe n’ont quasiment pas bougé depuis 1980. Au Royaume-Uni, la croissance des revenus réels durant la dernière décennie a été la plus faible depuis l’époque des guerres napoléoniennes.

La mesure de ce choc se dit en quelques chiffres. Pendant les années 1960, les 90 % des ménages américains les moins aisés recueillaient 67 % des gains réalisés dans un cycle économique. Durant les années Reagan, ils n’en obtenaient que 20 %. Depuis les années 2000, cette part est tombée à 2 %, les 10 % les plus riches raflant tout le reste. Pour l’économiste américain Thomas Palley, le cercle vertueux de la croissance économique, « où les bénéfices de la productivité étaient reconvertis en salaires alimentant la croissance de la demande », s’est cassé dans cette période des années 1970.

Les causes de cette rupture sont multiples, insiste le FMI. Pour l'organisme, les technologies sont le facteur premier de ce divorce. « Dans les pays avancés, près dela moitié du déclin de la part du travail est due à l’impact de la technologie. La diminution s’explique à la fois par la propagation rapide de l’information et des télécommunications et par la proportion élevée d’occupations qu’il était facile d’automatiser », assure-t-il.

Cette révolution technologique qui bouscule les frontières classiques de l’espace et du temps a sans aucun doute amplifié le mouvement de mondialisation à l’œuvre. Une nouvelle organisation de la production s’est mise en place, conduisant à la recherche des coûts toujours plus bas. Les tâches demandant le plus de main-d’œuvre ont été délocalisées vers les pays toujours moins chers, d’abord vers l’Europe du Sud pour les entreprises européennes, puis vers le bassin méditerranéen, puis vers la Chine, etc. « La conjonction de la technologie et de l’intégration internationale explique pour près de 75 % le déclin de la part du revenu qui échoit aux travailleurs en Allemagne et en Italie et 50 % aux États-Unis », analyse le FMI. Avant d’ajouter : « Le progrès technologique et l’intégration économique internationale ont certes été des moteurs essentiels de la prospérité mondiale, mais leurs effets sur les revenus des travailleurs compliquent la tâche des gouvernants. »

Mais peut-on parler de cette grande rupture, en évitant de mentionner la financiarisation de l’économie, avec en fond de décor le néolibéralisme qui la sous-tend, comme le fait le FMI ? Impossible, répond l’économiste Petra Dünhaupt dans une étude sur les effets de la financiarisation dans le partage des revenus du travail. La financiarisation a, selon elle, était le principal moteur de la captation au profit du capital.

La prééminence donnée à partir des années 1980 à un management à court terme, dont le but unique est de satisfaire les actionnaires, en augmentant les dividendes, les salaires des dirigeants « au nom de l’alignement des intérêts », en multipliant les opérations financières (fusion-acquisition), a provoqué un prélèvement croissant sur les richesses. Le mouvement a été poussé si loin que les grands groupes qui auparavant étaient emprunteurs de capitaux sont désormais prêteurs. Ils préfèrent racheter leurs actions plutôt que d’investir. Quant à la bourse, elle n’est plus le lieu de financement de l’économie – moins de 10 milliards d’euros ont été levés sur la place de Paris en 2015 – mais celui du recyclage en circuit fermé des profits et de la spéculation.

Tout cela s’est fait au détriment des salariés dont le pouvoir de négociation dans l’entreprise et même plus simplement l’apport sont de plus en plus contestés. Partant du principe que plus le travail est dérégulé, plus le pouvoir des négociations sur les salaires est amoindri, voire réduit à néant, plus l’efficacité économique est grande.

La réalité vient de rattraper la théorie. Aujourd’hui, c’est la machine économique, sociale et politique tout entière qui est en train de se briser, avec l’application aveugle de ces principes. Les perdants du néolibéralisme se comptent en millions, en centaines de millions. Les inégalités ont atteint des sommets, la concentration des richesses entre quelques mains est à des niveaux sans précédent.

« La part des revenus nationaux allant aux détenteurs de capitaux à travers les profits des entreprises ne cesse de monter. La part allant au travail est en baisse. Ce n’est pas de cette façon qu’une démocratie est supposée fonctionner », prévenait l’économiste Stephen Roach, ancien président de Morgan Stanley en Asie – inventeur du concept sur les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) – à la fin des années 1990. Oui, ce n’est pas comme cela qu’une démocratie est supposée fonctionner. Les erreurs économiques commises nous ramènent aujourd’hui à cette question politique essentielle.

Source : Mediapart

26 avril 2017

FLASH - La guerre des monnaies


"Le boom économique chinois qui ébranle la planète ne va pas sans susciter une profonde angoisse au sein même des milieux d'affaires de Pékin. Pour preuve, le succès fracassant d'un bien étrange livre... Quand vous apprenez que : le monde n'est pas tel que vous croyez ni tel que vous le voyez ; la banque centrale américaine, c'est-à-dire la Federal Reserve Bank (Fed), a échappé au contrôle de son gouvernement pour devenir une marionnette aux mains de la finance internationale ; des catastrophes, des crises, des meurtres, jusqu'à l'accession au pouvoir d'Adolf Hitler et la mort de six présidents américains résultent bel et bien d'un complot international ; une guerre mondiale est en cours, qui a des monnaies pour armes et pour munitions, une guerre aussi meurtrière qu'elle est, à ce jour, invisible..." - Marianne, le 17 février 2008

Qu’est-ce que la monnaie ? Qu’est-ce que le dollar, l’euro, le yuan, et les autres monnaies en circulation de par le monde ? Ces devises servent aussi bien aux échanges quotidiens dans les magasins, que, sous d’autres formes, à la spéculation boursière et au commerce international dans une économie capitaliste mondialisée, incontrôlée et anarchique.

Incontrôlée, disions-nous, car les capitalistes financiers qui sévissent sur les bourses du monde ; de Wall Street à la City de Londres, en passant par Paris, Francfort et Shanghai ; gonflent la masse monétaire représentant les marchandises, les moyens de production, les biens et les services produits dans les économies nationales, et ils surmultiplient ainsi de façon tout à fait factice la monnaie disponible sur les marchés boursiers, engendrant ce que les économistes appellent des bulles financières. Ce phénomène entraîne en fait la création de monnaies de singe ne correspondant à aucune richesse, à aucune valeur réelle, qu’à du vent spéculatif servant à donner l’impression aux pecnots qu’ils s’enrichissent de cet argent de Monopoly Passe Go et collecte tout le pognon qu’il te faut.

Quand une bulle financière éclate, comme en 2008 à propos des subprimes, c’est-à-dire la revente, par paquets, de milliers d’emprunts hypothécaires non solvables, ce sont alors des millions de propriétaires d’habitations qui sont saisis, et leurs familles qui les occupent à crédit, qui sont expulsées – jetées à la rue manu militari – dans la plus grande démocratie bourgeoise de tous les temps.

Nous invitons les bigots bourgeois férus de démocratie électorale, comptabilisant chaque bulletin de vote jeté dans la crécelle des urnes qu’ils chérissent tant, prouvant croit-il la nature démocratique de ce système capitaliste pourri jusqu’à la moelle ; nous les invitons à réfléchir à ce paradoxe où une démocratie bourgeoise expulse ses commettants de leur résidence alors que leur gouvernement verse, à même les impôts de ces expulsés, des milliards de dollars en subvention à des banquiers pour qu’ils chassent ces payeurs de créances et ces payeurs d’impôts de leur maison ! C’est la loi du système, diront-ils, alors je demande, qui a besoin de ce système inhumain ?

Revenons à la question posée en début d’article. Qu’est-ce qu’une devise ? Une devise est un instrument économique national qui, à l’origine du capitalisme (concentrons-nous sur ce système économique tout en sachant que la monnaie existait bien avant le capitalisme) représentait la quantité de richesse, de biens et de services échangeables (commercialisables) dans une économie nationale. Au début du capitalisme, il existait alors une adéquation assez stricte entre la quantité de monnaie (non seulement sous forme de billets de banque mais sous toutes autres formes) en circulation et la puissance commerciale relative du pays qui émettait cette monnaie.

S’il y avait distorsion, comme par exemple martingale d’impression d’une trop grande quantité de monnaie nationale par rapport à la richesse (marchandise) échangeable dans ce pays, la sanction des marchés était sans équivoque, la valeur de cette monnaie nationale chutait rapidement et tous ceux qui faisaient commerce avec ce pays inflationniste refusaient de libeller leurs échanges en cette devise nationale et exigeaient plutôt d’être payés dans une devise forte. C’est le rôle que jouait le dollar américain jusqu’à la dernière crise (2008), le franc suisse servait également de monnaie refuge, ou encore l’or, cette quasi devise acceptée par tous à un point tel que l’on exigea pendant longtemps que chaque banque nationale, émettrice d’une devise, conserve dans ses coffres une certaine proportion d’or (environ 10 %) correspondant à une portion de la valeur de sa monnaie en circulation. Cette règle fut abolie lors de la répudiation des Accords de Bretton Woods (USA – 1944-1971).

LES ACCORDS DE BRETTON WOODS

À la suite de la seconde guerre mondiale, les États-Unis d’Amérique ayant pris une place prépondérante comme super puissance militaire, économique et financière impérialiste, il fut décidé que la devise américaine, le dollar US, servirait de monnaie d’échange dans les transactions internationales et donc de valeur refuge en cas de difficulté commerciale ou financière entre deux ou plusieurs pays commerçants. C’est-à-dire, qu’à compter de 1944, une banque ou un trust qui souhaitait s’assurer que le fruit de ses transactions monétaires, commerciales, ou boursières spéculatives, soient à l’abri de toutes dévaluations intempestives d’une monnaie nationale fragile, effectuait ses transactions en monnaies fortes américaines – le dollar US – monnaie de réserve.

À partir de 1971, les États-Unis refusèrent de rembourser en or les dollars US excédentaires mis en circulation de par le monde (fin de la convertibilité OR) d’où aucune réserve d’or ne garantissait plus la totalité ou une partie des dollars en circulation. Puis, ils proposèrent que les monnaies soient à conversion flexible selon le cours des marchés. Les autres pays impérialistes, solidement arrimés et assujettis au leader américain, ne dirent mot, pensant que l’économie américaine serait toujours prospère et l’impérialisme florissant. Le système impérialiste était alors dans la dernière décennie de ses 30 glorieuses.

Par la répudiation des Accords de Bretton Woods (1971), les traders et les banquiers internationaux obtenaient un sauf conduit spéculatif – un blanc-seing – illimité pour spéculer. Les différentes puissances impérialistes du globe crurent alors qu’elles pourraient s’en sortir et s’échapper avec la caisse alors que tous leurs amis, alliés et concurrents impérialistes se casseraient le nez avec un trop plein de dollars dévalués. Mais voilà, chacun de ces cupides croyait son concurrent plus stupide que lui-même et chacun se présentera à la caisse au même moment comme en Argentine quand les petits bourgeois s’alignèrent aux portes des banques cadenassées, incapables d’honorer leurs créances devant leurs clients déboutés. Évidemment, les milliardaires argentins avaient depuis longtemps transformé leurs avoirs en francs suisses anticipant l’effondrement du Peso – en parité dollar – contrairement aux prolétaires de Buenos Aires floués par ces pesos dévalués.

Imaginez la même dramatique, mais cette fois au lieu d’être l’Argentine aux prises avec le piège spéculatif, l’effondrement du Peso, et la perte de confiance des investisseurs, des spéculateurs et des épargnants dans l’économie du pays, ce sont tous les grands banquiers et les boursicoteurs internationaux, ces génies de la finance, nous dit-on, qui sont pris au piège américain, le peuple américain étant lui-même la première victime du fonctionnement de ce système économique anarchique, incontrôlé et inhumain.

Évidemment, cette confiance des acheteurs, des vendeurs, des spéculateurs, des banquiers et des boursicoteurs était fondée sur l’assurance que la monnaie internationalisée – le dollar US –, représentait bien une valeur forte, reflet d’une économie prospère, et qu’en tout temps chacun d’entre eux pourrait échanger ses dollars pour de vraies marchandises, de vrais biens ou de réels services concrets et tangibles. Que cette condition incontournable vienne à faire défaut et c’est tout l’édifice spéculatif impérialiste qui s’écroule. Le monde capitaliste en est là. La réalité c’est que depuis le début du XXe siècle le dollar américain a perdue 97 % de sa valeur. La dette souveraine américaine est de 15 000 milliards de dollars soit 100 % du PIB américain. Si on y ajoute l’endettement des ménages et celui des entreprises et la dette américaine passe à 50 000 milliards de dollars US, soit 360 % de son PIB. Tout compris les États-Unis affiche un trou de 200 000 milliards de dollars US. Ce n’est pas la Grèce qui est en faillite ce sont les États-Unis d’Amérique.

PROCHAIN SOUBRESAUT DE LA CRISE MONÉTAIRE

Si tous les spéculateurs n’ont pas abandonné le dollar au moment où nous écrivons ces lignes, c’est pour la simple raison que si chacun des voleurs – spéculateurs – (pas les fraudeurs de l’assistance sociale mais bien les spoliateurs milliardaires) réclamait son dû, chacun d’entre eux se retrouverait propriétaire d’une montagne de dollars de singes n’ayant absolument aucune valeur réelle comme il en fut dans les années vingt (1920) avec l’ancien Mark allemand que les capitalistes germaniques acheminaient par wagon entier aux capitalistes français à titre de réparation de guerre (1914-1918).

De fait, lors de la prochaine convergence des crises monétaire et financière, au premier semestre de 2012, des milliers de milliards d’actifs-boursiers-fantômes s’évanouiront et entraîneront dans la décimation au moins 10 % des banques occidentales édifiées sur ces actifs bidons et frauduleux. L’Euro et la dette souveraine grecque ainsi que celle des autres pays européens surendettés seront les déclencheurs mais pas les responsables de cette débandade boursière-bancaire qui frappera même les banques "too big to fail" (trop gosses pour tomber). Elles tomberont elles aussi.

Chaque État national sera tenté de voler au secours de ses banques et de sa monnaie nationale en décrépitude car même les hedge-funds et les fonds de pension – segments du capital financier – seront menacés d’effondrement. Mais les banques sont maintenant trop grosses pour être sauvées et un État qui songerait à prendre ces faillites à charge connaîtrait la décote Moody’s et la hausse de ses frais d’emprunts. La France, par exemple, consacre déjà 45,4 Milliards d’euros par an au remboursement de sa dette souveraine soit 16,5 % de ses revenus ou 80 % de ses revenus d’impôts.

LA NOUVELLE SUPERPUISSANCE IMPÉRIALISTE

Pourquoi une économie solide à la monnaie vigoureuse suscitant l’envie de tous les spéculateurs se retrouve-t-elle en si fâcheuse posture que chacun s’en contente faute de mieux, sachant qu’il n’a tout simplement pas le choix, s’il retire ses billes, son client et son fournisseur feront faillite, tout comme lui ? C’est la seule raison qui explique pourquoi le dollar poursuit sa triste destinée internationale – c’est que refuser le dollar revient à scier la branche sur laquelle chacun des grands capitalistes s’est reposé pour spéculer.

Au cours de la décennie quatre-vingt dix et de la première décennie des années deux mille, les entreprises multinationales occidentales ont délocalisé leurs usines ou encore leur production vers les pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Corée, Taiwan, etc.) provoquant un chômage endémique et une baisse de revenu chez les consommateurs occidentaux. Les revenus fiscaux des États ont alors périclité et les commerçants ont tenté de compenser cette chute de pouvoir d’achat en offrant un crédit quasi illimité aux consommateurs occidentaux. Les entreprises improductives du tertiaire se sont concentrées dans les pays capitalistes avancés, en déclin, alors que les entreprises productrices de plus value des secteurs secondaire et primaire se sont concentrées dans les pays capitalistes émergents dont la Chine, première puissance industrielle du monde dont la monnaie, sous évaluée, offre maintenant les garanties recherchées.

Bref, un nouvel acteur économique s’est pointé sur la scène industrielle et commerciale mondiale. L’immense Chine avec ses 1,3 milliards de travailleurs à exploiter et de consommateurs à dévaliser. Depuis 1978 environ – prise du pouvoir par Deng Xiaoping en Chine – l’économie mondiale est entrée dans un nouveau cycle. Il ne s’agit pas ici de la crise de la dette grecque, et de ses 11 millions de producteurs – consommateurs (représentant à peine 0,01 % de l’économie mondiale) mais d’une super puissance industrielle et commerciale qui en trente cinq ans est devenue la seconde économie du globe et la première puissance industrielle de la planète, produisant, contrairement aux américains, de vraies marchandises, échangeables (téléviseurs, ordinateurs, automobiles, vêtements, navires, armements, raffineries, trains, fusées, etc.) garantissant toute transaction commerciale bien davantage que des dollars dévalués. Ce sont 20 % des consommateurs du globe qui se sont joints d’une venue à la confrérie mondiale des exploités de l’impérialisme.

Le Yuan, la monnaie chinoise, est aujourd’hui en confrontation directe avec le dollar US. Dans cette guerre à finir entre l’Alliance Atlantique (OTAN) regroupant les puissances impérialistes en déclin dont les économies non performantes et non concurrentielles ne sont pas suffisamment profitables parce que leur aristocratie ouvrière a bénéficié de trop davantage que les capitalistes occidentaux tentent aujourd’hui à grand peine de leur retirer – lutte et résistance sur le front économique –, dans cette guerre titanesque, contre l’Alliance de Shanghai (Chine – Russie – États de l’ancienne Union Soviétique, Iran, Corée du Nord, etc.) l’une des deux superpuissances devra assujettir l’autre à sa domination et ça ne peut être l’Amérique décadente.

Sur le plan militaire, les États-Unis et l’OTAN détiennent une suprématie indéniable dont la résultante est une suite de guerres et d’occupations ruineuses pour leurs économies déjà en difficulté ; pendant ce temps la Chine investit ses capitaux impérialistes en Afrique, en Amérique latine, au Canada, en Australie et noue des liens commerciaux avec les anciens alliés de la puissance états-unienne en déclin accéléré. L’ancien et le décadent devront un jour laisser place à la nouvelle superpuissance économique mondiale qui a nom la Chine et à sa devise le Yuan, que la Chine réévaluera quand bon lui semblera, sans tenir compte des pressions américaines. La Chine, en refusant de réévaluer sa monnaie, évite une hausse de prix inflationniste à l’économie américaine dépendante. D’ici là, les banques occidentales connaîtront tous les affres de la dévaluation monétaire et de la crise financière entraînant les épargnes des petits bourgeois dans le gouffre des crises monétaires impérialistes. Le dollar a terminé son cycle de vie, voyez poindre l’aurore du Yuan.

La crise capitaliste est inéluctable et si chacun d’entre vous décide de sauver ce système économique et monétaire parasitaire, alors, il survivra ce système par l’addition de vos sacrifices collectifs et par la somme de vos efforts individuels mais dans moins de dix ans une nouvelle crise systémique encore plus profonde, plus terrible et plus dévastatrice s’abattra sur ce monde impérialiste et on réclamera de chacun d’entre vous que vous fassiez comme ces petits bourgeois argentins, égyptiens, marocains, tunisiens, que vous vous rendiez aux urnes choisir le larbin ou la démagogue qui vous vendra sa salade nationaliste surannée contre quelques heures d’illusion, de rêve, jusqu’au lendemain qui déchante et vous confronte à la dure réalité de la nouvelle faillite des monnaies et du système impérialiste.

Source : Global Research (2011)
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