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1 décembre 2016

ALERTE ROUGE ! Avis de tempête sur les marchés financiers !

Préparez à la hausse des taux obligataires, à la récession majeure et à un krach boursier

Depuis la victoire de Donald Trump au soir des élections, nous avons assisté au pire krach obligataire depuis 15 ans. Les investisseurs obligataires du monde entier ont vu des milliers de milliards de dollars de richesse disparaître depuis le 8 Novembre 2016, et les analystes avertissent déjà qu’une nouvelle semaine difficile se profile. Le consensus général qui se dégage dans le milieu des investisseurs, c’est que l’arrivée de l’administration Trump se traduira par une inflation beaucoup plus élevée, et par conséquent, les investisseurs commencent déjà à exiger des taux obligataires plus élevés. Malheureusement pour nous, l’histoire a montré que des taux obligataires plus élevés provoquent toujours un ralentissement économique. Et c’est parfaitement logique, puisque l’activité économique ralentit naturellement lorsqu’il devient plus coûteux d’emprunter de l’argent. De toute façon, l’administration Obama avait déjà réuni toutes les conditions pour que le prochain président soit confronté à une récession majeure, mais maintenant ce krach obligataire menace d’éclater plus tôt que prévu.

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le marché obligataire, lorsque les taux montent, les prix des obligations baissent. Et lorsque les prix des obligations baissent, c’est une très très mauvais signal pour la croissance économique.

Donc, en général, personne ne souhaite voir les taux augmenter.

Malheureusement, les taux ont littéralement bondi au cours des deux dernières semaines, et le taux sur les bons à 10 ans du trésor américains ont augmenté de près DE 1% depuis Juillet…

Philippe Béchade : "ATTENTION, les taux viennent de se tendre de façon SPECTACULAIRE !"
le rendement de l’obligation du Trésor US à 10 ans a bondi à 2,36% lors des échanges vendredi soir, le taux le plus élevé depuis Décembre 2015, en hausse de 66 points de base depuis l’élection, et de près d’1% depuis Juillet !

Le rendement à 10 ans arrive à un moment critique. Pour être clair, la première chose qui pourrait arriver est une augmentation des taux d’intérêt de la Réserve fédérale en Décembre, après une année de stagnation. Un grand nombre de déclarations post élections par les dirigeants de la Réserve fédérale – comme celle de Janet Yellen très récemment – ont poussé la probabilité d’assister à une hausse des taux à 98% de chance.
Comme je l’ ai expliqué l’autre jour, il y a énormément de choses dans notre système financier actuel qui dépendent des rendements des bons du Trésor américain. Il suffit de regarder ce qui se passe par rapport aux prêts hypothécaires. Comme Wolf Richter l’a signalé, le taux moyen sur les prêts hypothécaires à 30 ans vient d’atteindre la stratosphère…
Le carnage sur les obligations a des conséquences. Un prêt hypothécaire de 30 ans à taux fixe s’échangeait vendredi à 4,125% pour les meilleures offres. Cela représente une hausse de 0,5 % par rapport à ce qui était proposé avant l’élection, selon le site Mortgage News Daily. Ce qui a classé le mois sur la courte liste des 4 pires mois depuis plus d’une décennie.
Si les taux hypothécaires continuent d’augmenter, nous assisterons à un nouvel effondrement du secteur immobilier.

Les taux sur les prêts automobiles, sur les cartes de crédit et sur les prêts étudiants seront également impactés. En Amérique, toutes les bulles spéculatives menacent d'éclater à tout moment !

Dans notre système économique, il deviendra beaucoup plus coûteux pour emprunter des fonds, et cela ralentira inévitablement l’économie.

Si les investisseurs obligataires sont aussi nerveux actuellement, c’est en raison de déclarations comme celle-ci provenant de Steve Bannon…
Steve Bannon a assuré "qu’il n’était pas un partisan de la suprématie blanche mais un nationaliste économique qui voulait bâtir un nouveau mouvement politique sur la base de grands travaux créateurs d’emplois."

"Je ne suis pas un suprématiste blanc, je suis un nationaliste, je suis un nationaliste économique," a déclaré dans un premier entretien depuis sa nomination Steve Bannon, ancien patron du site d’information Breitbart et ex-directeur général de la campagne de Donald Trump.

"Comme le populisme d’Andrew Jackson, nous allons bâtir un mouvement politique complètement nouveau", explique-t-il, en référence à l’ancien président des Etats-Unis (1829-1837) qui se voulait le défenseur de l’Américain ordinaire, à l’origine d’une loi forçant les Amérindiens à quitter le pays.

"Tout est lié aux emplois", insiste cet ex-banquier et ancien producteur de film dans un entretien publié le 18 novembre sur le site du magazine professionnel de cinéma Hollywood Reporter.

"Les conservateurs vont devenir fous. Je suis celui qui pousse un plan de grands travaux de milliers de milliards de dollars. Avec des taux d’intérêt négatifs dans le monde, c’est la meilleure occasion de tout reconstruire."

Les chantiers navals, les usines sidérurgiques on va tout relancer.

"Ce sera aussi enthousiasmant que pendant les années 1930, plus grand que la révolution Reagan, les conservateurs avec les populistes dans un mouvement économique nationaliste."
Steve Bannon sera l’une des voix les plus influentes dans la nouvelle administration Trump, et il est absolument déterminé à obtenir ce « plan d’infrastructures de 1000 milliards de dollars » par le Congrès.

Et cela débouchera sur beaucoup plus d’emprunts et beaucoup plus de dépenses pour un gouvernement qui est en passe d’ajouter 2400 milliards de dollars de dette supplémentaire sur l’année fiscale en cours.

Malheureusement, tout cela vient au moment où l’économie américaine commence déjà à montrer des signes importants de ralentissement. les analystes s’attendent à une nouvelle baisse des bénéfices du S&P 500, pour le 6ème trimestre consécutif, ainsi qu’une contraction de la production industrielle pour le 14 mois à la suite.

En réalité, l’économie américaine fait du surplace depuis un certain temps maintenant, et il n’en faudrait pas beaucoup pour la voir plonger. Ce qui suit provient de l’économiste Lance Roberts…
Avec un PIB inférieur à 2%, des consommateurs déjà lourdement endettés, une faible croissance des salaires pour la majeure partie des Américains, Il n’y a pas eu beaucoup de place pour les erreurs politiques.

La combinaison d’une économie faible avec des taux d’intérêt plus élevés, qui se répercutera négativement sur la consommation, mêlé à un dollar plus fort, qui pèse sur les exportations, et vous obtenez le cocktail idéal pour qu’une récession arrive plus rapidement que prévue.
Oui, le marché boursier a immédiatement grimpé après l’élection de Donald Trump, mais ce n’est absolument pas parce que la situation économique s’est améliorée.

Si vous regardez l’histoire, un krach boursier suit presque toujours un krach obligataire majeur. Donc, si les prix des obligations continuent de chuter aussi rapidement, ce sera alors un très mauvais signe pour les traders et donc pour la bourse.

Et l’histoire nous a également montré qu’aucun marché haussier ne peut survivre à une récession majeure. Si l’économie subit un important ralentissement dès le début de l’administration Trump, nous assisterons de façon inévitable à l’effondrement des marchés actions.

Les derniers jours de l’administration Obama nous assurent de voir des taux d’intérêt plus élevés, une récession majeure et un énorme krach boursier.

Bien entendu, tous les problèmes qui surgiront après le 20 janvier 2017 seront imputés à Donald Trump, mais la vérité c’est que cette responsabilité incombera plus à Barack Obama qu’à Donald Trump.

En ce moment, beaucoup de personnes sont encore dans un état d’euphorie étant donné que Donald Trump a remporté l’élection.

C’est une énorme erreur !

Le monde financier ressent déjà de légères secousses, et ces secousses pourraient facilement se transformer en un violent séisme.

Aujourd’hui, ce n’est plus le moment de faire la fête. Au contraire, il est temps de fermer les écoutilles et de se préparer à une mer très agitée.

Préparez-vous pendant qu’il est encore temps, car le temps presse !

Article traduit sur TEC 
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