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18 septembre 2016

Les vagues d'attentats en 86 et 95 en France

Une grande capitale touchée en son cœur par une série d’attentats meurtriers et aveugles, des services secrets débordés et sans aucune piste, un groupe terroriste organisé en cellules, affilié à un mouvement islamiste international et soutenu par un pays en rupture de ban : tout cela ne vous rappelle rien? Il ne s’agit pas de septembre 2001, mais de septembre 1986. A l'époque, souvenez-vous, cinémas et galeries commerciales sont désertés. Les Champs Elysées à Paris sont presque vides. Plus tard, on a appelé cette période : « Septembre noir ».

Au milieu des années 1980, la capitale française subit une vague d’attentats sans précédent. Reconstitutions et témoignages de personnalités politiques, de diplomates, de policiers ou de juges à l’appui, ce documentaire revient sur les faits et dévoile les coulisses de la lutte antiterroriste.

« J’ai été projetée en l’air, je me suis dit : "Ça y est, je suis dedans.” C’était un spectacle d’horreur : des bras, des jambes, des mutilations terribles… puis je me suis regardée et j’ai vu que je n’avais plus que la moitié d’une jambe et que mon sang coulait rue de Rennes. » Dans l’après-midi du 17 septembre 1986, Colette Bonnivard se promène comme tant d’autres Parisiens sur l’une des artères les plus commerçantes de la capitale, lorsqu’une explosion sème le chaos. Elle va être l’une des très nombreuses victimes civiles des attentats qui frappent alors la ville. Car les terroristes n’en sont pas à leur coup d’essai. En moins d’un an, une douzaine d’engins disséminés dans des lieux publics ont déjà coûté la vie à treize personnes et blessé trois cents autres. Peu rassurée, la population guette le moindre paquet suspect et évite au maximum de s’exposer, mais impossible de rester sur ses gardes en permanence…
  • La peur s’installe
Cette période sombre commence le 7 décembre 1985. Noël approchant, les clients se bousculent dans les grands magasins. C’est dans ces conditions que deux bombes explosent coup sur coup au Printemps et aux Galeries Lafayette. L’enquête est immédiatement confiée à la DST (Direction de la surveillance du territoire). Le commissaire Louis Caprioli dirige alors la toute récente unité antiterroriste : « Nous n’avions pas d’informations sur l’origine de l’attentat ; ni la DST, ni la DGSE, ni aucun des services "amis”, que ce soit les services de renseignement américain, allemand, anglais ou italien. A aucun moment nous n’avons eu d’alerte ; forcément, on s’interroge. » Et les policiers s’interrogent d’autant plus que l’attentat n’est pas revendiqué. Le gouvernement Fabius, alors au pouvoir, choisit de considérer qu’il s’agit de l’œuvre d’un déséquilibré, mais, déjà, Alain Marsaud, le juge d’instruction chargé de l’affaire, penche pour la thèse de l’acte terroriste. La suite des événements va malheureusement lui donner raison. Deux mois plus tard, en trois jours, trois nouvelles bombes font des dégâts considérables dans des lieux très fréquentés de Paris. Une atmosphère de peur s’étend sur la ville. Menacé, l’Etat français va désormais tout essayer pour mettre la main sur les poseurs de bombes et leurs commanditaires : appels à la dénonciation, tractations secrètes, manipulation des médias…


  • BONUS : Secrets d'Actualité - Il y a 20 ans, les attentats de 1995

Le 25 Juillet 1995, une bombe explose dans le RER B à la station Saint-Michel à Paris, faisant une dizaine de morts et plusieurs centaines de blessés. Commence alors la traque de l'ennemi public numéro un, Khaled Kelkal.

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