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29 janvier 2016

Le mensonge dans lequel nous vivons

Ce document explosif donne son regard sur le monde actuel. Que s'est-il passé durant ces 200 dernières années pour que nous arrivions là, au bord du précipice ? Comment sommes-nous arrivés à ce paradoxe moderne : une société dont nous chérissons le confort mais dont l'obtention s'est faite au prix de dégâts toujours plus croissants sur les écosystèmes de la planète ?

Nos sociétés de consommation réduisent l'ensemble des rapports humains à des rapports marchands. Dans le système économique dominant ce n'est plus la demande qui conditionne l'offre mais l'offre qui détermine la demande. C'est ainsi, que régulièrement, de nouveaux besoins, rapidement considérés comme vitaux, sont créés, source de l'obsolescence programmée. Le bombardement publicitaire incessant nous pousse à croire que ce matérialisme nous rend libre et évolué, en réalité, il nous asservit et nous abrutit toujours plus. Ceci modifie en profondeur les relations humaines : les choses finissent par nous posséder et nous détournent des autres, y compris de notre lien ancestral avec la nature.

Jamais dans l'histoire de l'humanité, notre environnement n'a autant été dégradé, au point que même l'air que nous respirons est devenu cancérogène ! Les animaux sont exploités dans des conditions industrielles effroyables et le vivant est méthodiquement massacré pour enrichir quelques privilégiés... Et ce, avec l'appui, indirect des consommateurs que nous sommes devenus. Notre terre nourricière ne nous appartient plus, elle a été achetée et est exploitée sans scrupule par des multinationales et les marchés financiers qui nous empêche d'en récolter simplement les fruits. Le vivant a été littéralement breveté : nous n'avons plus le droit de cultiver nos propres graines, nous sommes nourris avec des produits chimiques inutiles et dangereux... Tandis que nous avons déjà déclenché la sixième extinction massive de la biodiversité. Aujourd'hui, même en France, on meurt simplement pour tenter de préserver le peu de nature qu'il reste.

Condamnés à vivre dans l'illusion d'un monde libre, comme notre environnement, nous dépérissons, de plus en plus cancéreux, autistes, atteints de maladies neurodégénératives, stériles... Esclaves d'un système pollueur que nous entretenons aveuglement. Sous prétexte de vouloir nous protéger, nos gouvernements restreignent la liberté d'expression et de libre pensée comme dans les heures les plus sombres de notre histoire, les droits de l'Homme sont bafoués, et nous acceptons, courbés, chaque jour un peu plus, l'emprise du système sur nos vies. "Les fascistes de demain se nommeront eux-mêmes anti-fascistes", disait Winston Churchill...

Nos élites sont corrompues et non représentatives de la volonté du peuple : elles se maintiennent coûte que coûte, soutenues par la majorité des médias qui poursuit inlassablement son travail de désinformation en caricaturant la réalité pour mieux nous influencer. Les grands discours bienveillants de nos politiques nous endorment et nous détournent de leur vrai visage : celui de véritables délinquants financiers, sexuels... Des personnages perfides et corrompus qui ne reculent devant aucune ignominie pour défendre leurs intérêts, protégés par une "justice" de plus en plus partisane.

Aujourd'hui, nos démocraties se félicitent de vendre des armes aux dictatures tout en soutenant dans l'ombre les pires mouvements intégristes... Mais quelle est la valeur de sociétés qui se nourrissent de la guerre alors que nous aspirons à un monde de paix et de respect ? Pendant que nous sommes abrutis par les mé(r)dias, les pions s'avancent sur le grand échiquier mondial, réduisant les chances de survie de l'humanité.

C'est à nous, citoyens, de nous poser les bonnes questions :

  • Quel regard portons-nous sur notre société de consommation boulimique qui nous formate et nous emploie à détruire notre support de vie pour préserver les intérêts d'une élite égoïste ?
  • Pourquoi continuons-nous à nous rendre esclave et à travailler pour une société insensée qui n'a aucun avenir et compromet déjà la survie de l'humanité ?
  • Comment considérer une civilisation qui enrichit ceux qui spéculent sur les marchés financiers au détriment du plus grand nombre et appauvrit ceux qui aspirent à vivre simplement et dignement ?
  • Quel est l'intérêt et le sens de notre bref passage sur Terre ?
  • Quel portée pouvons-nous donner à nos actes quotidiens ?

Ici, la question n'est pas de sauver ou non notre planète, mais de s'interroger sur l'avenir et le sens que nous voulons donner au mot "humanité". Nous sommes tous les acteurs de la civilisation que nous construisons. "Soyons le changement que nous voulons voir dans le Monde" disait avec sagesse Gandhi. Cette maxime est plus vraie que jamais.

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