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20 décembre 2015

Les 11 signes d'un "false-flag"

À travers l'histoire, les versions de false-flags ont été utilisées avec succès par les gouvernements pour diriger la force des gens vers n'importe quelle fin que la classe dirigeante peut chercher. Par moments, cette fin peut être la guerre, ou cela peut être la réduction de libertés civiles domestiques et de droits humains fondamentaux. Dans d'autres, c'est un ordre du jour économique.

Effectivement, les false-flags sont eux-mêmes capables de prendre sur une grande variété de formes - nationaux ou étrangers, petits ou grands, économiques ou politiques, et bien d'autres désignations qui peuvent souvent brouiller un dans l'autre. Chacun peut servir un but spécifique et chacun peut être ajusté et adapté à ce but précis que les conditions sociales l'exigent.

Par exemple, l’attaque aux armes chimiques qui a eu lieu en août 2013 en Syrie peut servir d’exemple pour un false-flag à l’étranger prévu pour stimuler la ferveur des américains vers la guerre, sur la base du Responsibility to Protect, établi en 2005 par les Nations-Unies, comme pour le golfe du Tonkin.

Comme l’attaque est prévue pour instiller la peur, la panique et une réponse téléguidée de la part du public, il est important de déconstruire le récit de cette attaque tel qu’il est présenté. Nous devons nous former et former le public à reconnaître les signes d’un false-flag quand il se produit et ainsi rendre l’attentat neutre.

Ce qui suit est une liste des éléments les plus courants d’un attentat par false-flag auxquels on devrait prêter immédiatement attention dans le cas d’un nouvel accident qui jouera sur la corde sensible et les émotions des personnes :

1. Envergure de l’événement : la première question à se poser sera "Est-ce un accident à haut profil ?" La réponse, bien sûr, est tout à fait évidente. Si l’attaque se passe au World Trade Center avec explosion et effondrement des bâtiments, ou à la Maison Blanche ou au Pentagone, c’est clairement un haut niveau. Donc le lieu peut être pris en considération. Dans d’autres circonstances, l’acte-même peut être un facteur majeur comme dans le cas de l’école primaire de Sandy Hook, endroit sans importance au plan national, mais acte horrible qui a fait néanmoins les gros titres nationaux. Le facteur le plus important est sans conteste l’attention des médias. Quel que soit le lieu ou l’acte, si les médias récupèrent l’histoire et la répandent en simultané sur toutes les grandes chaînes majeures, l’accident peut être vu comme un événement à haut profil.

2. Récits qui changent : dans les cercles informés de recherche, il est bien connu que l’information qui sort peu après l’événement est en général la plus fiable. Il faut aussi tenir compte de la confusion qui règne à cause de l’affolement des témoins. Malgré tout, l’information primitive n’a pas été sujette à une révision complète des médias, ce qui se produira forcément quand l’histoire sera moulée pour s’adapter au récit mis en avant par les individus qui ont dirigé l’attaque aux plus hauts niveaux ou qui ont au moins des liens avec ceux qui peuvent contrôler le moyen de faire rapporter l’événement par les divers médias.

Par exemple, au moment des attentats, les rapports initiaux peuvent signaler 5 tireurs. Très peu de temps après, on peut n’en mentionner que deux. Rien que quelques heures après l’attentat, toute référence à plus d’un tireur a entièrement disparu, il ne reste plus dans l’affaire qu’un tireur isolé. On ridiculise toute mention ultérieure d’autres tireurs comme une théorie de la conspiration.

3. Manœuvres d’entraînement en simultané : une marque de fabrique d’une opération false-flag est le déroulement de manœuvres d’entraînement peu de temps avant ou pendant l’attaque. Ces manœuvres impliqueront souvent une séquence d’événements qui se passent pendant l’attentat proprement dit. Ces manœuvres d’entraînement ont eu lieu pendant des false-flags à grande échelle comme le 11 septembre ainsi que pendant des attaques à plus petite échelle comme la tuerie d’Aurora.

Par exemple, comme le documente Webster Tarpley dans son livre "9/11 Synthetic Terror : Made in USA", au moins 46 manœuvres étaient en cours dans les mois précédant le 11 septembre et le matin même de l’attaque. Ces 46 manœuvres avaient toutes un rapport d’une manière ou d’une autre avec les événements qui se sont passés le 11 septembre. De même pendant les attentats à la bombe du 7 juillet 2005 à Londres, des manœuvres étaient en cours avec exactement le même scénario que ce qui s’est produit exactement aux mêmes heures et aux mêmes endroits.

Bien qu’un prétexte puisse l’emporter sur l’autre selon la nature et le but de l’opération, les manœuvres d’entraînement sont utiles aux créateurs de false-flag pour au moins deux raisons. La première est de provoquer une confusion intentionnelle quand les manœuvres se passent pendant l’attaque réelle. L’autre, d’un aspect plus rentable, est de se servir des manœuvres comme d’une couverture pour programmer l’attaque ou même donner le feu vert quand c’est le moment de lancer l’événement. Qui plus est, elles fournissent aux auteurs du programme un élément de couverture, surtout avec la structure compacte de la chaîne hiérarchique de commande de l’agence de renseignements/de l’armée et le besoin de rester informé. Si un officier de l’armée ou un agent des services secrets tombe par hasard sur le planning de l’attaque, on peut toujours dire que ces individus n’étaient que des témoins du programme de l’exercice d’entraînement. Cette réfutation se poursuit jusqu’au feu vert des manœuvres. Après achèvement de l’attentat false-flag, l’hypothèse de la coïncidence servira à expliquer les tragiques résultats.

4. Cui bono ? La question la plus importante à se poser immédiatement après un accident à haut profil est "cui bono ?" ou "à qui bénéficie le crime ?" Si on peut voir un évident bénéfice du gouvernement, d’une société ou d’une banque, l’observateur devient alors capable d’y voir clair immédiatement. On peut répondre à nombre de ces questions en regardant de plus près le comportement de ces organisations avant l’attaque et peu de temps après.

Par exemple, la présence d’une loi qui n’aurait eu que peu de chance de passer avant l’attaque mais qui est vite passée (ou au moins lourdement suggérée) après, est un indice que l’attentat qui tombe à pic est en fait un false-flag. La loi du type Patriot Act avait été en réalité rédigée avant le 11 septembre mais n’avait que peu de chance de passer au Congrès en raison du climat politique de l’époque aux US. Après le 11 septembre, le Patriot Act est rapidement passé sans virtuellement aucune discussion et avec la bénédiction du peuple américain.

En parlant du 11 septembre, c’est un fait qu’au moment de l’attentat, beaucoup d’individus au pouvoir au sein du gouvernement américain voulaient désespérément envahir plusieurs pays du Moyen-Orient. Après les attentats, une psychose guerrière s’est emparée de la classe dirigeante américaine et le public américain a suivi sans tarder.

Après le terroriste aux sous-vêtements piégés, nous avons vu l’inauguration des scanners corporels de la TSA, technologie qui aurait été acceptée de mauvaise grâce avant l’incident et sa campagne de propagande. Les scanners avaient été pourtant achetés un an auparavant par une firme dont le propriétaire était l’ancien patron de la Homeland Security, Michael Chertoff.

Dans le même registre, parlant de la fusillade de LAX, la TSA a acheté en août 2013 pour 3,5 millions de dollars de munitions. Pourtant en août, la TSA n’était pas une agence armée. Après la fusillade de Los Angeles, le discours s’est orienté vers un armement de l’agence, indiquant donc que quelqu’un de haut placé dans la structure du gouvernement avait eu une connaissance préalable de l’événement.

On peut dire bien sûr la même chose pour l’explosion de fusillades meurtrières par des tireurs fous qui se sont produites dans tous les US accompagnant la propagande qui poussait à des mesures accrues de contrôle des armes.

5. Questions sans réponse : une autre marque de fabrique d’une opération false-flag est relativement évidente – la présence de questions sans réponse concernant les détails de l’attaque, les auteurs, le mobile etc. Bien que les récits des médias qui prennent forme peu après l’attaque veulent ignorer ces questions, elles subsisteront inévitablement si les observateurs peuvent réfléchir par eux-mêmes et se concentrer uniquement sur l’information. Un exemple de ces questions serait le bâtiment 7 pour le 11 septembre ou les questions des tireurs supplémentaires à Aurora et à Sandy Hook.

6. Le dossier est rapidement bouclé : une fois le choix fait par les médias d’un bouc-émissaire acceptable et d’un scénario de couverture, toute autre opinion ou question se voit refusée à l’antenne. Tout ce qui pourrait contredire légèrement l’histoire officielle est reconnu illégitime. Ceci fait, le bouc-émissaire, s’il est toujours en vie (dans de rares circonstances) est inculpé, poursuivi et reconnu coupable dans un vague procès à huis clos. Dans la plupart des cas, le suspect est tué dans l’affaire ou peu de temps après, ce qui réduit à néant toute contradiction de première main dans le récit officiel. Quoi qu’il en soit, le dossier est très rapidement bouclé après l’événement.

7. Lien des suspects avec la CIA, le FBI ou autre agence de renseignements : un aspect-clé qui suggère un false-flag à rechercher rapidement après l’attaque est une quelconque connexion du suspect ou du groupe de suspects avec des agences de renseignement. Un lien avec l’une de ces organisations et institutions peut rendre difficile une explication sur la manière dont l’attaque a été coordonnée, la motivation des participants, l’implication réelle (ou non) des suspects et l’auteur véritable de l’opération. Par exemple, le 11 septembre, les nombreux pirates de l’air supposés auraient eu de proches contacts avec le FBI, la CIA et autres agences de renseignement de haut niveau (autant intérieures qu’étrangères). De même, les frères Tsarnaev qui ont été accusés de l’organisation de l’attentat de Boston avaient des liens avec le FBI avant l’attaque.

Dans de nombreux exemples, les connexions à certaines agences et communautés de l’armée devraient autant servir de signal d’alarme que les liens aux agences de renseignement car ces institutions ont été largement mélangées.

8. Bouc-émissaire commode : un indice conduisant un observateur informé à suspecter un attentat false-flag est l’existence d’un bouc-émissaire commode. Toute opération de false-flag comportera un récit soigneusement ficelé réalisé par le groupe d’individus mis en place pour la diabolisation. L’attentat d’Oklahoma City (1995) avait McVeigh et donc des extrémistes de droite et la milice. Pour le 11 septembre, le groupe était les musulmans. Dans de nombreuses fusillades à l’intérieur du pays, la diabolisation se faisait sur des propriétaires d’armes. Avec le récent attentat de Los Angeles, l’auteur était un théoricien de la conspiration opposé au gouvernement. À l’occasion d’un false-flag, un  pigeon facilement identifié montrera tous les aspects du groupe ou du moins la plupart, ainsi que l’environnement démographique social à diaboliser.

9. Les médias encouragent des récits en défaveur des groupes de bouc-émissaires, et/ou un agenda qui confisque les libertés : un indice qui suggère un false flag est qu’immédiatement après l’attentat et après identification des auteurs par les officiels et les médias, la corporation médiatique commence non seulement à diaboliser le groupe démographique auquel appartient l’auteur, mais commence aussi à promouvoir des solutions pour empêcher qu’une telle attaque ne se reproduise un jour. Ce récit comportera toujours l’érosion des libertés, une plus importante mise en œuvre d’un état policier, une politique économique spécifique ou une marche vers la guerre.

Dit simplement, les médias mettent en avant le problème, autorisent et guident une réaction et ensuite fournissent une solution déterminée à l’avance.

10. Le gouvernement commence à passer à l’action contre le bouc-émissaire ou s’oriente dans le sens du récit des médias : après une saine dose de propagande des médias dominants qui repassent en boucle l’attentat pour entretenir la terreur, montrent l’auteur et présentent les solutions de l’état policier, le gouvernement commence alors à passer à l’action. Des discours politiques sont faits pour capitaliser la peur et l’angoisse ressenties par le public et pour renforcer l’idée que le gouvernement est là pour le protéger. On offre ensuite des solutions sous forme de lois, d’ordres d’exécution ou de mandats politiques, en vue soit d’une réduction du 4e amendement, un contrôle des armes ou des frappes militaires dans un pays étranger.

11. Indices dans les médias populaires : les indices dans les médias populaires, qu’on peut définir plus précisément de programmation prédictive, sont plus facilement identifiés après coup. Cela implique souvent de mettre en scène un incident qui apparaîtra dans un film ou dans une émission de télévision. Dans d’autres cas, des détails fortuits de l’attaque sont insérés de manière visible ou même moins visible dans des films et à la télévision. Par exemple, le scénario d’un épisode de The Lone Gunman, une série dérivée de X-Files, montrait un avion piraté par contrôle à distance qu’on envoyait dans les tours du WTC. Dans The Dark Knight Rises, il y avait une très curieuse référence à Sandy Hook avec une carte de Newtown, Connecticut, sur le mur.

Conclusion

Bien qu'il soit extrêmement important d'instruire le grand public sur la nature et le but des false-flags, l'éducation ne peut pas être un objectif en soi. Le public n'a pas seulement besoin de connaître la vérité entourant des événements spécifiques des false-flags comme ils apparaissent, ils ont besoin de comprendre la méthodologie de les identifier sur leur propre et en temps réel.

En créant une culture dans laquelle le grand public est capable de reconnaître un false-flas comme cela arrive, sans le besoin pour une poussée massive par les sources de médias alternatives, les chercheurs ou les activistes, sont les premiers interviennent en ne rendant pas seulement la tactique inutile, mais dans le fait de parquer la force des gens vers la vraie action ou, à tout le moins, en créant une culture dans laquelle cette force ne peut pas être parquée par la classe dirigeante.

Pendant que des false-flags doivent être abordés, nous ne devons pas nous permettre d'être ainsi facilement détournés d'une voie d'action politique, mobilisation de masse et la réalisation de demandes accessibles réelles.

Article traduit sur Activist Post
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