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13 novembre 2015

FLASH - La prochaine crise sera foudroyante et dévastatrice !

Cet ancien conseiller de la CIA et du Pentagone révèle pour la première fois en France des informations secrètes sur la prochaine crise financière ! La Fed et le FMI sont au courant, mais ils ne vous diront RIEN !

... Aujourd'hui il est venu nous présenter un dossier exclusif qui est cette fois traduit en français. Il s'agit de "2024 : le Nouvel Ordre Monétaire". C'est le fruit des tout derniers travaux de Jim qu'il souhaite porter au public. "2024 : Le Nouvel Ordre Monétaire" c'est la chute annoncée d'un système qui est basé sur le dollar.

Jim va nous expliquer pourquoi ce système est condamné et va nous expliquer ce qu'il surveille et surtout il va nous expliquer comment surmonter cette crise qui sera beaucoup plus violente que toutes les précédentes ; non seulement la surmonter mais s'en protéger et gagner de l'argent et ceci très concrètement pour des investisseurs particuliers.

Donc ce document, j'insiste, contient des véritables solutions pour tout le monde. Ce n'est pas juste un dossier destiné à "l'Establishment" ou aux fonctionnaires. Cet ouvrage est donc maintenant disponible en France et vous pourrez le télécharger dès la fin de cette présentation.

Alors Jim j'aimerais que nos auditeurs comprennent vraiment qui vous êtes, pourquoi vous êtes là aujourd'hui à Paris avec nous. Je pense que la première question un peu mystérieuse c'est comment en êtes-vous venu à travailler pour la CIA et le Pentagone et nous expliquer pourquoi ils ont dû vous appeler à l'aide.

JIM : C'est une très bonne question, Simone.

Les menaces contre la sécurité nationale des Etats-Unis changent tout le temps. Celles qui pèsent actuellement sont différentes de celles d'il y a 10 ou 20 ans.

Concernant la communauté du renseignement, la CIA est le service le plus connu, mais ce n'est qu'une partie des nombreux services qui, collectivement, forment cette communauté.

Et ils ont une grande capacité d'adaptation.

Après les attentats du 11 septembre, on a remarqué des transactions très inhabituelles sur deux actions liées aux attentats : American Airlines et United Airlines. Ils s'agit des compagnies dont les avions ont été détournés et lancés contre le Wall Street Center.

Si l'on observe les transactions quelques jours avant les attentats, il y a eu un short massif sur ces actions. Cela a été remarqué par diverses agences gouvernementales (la CIA, le FBI, la SEC), qui ont souhaité enquêter là-dessus.

Mais l'idée, c'était que si des terroristes étaient impliqués dans des délits d'initiés avant les attentats, selon nos informations, serait-il possible alors d'observer les marchés financiers, de rechercher des opérations inhabituelles et, peut-être, de détecter de prochains attentats.

Mais le problème, c'est que la CIA disposait de beaucoup d'informations liées à l'antiterrorisme mais d'aucun expert financier.

Alors ils m'ont contacté, ainsi que d'autres personnes, constituant un groupe ayant l'expérience de Wall Street et de la bourse. Nous avons établi des modèles et procédé comme les hedge funds et les fonds d'investissements qui observent les marchés, en quête de transactions inhabituelles.

Nous avons fait la même chose, mais pour des raisons de sécurité nationale, pour voir si nous pouvions détecter un autre attentat, en nous basant sur les cours des marchés. Nous avons fait ce travail pendant plusieurs années et cela a plutôt bien marché.

Ces modèles conçus pour la CIA sont identiques à ceux dont je me sers à présent, personnellement, pour analyser les valeurs boursières et émettre des mises en garde concernant des évènements survenant sur les marchés financiers.

SIMONE : Donc durant ces 35 ans passés à conseiller la CIA, vous avez élaboré des modèles prédictifs de catastrophes financières. Ces modèles ont prouvé leur efficacité. Vous les avez appelés "Projet Prophétie".

La première efficacité prouvée s'est produite lors de la faillite à la fin des années 1990 du fond LTCM, Long Term Capital Management, qui était un fond spéculatif et à ce moment-là vous avez été appelé à la rescousse pour éviter que la faillite de ce fond ne crée une très grave crise qui contamine l'ensemble du système financier.

La deuxième occasion donc a été l'attentat du 11 Septembre et l'effondrement des tours du World Trade Center. A partir de l'expérience de cet attentat vous avez développé des modèles qui regardent les activités de trading et d'échanges sur certaines valeurs et ceci a permis d'éviter aux Etats-Unis même d'autres attentats similaires.

Et enfin à Londres votre modèle a pu prouver son efficacité encore une fois. Donc c'est vraiment un modèle prédictif puisque de graves attentats ont pu être évités à plusieurs reprises à Londres même.

Est-ce que vous pouvez nous raconter plus précisément ce qu'il s'est passé à cette occasion ?

JIM : Nous avons travaillé sur ces modèles entre 2003 et 2006, cela a demandé plusieurs années. Et nous avons créé ces modèles en utilisant un certain nombre de facteurs. Nous recherchions des problèmes de transaction inhabituels, liés aux actions de sociétés susceptibles d'être les cibles d'attentats.

Quels sont ces problèmes inhabituels ? Il peut y avoir des problèmes de volume, de volatilité, de modification du cours, les options, on observe un certain nombre de facteurs. Qu'est-ce qu'on observe quand on cherche quelque chose d'anormal ? Si une action augmente mais que l'ensemble du marché est en hausse, cela n'a rien d'anormal. Mais si l'action est en hausse alors que le marché est en baisse, ça, c'est peut-être anormal et, vice versa, si l'action baisse et que le marché est en hausse. Mais même en procédant ainsi, vous vous dites qu'il y a peut-être une explication : peut-être que le dirigeant a quitté ses fonctions, qu'il y a eu un scandale ou quoi que ce soit : il faut voir ces informations. Donc il faut tenir compte des informations, si l'action baisse alors que le marché est en hausse, mais que c'est dû à certaines informations, alors ce n'est pas non plus anormal.

La situation à rechercher, c'est lorsque le marché et le secteur sont en augmentation, qu'une action baisse et qu'aucune information ne le justifie. Dans ce cas, quelqu'un sait quelque chose que vous ignorez ; il se passe quelque chose en coulisse. Et l'action fait l'objet de transactions basées sur ces informations. Donc voilà ce que nous avons fait en premier lieu.

En second lieu, voyez-vous, il y a plus de 6 000 actions cotées, que ce soit à la Bourse de New York ou sur le Nasdaq. C'est un grand nombre d'actions. Lorsque vous prenez les données correspondantes, seconde par seconde, cela exige une énorme capacité de traitement de données.

Ensuite, on a fait ressortir environ 400 actions qui subissaient de sérieuses tensions. Quels types d'actions ? Des actions de croisiéristes, de parcs d'attractions, de l'hôtellerie, toute action de sociétés susceptibles d'être les cibles d'attentats. On ne s'intéressait pas à un fabricant de glace, au Vermont : il n'allait être la cible d'attentats terroristes. Mais Disney, oui, car ils possèdent des parcs d'attraction. Donc, nous avons restreint le champ, sélectionné nos facteurs et créé notre système, que nous testions, mais nous étions encore au stade du prototype.

Une nuit, en août 2006, je travaillais tard, comme je le fais souvent. Il était environ 2 heures du matin. La télévision était allumée, dans mon bureau, sans le son. Je regardais les images tout en écrivant. J'ai vu un flash d'information, sur CNN, annonçant que le MI5, le MI6 et New Scotland Yard avaient arrêté des terroristes, à Londres. J'ai appelé mon confrère immédiatement car, deux jours plus tôt, nous avions reçu une "alerte rouge" via notre système.

Deux jours avant l'arrestation, cette alerte nous était parvenue, indiquant qu'il se passait quelque chose d'anormal avec American Airlines. Il y avait des transactions inhabituelles sur American Airlines. J'ai appelé mon associé au beau milieu de la nuit et je lui ai dit de regarder la télé, qu'il n'allait pas en croire ses yeux. Ils étaient en train de déjouer un complot terroriste visant American Airlines, British Airways et d'autres compagnies aériennes américaines ou transportant beaucoup d'Américains. Ce complot envisageait de faire exploser en vol les avions de 10 compagnies aériennes et de tuer 3 000 Américains. Mais nous avions reçu un signal dans ce sens, deux jours avant que le complot ne soit déjoué. Je ne dis pas que nous avons déjoué le complot mais je dis que notre système fonctionnait ! C'était une très bonne validation car nous l'avons vu avant que ce soit rendu public. C'est une très bonne chose, bien sûr, que l'attentat ait été déjoué. Mais cela a prouvé que notre système fonctionnait et que sa valeur prédictive était très forte.

SIMONE : Bien, Jim, donc nous avons vu le modèle prédictif en ce qui concerne les affaires terroristes. Mais l'intérêt de ce modèle c'est qu'il permet de prédire aussi les accidents sur les marchés financiers et j'aimerais maintenant que vous nous expliquiez un peu plus cet aspect des choses et la validité de ce modèle pour prédire les catastrophes financières.

JIM : Oui, vous avez raison, Simone. Mon associé et moi, nous avons une relation ou un accord très peu ordinaire, avec la CIA.

En général, lorsqu'une prestation technologique est effectuée pour la CIA, celle-ci vous paye mais est propriétaire des droits intellectuels. Mon associé et moi avons aidé la communauté du renseignement en tant que volontaires mais il a été accepté que nous soyons également propriétaires des droits intellectuels.

Donc, lorsque le Projet Prophétie s'est achevé, nous avons pu utiliser ce système à titre privé, et l'appliquer aux marchés financiers. Et il s'avère qu'il fonctionne très bien. Je peux d'ailleurs vous fournir un exemple.

Revenons au mois de novembre 2014. Que disait-on à l'époque ? Certains analystes financiers disaient que la Réserve Fédérale allait relever les taux d'intérêt en 2015. Et il y avait un débat sur le fait qu'elle allait les relever en mars ou en juin 2015. Il y avait les partisans de mars et les partisans de juin. Et j'ai déclaré à la télévision, en novembre 2014, que la Fed ne relèverait pas les taux en 2015.

Et j'étais confiant en annonçant cela. Sur quelle base s'appuyait cette prédiction, ou cette promesse, si vous voulez ? Car, voilà, la Fed n'a relevé les taux ni en mars ni en juin et le débat existe toujours concernant cette date de relèvement des taux, ce qui reste à voir. Mais le fait est que nous pouvons réaliser de très bonnes prédictions. Comment faisons-nous ?

Nous utilisons une méthode appelée "probabilité inverse" : vous démarrez en émettant une hypothèse. Vous émettez la meilleure hypothèse possible. Vous n'avez peut-être pas des informations complètes. Lorsque vous travaillez dans la communauté du renseignement, vous n'avez jamais assez d'informations. Si vous aviez toutes les informations, vous pourriez résoudre les problèmes. Nous avons des problèmes à résoudre sans disposer de toutes les informations. Mais on établit les meilleures hypothèses possibles.

Mon hypothèse à l'époque, basée sur les discours et les données économiques et la politique de la Fed, c'était que celle-ci n'allait pas relever les taux. Et puis, au fil du temps, vous récupérez plus d'informations et vous pouvez actualiser votre hypothèse antérieure, vous pouvez élever ou rabaisser les probabilités en fonction de ces nouvelles informations.

Donc, on prend ces nouvelles informations et on les applique à l'hypothèse de départ, c'est ça, la probabilité inverse. C'est la méthode que nous utilisons. Quelle était la situation, à l'époque : pourquoi la Fed aurait-elle relevé les taux ?

La Fed avait des inquiétudes à propos de l'inflation, des tensions sur le marché de l'emploi, de la croissance. Nous n'avions aucun de ces éléments. L'inflation pose toujours problème, le marché du travail stagne encore, la croissance est faible et le restera. Donc, c'est facile, inutile d'utiliser une boule de cristal ou des informations secrètes. En se basant sur les propres inquiétudes de la Fed, on voyait aisément qu'elle ne relèverait pas les taux. Nous nous distinguions du consensus voulant qu'elle les relèverait en mars ou en juin. Nous avons déclaré que non et il s'est avéré que nous avions raison. Mais nous ne l'avons pas deviné, ce n'est pas sorti de nulle part : nous avons employé des méthodes rigoureuses comme celles que nous avions développées pour le Projet Prophétie, pour la CIA.

SIMONE : Bien Jim, on a vu que le Projet Prophétie fonctionne. On a vu aussi que vous avez le droit de l'utiliser pour anticiper ce qui ce passe sur les marchés financiers. Quelle est aujourd'hui votre anticipation, et c'est une des raisons d'ailleurs pour lesquelles vous êtes là ici aujourd'hui avec nous à Paris, qu'est-ce que vous voyez comme signe majeur d'éventuelle crise qui s'annoncerait ?

JIM : Simone, les investisseurs et les citoyens lambda doivent comprendre quelque chose d'important à propos des problèmes et des crises dont nous parlons, cela ne va pas se produire dans 10 ans ou dans cinq ans. Cela pourrait se produire demain, ou dans six mois, cela pourrait se produire tôt ou tard. Le monde est si connecté qu'un problème survenant dans une partie du monde se propage très rapidement au reste du monde. C'est ce que le FMI appelle le spillover, d'autres la "contagion". C'est exactement ce que montrent nos modèles, c'est exactement comme ça que le système fonctionne.

Donc, en septembre 2007, j'étais au Japon et les actions japonaises ont commencé à chuter. Mes amis, au Japon, étaient étonnés. Ils me disaient : "On comprend bien que les américains ont un problème de crédit hypothécaire mais pourquoi ce sont les actions japonaises qui chutent ?".

La réponse, c'est que les hedge funds vendaient leurs actions japonaises pour lever des liquidités et régler leurs appels de marge et que cela affectait d'autres marchés. C'est un exemple assez simple de la façon dont la contagion se propage à travers le monde. Si l'on considère le monde aujourd'hui : il y a des problèmes en Europe, en Chine, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, au Brésil, partout. N'importe lequel d'entre eux pourrait avoir un effet en cascade mondial. Cela affecterait l'Europe.

L'idée que l'Europe, la Chine, les Etats-Unis pourraient se détacher d'une crise survenant dans une autre partie du monde n'est pas vraie. Si cette crise s'amorce dans une partie du monde, elle se propagera au monde entier et, bien sûr, qu'elle affectera l'Europe.

SIMONE: Bien Jim, c'est intéressant parce que vous venez de nous dire que les Etats-Unis sont en crise, que le système est très instable. Pourtant ce n'est pas du tout du tout ce que nous disent les journaux.

On nous décrit une économie américaine qui va très bien, une reprise. Pourquoi pensez-vous que les journalistes qui nous rapportent ce que pensent le gouvernement américain et la FED sont-ils si loin de la réalité à votre avis ?

JIM : Voyez-vous, Simone, si vous lisez les gros titres, aux Etats-Unis tout est merveilleux et en Europe il y a tous ces problèmes. Ce n'est absolument pas le cas.

Alors pourquoi les journaux américains annoncent-ils une bonne croissance, le chômage en baisse, que nos problèmes sont réglés, que les Etats-Unis semblent bien faire les choses alors que l'Europe commet plein d'erreurs...

C'est absolument faux.

La croissance américaine est incroyablement faible, 15 millions d'Américain perçoivent une aide alimentaire ou différentes aides sociales. Certes, le taux de chômage a baissé mais c'est parce que les gens sortent du marché du travail.

Vous savez, aux Etats-Unis, lorsque vous quittez le marché du travail, vous n'êtes plus comptabilisé comme chômeur, vous n'êtes plus pris en compte du tout. Et le nombre de personne ayant quitté le marché du travail bat des records historiques.

Notre croissance sera d'environ 2%, au lieu des 3 ou 4% escomptés. Sur 35 ans, une économie qui progresse de 3% par an sera deux fois plus riche qu'une économie qui affiche une croissance de 1% par an. La croissance est incroyablement faible, aux Etats-Unis.

En ce qui concerne les journalistes, ils ne font que répéter ce que la Fed leur raconte. Mais jetons un coup d'oeil sur l'historique de la Fed.

Chaque année, notre banque centrale, la Réserve fédérale publie une prévision de croissance sur un an. Donc, en 2009 elle prévoit 2010, et en 2010 elle prévoit 2011, et ainsi de suite. Si l'on regarde ces prévisions et les véritables résultats, la Fed s'est lourdement trompée six ans de suite. Elle n'a pas la moindre idée de ce qu'elle fait. Et ce n'est pas simplement un avis, regardons les données réelles. Elle avait annoncé 3,5% de croissance, on a eu 2%. Elle a abaissé la prévision à 3% et on a eu 1,9%. Elle se trompe tout le temps.

Donc, la Fed fait des erreurs de prévision car ses modèles sont erronés et les journalistes régurgitent ce que la Fed leur raconte. Et ils se trompent aussi. Ils n'analysent pas vraiment. Ils ne creusent rien. Si vous creusez, la croissance américaine est faible, nous n'avons pas vraiment réglé nos problèmes, nous avons des problèmes structurels.

Lorsque j'observe l'Europe, je vois vraiment que vous arrangez certaines choses, à présent. L'Europe a encore beaucoup de problèmes, c'est évident. Mais vous travaillez sur la mobilité des travailleurs, de nouvelles réglementations bancaires, entre autres. Cela a été dur pour l'Europe. Mais vous avez effectué des changements structurels sains, ce qui n'est pas le cas aux Etats-Unis. Les Etats-Unis se trouvent en fait dans une position plus faible. La Fed est à côté de la plaque.

SIMONE : Donc, Jim, vous pensez, vous savez, vous voyez que la situation américaine est beaucoup plus préoccupante que ce qu'on dit. Qu'est-ce que vous avez fait quand vous avez réalisez cela parce que finalement ça ne doit pas être facile d'aller dire au trésor américain, à la FED ou au gouvernement que leurs modèles sont faux. Concrètement est-ce que vous pouvez expliquer à nos auditeurs comment vous avez réagi et ce que vous avez fait ?

JIM : Oui, Simone, j'ai bien sûr beaucoup de contacts et d'interactions avec des confrères du secteur financier, à Wall Street et à travers le monde, et avec des investisseurs lambda.

Mais je discute aussi assez fréquemment avec le gouvernement américain. J'ai eu le privilège d'être invité par le Trésor et le Sénat américains à venir à Washington pour les consulter, les rencontrer, les conseiller ou témoigner dans certains cas, lors de séances publiques destinés à résoudre certains problèmes. Ce sont des gens bien et je suis content de les voir mais c'est un peu déconcertant. A la suite de la crise financière américaine, nous avons eu cette nouvelle loi appelée Dodd Franck, portant les noms d'un député et d'un sénateur.

Cette loi a instauré deux commissions : le Financial Stability Oversight Council (FSOC) et l'Office of Financial Research. Ces deux organismes ont été créés pour gérer les risques. Ils m'ont invité à Washington, pour les rencontrer, à huis clos, pour que je leur fasse un briefing en privé concernant les modèles de risque que j'utilise et ma façon d'appréhender les risques. Ils m'ont écouté attentivement et ce fut une réunion intéressante mais c'était déconcertant car il était clair qu'ils ne pouvaient utiliser ces modèles. Ils m'ont dit, en privé, qu'ils se reposaient sur la Réserve fédérale pour gérer les risques. Ils travaillaient sur d'autres projets tactiques mais ils se fiaient à la Réserve fédérale en ce qui concerne la gestion des risques.

Mais j'ai rencontré la Réserve fédérale et je sais que leurs modèles sont faux. J'ai fait de mon mieux pour leur expliquer comment nous observons les choses, comment nous les analysons, pour mettre ces modèles à disposition. Les personnes que j'ai rencontrées étaient intéressantes mais elles n'avaient pas la possibilité d'agir rapidement. Et elles utilisaient encore ces vieux modèles alors que nous utilisons de nouveaux modèles basés sur la théorie de la complexité, les systèmes dynamiques, etc.

Au cours de mon témoignage public, au Congrès américain, nous avons parlé de ces choses. En fait tout est enregistré dans leurs archives, si on veut aller voir. Donc, nous avons fait de notre mieux mais, à moment donné, on ne peut pas faire grand-chose de plus.

Donc, ce que nous essayons de faire, à présent, c'est de parler aux investisseurs ordinaires, au travers des newsletters, des livres, à travers ces moyens de communication, pour faire passer le message qu'il y a de graves problèmes.

SIMONE : Bien Jim, c'est quand même surprenant parce que vous avez été entendu au Sénat américain, vous avez prévenu la FED que les modèles étaient erronés, et pourtant rien ne se passe, aucune mesure n'est prise dans votre pays. C'est quand même surprenant. Pourquoi à votre avis ?

JIM : Voyez-vous, Simone, il y a une différence entre ce que les responsables gouvernementaux déclarent en public et ce qu'ils disent en privé.

Dernièrement, j'ai dîné avec l'un des membres du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale et du FOMC, un organisme de la banque centrale qui est censé relever ou abaisser les taux d'intérêt. J'étais face à elle, à table, un peu comme avec vous, Simone, et nous avons discuté.

En privé, ils disent que la Fed ne sait pas ce qu'elle fait. Moi je le dis publiquement. Et les gens me disent : "mais comment pouvez-vous dire qu'ils ne savent pas ce qu'ils font". Eh bien, parce que c'est ce qu'ils me disent en privé ! Ils me disent que la situation est sans précédent, que l'assouplissement quantitatif n'a jamais été tenté auparavant, que c'est une expérimentation.

Dernièrement, j'ai rencontré l'ex-président de la Fed, Ben Bernanke. Nous nous sommes vus en Corée. Il m'a dit la même chose, que c'était une expérimentation. Moi, je me souviens de ces expériences que l'on faisait, en cours de science, et qui explosaient dans le labo.

Donc on me dit : "On essaie quelque chose et si cela marche, on le fait un peu plus et si cela ne marche pas, on essaie autre chose". Mais tout est expérimentation. Un peu comme ces chefs qui essaient différents ingrédients. Parfois c'est une réussite et d'autres fois un échec.

Mais l'idée que la banque centrale sait ce qu'elle fait, qu'elle contrôle, qu'elle guide l'économie, est fausse. Elle ne sait pas ce qu'elle fait. C'est ce que ses représentants m'ont dit, en privé. On essaie de faire passer le message aux investisseurs particuliers.

SIMONE: Donc, il ne faut rien attendre du gouvernement c'est ça ?

JIM : Oui, Simone. Je suis américain, j'ai une newsletter aux Etats-Unis, alors qu'est-ce que je fais ici ? C'est parce que la crise mondiale qui s'annonce touchera tout le monde. Elle touchera l'Europe, les Français : personne n'est à l'abri.

Je souhaitais vraiment venir ici. Je suis heureux que nous ayons une version française de notre newsletter et de pouvoir faire passer le message aux Français et aux européens que nous avons tous les mêmes difficultés, que l'on soit américain, chinois ou d'une autre partie du monde.

SIMONE : Bien Jim, donc vous êtes ici pour nous prédire que va venir des Etats-Unis une crise encore plus destructrice que celle de 2008, une crise que le gouvernement américain et la FED n'ont pas vu venir. Mais finalement est-ce que vous n'êtes pas en danger ? Est-ce que vous ne courrez pas de risque à dire tout ça chez nous et à l'étranger ?

JIM : Bon, je ne m'inquiète pas pour ma sécurité personnelle.

Les modèles que nous employons pour communiquer des prévisions et des conseils aux investisseurs nous appartiennent et une partie de cette science existe depuis un moment. En fait, nous avons pris une science qui existait déjà et l'avons appliquée pour la première fois aux marchés financiers. Notre modèle n'est pas très bien compris, le gouvernement utilise toujours son ancien modèle. Le gouvernement utilise encore les anciens modèles, nous utilisons de nouveaux modèles et nous obtenons de bien meilleurs résultats et nous en sommes très satisfaits.

SIMONE : Bien Jim, donc vous nous dites que le dollar est au bord de l'effondrement. Et pourtant l'Euro baisse face au dollar depuis plus d'un an. Comment ce fait-il ?

JIM : Il ne fait aucun doute que le dollar est assez fort, actuellement. Mais si vous remontez à 2011, le dollar était très faible.

Il s'agit d'une guerre des devises, dans laquelle l'équilibre entre les devises bascule d'un côté et de l'autre régulièrement, comme une bascule qui monte et qui descend. Car le dollar et l'euro ne peuvent être faibles en même temps.

Soit vous avez un dollar fort et un euro faible, soit vous avez un euro fort et un dollar faible mais ils ne peuvent être forts ou faibles en même temps parce qu'il s'agit d'un cours croisé.

Et donc, que s'est-il passé dans le monde depuis 2011 ? Les Etats-Unis représentent la première économie mondiale. Alors ils ont dit :"Si nous nous effondrons, le monde entier s'effondre". Donc vous devez nous laisser affaiblir notre monnaie et c'est ce que nous avons fait en 2011. Mais alors, le Japon a été en difficulté et les Etats-Unis ont dit : "Ok, le Japon peut affaiblir le yen" et les Abenomics ont été mises en oeuvre en décembre 2012. Donc, en 2011, c'était la période du dollar faible et en 2012/2013, celle du yen faible.

Mais qui souffrait, tout ce temps-là ? L'Europe bien sûr ! Car l'euro était fort. Le dollar et le yen étaient faibles alors l'euro était [forcément] fort. L'Europe a eu deux récessions en cinq ans.

Alors, finalement, en 2014, vous avez pu avoir un euro faible et Mario Draghi a baissé les taux d'intérêt, mi-2014, et l'assouplissement quantitatif a eu lieu en 2015. Donc, aujourd'hui, nous avons un euro faible. Mais il y a un problème. Tout le monde a pensé que l'on pouvait avoir un dollar fort et un euro faible, pour aider l'Europe puisque l'économie américaine était si forte.

Mais l'économie américaine n'est pas forte. Elle est faible. Et maintenant, nous pourrions avoir à nouveau besoin d'un dollar faible. Et cela veut dire que l'euro va se renforcer. Mais le problème, c'est qu'il n'y a aucun moyen de sortir de cette guerre des devises. C'est un va-et-vient [perpétuel].

Ce qu'il nous faut, en réalité, c'est de la croissance. Mais il n'y a pas assez de croissance dans le monde mais trop d'endettement. C'est pourquoi les guerres des devises vont perdurer.

SIMONE : Pour vous en fait le souci c'est trop de dette et pas assez de croissance c'est ça ?

JIM : Eh bien, Simone, 2011 c'était l'année du dollar faible et de l'euro fort. Aujourd'hui, nous avons un dollar fort et un euro faible. Cette bascule fait des va-et-vient.

C'est ça les guerres des devises : elles surviennent lorsqu'il y a trop de dettes et pas assez de croissance. C'est la situation que nous avons aujourd'hui. Nous avons un euro faible mais une croissance insuffisante aux Etats-Unis. Donc, nous pourrions bientôt voir le dollar s'affaiblir et l'euro se renforcer.

SIMONE : Bien, donc trop de dette, pas assez de croissance, qu'est-ce qui va se produire ? Quelle est la solution ?

JIM : Nous venons de parler d'une dynamique, celle du dollar fort et de l'euro faible, puis du dollar faible et de l'euro fort, et cela effectue un va-et-vient.

Mais il y a une autre dynamique, celle du tir à la corde : deux équipes très fortes tirent sur la corde. Au début, il ne se passe pas grand-chose. Mais deux équipes fortes, cela crée beaucoup de tensions sur la corde. L'une des équipes, c'est la déflation et l'autre, c'est l'inflation.

Aujourd'hui, le monde est naturellement déflationniste. Nous sommes en présence de forces démographiques et technologiques qui créent de la déflation. Or, les banques centrales n'ont que faire de la déflation : elles veulent de l'inflation. Sinon, elles ont un problème avec la dette. Lorsqu'on a trop de dette, la solution, entre autres, c'est d'apprécier la monnaie et ainsi la valeur réelle de la dette disparaît.

Donc, le monde est présumé déflationniste mais les banques centrales veulent de l'inflation. C'est donc une dynamique très instable. Mais au bout du compte, les banques centrales vont gagner. Si elles impriment de l'argent et qu'elles n'obtiennent pas d'inflation, elles en imprimeront encore. Elles vont continuer jusqu'à ce que l'inflation arrive, ce qui peut se produire rapidement, surprendre beaucoup de monde et détruire de la richesse. C'est pourquoi les gens ont besoin de se préparer dans cette perspective.

SIMONE : Donc c'est clair, je pense que c'est clair pour nos auditeurs aussi, il y a trop de dettes. De la dette c'est évidemment des obligations d'Etat. Les Etats veulent de l'inflation. Donc on sent bien que c'est tous les germes d'une prochaine crise sur l'obligataire. Qu'est-ce que vous surveillez exactement, Jim, sur ce sujet ?

JIM : Eh bien, Simone, dans le cadre d'Intelligence Stratégique, nous recherchons ce que nous appelons les "indicateurs et alertes". C'est aussi quelque chose qui se pratique dans les services du renseignement. Ces signes montrent que des choses sont en train de changer ou confirment ce que vous pensez lorsque vous réexaminez votre raisonnement.

En ce moment, comme nous l'avons dit, les banques centrales veulent de l'inflation. Mais il n'y en a pas. En fait, il y a de la déflation. Il y a une tension dynamique entre l'inflation et la déflation. Nous recherchons donc des signes d'inflation. En ce moment, c'est la déflation qui domine.

Quels seraient ces signes d'inflation ? Nous regardons du côté des salaires réels. Si le salaire nominal augmente, l'inflation augmente aussi. Il n'y a pas d'augmentation des salaires réels. On regarde aussi le taux de participation à la main-d'oeuvre. On regarde notamment si le marché du travail se tend. En ce moment, on ne voit pas cela. Pour l'instant, c'est toujours la déflation qui l'emporte. Lorsque les salaires réels augmentent, que le marché du travail se tend et que les salariés peuvent exiger une augmentation, ce sont tous des signes précurseurs d'inflation.

C'est le moment, maintenant, de se préparer à cela. Mais ce sont les signes que nous guettons. Cela nous dira si nous basculons de la déflation vers l'inflation. Mais c'est maintenant qu'il faut se préparer.

SIMONE : Alors, Jim quand même, il y a quelque chose qu'il faudrait préciser, si le dollar perd de la valeur par rapport à l'Euro, la zone Euro risque la déflation elle aussi à son tour. Donc la situation semble compliquée et inextricable.

JIM : C'est vrai, Simone. Voyez-vous, en ayant une devise faible on tend vers l'inflation. En ayant une devise forte, on tend vers la déflation.

En ce moment, les Etats-Unis ont une devise forte, donc ils tendent vers la déflation. Mais si les Etats-Unis veulent de l'inflation et déprécient leur devise, l'euro va se renforcer et vous aurez de la déflation en Europe et cela aggravera le problème de la dette. En fin de compte, les principales économies, les Etats-Unis, l'Europe, la Chine et le Japon se volent de la croissance les unes aux autres.

Mais le problème, c'est la croissance mondiale : d'où vient-elle ? Nous pourrions avoir besoin d'inflation. La seule façon de le faire, c'est avec le FMI. Le FMI imprime sa propre monnaie. La BCE imprime des euros, la Réserve fédérale imprime des dollars.

Le FMI imprime sa propre monnaie mondiale : les droits de tirage spéciaux (DTS). Il se peut qu'ils en impriment beaucoup pour créer, en quelque sorte, une inflation mondiale. Et ce sera un problème pour tout le monde, il y aura de l'inflation partout et les monnaie se dévalueront.

SIMONE : Avant de poursuivre avec Jim, vous avez déjà une chose que vous pouvez faire rapidement, qui est de télécharger son rapport, "2024 : Le Nouvel Ordre Monétaire", comment profiter de l'effondrement du système. C'est très simple, il vous suffit de cliquer ici...

Dans ce document vous allez découvrir des solutions pratiques et des stratégies d'investissement pour protéger votre épargne et vos économies. On vous demande simplement quelques euros de frais de service, mais je vous rappelle que ce document pourrait avoir une valeur considérable. Bon ce document, Jim qui est là avec nous a vraiment insisté pour vous l'offrir. Alors écoutez, si vous ne voulez pas être une victime de la propagande, être la dupe des médias "mainstream", vraiment je vous conseille de le télécharger maintenant.

Pardon Jim pour cette digression.

La Chine a pas mal de problèmes en ce moment. On voit que la bourse de Shanghai a dévissé. On sait que leur économie ralentit aussi, que les bulles financières ne sont pas maitrisées. Mais en fait ce que je voudrais aborder avec vous aujourd'hui Jim c'est la politique de la Chine avec son or. Que veut-elle exactement ? Que cherche-t-elle ? On sait qu'elle a plus d'or que ce qu'elle dit. Quelles sont vos informations sur ce sujet.

JIM : Oui, Simone. L'histoire de la Chine et de son or, c'est l'une des histoires financières les plus intéressantes au monde.

En 2009, j'ai réalisé une simulation de guerre financière, au Pentagone, pour le département de la défense aux Etats-Unis. C'était la première fois qu'ils faisaient une simulation de guerre financière. Je faisais partie de l'équipe qui l'a mise au point. Nous avons présenté un scénario au département de la défense dans lequel la Chine et la Russie amassaient d'énormes quantités d'or. Elles l'entreposaient dans une chambre forte, émettaient une monnaie adossée à cet or et abandonnaient ensuite le dollar dans le cadre de leurs transactions commerciales. Nous ne pensions pas que cela allait se produire tout de suite. Nous pensions juste à des menaces financières pouvant peser sur la sécurité nationale.

Mais que s'est-il passé, depuis 2009 ? Depuis 2009, les Chinois se sont comportés exactement comme nous l'avions prévu. Ils ont augmenté leurs réserves d'or de 200 ou 300%. Personne ne connaît la quantité exacte, car ils ne pratiquent pas la transparence.

Officiellement, les Chinois déclarent avoir environ 1 000 tonnes d'or. Mais en réalité, ils en ont peut-être 3 000, 4 000 ou même 5 000 tonnes.

Nous tirons ces informations de différentes sources. Nous connaissons la production minière chinoise, les importations de Hong Kong. J'ai même parlé à des responsables qui gèrent les véhicules blindés et les transports d'or. Ils ont déclaré avoir transporté de l'or par voie terrestre, avec l'aide de l'armée chinoise. Autrement dit, la Chine utilise les moyens des renseignements militaires pour acquérir de l'or.

Pourquoi la Chine transfère-t-elle cet or et pourquoi ne dit-elle pas combien d'or elle possède ? La Chine achète beaucoup plus d'or par rapport à la taille de son économie, afin de disposer d'autant de voix que les Etats-Unis et que l'Europe. Les Etats-Unis détiennent environ 8 000 tonnes, la zone euro, tous membres confondus, dont la France, détient environ 10 000 tonnes, le record mondial.

Si la Chine n'a que 1 000 tonnes, ce n'est pas assez par rapport à la dimension de son économie. Mais si la Chine a 5 000 ou 6 000 tonnes, ou peut-être plus, elle pourra s'asseoir à table avec l'Europe et les Etats-Unis et disposer de la même voix dans le cadre du futur système monétaire. Donc, la Chine doit acquérir des milliers de tonnes d'or. Mais le marché de l'or est sensible et, si l'on savait que quelqu'un réalise de gros achats, les cours grimperaient.

Donc la Chine achète de façon furtive, a recours aux renseignements militaires, à des agents secrets. J'ai parlé avec certaines banques, à Shanghai et Hong Kong, qui achetaient de l'or pour la Chine, par petites quantités. Elle achète par petites quantités, et sans aucune transparence, mais elle a beaucoup plus d'or. Peut-être qu'en fin de compte la Chine annoncera ce qu'elle détient, peut-être ultérieurement cette année. Cela reste à voir. Mais je pense que la Chine ne va pas tarder à surprendre le monde en annonçant qu'elle a beaucoup plus d'or qu'on ne le pense.

SIMONE : Donc en fait est-ce que vous recommanderiez à de nos auditeurs de faire la même chose que ce que font les chinois c'est –à-dire de prendre une couverture en achetant de l'or ?

JIM : Tout investisseur devrait posséder de l'or en portefeuille. Pas 100% d'or. Je recommande environ 10%.

Donc si vous disposez d'un million d'euros, alors il faudrait peut-être détenir 100 000 euros en or. Si vous disposez de 100 000 euros, peut-être faut-il avoir 10 000 euros en or. Donc 10% de vos actifs disponibles. C'est une sorte d'assurance.

Si rien de néfaste ne se produit, que le cours de l'or ne bouge pas trop, tout ira bien pour votre portefeuille. Si tout le reste s'effondre, l'or, c'est votre assurance. C'est la même chose que de prendre une assurance habitation. Vous ne voulez pas que votre maison brûle, mais si cela arrive, vous êtes content d'avoir une assurance.

C'est pareil, avec l'or. Mais pas de l'or papier : il existe une quantité de contrats à termes, d'options et autres sur l'or. Aucun de ces contrats ne sera honoré. Si l'or flambe, qu'il augmente de 1 000%, ces contrats ne seront pas honorés. Ils seront déchirés et vous recevrez un chèque. Vous raterez la hausse. C'est de l'or physique qu'il faut avoir.

SIMONE : Vous pouvez en savoir plus sur tout ça évidemment. Tout ça est très détaillé dans le rapport de Jim. Encore une fois il vous suffit de le télécharger.

Bien, maintenant Jim j'aimerais qu'on aborde un autre sujet. J'ai été frappé en 2011 lorsque j'ai lu Currency Wars. Vous étiez le premier à parler d'un plan du FMI pour remplacer le dollar comme devise internationale et monnaie d'échange. Et maintenant on commence à voir, c'est allé dans la presse, les termes DTS, SDR... Et j'aimerais que vous nous parliez un peu plus de ce plan du FMI.

JIM : Oui Simone. Aujourd'hui, lorsque l'on regarde le journal, ou sur internet, tout le monde financier parle des droits de tirage spéciaux (DTS), cette monnaie mondiale qu'envisage le FMI.

Mais si l'on regarde au-delà de ces trois dernières années et que l'on remonte à 2009, cette année-là le FMI a bel et bien imprimé et émis des DTS. Je ne crois pas que cela se sache, aux Etats-Unis, mis à part dans le cercle des experts du FMI et, peut-être au département du Trésor, très peu de gens savent que le FMI a imprimé des DTS. Et c'était il y a peu de temps, en 2009.

Ils ont élaboré un plan, en 2010, qui était difficile à interpréter. Je l'ai évoqué dans mon livre, Currency Wars, en 2011. Ce plan, c'est d'instaurer les DTS en tant que monnaie de réserve mondiale.

C'est un sujet que j'étudie depuis des années, puisque cela fait maintenant quatre ans. Mais ce n'est que très récemment que c'est devenu plus transparent. Car le FMI en parle un petit peu plus. Bon, dans l'esprit du FMI il ne s'agit pas d'un sauvetage lié à la solvabilité mais d'un sauvetage lié aux liquidités. Si le monde semble manquer d'argent, s'il y a une crise financière ou des liquidités, comme celles des banques, en 2008, alors le FMI interviendra avec ces DTS. Il en imprimera des milliers de milliards afin de réinjecter des liquidités dans le système.

A ce stade, les cours du pétrole seront en DTS, les données financières des plus grandes entreprises seront en DTS, il y aura un marché obligataire en DTS, des opérateurs financiers en DTS, des futures en DTS... Il existera toute une structure autour des DTS, en tant que monnaie de réserve mondiale. Nous n'y sommes pas encore mais ce plan existe bien. Il est élaboré progressivement, en attendant la prochaine crise.

La dernière fois, en 2008, la Fed a imprimé des milliers de milliards de dollars. La BCE a imprimé des milliers de milliards d'euros. Ces institutions ne pourraient plus le faire. Elles n'ont plus cette puissance. Cela reviendra au FMI et au DTS. Ce sera une situation très inflationniste pour les investisseurs.

SIMONE : Donc évidemment, les DTS, on comprend bien d'après ce que vous nous dites que ça va avoir une influence sur les échanges mondiaux, ça va créer une nouvelle super devise avec des marchés financiers qui y sont associés, mais vous avez dit aussi que c'était inflationniste. Est-ce que ce sera vrai pour nous dans notre vie de tous les jours ?

JIM : Oui, cela produira de l'inflation. C'est un problème qui concerne tout le monde. Pas seulement les banques et les pays, mais tout le monde : les citoyens et les investisseurs particuliers.

Ma motivation, en ce qui concerne ce livre, c'est de pouvoir communiquer avec les citoyens ordinaires, en France.

Vous savez, ceux qui sont très riches peuvent se débrouiller : ils ont de l'or, ils ont des conseillers, ils s'en sortiront bien en cas de crise.

Ceux qui sont très pauvres et n'ont aucun actif ne perdront rien car lorsque vous n'avez pas beaucoup d'argent, vous ne pouvez pas en perdre beaucoup non plus.

Mais entre les deux, il y a des millions de citoyens moyens : ils n'ont pas les ressources des riches mais ils ont des actifs investis, ils ont un patrimoine et ils ont travaillé dur pour le gagner. Ils se reposent sur les élites, les responsables politiques, sur les banquiers, mais les leaders les égarent.

Ils doivent se débrouiller seuls. Et moi je communique avec ces investisseurs ordinaires et je leur dis ce qu'il se passe.

SIMONE : Bon le dossier qu'a préparé Jim, il est vraiment urgent de le lire parce qu'en fait Jim, vous allez nous expliquer qu'il y a une date clé, qui est Octobre 2015, et qu'à partir de cette date, tout pourrait s'accélérer.

JIM : Le 20 octobre est une date très importante. Cela concerne ces DTS que nous avons évoqués. Cette monnaie mondiale du FMI.

Mais comment déterminer la valeur des DTS ? Il y a une formule et quatre devises sont utilisées pour en déterminer la valeur. Il s'agit de l'euro, le dollar US, le yen japonais et la livre sterling. Mais la Chine représente 10% de l'économie mondiale et elle n'en fait pas encore partie.

Elle ne fait pas partie des DTS mais il existe un plan visant à intégrer le yuan chinois dans le panier des DTS. Cela donnerait du prestige à la Chine, que le yuan chinois devienne l'équivalent des monnaies de réserve fortes comme l'euro, le dollar et les autres devises importantes. C'est quelque chose qui est engagé, à présent. Cela a été débattu aux Réunions de Printemps du FMI, à Washington, en avril dernier. Ce sera débattu encore au cours de l'été. Le FMI tiendra sa réunion annuelle, début octobre, à Lima, au Pérou. Et ils vont voter à ce sujet.

Mais aux alentours du 20 octobre, ce sera la date de l'annonce officielle, avec prise d'effet au 1er janvier. Donc, tout se déroule au cours de cette année, nous nous rapprochons de plus en plus de ce moment très important, où le FMI annoncera officiellement que le yuan chinois est une monnaie de réserve mondiale.

Cela pourrait entraîner un rééquilibrage des portefeuilles partout dans le monde. Les gens qui voudront acheter des yuans vont vendre des euros ou des dollars ou des livres sterling.

Il reste à voir comment sera cette nouvelle formule [du FMI], mais c'est un véritable tremplin vers l'intégration du yuan aux monnaies de réserve mondiale et l'évaluation de la puissance des DTS. En fin de compte, c'est très inflationniste.

SIMONE : Pour comprendre, et pour vous préparer à la prochaine crise, il faut donc absolument que vous lisiez le dossier qu'a préparé Jim, donc qui est exclusif, qui est en français, et qui aborde tous les points dont on vient de discuter et surtout ce que les autorités comptent faire pour affronter la prochaine crise qui va être encore plus ravageuse que 2008.

Donc dans ce rapport, Jim décrit comment on va passer de l'ancien ordre monétaire au nouvel ordre monétaire, et il vous révèle tout ce que les autorités n'aimeraient pas tellement que vous sachiez. Mais à vous de le lire, à vous de vous forger votre opinion. Je l'ai lu moi-même évidemment et je vous assure que Jim a le don pour expliquer des choses complexes de façon très très simple, même si vous n'êtes pas un professionnel des marchés financiers ou du renseignement. Et c'est vraiment expliqué de façon accessible pour tout le monde et Jim a l'art de trouver des bonnes images pour vous faire comprendre des choses complexes simplement.

Vous avez compris en fait que Jim fréquente beaucoup de gens, circule, voyage. Notamment dans ce rapport vous avez les résultats d'un entretien que Jim a eu avec un investisseur dont vous avez peut-être entendu parlé qui s'appelle Jim Rogers, qui est un grand spécialiste des matières premières et qui vit en Asie. Jim Rogers et Jim Rickards ont donc échangé sur leurs positions respectives sur l'or et les matières premières. Et vous trouverez des révélations et des prises de position surprenantes dans ce document.

JIM : En effet, Simone. Nous avons parlé des modèles que nous utilisons, des modèles prédictifs permettant de comprendre l'économie. Mais il est important d'avoir ces conversations et, moi, je voyage partout dans le monde, pour promouvoir mon livre, pour prendre la parole [à des conférences].

J'ai l'occasion de rencontrer des responsables gouvernementaux et des investisseurs célèbres, partout dans le monde. Donc, j'ai la possibilité d'apprendre énormément de choses et, récemment, j'ai parlé avec Jim Rogers, un investisseur très célèbre, spécialisé dans les matières premières. Il a fondé le fonds spéculatif Quantum, avec George Soros. Ensuite, ils ont créé des fonds chacun de leur côté. Mais Jim Rogers est présent depuis longtemps. Et nous avons évoqué l'or. Voyez-vous, l'or, il n'y a pas si longtemps, était à 700 dollars l'once, et même moins. C'était une bonne opportunité d'achat. Il est monté jusqu'à environ 1 900 $ l'once, mais il est redescendu à 1 200 $, son niveau actuel.

Beaucoup de gens se découragent et disent que c'est un mauvais investissement, que cela ne donne rien, etc. Ce que disent les gens qui n'apprécient pas l'or. Mais Jim Rogers a dit quelque chose de très intéressant. Il a dit que dans tout super mouvement (un super mouvement, c'est lorsqu'une matière première s'envole à un très haut niveau).Elle grimpe énormément, subit un repli de 50% et ensuite elle s'envole vraiment à partir de là.

Donc, lorsqu'il a vu l'or passer de 1 900 $ à 1 100 $, il n'a pas été particulièrement troublé. Il n'a pas acheté à 1 900 $. En fait, il en achète plus maintenant. C'est ce qu'il m'a dit. Il m'a dit qu'un repli de 50% n'a rien d'anormal.

Actuellement, nous pourrions avoir les fondations d'une prochaine envolée. Donc, c'était intéressant. Il a dit qu'il avait constaté cela avec la plupart des matières premières, au cours de dizaines d'années d'expérience. Et l'or ne diffère pas de cela. Donc, en remontant à 2011, nous nous préparons peut-être à la prochaine envolée.

SIMONE : Avant de conclure cet interview avec Jim, je voudrais dire qu'en plus du rapport, la lettre Intelligence Stratégique faite par Jim va vous permettre de suivre le développement de cette crise au jour le jour et vous proposer beaucoup plus de solutions adaptées aux développements qui vont se produire, et ces solutions sont réellement adaptées aussi à un public français ou investisseur en zone Euro et qui a une épargne à protéger en zone Euro.

Donc cette lettre, elle a été lancée déjà un peu partout dans le monde, aux Etats-Unis évidemment, mais aussi en Argentine, au Royaume Uni, au Chili, en Australie et maintenant en France. Donc dans cette lettre vous allez retrouver des documents audio, vous allez trouver une analyse de l'actualité faite par Jim qui est, vous l'avez compris, très loin de ce que vous pouvez trouver dans les médias "mainstream" mais plutôt en avance.

Et en téléchargeant donc le rapport 2024 : Le Nouvel Ordre Monétaire, vous aurez un moins d'abonnement gratuit à cette lettre.

Pour cela cliquez ici et suivez les instructions...

Avec votre abonnement à Intelligence Stratégique, Jim a préparé un autre dossier qui vous permettra de ne pas être victime de la propagande des autorités et qui s'appelle Les Trente Flocons.

Donc j'aimerais, Jim, que vous nous parliez de ce dossier supplémentaire, de ce qu'il contient et en quoi il est utile.

JIM : La théorie de la complexité que nous utilisons dans nos modèles prédictifs contient énormément de mathématiques. Or je ne m'attends pas à ce que tout le monde soit expert en mathématiques.

Nous essayons de prendre des exemples de systèmes complexes du monde réel pour donner des explications aux lecteurs. Et l'un des meilleurs, c'est celui des flocons et de l'avalanche.

L'avalanche, c'est un manteau neigeux très instable sur un versant de montagne. Si vous êtes un expert, vous pouvez observer qu'il neige et que le manteau neigeux s'épaissit de plus en plus. Et vous observez qu'il est instable et vous savez qu'un jour, il va s'effondrer.

Alors que se passe-t-il ? Un flocon tombe, il perturbe d'autres flocons, il y a une accélération, un glissement, l'avalanche se déclenche et déferle, tuant des skieurs et ensevelissant les villages plus bas.

A qui la faute ? Au flocon ? Au manteau neigeux instable ?

En tant qu'analyste de systèmes, j'observe le manteau neigeux. Si ce n'est pas ce flocon [qui a causé l'avalanche], c'est peut-être le précédent ou le suivant.

Ne rejetez pas la faute sur le flocon, observez l'instabilité du système. Et j'observe le système financier mondial : il est très instable. Mais, toutefois, les investisseurs veulent savoir quel flocon ce sera et nous leur donnons des exemples spécifiques.

Nous avons donc proposé 30 exemples de flocons qui pourraient déclencher l'avalanche, en pensant que ces sources de problèmes réels les intéresseraient. Nous citons, entre autres, une crise du crédit en Chine. Elle est peut-être déjà en train de se produire. Ce flocon a déjà peut-être déclenché une avalanche. Mais il en existe bien d'autres.

Donc, parmi les exemples, il peut y avoir également une catastrophe naturelle, une catastrophe mondiale, une crise du crédit aux Etats-Unis, en Europe ou en Chine. Donc, nous évoquons tout cela et j'espère que les lecteurs apprécient.

SIMONE : Mais ce n'est pas tout. En fait vous avez préparé encore un nouveau rapport pour vos abonnés à Intelligence Stratégique, donc qui est aussi un cadeau.

Ce rapport en fait résume des conseils que vous avez obtenus de la part d'un des plus grands investisseurs de la planète puisqu'il s'agit de Warren Buffet.

Est-ce que vous pouvez nous détailler un peu ce qui figure dans ce rapport ? En quoi la stratégie de Warren Buffet peut être applicable par quelqu'un qui n'a pas la fortune de Warren Buffet ?

JIM : Pour les investisseurs, ce contexte est l'un des plus difficiles que j'aie vécu au cours de ma carrière. Si je vous disais que nous allons vraiment subir une inflation, vous sauriez quoi faire : vous achèteriez de l'or, du foncier et d'autres actifs. Si je vous disais que nous allons vraiment subir une déflation, vous sauriez quoi faire : vous achèteriez des obligations et d'autres actifs qui vous protègeraient contre la déflation.

Mais malheureusement, nous sommes dans une situation où l'un et l'autre pourraient se produire. Les forces inflationnistes et déflationnistes sont comme des plaques tectoniques : elles se poussent l'une contre l'autre. Elles créent des tensions, des forces. En ce moment, les prix ne changent pas beaucoup.

Mais la force déflationniste et la force inflationniste se poussent l'une contre l'autre. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'elles ne se rompent toutes les deux. Cela pourra basculer d'un côté ou de l'autre, nous ne le savons pas.

Un modeste investisseur doit se préparer à ces deux éventualités. Il faut avoir une stratégie "Barbell" : une protection contre l'inflation via l'or, l'argent, les oeuvres d'art, le foncier.

Et une protection contre la déflation essentiellement sous forme d'obligations et, entre les deux, il faut des liquidités. Et les liquidités vous permettent de vous tourner vers l'une ou l'autre éventualité une fois qu'elle se précise. Pour acheter peut-être plus d'or ou peut-être plus d'obligations selon la tournure des évènements.

Ainsi, on se protège de l'inflation et de la déflation et, entre les deux, on dispose de liquidités. C'est notre stratégie Barbell.

Qui l'applique ? Warren Buffet, l'investisseur le plus célèbre du monde. Warren Buffet a investi dans des actifs tangibles, notamment le ferroviaire. Le ferroviaire, ce sont des terrains, des redevances, des aiguillages, de la signalisation, etc. C'est également le transport du maïs, du blé, du charbon, de l'acier.

Warren Buffet a également investi dans des réserves de gaz naturel et de pétrole. Donc, ce sont des protections contre l'inflation. Mais il dispose également de 55 milliards de dollars de liquidités. C'est le maximum que sa société n'ait jamais détenu.

Donc, lorsque j'observe Warren Buffet, je vois quelqu'un qui discerne la même chose que moi. Il se prépare aux deux scénarios : celui de l'inflation et celui de la déflation. C'est ce que nous recommandons à nos investisseurs.

SIMONE : Ce n'est pas tout. Jim vous a préparé encore un autre rapport qui sont trois placements exclusifs qui devraient bondir de 100% lors de la prochaine crise. Alors dans ce rapport vous trouverez comment vous placer, comment tout mettre en oeuvre. Et encore une fois ce n'est pas difficile, ce n'est pas compliqué, ce pas réservé à des gros gérants de hedge funds. C'est fait pour vous.

Avec ces trois cadeaux vous allez être préparés à toutes les éventualités. Quant à Jim, lui, il a rempli son engagement important qui était d'informer le grand public de ce qui se déroulait réellement dans les organismes officiels et les instances de régulation, et on ne peut que l'en remercier.

Alors n'hésitez pas à parler de ces documents autour de vous. Ces documents permettent d'anticiper et de prendre les mesures qui s'imposent à n'importe qui pour surmonter la crise que nous prévoyons. L'anticipation, c'est le secret de la victoire. Et nous espérons, et c'est notre but en tous les cas, que vous sortiez plus prospères de cette crise qu'avant ...

Source : Agora
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