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1 juin 2015

Le dessous des cartes de la guerre en Irak et Syrie

Pour mettre à exécution le projet américano-arabo-sioniste au Moyen-Orient, la presse et les agences d’informations ont été perverties en instruments de guerre pour instaurer la division et le chaos. On les nomme les principaux médias déployés désormais en première ligne du front pour appuyer la politique de la canonnière, actuellement du porte-avions, pour servir les intérêts économiques et géostratégiques occidentaux.

Pour le cas de la Syrie – comme pour l’Irak, la Libye et d’autres – il s’agit de tromper, diaboliser, en vue d’éliminer, le régime de Bachar El Assad, qui entrave leur stratégie de domination. La déstabilisation de ce pays entre dans le cadre du projet de démembrement du monde arabe sur des bases ethniques, tribales ou confessionnelles inspiré du Plan Yinon de 1982. Pour son cas il est prévu de reconstituer les fédérations, du temps du mandat français, créées par le général Gouraud en 1920, c’est-à-dire les Etats de Damas, d’Alep, Alaouites et Druzes qui furent un échec.

Dès lors, tous les moyens, même les plus abjects, sont permis pour atteindre ce but. La désinformation constitue le moyen redoutable pour manipuler les consciences. Tous leurs articles, reportages, compte-rendu et informations nous dévoilent, chaque jour de mieux en mieux, les détails et les secrets de leur conspiration.

La Syrie, pays de la résistance contre le sionisme et l’hégémonie américaine, est donc bien immunisé, par son expérience, contre la diversion et à la subversion d’autant que les objectifs des ennemis sont clairs et déclarés et leurs moyens identifiés. Son armée et forte et cohérente, son peuple uni et cultivé. Comment dès lors peut-on croire pouvoir rouler facilement ce pays à Histoire riche et continue, surtout par des pays factices dits arabes dont les populations n’étaient, depuis seulement le siècle dernier, que des tribus nomades sans repères.

Après avoir utilisé, sans succès, toutes les ruses les voici user de leur dernière carte politique avant le son du glas qui annoncera l’échec de toute leur stratégie dans cette région et au-delà.

La mission de Koffi Annan, avions-nous dit par ailleurs, n’est que l’expression de l’échec de leur projet dans le Moyen-Orient contre les remparts de Damas – qui était une étape décisive visant l’influence grandissante de l’Iran (allié de la Syrie) qui gêne leurs plans géostratégiques afin de casser l’axe Chine-Russie-Iran organisés dans le bloc baptisé BRICS certainement l’ultime tentative/tactique pour justifier de la nécessité de venir en aide aux civils par une intervention militaire internationale’ légalisée par l’ONU. La dernière, celle de la Ligue Arabe ayant échoué, pour cause de vérité, à l’avantage de la Syrie.

Avant même l’arrivée des observateurs, cette fois-ci de l’ONU, les revoilà avec les mêmes mensonges éhontés et fourberies essayer de suborner et influencer ces nouveaux témoins en fixant, à l’avance, leur chance de réussite à 3% – dont la cause, comme convenue, sera imputée au régime de Bachar et non les révolutionnaires pacifistes – à rapporter partiellement les propos de Kofi Annan pour donner l’impression que cet envoyé fait des reproches uniquement au pouvoir syrien, à justifier le lamentable échec du nouvel appel à manifester par la brutalité des services de répression en annonçant leur au moins sept personnes ont trouvé la mort au cours des manifestations….

Ces personnes sont en fait les victimes de leurs attentats qui continus, malgré la trêve, dans les villes de Hama, Idlib, Deraa, Halab et les environs de Damas où l’on enregistre des dizaines d’attentats et d’assassinats des forces de l’ordre et de citoyens. La dernière mission des observateurs de la Ligue arabe a échoué devant les pressions et les tentatives de leur faire dire ce qu’ils déclarent n’avoir pas vu c’est-à-dire les massacres des populations par l’armée mais avoir constaté ce que le américano-arabo-sionistes ne veulent pas que le monde sache c’est-à-dire le massacre des civils (hommes femmes et enfants), des policiers, des militaires, des intellectuels, des hommes de culte ainsi que les destructions des infrastructures économiques, sociales, culturelles et sanitaires» par des groupes armés et organisé par leurs valets arabes ; le Qatar, l’Arabie Saoudite et la Turquie. Et comme programmé ce sera, selon leurs médias, comme toujours le régime qui est fautif par son armée qui continu à tuer les civils pacifiques.

Mais le monde a déjà tout vu et entendu ! Leurs faux discours, les dizaines d’enregistrements qui montrent bien les groupes armés dans leurs œuvres macabres, les manipulations d’images et des faits surtout d’Aljazeera, CNN, Alarabia, France 24, BBC arabic et Orient News que les modestes télés syriennes ne cessent, tous les jours, de mettre à nu avec des preuves et un professionnalisme exceptionnel. Les preuves par l’image que présentent ces chaines sont d’une crédibilité et d’une persuasion telle qu’il est impossible d’émettre le moindre doute ; mettant ces méga-média internationaux dans le désarroi.

Il est, en effet, difficile sinon impossible, de présenter le moindre argument pour sauver votre honneur et crédibilité – lorsqu’on vous montre vos propres journalistes/reporters diriger des acteurs pour des mises en scènes que vous présenterez comme des faits qui se sont réellement déroulés. L’échappatoire par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (l’OSDH) basé à Londres – qui fournit des informations’ à de nombreux médias occidentaux – est une autre grosse tromperie que les médias connaissent parfaitement comme étant artifice. Cet OSDH qui n’existe nulle part ailleurs – a été créé par la CIA pour les besoins de la stratégie. Selon Alexandre Loukachevitch, le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, cet observatoire ne comprend que deux personnes: le directeur et son secrétaire-interprète.

Il est dirigé par un certain Rami Abdel Rahmane qui ne possède ni de formation journalistique ou juridique ni même d’instruction secondaire. Dans une interview accordée aux médias en novembre dernier, il a fait savoir que ce Rami résidait en permanence à Londres, était citoyen britannique et exerçait un métier d’entrepreneur (propriétaire d’un snack-bar). Loukachevitch souligne aussi que les employés de l’OSDH évitent tout contact avec les diplomates russes.

Malheureusement, de nombreux médias, qui font autorité dans les pays arabes en particulier, se sont transformés en relais de leur propagande reprenant, comme des perroquets, leurs informations ; même si elles desservent leur cause ou leur pays et en payant en plus. Quelle déchéance !

Même pour la mission de Annan/ONU, les États-Unis – ces arrogants qui méprisent le monde piétinent les lois – et leurs valets arabes feront tout pour faire échouer sa mission, car d’une part aucune garantie n’a été donnée à Annan et à la Syrie pour que le scénario’ d’avec la Ligue ne se reproduise pas et d’autre part parce que leur objectif stratégique reste bien la chute du régime qui est une condition sine qua non pour la domination du régime sioniste de la région.

A notre sens, le but visé, par Annan interposé, est bien de gagner du temps par cette tactique élimination / reconstitution des groupes pour faire croire à une persistance de la crise par la résistance du peuple face à la répression de l’armée de Bachar tout en espérant faire échouer les réformes profondes, politiques et économiques engagées par le pouvoir syrien. Des réformes, en fait, que redoutent, par contagions, les monarchies du golfe contrairement au souhait qu’ils affichent, perfidement, de voir la démocratisation de la Syrie.

Mais la contre-tactique syrienne – soutenue surtout par la Russie, la Chine, l’Iran et d’autres – consiste à accepter le plan en six points proposé par Annan/l’ONU en faisant admettre une condition que la logique et la raison ne peuvent rejeter: Oui pour la trêve contrôlée par l’ONU tout en questionnant sur l’avis l’autre partie. Là est le piège devant lequel se trouvent les conspirateurs. S’il y a appel à une trêve, c’est que les deux parties sont armées et les deux doivent l’accepter ! Il serait irrationnel de l’exiger à l’une et pas à l’autre. Passons !

Mais quelle est bien l'autre partie ?

Les groupes armés et les terroristes ? Les Etats-Unis ? Le Qatar ? L’Arabie Saoudite ? La Turquie ? Tous ? Les premiers, qui sont un instrument, qui obéissent à des ordres, on peut les exclure. Reste les autres. Mais leur problème est que toute garantie exprimée de leur part supposerait une confirmation qu’ils sont les commanditaires du drame syrien et non un soulèvement spontané d’un peuple réclamant des droits légitimes. Ils confirmeraient ainsi qu’il s’agissait bien d’un complot et manipulation extérieur contre un État souverain ; donnant du coup raison au pouvoir syrien qui ne cesse de le crier et de le prouver! Ce sera alors toute leur stratégie qui s’effondrera ; pour longtemps ! Ils ne s’y donc prononceront jamais ! Ils sont bien comme disent les Algériens, dans la situation ou d’un côté c’est très chaud et de l’autre c’est brûlant.

La solution doit donc venir des groupes armés en les convainquant qu’ils sont les objets d’un complot en voie d’échec, que leur entêtement les conduira au suicide par une présence militaire dissuasive et déterminée qui n’attend que l’ordre d’en découdre avec eux d’une part tout en leur présentant les assurances quant à leur sort s’ils abdiquent d’autre part. L’on voit déjà des centaines d’éléments qui composent ces groupes se livrer, sans conditions, aux services de sécurité syriens avec leurs armes et leurs informations. D’ailleurs la majorité des armes et matériels sophistiqués fournis aux groupes armés ont été récupérés par l’armée syrienne.

Il sera extrêmement difficile aux comploteurs de reconstituer les réseaux dont les préparatifs ont exigé du temps, de la patience, des plans, des tactiques, des recrutements et beaucoup d’argent. D’où les profonds troubles qu’ils manifestent avec leurs amis de la Syrie version III, leur persistance dans des mensonges encore plus débiles, leurs déclarations stupides et funestes que condamnent la raison et le Droit international, leurs ennuyeux salmigondis ; attitudes déraisonnables et insensées qui ne mèneront jamais aux résolutions onusiennes souhaitées.

Même si le Plan de l’ONU/Annan devait échouer, il le sera, comme celui de la Ligue, à l’avantage de la Syrie et en mieux! Surprise de dernière minute, le Secrétaire général de la Ligue Arabe, Nabil El Arabi, vient de faire un virage à 180° en déclarant qu’ aucun pays n’est disposé à participer à une intervention militaire en Syrie. Tous montrent une réticence à cette option qui a instauré un chaos indescriptible en Libye.

L’échec du complot contre la Syrie est bien consommé ! Les conditions d’hier pour le dialogue ne sont plus celles d’aujourd’hui ; celles de demain ne seront plus celles actuelles !

Une anecdote : Discussion entre un vieux sage fellah algérien avec son fils qui n’avait pas saisi cette crise syrienne d’autant qu’il n’entend que dictateur Bachar, répression du régime, massacre de civils par l’armée, etc…

Le vieux questionne : "Qui est clairement contre la Syrie ?" Le fils répond : "l’Amérique, l’Angleterre, la France, Israël, la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar. Le vieux : Qui est clairement pour la Syrie ? Le fils répond : la Russie, la Chine, l’Iran, l’Irak, le Venezuela, le Hezbollah, le Hamas palestinien, le…" le vieux l’arrête net en lui lançant : "Eh bien les choses claires et le choix du camp est évident, non ? Rappelle-toi la Libye !"

Terminons en rappelant que les puissants détenteurs du Grand Capital trouvent toujours chez les pays moins puissants, à défaut des siens, les solutions à ses crises multiformes, en fomentant des guerres, faire tomber des régimes, assassiner des personnalités gênantes. Pour faire accepter des décisions impopulaires majeures, il leur faut préparer l’opinion en la mettant sous pression de conformité par leurs médias de masse. D’où l’invention du False flag que Wikipédia définit comme des opérations secrètes destinées à tromper le public de telle manière que les opérations apparaissent comme si elles sont menées par d’autres entités.

Les False flags sont donc des mensonges, de la diversion, de la subversion, des déformations grossières et délibérées de la vérité utilisée comme tactique de propagande pour faire accepter l’inacceptable. On trouvera toujours des raisons logiques pour cela, puisque l’histoire montre que l’on est passé de civilisation, évangélisation, progrès à sécurité, démocratie liberté, droits de l’homme en inventant les prétextes ADM, protection des civils, aides humanitaires, ingérence humanitaire.

La Yougoslavie, L’Irak, l’Afghanistan, la Somalie, le Soudan, la Côte d’Ivoire, la Tunisie, la Libye, le Yémen, le Bahreïn, le Mali, l’Egypte et la Syrie sont, jusque-là, les pays victimes de leur stratégie funeste de domination qui consiste soit à détourner des révoltes légitimes contre la mauvaise gouvernance et les compromissions de leurs dirigeants afin de maintenir leurs vassaux ou les faire remplacer par des semblables, soit à faire carrément tomber les régimes réfractaires à leur projet en leur fomentant des troubles pour les démembrer.
  • Le califat voulu par les Etats-Unis
Pendant que le groupe armé État Islamique (Daesh) occupe Ramadi, la deuxième ville d’Irak, et le jour suivant Palmyre dans le centre de la Syrie, en tuant des centaines de milliers de civils et en contraignant des dizaines de milliers d’autres à la fuite, la Maison Blanche déclare : "Nous ne pouvons pas nous arracher les cheveux à chaque fois qu’il y a un obstacle dans la campagne contre l’EI." La campagne militaire, "Inherent Resolve", a été lancée en Irak et Syrie il y a plus de neuf mois, le 8 août 2014, par les USA et leurs alliés : France, Grande-Bretagne, Canada, Australie, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Bahreïn et autres. S’ils avaient utilisé leurs chasseurs-bombardiers comme ils l’avaient fait en Libye en 2011, les forces de Daesh, opérant dans des espaces ouverts, auraient été une cible facile. Celles-ci ont au contraire pu attaquer Ramadi avec des colonnes de véhicules blindés chargés d’hommes et d’explosifs. Les USA sont-ils devenus impuissants ? Non : si Daesh avance en Irak et en Syrie, c’est parce qu’à Washington on veut justement cela.

C’est ce que confirme un document officiel de l’Agence d’intelligence du Pentagone (DIA), daté du 12 août 2012, déclassifié le 18 mai 2015 par initiative du groupe conservateur Judicial Watch dans la compétition pour les présidentielles. Il rapporte que "les pays occidentaux, les Etats du Golfe et la Turquie soutiennent en Syrie les forces d’opposition qui tentent de contrôler les zones orientales, adjacentes aux provinces iraniennes occidentales, en les aidant à créer des refuges sûrs sous protection internationale. Il existe la possibilité d’établir une principauté salafiste en Syrie orientale, et cela est exactement ce que veulent les puissances qui soutiennent l’opposition, pour isoler le régime syrien, arrières stratégiques de l’expansion chiite (Irak et Iran)". Le document de 2012 confirme que l’EI (Daesh), dont les premiers noyaux viennent de la guerre en Libye, s’est formé en Syrie, en recrutant surtout des militants salafistes sunnites qui, financés par l’Arabie Saoudite et d’autres monarchies, ont été approvisionnés en armes à travers un réseau de la CIA.

Cela explique la rencontre en mai 2013 (documentée photographiquement) entre le sénateur américain John McCain, en mission en Syrie pour le compte de la Maison Blanche, et Ibrahim Al-Badri, le calife à la tête de Daesh. Cela explique aussi pourquoi Daesh a déclenché l’offensive en Irak au moment où le gouvernement du chiite al-Maliki prenait ses distances de Washington, en se rapprochant de Pékin et Moscou.

Washington, en déchargeant la responsabilité de la chute de Ramadi sur l’armée irakienne, annonce maintenant vouloir accélérer en Irak l’entraînement et l’armement des tribus sunnites. L’Irak est en train d’aller dans la même direction que la Yougoslavie, vers la désagrégation, commente l’ex-secrétaire à la défense étasunien Robert Gates. Pareil en Syrie, où les Etats-Unis et alliés continuent à entraîner et armer des miliciens pour renverser le gouvernement de Damas. Avec la politique du "diviser pour régner", Washington continue ainsi à alimenter la guerre qui, en 25 années, a provoqué massacres, exodes, pauvreté, au point que de nombreux jeunes ont fait des armes leur métier. Un terrain social sur lequel font prise les puissances occidentales, les monarchies qui sont leurs alliés, les califes qui instrumentalisent l’islam et la division entre sunnites et chiites. Un front de la guerre, à l’intérieur duquel il y a des divergences sur la tactique (par exemple sur quand et comment attaquer l’Iran), pas sur la stratégie. Front armé par les Etats-Unis, qui annoncent la vente (pour 4 milliards de dollars) à l’Arabie Saoudite de 19 autres hélicoptères, pour la guerre au Yémen, et à Israël de 7400 autres missiles et bombes, parmi lesquelles celles anti-bunker pour l’attaque de l’Iran.
  • La conspiration américaine pour initier la guerre contre l'Irak 
Même avant le premier jour de la crise de Golfe persique, George Bush et le Pentagone ont voulu mener la guerre contre l'Irak.

Quel était le caractère de cette guerre ? L'Irak a ni attaqué ni menacé les États-Unis. Nous croyons que c'était une guerre pour rediviser et redistribuer les marchés fabuleux et les ressources du Moyen-Orient, en d'autres termes c'était une guerre impérialiste. L'administration de Bush, de la part des grandes sociétés pétroliers et des banques, a cherché à renforcer sa domination de cette région stratégique. Il l'a fait dans la ligue avec d'anciennes puissances coloniales de la région, à savoir la Grande-Bretagne et la France et contrairement à la revendication du peuple irakien sur leur propre terre et surtout leurs ressources minérales.

Comme est habituel dans de telles guerres, le gouvernement est contraint à masquer la vérité de la guerre - tant son origine que buts et la nature de "l'ennemi" - pour convaincre les gens de ce pays. C'est pour cela qu'il est important de recevoir les faits. Il y a l'évidence ample que les Etats-Unis projetaient avec passion de mener la guerre même avant l'invasion irakienne du Koweït le 2 août 1990. Avec ses plans dans le tact, nous devons detemminer s'il est possible que le gouvernement américain ait cherché en fait un prétexte pour une intervention militaire dans le Moyen-Orient.

Les renseignements qui ont été découverts suggèrent que les États-Unis se sont mêlés dans et ont aggravé la dispute entre l'Irak et le Koweït, savait qu'une réponse militaire irakienne contre le Koweït était probable et a profité ensuite du mouvement irakien de réaliser une intervention militaire américaine longtemps planifiée dans le Moyen-Orient. Cette évidence inclut :
Le territoire sous l'autorité d'un cheik très petit, mais riche en l'huile du Koweït est devenu l'outil d'une campagne américaine inspirée d'une guerre économique conçue pour affaiblir l'Irak comme un pouvoir régional une fois la guerre d'Iran-Irak prenne fin. Pendant 1989-1990, la monarchie koweïtienne surproduisait et faisait baisser le pétrole, une politique qui coûtent 14 milliards de dollars à l'Irak en perte de revenus. l'Irak s'est aussi plaint que les Koweïtiens volaient du pétrole irakien en utilisant la technologie de forage de pente dans le champ de pétrole gigantesque à Rumaila, dont la plupart est à l'intérieur de l'Irak. Le Koweït a aussi refusé de calculer des dispositions qui permettraient l'accès de l'Irak dans le Golfe persique. En mai 1990 lors d'une réunion de la Ligue arabe, Saddam Hussein s'est plaint amèrement de la politique du Koweït de "guerre économique" contre l'Irak et a laissé entendre que si la surproduction du Koweït n'a pas changé l'Irak prendrait des mesures militaires. Pourtant l'Émir du Koweït a refusé de bouger. Pourquoi un pays de l'OPEP voudrait-il faire baisser le pétrole ? Rétrospectivement, il est inconcevable que ce petit territoire sous l'autorité d'un cheik très petit, non démocratique, dont la famille au pouvoir est soumise à tant d'hostilité des masses arabes, aurait osé rester si provocant contre l'Irak (un pays dix fois plus grand que le Koweït) à moins que le Koweït n'ait été assuré en avance sur la protection d'un encore plus grand pouvoir - à savoir les États-Unis. C'est encore plus probable quand on estime que la famille au pouvoir kuweitienne avait dans le pas passé légèrement quand il est venu à ses relations avec l'Irak. Le Koweït a fait partie traditionnellement de la Province de l'Irak de Basra jusqu'à 1899 où la Grande-Bretagne l'a divisé de l'Irak et a déclaré le Koweït sa colonie.

En coïncidant avec la surproduction pétrolière du Koweït, l'Irak a été aussi fait subir au début de sanctions de facto, instituées incrémentiellement par un certain nombre de gouvernements capitalistes occidentaux. Des centaines d'importants scientifiques, l'ingénierie et les contrats d'approvisionnement alimentaires entre l'Irak et les gouvernements occidentaux ont été annulées d'ici à 1990.

La politique américaine est d'augmenter la pression économique sur l'Irak a été couplée avec un changement dramatique dans la doctrine militaire américaine et la stratégie vers l'Irak. En commençant en été 1989, les Majors inter-militaires ont rajeuni la doctrine militaire américaine dans le Moyen-Orient loin d'un conflit américano-soviétique pour viser des pouvoirs régionaux plutôt. Avant juin 1990 - deux mois avant l'invasion irakienne du Koweït - Le général Norman Schwarzkopf menait des jeux de guerre sophistiqués opposant des centaines de milliers de troupes américaines contre les divisions blindées irakiennes.

L'administration de Bush a menti quand elle a exposé le 8 août 1990, que le but du déploiement de troupe américain était "sévèrement défensif" et nécessaire de protéger l'Arabie Saoudite d'une invasion irakienne imminente. Le Roi Hussein de la Jordanie dit que les troupes américaines étaient en fait déployées en Arabie Saoudite aux jours avant que l'Arabie Saoudite a "invité" l'intervention américaine. Hussein dit qu'aux premiers jours du roi saoudien de crise Fahd qui a exprimé le soutien en faveur d'une solution diplomatique arabe. Le Roi Fahd a aussi dit à roi Hussein qu'il n'y avait aucune évidence d'une accumulation irakienne hostile sur la frontière saoudienne et qu'en dépit des assertions américaines, il n'y avait aucune vérité aux rapports que l'Irak a projeté d'envahir l'Arabie Saoudite. Les Saoudiens se sont inclinés seulement aux demandes américaines que les Saoudiens "invitent" des troupes américaines à les défendre suite à une longue réunion entre le roi et le Secrétaire de Défense Richard Cheney. La véritable substance de cette discussion restera probablement classifiée pour beaucoup, beaucoup d'années.
Le 11 septembre 1990, Bush a aussi dit à une séance collective de Congrès que "suite aux négociations et aux promesses du dictateur irakien Saddam Hussein de ne pas avoir recours à la force, une armée vigoureuse a envahi sa confiance et beaucoup plus faible voisin, le Koweït. Dans les trois jours, 120,000 troupes avec 850 réservoirs avaient coulé dans le Koweït et avaient bougé au sud pour menacer l'Arabie Saoudite. C'était alors j'ai décidé d'agir pour vérifier cette agression." Cependant, selon Jean Heller de St. Petersburg Times (de Floride), les faits n'étaient pas juste comme Bush a prétendu. Les photos satellites prises par l'Union Soviétique le jour précis que Bush a adressé le Congrès ont manqué de faire toute preuve de troupes irakiennes au Koweït ou regroupant le long de la frontière saoudienne du Koweït. Pendant que le Pentagone réclamait autant que 250,000 troupes irakiennes au Koweït, il a refusé de fournir l'évidence qui contredirait les photos satellites soviétiques. Les forces américaines, les campements, les avions,... ont camouflé des décharges publiques d'équipement, les zones de transit et les pistes à travers le désert peuvent facilement être vues. Mais puisque Peter Zimmerman, autrefois de l'Agence américaine de Désarmement et de Contrôle des armements dans l'administration de Reagan et d'un ancien spécialiste d'image pour l'Agence de renseignements de Défense, qui a analysé les photographies pour St. Petersburg Times a dit :
Nous n'avons trouvé rien de cette sorte [c-à-d comparable avec l'accumulation américaine] nulle part au Koweït. Nous ne voyons pas de villes de tente, nous ne voyons pas des congrégations de réservoirs, nous ne pouvons pas voir des concentrations de troupe et la base aérienne koweïtienne principale semble abandonnée. C'est cinq semaines après l'invasion et de ce que nous pouvons voir, l'aviation irakienne n'a pas volé un combattant simple à la base aérienne la plus stratégique au Koweït. Il n'y a aucune infrastructure pour soutenir de grands nombres des gens. Ils doivent utiliser des chiottes ou l'équivalent fonctionnel. Ils doivent avoir la nourriture.... Mais où est-il ?
Le 18 septembre 1991, seulement une semaine après que les photos soviétiques ont été prises, le Pentagone disait au public américain que les forces irakiennes au Koweït avaient grandi à 360,000 hommes et à 2,800 réservoirs. Mais les photos du Koweït ne montrent pas de pistes de réservoir dans le Koweït du sud. Ils montrent clairement des pistes quittées par les véhicules qui ont assuré l'entretien d'un grand champ de pétrole, mais aucune piste de réservoir. Heller conclut qu'à partir du 6 janvier 1991, le Pentagone n'avait fourni à la presse ou au Congrès avec aucune preuve du tout pour une première accumulation de troupes irakiennes dans le Koweït du sud qui suggérerait une invasion imminente de l'Arabie Saoudite. L'évidence du Pentagone ordinaire était un peu plus que "se fient à moi." Mais les photos des satellites commerciaux soviétiques disent tout à fait une histoire convaincante. Les photos prises le 8 août 1990, du Koweït du sud - six jours après l'invasion initiale et directement au moment Bush disaient le monde d'une invasion imminente de l'Arabie Saoudite - le spectacle les dérives de sable claires sur les pièces de routes menant de la Ville du Koweït à la frontière saoudienne. Les photos prises le 11 septembre 1990, montrez exactement les mêmes dérives de sable mais maintenant plus grand et plus profond, en suggérant qu'ils s'étaient accumulés naturellement sans le dérangement de circulation depuis un mois. Les routes dans l'Arabie Saoudite du Nord pendant cette même période, par contre, ne montrent aucune dérive de sable du tout, ayant été balayé propre par la lourde circulation de convois de réserves. Ancien analyste DIA le met cette voie : "Dans beaucoup d'endroits le sable continue pour 30 mètres et plus." L'analyse de Zirnmerman consiste en ce que "les routes pourraient être praticables par cette zone, mais pas par le personnel ou des véhicules ravitailleurs. Pourtant il n'y a aucun signe que les réservoirs ont utilisé ces routes. Et il n'y a aucune évidence de nouvelles routes étant coupées. Par le contraste, aucune des routes en Arabie Saoudite n'a aucune couverture de sable du tout. Ils ont été tous balayés."

Il aurait fallu pas plus que quelques milliers de soldats pour tenir la Ville du Koweït et c'est toute l'évidence satellite peut soutenir. L'implication est évidente : les troupes irakiennes qui ont été finalement déployées le long de la frontière saoudienne du Koweït ont été envoyées là puisqu'une réponse aux Etats-Unis s'accumule et n'était pas une provocation pour l'action militaire de Bush. De plus, la manière dans laquelle ils ont été finalement déployés était purement défensive - une sorte de ligne Maginot contre la mobilisation massive et injurieuse des Etats-Unis et les forces de Coalition juste sur la frontière avec l'Arabie Saoudite.

Une guerre pour détruire l'Irak comme un pouvoir régional

Que l'administration de Bush ait voulu la guerre est évident par son refus dévoué d'entrer dans toutes vraies négociations avec l'Irak qui pourrait avoir accompli une solution diplomatique. L'Irak, le 12 août 1990, la proposition de négociation, qui a indiqué que l'Irak était disposé à faire des concessions significatives en échange d'une discussion complète d'autres conflits du Moyen-Orient non résolus, a été rejeté de la main par l'administration de Bush. Était ainsi une autre offre irakienne faite en décembre qui a été annoncé par Knut Royce dans Newsday.

Président Bush a évité la diplomatie et les négociations, en refusant même d'envoyer au Secrétaire d'Etat, Baker, pour rencontrer Saddam Hussein avant la date limite du 15 janvier 1991 comme il avait promis le 30 novembre 1990. Bush a aussi rejeté l'offre de retrait de l'Irak du 15 février 1991, deux jours affirment que les avions américains ont incinéré des centaines de femmes et d'enfants dormant dans l'abri anti-bombe d'Al-Arneriyah. Les Irakiens étaient d'accord immédiatement avec la proposition soviétique du 18 février 1991 - qui est quatre jours avant que la soi-disant guerre terrestre a été lancée - qui a exigé que l'Irak ait respecté toutes les résolutions de l'ONU.

La guerre terrestre américaine contre les positions irakiennes avait pour résultat le plus grand nombre d'accidentés dans le conflit. Autant que 50,000 à 100,000 soldats irakiens peuvent être morts après le gouvernement irakien avait capitulé complètement dans tous les Etats-Unis et les demandes de l'ONU. Il est évident ainsi que le gouvernement américain n'a pas mené la guerre pour protéger l'expulsion de l'Irak du Koweït, mais a poursuivi plutôt ce massacre incomparable pour d'autres objectifs de politique étrangère. Ces objectifs n'ont été jamais définis pour le plus large public, mais renvoyés seulement à par euphémisme sous la rubrique du Nouvel Ordre Mondial.

Quel est le Nouvel Ordre Mondial, que les Etats-Unis s'attendent-ils en sortir et quelle est la "nouvelle chose" dans le monde qui rend un nouvel ordre possible ? C'est l'hypothèse de Bush que l'Union Soviétique est disposée, sous le leadership de Gorbachev, à soutenir la politique étrangère américaine dans le Tiers-monde. Les Etats-Unis pensent que si les Soviets sont disposés à abandonner l'Irak et leurs autres alliés traditionnels dans le Tiers-monde alors les Etats-Unis et d'autre de l'Ouest aux pays capitalistes peuvent revenir à leur ancienne position dominante dans les régions différentes du monde. Comment les Etats-Unis ont mené la guerre montre que l'affaiblissement permanent de l'Irak est une partie clée dans le Nouvel Ordre Mondial.

Bien que le rôle soviétique ait changé radicalement, les buts d'impérialisme américain dans le Moyen-Orient sont restés fondamentalement le même, avec quelques changements de la tactique basée sur les conditions variées. La prémisse fondamentale de politique américaine devait éliminer ou affaiblir sévèrement tout régime nationaliste qui défie la dominance américaine et le contrôle sur la région riche en l'huile. La stratégie militaire employée contre l'Irak pas seulement visé aux cibles militaires, mais les "raids de bombardement a détruit des zones résidentielles, des raffineries et un pouvoir et un équipement d'eau, qui affectera la population pour les années." Dès septembre 1990, l'administration, selon un discours du Secrétaire d'Etat, James Baker, a changé les buts stratégiques de l'intervention militaire américaine d'inclure pas seulement la "libération du Koweït", mais la destruction de l'infrastructure militaire de l'Irak.

Guerre d'Iran-lrak et stratégie américaine

Que les Etats-Unis aient cherché à en permanence affaiblir ou écraser l'Irak, comme un pouvoir régional capable d'affirmation même d'un défi insignifiant à la dominance américaine sur cette région riche en l'huile stratégique, s'intègre à un plus long dessin historique. Depuis la découverte de dépôts de pétrole vastes dans le Moyen-Orient et encore plus tôt, la stratégie des Etats-Unis et d'autres puissances coloniales européennes était de prévenir l'apparition de tout fort régime nationaliste dans la région. Les Etats-Unis ont compté corrompu et ont méprisé des monarchies héréditaires et des dictatures dans le Moyen-Orient. De tels régimes ont servi des marionnettes pour les intérêts américains en échange de la protection américaine. Quand le Shah de l'Iran a été renversé en 1979 par une révolution populaire massive, il est venu comme un choc complet aux compagnies pétrolières américaines, la CIA et le Pentagone, qui a utilisé le Shah détesté comme un agent de police pro-américain de la région de Golfe.

La guerre d'Iran-Irak a été vue comme une nouvelle occasion de compenser des pertes américaines de la révolution iranienne. Le commencement en 1982 des Etats-Unis a encouragé et a fourni des armes et des renseignements satellites au gouvernement irakien dans sa lutte contre l'Iran - le principal but de l'administration Reagan/Bush était d'affaiblir et contenir l'Iran pour limiter son influence régionale. La guerre d'Iran-Irak a affaibli vraiment effectivement l'Iran, en gaspillant une grande partie des ressources humaines et matérielles de la révolution.

Ayant affaibli l'Iran, le but était alors d'affaiblir l'Irak et s'assurer qu'il ne pouvait pas se développer comme un pouvoir régional capable de domination américaine stimulante. Après que la guerre a fini, la politique américaine au sujet de l'Irak déplacé, en devenant de plus en plus hostile. La façon de la politique américaine s'est déplacée est tout à fait révélateur : il porte tous les signes d'une conspiration bien planifiée. Le cessez-le-feu entre l'Iran et l'Irak a commencé officiellement le 20 août 1988. Le 8 septembre 1988, le ministre des Affaires étrangères irakien, Sa'dun Hammadi, devait rencontrer le Secrétaire d'Etat américain, George Schulz. Les Irakiens avaient chaque raison de s'attendre à un accueil chaleureux à Washington et commencer une ère de coopération plus étroite sur le commerce et le développement industriel. Au lieu de cela à 12h30, juste deux heures avant la réunion et sans avertissement à Hammadi du tout, porte-parole de Département d'Etat Charles Redman a appelé une conférence de presse et l'a chargé en l'accusant : "Le gouvernement américain est convaincu que l'Irak a utilisé des armes chimiques dans sa campagne militaire contre les guérilleros kurdes. Nous ne savons pas la mesure pour laquelle les armes chimiques ont été utilisées mais toute utilisation dans ce contexte est odieuse et injustifiable.... Nous avons exprimé notre forte inquiétude au gouvernement irakien qui est bien conscient de notre position que l'utilisation d'armes chimiques est complètement injustifiable et inacceptable.''

Redman n'a fait allusion à aucune évidence du tout l'Irakien n'était non plus le gouvernement prévenu des accusations par le Département d'Etat. Plutôt quand Hammadi est arrivé au Département d'Etat deux heures plus tard pour sa réunion avec Schulz, il a été assiégé par les membres de la presse en lui posant des questions du massacre. Hammadi était complètement incapable de donner des réponses cohérentes. Il a continué à demander aux reporters pourquoi ils lui demandaient cela. Inutile de dire la réunion avec Schulz était un échec humiliant pour les attentes de l'Irak d'assistance américaine dans la reconstruction après la guerre d'Iran-Irak. Dans les 24 heures du communiqué de presse de Redman, le Sénat a voté unanimement pour imposer des sanctions économiques à l'Irak qui annulerait des ventes alimentaires et technologiques. Suivant le 8 septembre 1988 est un record de 2 ans qui s'élève au harcèlement économique de l'Irak par le Département d'Etat américain, la presse et le Congrès. Saddam Hussein a fait allusion à cette période plusieurs fois pendant l'avance - jusqu'à la guerre et la guerre lui-même. Le 15 février 1991, dans le préambule à sa proposition de cessez-le-feu, il a dit : "Les années 1988 et 1989 ont vu des campagnes soutenues dans la presse et d'autres médias et par d'autres fonctionnaires aux États-Unis et d'autres nations impérialistes pour ouvrir la voie à l'accomplissement de buts malfaisants [c-à-d, la présente guerre]." L'histoire du Washington Post sur la proposition de cessez-le-feu du 15 février 1991 a été intitulée simplement : "La théorie de Conspiration de Bagdad d'Histoire Récente." Quelques théories de conspirations arrivent juste à être vrais !

L'administration de Bush n'a jamais présenté de preuves du tout pour ses accusations que l'Irak a utilisé le gaz toxique sur ses propres citoyens. Plutôt il a répété simplement les charges maintes fois dans la presse. Cet événement est analysé dans le détail considérable dans une étude publiée par le Collège de guerre militaire appelé, le Pouvoir irakien et la sécurité américaine dans le Moyen-Orient. Les auteurs de cette étude concluent que les accusations étaient fausses, mais utilisées par le gouvernement américain pour changer l'opinion publique vers l'Irak. Ils vont même autant que suggérer une conspiration contre l'Irak : "L'épisode entier de recherche à imposer des sanctions à l'Irak pour quelque chose qu'il peut ne pas avoir fait serait fâcheux mais pas de la grande inquiétude étaient cela un événement isolé. Malheureusement, il y a d'autres régions de friction se développant entre nos deux pays."

Si la première partie de la stratégie devait créer l'hostilité et les épreuves économiques, donc la guerre était la seconde phase. Le bombardement massif de l'Irak couplé avec les sanctions économiques continuées après que la guerre accomplit une stratégie de deux parties conçue pour quitter l'Irak tant dans un pays affaibli que dans une personne à charge sur l'aide occidentale et les prêts bancaires pour tout effort de reconstruction. Les Etats-Unis voudront avoir un gouvernement fantoche à Bagdad et même s'il est impossible d'imposer un gouvernement de type du Shah aux gens irakiens, l'administration de Bush suppose qu'un pays ravagé de la guerre qui dépend économiquement des pouvoirs capitalistes américains et européens ou de l'ONU l'aide humanitaire sera forcé dans une position servile.

Le Nouvel Ordre Mondial et le pétrole

Nous croyons que le but réel de la guerre américaine contre l'Irak est de revenir aux "bons vieux jours" quand les Etats-Unis et quelques pays européens ont pillé complètement les ressources du Moyen-Orient. Cinq des douze sociétés les plus grandes aux États-Unis sont des monopoles du pétrole. Avant l'augmentation de nationalisme arabe et des révolutions anti-féodales qui ont balayé des régimes colonialistes en Irak et d'autres pays du Moyen-Orient au cours des années 50 et 60, les champs de pétrole arabes et iraniens possédés par les compagnies pétrolières américaines, britanniques et hollandais catégoriquement. Entre 1948 et 1960, les compagnies pétrolières américaines ont reçu 13 milliards de dollars dans le profit de leurs exploitations du Golfe persique. C'était la moitié du retour sur tout l'investissement d'outre-mer par toutes les compagnies américaines depuis ces années.

Au cours des dernières décennies les entreprises américaines ne possèdent plus directement les champs du Moyen-Orient de pétrole, mais ils deviennent riches toujours d'eux. En effet, les familles royales de la péninsule arabique, riche en pétrole, qui ont été mis sur leurs trônes par l'empire britannique et y sont gardés par l'armée américaine et la CIA, ont loyalement tourné leurs royaumes dans les vaches de trésorerie pour les banques et les sociétés de Wall Street.

Ceci est une façon dont il fonctionne. L'argent dépensé sur le pétrole saoudien, par exemple, une fois entré dans les comptes de Rockefeller - sociétés pétrolières contrôlées au Rockefeller - Chase Manhattan Bank contrôlée. Maintenant, il est déposé dans le compte de l'énorme roi saoudien à la Chase Manhattan où il réinvestit à un gros profit pour les Rockefeller. Chase Manhattan gère également le Fonds saoudien de développement industriel et la Banque Saudi Investment. Morgan Guaranty Trust Company, qui est liée à Mobil et Texaco, a un représentant au conseil d'administration de l'Autorité monétaire saoudienne et contrôle un autre gros morceau du revenu du royaume. Citicorp gère plus de 120 milliards de dollars de portefeuille d'investissement de l'émir du Koweït. Le montant total que les seigneurs féodaux du Golfe ont mis à la disposition des banquiers occidentaux est estimé à 1 trillion de dollars. Il est probablement beaucoup plus.

Pendant que les grandes compagnies pétrolières ont une association allant avec les règles féodales de l'Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, etc., ils sont relativement fermés de l'Irak, l'Iran, la Libye, le Yémen et l'Algérie. Le but de la guerre des États-Unis est de faire reculer la révolution arabe et tous les autres mouvements révolutionnaires qui ont balayé la région depuis la Seconde Guerre mondiale.

Le Nouvel Ordre Mondial que Bush a à l'esprit est, en fait, pas si nouveau. Il est une tentative de revenir en arrière à l'époque de la Seconde Guerre mondiale avant de domination incontestée coloniale et du pillage de la terre, du travail et des ressources de l'Afrique, l'Asie, l'Amérique latine et le Moyen-Orient par une poignée de pays capitalistes industrialisés . Contrairement à l'ancien ordre mondial du colonialisme pur et simple, le nouvel ordre mondial sera imposée par avions furtifs, de missiles guidés, des bombes intelligentes, et les armes nucléaires tactiques - pas les canonnières du XIXe siècle. C'est basé sur la grande stratégie géopolitique qui coule comme l'eau des laboratoires d'idées sponsorisés du Pentagone à Washington. Il omet le facteur le plus important dans l'équation du Moyen-Orient - la large masse des personnes dont la haine pour la domination étrangère et la capacité de se battre reste aussi puissante comme toujours.

Les États-Unis et ses alliés impérialistes avons remporté une victoire temporaire au Moyen-Orient. Mais leur politique de domination militaire pour arrêter la progression naturelle de l'histoire - aux personnes de se libérer du joug du colonialisme - ne peut pas réussir.

Sources : Alterinfo, Il Manifesto, Deoxy






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