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4 février 2015

La dette, une spirale infernale ?

L’annonce par Mario Draghi que la Banque centrale européenne allait racheter des dettes souveraines à hauteur de 1 000 milliards d’euros a fait l’effet d’une bombe. Mais que savons-nous réellement de la dette des États ? Qui sont les coupables ? Qui en profite ? Et qui va payer ? Une captivante enquête politico-financière aux accents de polar.

L’explosion de la dette publique hante l’Europe depuis la crise financière de 2007. Le risque d’une faillite de la Grèce et d’une contagion à d’autres pays de la zone euro a été mal géré par les gouvernements, trop hésitants et rarement d’accord sur la politique à suivre. Ce soutien tardif a déclenché la méfiance des marchés. Les politiques d’austérité ont stoppé l’hémorragie des déficits publics mais ont mis à genoux les économies du sud de l’Europe. La Grèce, le Portugal et l’Espagne se sont enfoncées plus profondément dans la crise. Mais comment est-on arrivé là ? Et qu’est-ce que la dette publique ?

Restructurer la dette ?

En compagnie des économistes français, Thomas Piketty et Bernard Maris, assassiné le 7 janvier, de la députée socialiste française Karine Berger, de l'anthropologue et militant anarchiste américain David Graeber et du député européen belge écologiste Philippe Lamberts, la réalisatrice Laure Delesalle propose un passionnant voyage dans les rouages de l’économie. Au contraire d'un plaidoyer "pour ou contre" la dette, son documentaire raconte son histoire de la fin du Moyen-Âge à nos jours et éclaire les dessous de la crise actuelle. Il lance également des pistes pour la résoudre et prémunir la zone euro de soubresauts futurs, en rappelant que l'endettement est vieux comme le monde. Aujourd’hui, rappelle le film, nous vivons tous à crédit : maisons, voitures, écoles, dépenses publiques, tout est financé par des emprunts. Aussi le débat sur les voies qui s'offrent à l'Europe pour restructurer les dettes existantes est-il essentiel. Cette passionnante enquête politico-financière éclaire une actualité relancée aujourd'hui par la victoire en Grèce du parti de la gauche radicale Syriza et l'annonce, le 22 janvier, du futur rachat des dettes souveraines par la Banque centrale européenne à hauteur de 1 000 milliards d’euros.

1 commentaire :

Addison Conroy a dit…

À un moment ou un autre , chaque homme, femme ou enfant seront confrontés à la question de rachat de Dette . Même se il a été reconnu qu'il a un rôle important à jouer dans le développement de l'homme , de rachat Dette ne est pas donné crédit si mérite d'inspirer un grand nombre des mondes de peintres célèbres . Il a toujours le pouvoir de choquer les socialistes , qui vient ne aiment pas ce genre de chose . En gardant tout cela à l'esprit , dans cet essai, je vais examiner les grandes questions .

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