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13 janvier 2013

Face aux zombies

Un document à vous glacer le sang !

En mai 2012, à Miami, les forces de police abattent en pleine rue un homme totalement nu, en plein acte de cannibalisme sur un sans-abri. Ignorant les injonctions de la police, l'agresseur résiste à plusieurs coups de feu avant de s'effondrer. Plusieurs faits divers comparables ont récemment traumatisé l'opinion et relancé le mythe du mort-vivant anthropophage, le zombie. A l'origine, le zombie vient d'une pratique vaudoue qui permet à un sorcier d'hypnotiser une victime. Récupéré par la culture populaire, le mythe du zombie, comme celui des vampires ou des loups-garous, est devenu une légende urbaine tenace. Existe-il des virus capables de provoquer une épidémie de zombies ?



Quand vous avez vu cette attaque d’un cannibale la semaine dernière contre un autre homme vous vous êtes dit que le jour des zombies était enfin venu. Immédiatement plusieurs blogs ont été créés pour recenser tous les phénomènes récents, et évidemment, quand on cherche, on trouve. Un dépeceur par ci, un autre qui se découpe les intestins vivant par là, les phénomènes sont nombreux. Le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) s’est même fendu d’un communiqué pour dire qu’il n’y avait rien à craindre.

Après, le gouvernement dit toujours que tout va bien et on sait comme ça finit : un père qui se balade seul sur la route avec son enfant et il meurt à la fin. Il y a encore eu un cas limite de cannibalisme à Miami ce mercredi (on nous fait croire à une histoire de “sels de bain” mais tout le monde aura détecté le zombie potentiel… ) donc il vaut mieux être prêts à faire face. Et autant le dire, de ce côté là, on a jamais été aussi bien préparés, notamment grâce à la BD.

Les leçons de "Walking Dead"

Le meilleur guide de survie aux zombies en BD, c’est probablement The Walking Dead. C’est aussi sûrement le plus diffusé, vu le succès mondial de cette série de comics, par ailleurs adaptée en série TV. Dans un scénario d’un classicisme absolu pour une histoire de zombies, un groupe de survivants se forme dans une Amérique en proie à une invasion généralisée de morts vivants. Comme souvent, on ne sait pas ce qui a causé l’épidémie mais là n’est pas l’important, ce qui compte c’est le combat d’une poignée d’humains pour leur vie. Et au fil des tomes de cette aventure, on apprend soi-même un certain nombre de leçons de survie.

C’est assez simple: à chaque fois que les personnages prennent une décision, faîtes le contraire et vous devriez mourir. Quelques grands enseignements: en cas d’invasion, n’allez surtout pas dans les grandes villes. Évitez justement le CDC basé à Atlanta : dans la BD, la ville est infestée de morts vivants, comme toutes les grandes agglomérations. Puisqu’il s’agit d’un phénomène épidémiologique, préférez la campagne non pas pour son bon air mais pour ses densités réduites de population.

À l’inverse, entre humains sains, restez groupés le plus possible. Pas question de laisser seul le petit dernier pendant que vous allez patrouiller dans les bois, il risquerait de faire une mauvaise rencontre. Par ailleurs, contrairement à ce qu’on pourrait penser, le nomadisme n’est pas forcément le mode de vie le plus indiqué: se déplacer c’est augmenter les chances de se faire repérer par les forces hostiles. L’une des initiatives les plus censées des personnages de la série, c’est à un moment donné d’investir une prison. Par définition, l’endroit est idéal pour se couper du monde extérieur et empêcher les intrusions, et suffisamment vaste pour entamer une proto-agriculture vivrière histoire de suppléer les réserves périssables de la cantine de l’établissement.

Mais la leçon principale de The Walking Dead, c’est qu’il faut autant se méfier des survivants que des zombies. Dans un environnement de pénurie, de stress, ou chacun lutte pour sa survie, le collectif est très souvent mis à mal et les comportements individuels peuvent se révéler extrêmement violents. L’homme est un loup pour l’homme, et il n’a pas besoin d’être transformé en zombie pour ce faire. Et dans The Walking Dead, les pires horreurs sont accomplies par des vivants contre des vivants. L’humain valide est sournois, vif, imprévisible, puissant. Bien plus compliqué de s’en protéger que de zombies patauds et aux instincts très basiques.
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