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31 janvier 2012

Les 20 signes montrant l'Europe qui plonge dans une profonde dépression économique

Un cauchemar économique est en train de s'abattre sur l'Europe. Chaque mois qui passe, les chiffres économiques empirent partout en Europe. À ce stade, il devient extrêmement difficile de nier que l'Europe plonge dans une dépression économique de la plus grande envergure. En fait, certaines parties de l'Europe sont déjà dedans. En Espagne, le taux de chômage global dépasse 22%, et en Grèce une entreprise de vente au détail sur 5 a déjà fermé. Partout, en Europe, l'activité économique se ralentit rapidement, le chômage monte en flèche et les créances irrécouvrables sont détruites. Il n’y a même pas besoin de la faillite d’un pays, comme la Grèce, ou de l’effondrement de l'euro, pour enfoncer l'Europe dans la dépression économique. Pour en arriver là, tout ce qu’a à faire l'Europe, c’est de se maintenir précisément sur le chemin actuel. En temps normal, les gouvernements européens réagiraient au ralentissement économique en augmentant les dépenses publiques. Mais, cette fois, la plupart d'entre eux croulent déjà sous les dettes. En réalité, au lieu d’augmenter leurs dépenses, beaucoup de gouvernements européens les réduisent. Partout en Europe, les gouvernements des pays sont encouragés à mettre en œuvre toujours plus de hausses d'impôts et de compressions budgétaires. L'espoir est que toute cette austérité aidera à résoudre la crise des dettes souveraines cauchemardesques auxquelles est confrontée l’Europe. Mais, malheureusement, toutes ces hausses d'impôts et réductions budgétaires impliqueront aussi une somme énorme d’épreuves économiques.

Chose effrayante, la plupart des pays européens sont juste au début du processus. Si vous voulez savoir où vont les pays comme le Portugal, l'Italie et l'Espagne, jetez juste un coup d’œil sur la Grèce. La Grèce poursuit sa descente aux enfers depuis plusieurs années, et elle ne voit toujours pas le bout du tunnel.

L'augmentation des impôts et des restrictions budgétaires qui sont mises en œuvre en ce moment en Europe se feront sentir pendant des lustres à venir. Alimentée par une accumulation de dette sans précédent, l’énorme prospérité économique cédera désormais la place à une formidable désolation économique.

Voici 20 signes montrant que l'Europe est enlisée dans une dépression économique de la plus grande envergure :

#1 - Le taux de chômage des jeune est de 28% en Italie, 43% en Grèce et 51% en Espagne.

#2 - Dans l’ensemble, dans l’Union européenne, le taux de chômage des moins de 25 ans (les jeunes) est de 22,7%.

#3 - Citigroup prévoit que l'économie du Portugal se contractera de 5,7% cette année.

#4 - Le total de toutes les formes de dette du Portugal (gouvernement, entreprises et consommateurs) équivaut à 360% du PIB.

#5 - La "récession" grecque est maintenant entrée dans sa cinquième année.

#6 - L'économie grecque a reculé de 6% en 2011.

#7 - Il est prévu que l'économie grecque reculera encore de 5% en 2012.

#8 - Le taux de chômage global en Grèce est maintenant de 18,5%

#9 - En Grèce, 1 magasin de détail sur 5 a été définitivement fermé.

#10 - Le nombre de suicides en Grèce a récemment explosé de 40% en à peine 1 an.

#11 - Selon le FMI, le montant de la dette accumulée par le gouvernement grec équivaut à environ 160% du PIB.

#12 - Au total, il y a maintenant plus de 5 millions de chômeurs en Espagne.

#13 - Les créances douteuses de l’Espagne ont récemment atteint un sommet en 17 ans.

#14 - Le taux de chômage global en Espagne représente désormais un énorme 22,8% de la population.

#15 - Le nombre de saisies de propriétés en Espagne a augmenté de 32% au cours de la dernière année.

#16 - Quand la dette est arrivée à échéance que le gouvernement italien doit renouveler en 2012, est ajoutée à son déficit budgétaire prévu, le total s'élève à environ 23,1% du PIB talien.

#17 - L'activité industrielle européen baisse depuis cinq mois consécutifs.

#18 - L'économie britannique s’est contractée au cours du 4ème trimestre 2011.

#19 - L'économie allemande s’est également contractée au cours du 4ème trimestre 2011.

#20 - Le Baltic Dry Index, qui sert souvent d’indicateur pour la santé de l'économie mondiale, a violemment chuté de 61% depuis octobre dernier.

Le pessimisme économique se propage lentement comme un orage sur toute l'Europe. Certaines des économies européennes les plus fortes ne font que commencer à ralentir. D'autres sont déjà en proie à une énorme désolation économiques. Gerald Celente, le prévisionniste des tendances, a récemment expliqué à ABC Australia qu’une grande partie de l'Union européenne est déjà dans la dépression économique :
"Si vous vivez en Grèce, vous êtes dans une dépression ; si vous vivez en Espagne, vous êtes dans une dépression ; si vous résidez au Portugal ou en Irlande, vous êtes dans une dépression, » a déclaré Celente. « Si vous vivez en Lituanie, vous courez à la banque pour sortir votre argent car la banque arrive à fonctionner. C'est une dépression. En Hongrie, et dans une grande partie de l'Europe de l'Est, Roumanie, Bulgarie, il y a une dépression. Et beaucoup de dépressions approchent."
Comme les choses tombent en morceaux en Europe, les querelles politiques vont devenir encore plus intenses.

Par exemple, une nouvelle proposition allemande choquante a été révélée ces derniers jours. Apparemment, l'Allemagne aimerait que la Grèce donne à un commissaire du budget de l'UE un pouvoir de veto sur toutes ses décisions en matière d’impôt et de dépense.

Cela représenterait pour la Grèce une perte de souveraineté sans précédent, et, bien évidemment, les politiciens grecs ne sont pas du tout enthousiastes à l'idée.

En fait, Anna Diamantopoulou, ministre grecque de l'Education, a déclaré que cette proposition est "le produit d'une imagination malade."

Mais, en Allemagne, le sentiment est que, puisque la Grèce doit être renflouée par eux, elle devrait être prête à se plier à une certaine surveillance pendant quelque temps.

Il sera intéressant de voir comment ça va se dérouler.

Pendant ce temps-là, le peuple grec devient de plus en plus mécontent. Selon un récent sondage, environ 90 pour cent de l’ensemble des citoyens grecs sont furieux contre le gouvernement intérimaire dirigé par le premier ministre Lucas Papademos.

Les choses sont aussi en train de se dénouer très rapidement au Portugal. Maintenant, on dit aussi là-bas que les investisseurs privés devront nécessairement accepter une « coupe de cheveux » sur la dette portugaise.

Ce qui suit provient d'un article récent du Telegraph :
"Un rapport de l'Institut pour l'économie mondiale de Kiel indique que, pour éviter un dérapage hors de contrôle de la dynamique d'endettement, même dans un scénario de croissance annuelle plutôt optimiste de 2 pour cent, le Portugal doit faire un excédent budgétaire primordial de plus de 11 pour cent du PIB par an.

"La Dette du Portugal est insoutenable. C'est la seule conclusion possible," a déclaré David Bencek, le coauteur du rapport, en avertissant qu’aucun pays ne peut réaliser depuis longtemps un excédent budgétaire primordial supérieur à 5 pour cent.

Nous ne savons pas ce que sera le déclencheur, mais dès qu’il y aura une décision sur eux, les Grecs vont commencer à regarder de près et à réaliser que le Portugal est dans la même situation qu’eux depuis un an."
Malheureusement, cet article a parfaitement raison.

Le Portugal prend exactement le même chemin que la Grèce.

Le rendement sur cinq ans des obligations portugaises est désormais à un record sans précédant de 19,8%.

Il y a un an, le rendement de ces obligations n'était environ que de 6%.

C'est la même chose qui est arrivée à la Grèce.

Il y a un an, le rendement des obligations grecques sur cinq ans était d'environ 12%.

Maintenant, le rendement de ces obligations est de plus de 50%.

Le monde est confronté à une crise de la dette jamais vue avant, et l'Europe est juste au centre.

En ce moment, les principaux pays industrialisés du monde ont une dette de 55.000 milliards de dollars.

Tout le monde savait que la bombe de la dette allait exploser mais arrivé à un moment : elle va exploser !

Avec tout ça, que va-t-il se passer ensuite ?

Eh bien, l'Europe semble se diriger vers une dépression économique de grande ampleur inimaginable.

Le reste du monde pourra-t-il échapper à un sort similaire ?